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“Le Sénégal attend des solutions, pas des querelles de pouvoir”

Je ne sais pas ce que M. Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye ont convenu dans le cadre de leur pacte politique, mais cela ne saurait en aucun cas engager les institutions de la République. La Constitution est claire : le Président de la République, élu au suffrage universel direct, est le seul dépositaire de la souveraineté populaire jusqu’en 2029. Il a prêté serment pour incarner et exercer pleinement la charge de Chef de l’État. Il doit, en conséquence, respecter scrupuleusement cet engagement, habiter la fonction et exécuter ses missions dans l’intérêt supérieur de la Nation.

Non, M. Sonko, si le Président de la République ne souhaite plus exercer ses prérogatives, il ne vous les délègue pas. Il démissionne et rend le pouvoir au peuple, seul habilité à désigner un nouveau dirigeant à travers les urnes.

Par ailleurs, le débat lancé par M. Sonko sur la répartition des pouvoirs, sur l’autorité de l’État, sur ses propres déboires judiciaires et sur les conséquences que cela pourrait avoir sur sa prochaine candidature après seulement seize mois de gouvernance est non seulement prématuré, mais indécent. Il révèle surtout une forme d’insouciance politique face aux urgences du pays.

Pendant ce temps, l’inflation galopante continue de ruiner les ménages. Des milliers de Sénégalais ont perdu leur emploi, et chaque jour, des entreprises ferment leurs portes. Les paysans se plaignent de la qualité des semences distribuées par l’État. Les bourses familiales destinées à plus de 300 000 ménages vulnérables sont suspendues. Quant à notre endettement, il devient de plus en plus dangereux, plombant tous nos efforts économiques en raison des taux d’intérêt exorbitants et d’un recours à l’emprunt qui ne privilégie pas l’investissement productif.

Les discours dits “de transparence” du Premier ministre sur la dette et sur la situation économique éloignent davantage les investisseurs et contribuent à classer le Sénégal parmi les pays à risque.

Enfin, à l’approche d’un hivernage annoncé comme particulièrement pluvieux, aucun chantier d’envergure n’a été initié pour lutter efficacement contre les inondations, malgré les drames vécus chaque année par nos concitoyens.

Et c’est dans ce contexte que notre Premier ministre semble plus préoccupé par son image que par les priorités nationales. Il va jusqu’à demander, avec une outrecuidance certaine, au Président de la République de faire taire ses détracteurs.

M. le Président,

M. le Premier ministre,

Cessez ce jeu dangereux qui risque de précipiter notre pays dans l’instabilité, alors même que la menace terroriste rôde à nos frontières. Ce que le peuple attend de vous, ce ne sont pas des discours, mais des actes. Respectez vos engagements ! Mettez-vous au travail !

Libérez les détenus politiques et les chroniqueurs !

Cessez de vous en prendre à la presse et aux journalistes !

Celui qui ne supporte pas la critique n’a rien à faire à la tête d’un État.

Hâtez le pas, votre état de grâce est bel et bien terminé. Le temps presse.

Mohamed Moustapha Diagne

Coordonnateur national de la coalition DJONE


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