L’Amicale des Administrateurs civils du Sénégal (AACS), en collaboration avec l’École nationale d’administration (ENA), a organisé ce samedi un atelier de réflexion et d’échanges consacré aux rôles et responsabilités des Secrétaires généraux (SG) et des Directeurs de l’Administration générale et de l’Équipement (DAGE). Cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par la réforme des finances publiques et la refondation de l’Administration, conformément aux orientations du référentiel stratégique Vision Sénégal 2050.
Placée sous le thème « Le Secrétaire général et le Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement du ministère, acteurs clés des réformes budgétaires », la rencontre a été présidée par le directeur général de l’ENA, Mor Fall. Elle s’est tenue en présence du président de l’AACS, Cheikh Sadibou Diop, ainsi que du gouverneur Alioune Badara Samb, témoignant de l’intérêt accordé à cette problématique par les autorités administratives et les cadres de l’État.
Cet atelier s’inscrit dans la continuité d’échanges récents entre l’ENA et l’AACS. Il traduit l’attachement constant des administrateurs civils à leur institution de formation, mais aussi leur volonté affirmée d’accompagner l’ENA dans sa mission de renforcement des capacités en matière de management et de gestion publics. À travers cette initiative, l’AACS entend contribuer à l’amélioration de la gouvernance administrative et financière, en mettant l’accent sur le rôle central des hauts responsables administratifs au sein des ministères.
Dans son allocution, le directeur général de l’ENA a rappelé que la réforme des finances publiques repose sur un cadre juridique et réglementaire précis. Il a notamment cité la loi organique n°2020-07 du 26 février 2020 relative aux lois de finances, le décret n°2020-1020 du 6 mai 2020 portant règlement général sur la gestion budgétaire de l’État, ainsi que le décret n°2020-978 du 23 avril 2020 relatif à la comptabilité publique. Selon Mor Fall, ces textes redéfinissent profondément les pratiques budgétaires et financières de l’administration publique sénégalaise.
Il a souligné que, dans ce nouveau contexte, les Secrétaires généraux et les responsables de la fonction financière, notamment les DAGE, occupent une place déterminante. Ils interviennent aussi bien dans l’élaboration des budgets ministériels que dans leur exécution et le reporting, éléments essentiels pour garantir la transparence, l’efficacité et la performance de l’action publique. Leur rôle est d’autant plus crucial que la réforme vise une gestion axée sur les résultats, en cohérence avec les ambitions de développement portées par Vision Sénégal 2050.
Les échanges ont permis de mettre en lumière les défis auxquels sont confrontés les SG et les DAGE, notamment en matière de maîtrise des nouveaux outils budgétaires, de coordination administrative et de pilotage stratégique des ressources. Les participants ont également insisté sur la nécessité de renforcer la formation continue et le partage d’expériences afin de mieux accompagner la mise en œuvre des réformes en cours.