L’ancien député Moustapha Diakhaté a brisé le silence ce mardi, lors d’un point de presse tenu à l’hôtel Le Relais à Dakar, pour revenir sur son arrestation et les conditions de sa garde à vue. Une sortie qui a surpris plus d’un, tant par la virulence des propos que par les révélations troublantes qu’elle contient.
Inculpé pour des propos jugés incendiaires sur les réseaux sociaux, l’ancien chef de cabinet du président Macky Sall avait été placé en garde à vue au commissariat de police du port, après un passage à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC). Mais selon lui, les conditions de sa détention frôlaient l’inhumanité.
« J’ai été privé de mon traitement contre l’asthme, une maladie chronique dont je souffre depuis des années. C’est inacceptable, inhumain même ! », s’est-il indigné devant la presse. Moustapha Diakhaté dénonce ce qu’il considère comme une tentative délibérée de nuire à sa santé, en le privant d’un médicament vital. Il va jusqu’à accuser le commissaire en charge du poste de police du port de Dakar, qu’il qualifie sans détour de « voyou » et « assassin ».
« Que se serait-il passé si j’avais eu une crise aiguë dans cette cellule sans mon traitement ? L’État aurait porté la responsabilité d’un drame annoncé », martèle-t-il.
Ces déclarations interviennent dans un contexte où les conditions de détention au Sénégal sont de plus en plus scrutées par les organisations de défense des droits humains, notamment lorsqu’il s’agit de détenus malades ou en situation de vulnérabilité.