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La Médiature de la République : le foncier au cœur des 120 réclamations enregistrées en cinq mois

La Médiature de la République, sous la direction de Demba Kandji, fait face à un afflux croissant de plaintes citoyennes. Entre le 1er avril et le 30 septembre 2025, l’institution a enregistré un total de 120 dossiers de réclamation, témoignant des tensions persistantes entre les usagers et l’administration publique. Ces chiffres traduisent un véritable défi pour la Médiature, chargée de faciliter le dialogue entre l’État et les citoyens et de résoudre les litiges liés à l’action administrative.

Après un premier examen, 22 dossiers ont été écartés pour diverses raisons. Douze d’entre eux avaient un caractère strictement privé et ne relevaient donc pas de la compétence de la Médiature. Trois dossiers ont été jugés hors du champ d’action de l’institution, deux autres n’avaient pas suivi la démarche préalable nécessaire auprès des administrations concernées, et deux étaient déjà pendants devant la justice. Enfin, trois plaintes ont été jugées non fondées. Au terme de cette sélection, 98 dossiers ont été retenus et sont actuellement « en cours de traitement » par les services de Demba Kandji.

L’analyse des réclamations révèle que le foncier demeure la principale source de tensions entre citoyens et administration, avec 24 dossiers en cours touchant directement à cette question. Ces litiges fonciers concernent notamment les problèmes d’attribution de terrains, de régularisation de titres fonciers et de conflits successoraux. Le foncier, en raison de son impact direct sur la vie des citoyens et sur le développement économique, apparaît comme un secteur où la médiation est particulièrement sollicitée.

D’autres domaines essentiels de l’action publique sont également au centre des préoccupations. Les pensions de retraite, les régularisations administratives et le paiement de créances ou d’indemnités dues par l’État figurent parmi les litiges les plus sensibles. Le ministère des Finances et du Budget arrive en tête des services concernés avec 19 réclamations, suivi des communes locales (11 dossiers), du ministère de l’Intérieur (8 dossiers) et de l’IPRES (6 dossiers). Le ministère de l’Urbanisme et du Cadre de vie est directement impliqué dans cinq dossiers, tandis que les autres ministères partagent 12 réclamations. En outre, vingt-deux dossiers concernent divers organismes chargés de missions de service public.

Selon Demba Kandji, ces chiffres mettent en évidence les secteurs où la médiation est la plus sollicitée et permettent de dégager des tendances claires sur les difficultés rencontrées par les citoyens dans leurs relations avec l’administration. La Médiature apparaît ainsi comme un acteur central de la gouvernance, capable de révéler les failles du système administratif et de proposer des solutions concrètes pour les résoudre.

Cette dynamique démontre que, malgré les défis, la Médiature de la République continue de jouer un rôle crucial dans le renforcement de la transparence, de l’efficacité administrative et de la confiance entre les citoyens et l’État. Les prochains mois s’annoncent décisifs pour le traitement des dossiers en cours, et les résultats de ces médiations pourraient constituer un indicateur clé de la capacité de l’administration à répondre aux attentes de ses usagers.


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