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Rendez-vous intime piégé aux Parcelles Assainies : deux hommes échappent de justesse à un lynchage après une rencontre via Facebook

Un fait divers aussi troublant que violent s’est déroulé dans la nuit de mardi à mercredi aux Parcelles Assainies, où un rendez-vous intime noué sur les réseaux sociaux a viré au drame. Deux hommes, B. Seck, 19 ans, et S. M. Bâ, 65 ans, ont été sauvés in extremis d’un lynchage public grâce à l’intervention rapide d’un policier en service dans le secteur. Les faits, rapportés par L’Observateur, mettent en lumière les dérives et les risques liés à certaines rencontres conclues en ligne.

Selon les premiers éléments de l’enquête, tout débute par un contact établi sur Facebook à partir d’une page dénommée « Yacine Mbaye », connue, d’après les enquêteurs, pour être régulièrement associée à des propositions de rencontres intimes. Un rendez-vous est convenu contre la somme de 5 000 FCfa, dont 3 000 FCfa sont envoyés à l’avance afin de couvrir les frais de déplacement.

Dans ce contexte, B. Seck, jeune restaurateur âgé de 19 ans, se rend tard dans la nuit au domicile de S. M. Bâ, situé à Guédiawaye. Jusqu’à leur arrivée dans la chambre, rien ne laisse présager l’issue violente de la rencontre, qui semble, selon la version du jeune homme, suivre le cadre d’une transaction consentie.

C’est toutefois dans l’intimité que la situation bascule. D’après les déclarations de B. Seck aux enquêteurs, le sexagénaire aurait exigé d’assumer un rôle précis dans la relation, ce que le jeune homme dit avoir refusé. Un compromis aurait été trouvé avant que S. M. Bâ ne change d’avis au dernier moment. Les versions divergent ensuite sur la chronologie exacte des faits, mais le résultat est le même : une dispute éclate, les voix s’élèvent et les cris finissent par alerter le voisinage.

Aux environs de 4 heures du matin, des riverains accourent sur les lieux. La tension monte rapidement et la situation dégénère. Les deux hommes sont pris à partie, violemment insultés et frappés par une foule surexcitée. Leur survie tient alors à l’intervention décisive d’un policier affecté au GMI/COGIC des Parcelles Assainies, qui parvient à les extraire de la vindicte populaire et à les conduire au commissariat.

Une fois au poste, les auditions font apparaître deux récits diamétralement opposés. B. Seck persiste à affirmer qu’il s’agissait d’une transaction clairement établie pour un rapport homosexuel. À l’inverse, S. M. Bâ soutient avoir été induit en erreur, affirmant avoir cru dialoguer avec une femme à travers la page Facebook « Yacine Mbaye ». Il nie toute intention de relation homosexuelle et déclare avoir découvert tardivement que son visiteur était un homme, ce qui l’aurait poussé à appeler à l’aide pour mettre fin à la rencontre.

Cependant, comme le souligne L’Observateur, cette version est fragilisée par les constats des enquêteurs, qui relèvent que la page utilisée est fréquemment associée à ce type de contacts, ce qui jette un doute sur l’argument de l’erreur avancé par le sexagénaire.

Au terme des premières investigations, B. Seck et S. M. Bâ ont été placés en garde à vue. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, acte contre nature et collecte illicite de données à caractère pornographique. L’affaire est désormais entre les mains de la Justice, qui devra démêler les responsabilités dans ce dossier mêlant réseaux sociaux, sexualité clandestine et violence collective.


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