Les forces de l’ordre ont encore frappé un coup dans la lutte contre la migration irrégulière. Ce jeudi 3 juillet 2025, les éléments du Commissariat central de Mbour ont procédé à l’interpellation de 23 personnes soupçonnées de vouloir quitter clandestinement le territoire national par voie maritime.
L’opération s’est déroulée dans le quartier Médine, à la suite d’un signalement anonyme qui a permis aux autorités de localiser un groupe suspect de migrants. À leur arrivée, les policiers ont découvert 20 ressortissants guinéens, deux gambiens et un sénégalais. Parmi eux figuraient huit femmes, dont certaines en situation de grande vulnérabilité, ainsi qu’un bébé.
D’après les premiers éléments de l’enquête, les candidats à l’émigration avaient discrètement convergé vers Mbour en petits groupes, dans l’objectif de rejoindre une embarcation clandestine. Cette stratégie visait à échapper aux contrôles de police et à rendre plus difficile la détection de leur projet. Cependant, leur plan a été contrarié par la vigilance des forces de sécurité.
Le convoyeur, quant à lui, reste introuvable. Malgré les interrogatoires, les personnes interpellées se sont abstenues de désigner l’organisateur du voyage. Elles ont préféré affirmer être venues à Mbour dans l’optique de trouver du travail, une version que les enquêteurs prennent avec prudence.
L’enquête, toujours en cours, vise à identifier les commanditaires et éventuels complices impliqués dans ce réseau. Les autorités sénégalaises, qui rappellent régulièrement les dangers liés à la migration irrégulière, réitèrent leur engagement à démanteler les filières clandestines actives sur le territoire.
Cette opération survient dans un contexte de recrudescence des tentatives de départ vers les côtes espagnoles, notamment en direction des îles Canaries. Les services de police et de gendarmerie sont de plus en plus mobilisés sur les axes de transit, afin de freiner cette dynamique qui continue d’exposer de nombreuses vies à de graves dangers.