Politique
RÉORGANISATION DE L’EXÉCUTIF ET CAP SUR LES PRIORITÉS : LE DIAGNOSTIC SANS CONCESSION DE LA COALITION DJONE ET PENCUM ASKAN WI
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par
Diack
À travers une déclaration de presse incisive publiée ce 28 juin 2026, Mouhamed Moustapha Diagne, coordonnateur de la Coalition DJONE et de la plateforme Pencum Askan Wi, livre une analyse approfondie de la conjoncture politique sénégalaise. Saluant le récent limogeage d’Ousmane Sonko par le président Bassirou Diomaye Faye, le leader politique appelle à la fin de « l’ambiguïté institutionnelle », fustige les dérives des députés de PASTEF et dresse une feuille de route axée sur les priorités économiques et sociales.
Le Sénégal se trouve à la croisée des chemins. Tel est le constat majeur qui ressort de la dernière sortie politique de Mouhamed Moustapha Diagne. Pour le coordonnateur de la Coalition DJONE et de la plateforme Pencum Askan Wi, le pays traverse une « séquence politique décisive » qui impose une clarification de la conduite de l’État.
Loin des slogans, cette contribution se veut un éclairage sans complaisance destiné à l’opinion publique et aux décideurs.
Le limogeage d’Ousmane Sonko : « Un retour à la clarté institutionnelle »
Le premier fait marquant de cette déclaration réside dans l’approbation sans équivoque du récent remaniement au sommet de l’État. Selon Mouhamed Moustapha Diagne, la décision du président Bassirou Diomaye Faye de démettre l’ancien Premier ministre Ousmane Sonko de ses fonctions répond à une attente profonde d’une partie importante des Sénégalais.
L’auteur du texte ne mâche pas ses mots à l’encontre de l’ex-chef du gouvernement, évoquant un limogeage motivé par une « insuffisance de résultats, une incompétence et une insubordination ». Le document dresse ainsi un bilan particulièrement critique de son passage à la Primature.
« Le Sénégal aura régressé fatalement en deux années à cause de déclarations dangereuses sur une prétendue dette cachée et de décisions administratives irréfléchies qui ont précipité notre économie dans le gouffre de la décroissance. »
Qualifiant l’ancien Premier ministre de « populiste affairiste » et de « faux révolutionnaire attiré par le luxe du système », le leader de la Coalition DJONE estime que ce changement à la tête de l’Exécutif traduit la volonté du chef de l’État de reprendre pleinement l’initiative politique, de restaurer l’autorité de l’État et d’éviter toute fragmentation du pouvoir.
Deux années de gouvernance sous l’œil critique de l’opposition
Jetant un regard rétrospectif sur les deux premières années du mandat présidentiel, la note politique souligne un profond sentiment de déception face à des promesses de rupture jugées non tenues.
Pour la Coalition DJONE et Pencum Askan Wi, les polémiques récurrentes autour des finances publiques et de la dette nationale ont installé un climat d’incertitude préjudiciable à l’investissement et à la confiance des partenaires économiques.
Face à ce constat, le communiqué rappelle que la priorité de l’action publique aurait dû être la stabilité économique et l’efficacité administrative plutôt que les querelles de positionnement politique.
Parlement : la Coalition DJONE dénonce les « dérives » des députés de PASTEF
L’autre cible majeure de cette déclaration est l’actuelle majorité parlementaire. Mouhamed Moustapha Diagne exprime une opposition frontale aux initiatives législatives de PASTEF, accusant le parti au pouvoir de privilégier les rapports de force politiques au détriment des urgences sociales.
Le réquisitoire contre l’hémicycle se veut particulièrement sévère :
« Il urge de mettre fin aux dérives récurrentes orchestrées par les députés de PASTEF à l’Assemblée nationale, qui s’illustrent par la médiocrité de leur discours, la bassesse de leur posture et la dangerosité de leurs propositions de loi taillées sur mesure pour un individu. »
La Coalition DJONE rappelle sa vision d’une Assemblée nationale qui demeure un espace de consensus, de propositions utiles et de contrôle de l’action publique, sans chercher à affaiblir le pouvoir décisionnel de l’Exécutif.
Le texte réaffirme ainsi son attachement à un régime présidentiel équilibré dans lequel chaque institution exerce pleinement ses prérogatives constitutionnelles.
L’appel au nouveau gouvernement : priorité aux résultats concrets
Pour sortir le pays de l’ornière, Mouhamed Moustapha Diagne formule plusieurs recommandations à l’endroit de la nouvelle équipe gouvernementale. Selon lui, l’heure n’est plus aux discours, mais aux résultats mesurables.
La feuille de route proposée par les deux organisations s’articule autour de plusieurs priorités :
- restaurer la confiance et améliorer le climat des affaires afin d’attirer les investisseurs ;
- accélérer les programmes de logements sociaux ;
- intensifier la lutte contre le chômage des jeunes ;
- évaluer avec objectivité les grands projets structurants déjà engagés ;
- poursuivre uniquement les initiatives servant l’intérêt national.
Un sursaut républicain pour préserver les acquis démocratiques
En conclusion, la déclaration prend la forme d’un appel à la mobilisation de l’ensemble des forces vives du Sénégal autour des valeurs républicaines. Face aux défis économiques et sécuritaires, Mouhamed Moustapha Diagne et ses camarades invitent les citoyens à faire bloc afin de préserver la cohésion nationale et la stabilité politique.
« Le Sénégal ne peut durablement prospérer dans l’ambiguïté des responsabilités », martèle le coordonnateur.
Selon lui, la nouvelle page politique qui s’ouvre doit être celle d’une chaîne de commandement lisible, d’une direction politique cohérente et d’un retour durable à l’efficacité de l’action publique.
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