Une opération menée par la Brigade Nationale de Lutte contre la Piraterie et la Contrefaçon a permis de mettre au jour une importante infrastructure de diffusion illégale de contenus audiovisuels à Ouakam. L’intervention, réalisée le 9 mars 2026 dans ce quartier de Dakar, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la lutte contre la piraterie et la contrefaçon qui affectent fortement l’industrie audiovisuelle et les détenteurs de droits de diffusion.
Selon les informations recueillies, les agents de la brigade ont ciblé un local situé au deuxième étage d’un immeuble R+2, à proximité immédiate du marché de Ouakam. À leur arrivée sur les lieux, les forces d’intervention ont constaté que le local était inoccupé. Malgré l’absence de toute personne à l’intérieur, les premières constatations ont permis d’identifier clairement une installation technique utilisée pour redistribuer illégalement des chaînes de télévision payantes.
Les éléments d’enquête recueillis sur place laissent penser que l’infrastructure serait exploitée par un individu dont l’identité reste pour l’instant à confirmer. En l’absence du principal suspect, une convocation a été laissée à son attention par les agents de la brigade, par l’intermédiaire d’un tiers présent dans l’immeuble au moment de l’opération. Les enquêteurs poursuivent désormais leurs investigations afin de procéder à son identification formelle et à sa localisation.
La perquisition a permis de découvrir une station de redistribution particulièrement structurée, révélant un système de piraterie audiovisuelle organisé. Les agents ont ainsi saisi un important dispositif technique comprenant quatre-vingt-un décodeurs provenant de plusieurs bouquets de télévision, notamment Canal+, Star Times, Star Track, Star Sat, Bein Sports, TNT Sénégal et TV Orange. À cela s’ajoutent soixante récepteurs à fibre optique, quatre racks système utilisés pour l’organisation et la gestion du matériel, deux batteries solaires servant d’alimentation de secours, un transmetteur ainsi qu’un modem Wi-Fi Orange.
L’ensemble de ces équipements a été placé sous scellé puis transféré au siège du service pour les besoins de l’enquête. Les autorités cherchent désormais à déterminer l’ampleur réelle de ce réseau, qui pourrait alimenter un nombre important d’abonnés clandestins dans la zone.
En savoir plus sur LE DAKAROIS
Subscribe to get the latest posts sent to your email.