Le rassemblement du Collectif NIAKHTOU NATIONAL, initialement prévu ce samedi 8 novembre 2025 au terrain de Sacré-Cœur 3, sur la VDN, semble désormais fortement compromis. Malgré les réserves exprimées par les autorités administratives, les organisateurs avaient jusqu’à la dernière minute réaffirmé leur détermination à maintenir la rencontre, prévue entre 17h et 21h, pour dénoncer la vie chère et réclamer plus de justice sociale et de transparence dans la gouvernance.
Tout est parti d’une correspondance du Préfet de Dakar, datée du 6 novembre, dans laquelle il proposait une délocalisation du meeting vers un autre site, évoquant des « raisons de sécurité et d’ordre public ». Une proposition immédiatement rejetée par les initiateurs du mouvement, qui y ont vu une manœuvre destinée à restreindre la liberté de réunion et d’expression, garanties par la Constitution.
Dans un communiqué rendu public vendredi, le Collectif NIAKHTOU NATIONAL avait ainsi fustigé ce qu’il qualifiait d’« entrave injustifiée à l’expression démocratique », insistant sur son droit de se rassembler pacifiquement. Le texte appelait les citoyens à venir nombreux « pour faire entendre la voix du peuple face à la cherté de la vie, aux injustices sociales et aux dérives de gouvernance ». Les organisateurs concluaient leur message sur un ton résolu : « Le peuple souverain ne reculera pas. Le NIAKHTOU NATIONAL aura bien lieu au terrain Sacré-Cœur 3. »
Mais ce samedi matin, le terrain choisi pour le meeting présentait un tout autre visage. Un important dispositif policier a été déployé dès les premières heures de la journée. Des barrières ont été installées et un campement de sécurité a pris position tout autour du site, rendant tout accès impossible. Selon des témoins sur place, des fourgons et camions de la police nationale stationnaient sur les principaux axes menant au terrain, empêchant la moindre tentative de rassemblement.
Pour l’heure, les responsables du Collectif n’ont pas communiqué sur la suite à donner à leur initiative, ni sur une éventuelle stratégie de repli ou de report. Toutefois, plusieurs militants rencontrés aux abords de Sacré-Cœur 3 dénoncent un durcissement de la répression des libertés publiques, estimant que les autorités cherchent à étouffer toute expression contestataire.
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