L’Amicale des Inspecteurs et Officiers de Douane (AIOD) Authentique dénonce, avec la dernière énergie, la volonté du directeur général des douanes, Babacar Mbaye, d’imposer des médecins militaires au centre de santé de la douane, en dépit du désaccord des membres du comité directeur, puisque des douaniers médecins occupent déjà ces fonctions. L’AIOD a saisi le gouvernement contre les velléités du directeur général deremplacer les médecins douaniers par des médecins militaires contre notre gré.
Nous restons déterminés à défendre les intérêts des agents et de l’Administration des douanes. Nous apporterons les réponses idoines à toute tentative de vassalisation et de militarisation de notre administration de quelque bord que cela puisse venir. Il existe des médecins douaniers, il n’est pas question d’accepter des médecins militaires à leur place pour la gestion du centre médico-social des douanes. Néanmoins, ces derniers sont les bienvenus, en cas de besoin.
Par ailleurs, s’agissant du droit syndical, l’AIOD rappelle que le projet de réforme du statut des douanes devra intégrer la libertésyndicale telle que spécifiée par les recommandations numéro 384 de mars 2018 de l’OIT du comité de liberté syndicale. A défaut, l’AIOD proposera son propre projet de statut à l’Autorité et à l’Assemblée nationale. Pour rappel, ce comité a demandé au Gouvernement du Sénégal de prendre les mesures nécessaires pour modifier l’article 8 de la loi no 69-64 du 30 octobre 1969 portant statut du personnel des douanes afin de supprimer l’interdiction faite au personnel des douanes d’exercer leurs droits syndicaux. Le comité a aussi invité le Sénégal à veiller à ce que des procédures de conciliation et d’arbitrage appropriées, impartiales et expéditives soient accordées au personnel des douanes en tant que garanties compensatoires dans la mesure où son droit de grève est déniéou limité, et de le tenir informé de toutes mesures prises à cet égard. Enfin, il a invitéinstamment le gouvernement de s’assurer que les douaniers Ndiaga Soumaré et Pape Djigdjam Diop ne subiront plus de préjudice pour le simple fait de s’exprimer en faveur de la reconnaissance de leurs droits syndicaux et que les recours concernant les mesures prises par les autorités administratives seront résolus en tenant compte de ces recommandations.
Fait à Dakar, le 16 juillet 2025