Procès d’Abdou Nguer : le parquet requiert deux ans de prison dont un an ferme pour offense au chef de l’État et diffusion de fausses nouvelles

Le chroniqueur Abdou Nguer, incarcéré depuis le 20 mai 2025, a de nouveau comparu ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Dakar. Il est poursuivi pour offense au chef de l’État et diffusion de fausses nouvelles, des faits qui ont suscité une large attention médiatique depuis plusieurs mois.

Lors de l’audience, le représentant du ministère public a pris la parole pour prononcer son réquisitoire, estimant que les éléments du dossier et les déclarations du prévenu confirmaient la matérialité des infractions. Selon le parquet, Abdou Nguer a, à plusieurs reprises, tenu des propos jugés offensants à l’encontre du président de la République dans des publications et interventions publiques. Ces sorties, diffusées sur les réseaux sociaux, auraient, selon le procureur, porté atteinte à l’honneur et à la considération dus à la plus haute autorité de l’État.

En outre, le parquet a souligné que certaines déclarations du chroniqueur relevaient de la diffusion de fausses nouvelles, dans la mesure où elles visaient à troubler l’ordre public et à semer la confusion au sein de l’opinion. Les juges ont été invités à retenir la culpabilité d’Abdou Nguer sur la base des preuves produites au cours des débats.

Tenant compte de la gravité des faits et du comportement récidiviste du prévenu, le procureur a requis une peine de deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme, assortie d’une amende de 500 000 francs CFA. Selon lui, une telle sanction serait « de nature à dissuader toute personne tentée d’utiliser les réseaux sociaux comme un instrument de dénigrement et de désinformation ».

Le ministère public n’a pas limité son réquisitoire au seul Abdou Nguer. Il a également demandé la condamnation de son co-prévenu, Amadou Ndiaye, dont la participation aux faits reprochés a été mise en évidence au cours des débats. D’après les réquisitions, ce dernier aurait contribué à la diffusion des contenus incriminés, en les relayant et en les commentant de manière à renforcer leur portée. Le parquet a requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 100 000 francs CFA.

Après les réquisitions du procureur, la parole a été donnée à la défense, qui a plaidé la relaxe pure et simple des prévenus, estimant que les propos incriminés relevaient de la liberté d’expression et qu’aucune intention délictueuse n’avait été démontrée.


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