Société
La CDS fustige la posture d’Ousmane Sonko : « L’injure n’est pas un mode de gouvernance »
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par
Diack
Dans un communiqué au ton ferme, la Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) critique sévèrement l’attitude du Premier ministre, qu’elle accuse de mépriser les institutions et de trahir les exigences de responsabilité républicaine.
La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS) sort de sa réserve pour dénoncer ce qu’elle qualifie de dérives inquiétantes dans la posture du Premier ministre Ousmane Sonko. Dans une déclaration rendue publique, la coalition de gauche critique vigoureusement la dernière sortie du chef du gouvernement, particulièrement ses attaques à l’endroit du pouvoir judiciaire.
Pour la CDS, les récentes déclarations du Premier ministre à l’égard des magistrats témoignent d’une « légèreté de ton et d’un excès d’apparat » totalement incompatibles avec les responsabilités de sa fonction. « Il trahit ainsi l’exigence de hauteur républicaine que requiert la charge qu’il incarne », déplore le communiqué.
Allant plus loin, la Confédération se dit « profondément choquée par le comportement désinvolte, provocateur et outrageusement méprisant d’un Premier ministre qui, au lieu d’incarner la mesure et la dignité, se complaît dans les menaces à répétition, les invectives permanentes et l’escalade verbale ».
« L’injure n’est pas un mode de gouvernance »
La CDS pointe particulièrement les attaques verbales jugées injurieuses du Premier ministre envers les magistrats, qu’elle considère comme une atteinte à la crédibilité d’une institution fondamentale de l’État. « Ce Premier ministre s’est récemment illustré par des propos insultants à l’égard des magistrats, remettant en cause, avec une légèreté consternante, la crédibilité d’une institution garante de l’équilibre républicain », dénonce le texte.
Au-delà du ton jugé agressif d’Ousmane Sonko, la CDS critique également ce qu’elle qualifie de « frénésie de déplacements en jet privé », soulignant « une opacité totale » sur les modalités de financement de ces voyages. Dans un contexte socio-économique difficile, cette posture est jugée déplacée et provoque « l’indignation légitime » d’une population confrontée aux réalités du quotidien.
« Ce paradoxe est insupportable, surtout lorsque l’on se souvient des promesses faites par les actuelles autorités lorsqu’elles étaient encore dans l’opposition. Les jeunes, notamment, se sentent trahis par ces revirements spectaculaires », souligne la CDS.
Pour la coalition de gauche, ce cumul de « désinvolture verbale, de mépris des institutions, de remise en question de ses propres engagements et d’indécence ostentatoire » traduit une conception préoccupante de l’exercice du pouvoir. Une conception, selon la CDS, totalement éloignée des valeurs d’« éthique, de retenue et de responsabilité » attendues d’un haut responsable gouvernemental.
Dans un contexte politique tendu, cette prise de position marque un nouveau front de contestation contre le style de gouvernance du Premier ministre, dont les méthodes et la communication suscitent de plus en plus d’interrogations, y compris au sein de la classe politique.
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