Assane Diouf, figure bien connue de la scène activiste sénégalaise, a recouvré la liberté après une décision rendue ce mercredi par le tribunal correctionnel de Dakar. Poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, il a été relaxé pour l’offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République, mais reconnu coupable de deux autres infractions : diffusion de fausses nouvelles et propos contraires aux bonnes mœurs.
Le juge a prononcé une peine de quatre mois de prison ferme, correspondant au temps déjà passé en détention préventive. Assane Diouf a ainsi quitté la salle d’audience libre, au grand soulagement de ses proches et partisans présents sur place.
Durant le procès, l’activiste a nié avoir eu l’intention de porter atteinte à la morale publique, se réfugiant derrière sa liberté d’expression. Toutefois, le tribunal a estimé que certains de ses propos relayés sur les réseaux sociaux constituaient une infraction à la législation en vigueur, notamment en matière de diffusion d’informations susceptibles de troubler l’ordre public.
Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à une longue série de démêlés judiciaires pour celui que certains surnomment « l’insolent du web sénégalais ». Révélé au grand public par ses vidéos virulentes diffusées depuis les États-Unis avant son extradition en 2017, Assane Diouf a depuis multiplié les séjours en détention.