Après plusieurs semaines passées à la prison de Reubeus, l’ancien ministre des Transports, Mansour Faye, a fait un retour triomphal dans sa ville natale de Saint-Louis. L’ex-beau-frère de l’ancien président Macky Sall a été accueilli en héros par une marée humaine de partisans, d’amis et de sympathisants venus lui témoigner leur affection et leur solidarité. L’émotion était palpable dans les rues de la vieille cité, où la foule scandait son nom, traduisant la profonde attache qui lie Mansour Faye à sa terre natale.
Dans un message publié sur sa page Facebook, l’ancien maire de Saint-Louis a exprimé toute sa gratitude envers ceux qui l’ont soutenu durant cette période difficile. « Saint-Louis reste ma ville de cœur, avec sa téranga légendaire », a-t-il écrit, visiblement touché par l’accueil chaleureux que lui ont réservé les siens. Mais au-delà de l’émotion, c’est un message fort que Mansour Faye a voulu adresser à ses codétenus encore derrière les barreaux.
Il a tenu à citer nommément plusieurs figures politiques, médiatiques et économiques encore détenues : Jérôme Bandiaky alias Sniper, Farba Ngom, Moustapha Diop, Lat Diop, Maodo Malick Mbaye, Papa Mahawa Diouf, ainsi que les chroniqueurs Badara Gadiaga et Abdou Nguer, sans oublier les « Gaindés Macky » et de nombreux hommes d’affaires. À tous, il a adressé un message d’encouragement et de solidarité, les invitant à garder foi et courage. « Tôt ou tard, ils sortiront de prison la tête haute », a-t-il lancé, sûr que la justice finira par triompher.
Reconnaissant envers son entourage, Mansour Faye a salué le travail remarquable de ses avocats, louant leur ingéniosité et leur professionnalisme. Il a également exprimé sa profonde reconnaissance envers les autorités religieuses et coutumières, les responsables politiques, les administratifs, sa famille et toutes les personnes venues des quatre coins du pays pour lui témoigner compassion et soutien.
Dans son message, l’ancien ministre n’a pas manqué d’adresser un appel solennel au pouvoir judiciaire, qu’il considère comme un pilier fondamental de la stabilité nationale. Il a exhorté les magistrats à veiller à ce que « l’injustice ne s’érige jamais en règle » et que le droit soit respecté dans toutes ses dimensions.