Politique
Réforme constitutionnelle au Sénégal : un large front de la société civile appelle à rééquilibrer les pouvoirs
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par
Diack
Un collectif de 46 organisations issues de la société civile et du monde syndical a rendu publique une tribune appelant à une réforme constitutionnelle fondée sur la responsabilité, la transparence et un meilleur équilibre des institutions. À travers cette initiative, les signataires entendent peser dans un contexte qu’ils qualifient de tournant institutionnel majeur pour le Sénégal, en mettant en garde contre les dérives d’un hyper-présidentialisme et en plaidant pour une consolidation durable de l’État de droit.
Dans leur déclaration, ces organisations insistent sur la nécessité de bâtir un système institutionnel plus équilibré, dans lequel les pouvoirs seraient mieux répartis et encadrés. Elles estiment que la réforme constitutionnelle à venir représente une opportunité historique pour renforcer les fondements démocratiques du pays, à condition que celle-ci s’inscrive dans une logique de transparence, de reddition des comptes et de participation citoyenne. Parmi les signataires figurent notamment Afrikajom Center, Afrique Enjeux (Afex), Amnesty Sénégal et Article 19 Freedom of Expression, des structures reconnues pour leur engagement en faveur des droits humains et de la gouvernance démocratique.
Le collectif met en avant plusieurs priorités qu’il juge essentielles pour garantir l’efficacité et la crédibilité de la réforme. Il appelle notamment à un renforcement significatif du rôle du Parlement afin d’assurer un meilleur contrôle de l’action gouvernementale. Les organisations plaident également pour une justice véritablement indépendante, capable de fonctionner sans pression ni interférence politique, condition indispensable à la confiance des citoyens dans les institutions.
Par ailleurs, la tribune insiste sur l’importance de faire de la transparence et de la reddition des comptes des piliers centraux de la gouvernance publique. Pour les signataires, il est impératif que les autorités soient tenues de rendre compte de leur gestion de manière régulière et accessible. Ils encouragent également le développement de mécanismes de démocratie participative, permettant une implication plus directe des citoyens dans les processus décisionnels.
Enfin, le collectif souligne la nécessité de mettre en place un dispositif indépendant chargé de suivre et d’évaluer la mise en œuvre de la réforme constitutionnelle. Une telle structure permettrait, selon eux, de garantir que les engagements pris ne restent pas lettre morte et que les objectifs de rééquilibrage des pouvoirs soient effectivement atteints.
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