L’Association RENNDO Cheikh Oumar Foutiyou Tall a tenu, ce samedi à Dakar, un symposium national, suivi d’une Assemblée Générale Extraordinaire consacrée au renouvellement de ses instances dirigeantes.
Cet événement, qui a réuni des universitaires, dignitaires religieux, experts, membres de la société civile ainsi que des représentants de la jeunesse sénégalaise et africaine, était placé sous le signe de la mémoire, de la spiritualité et de la mobilisation citoyenne.
Selon Oumar Barry, président de RENNDO, ces moments de réflexion et de concertation marquent le lancement des travaux préparatoires du Colloque international de RENNDO, prévu en mars 2026 au siège de l’UNESCO à Paris, et consacré à l’héritage universel de Cheikh El Hadj Oumar Foutiyou Tall.
« Nous nous sommes réunis pour tenir une assemblée générale et renouveler les instances dirigeantes de RENNDO. Après 26 ans d’existence, il était nécessaire de mettre en place une équipe dynamique, capable de conduire les projets de l’association sous l’égide de Thierno Nourou Tall. Cette assemblée générale a été couplée au symposium qui nous a permis de revisiter les enseignements de El Hadj Oumar Foutiyou Tall. Le thème retenu cette année est : “Actualité de la pensée et de l’œuvre de El Hadj Oumar Foutiyou : entre spiritualité, culture, universalité et panafricanisme”, » a expliqué Oumar Barry.
À cette occasion, le guide spirituel et moral de RENNDO, Thierno Nourou Tall, a confié au Professeur Mbaye Thiam la mission de piloter l’organisation du prochain colloque international prévu en 2026 à Paris.
« En préparation de cette grande rencontre, nous avons organisé ce symposium sur les multiples dimensions de la vie, de la pensée et de l’œuvre de Cheikh Oumar Foutiyou Tall. Il est une figure prédestinée, née au Sénégal pour rayonner à travers l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique noire et au-delà. Son parcours historique montre qu’il a participé à ce que je qualifie d’œuvre de transformation sociétale. Cheikh Oumar est né dans un contexte précolonial marqué par l’animisme malgré la présence de foyers religieux anciens. Il est venu raviver le message du Prophète (Paix et salut sur lui), à travers la confrérie tijaniya dont Cheikh Ahmed Tidiane l’a très tôt investi de la mission de propagation », a déclaré le professeur Mbaye Thiam, enseignant à l’École des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (EBAD) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).
Les intervenants ont unanimement souligné que El Hadj Oumar Foutiyou Tall était un panafricaniste avant l’heure. Son engagement rappelle celui de Léopold Sédar Senghor et du mouvement de la négritude. À l’instar d’un Alexandre le Grand, il fut un stratège hors pair, fédérant les Foutankés depuis sa base jusqu’à Sokoto, construisant ainsi une saga transfrontalière.
Durant ses 20 années de séjour en Arabie, entre Al-Azhar au Caire, La Mecque et Médine, il n’a cessé de démontrer que la race noire pouvait accéder au savoir le plus élevé et aux pratiques religieuses et sociales les plus nobles, au même titre que les autres peuples.
Ainsi, concluent les participants, il est urgent pour le Sénégal et l’ensemble des États d’Afrique de l’Ouest de s’approprier l’héritage de El Hadj Oumar Foutiyou Tall, afin de jouer pleinement leur rôle dans un monde en perpétuelle mondialisation.
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