La tension monte au Centre régional des œuvres universitaires et sociales (CROUS) de l’Université Assane Seck de Ziguinchor (UASZ). Le délégué du personnel, Landing Goudiaby, dénonce le retard enregistré dans le paiement des salaires de plusieurs travailleurs, une situation qu’il qualifie d’« inacceptable ».
Selon le représentant du personnel, alors que le mois est déjà entamé depuis plusieurs jours, plusieurs agents du CROUS n’auraient toujours pas perçu leurs rémunérations. Une situation qui suscite l’inquiétude et l’exaspération parmi les travailleurs, confrontés à des charges et obligations qui ne peuvent, selon lui, être différées en raison de difficultés administratives ou financières.
Landing Goudiaby interpelle ainsi directement la direction du CROUS et lui demande de prendre les dispositions nécessaires pour régulariser la situation dans les plus brefs délais. Il fixe un délai de 48 heures pour le paiement des salaires dus, estimant que la rémunération des agents constitue une priorité qui ne saurait être reléguée au second plan.
« Notre combat, c’est de percevoir nos salaires », insiste le délégué du personnel. À travers cette déclaration, il entend recentrer les revendications des travailleurs sur leur principale préoccupation : obtenir le paiement régulier de leurs salaires. Il estime notamment que les agents ne doivent pas être entraînés dans des différends ou des conflits qui ne relèvent pas directement de leurs responsabilités.
Face à cette situation, le représentant du personnel lance également un appel solennel au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, afin qu’une solution soit trouvée rapidement. Il souhaite que les autorités compétentes interviennent pour permettre une régularisation de la situation et éviter une éventuelle escalade du mouvement de contestation.
Landing Goudiaby se veut toutefois clair sur la suite à donner à cette affaire. En l’absence de paiement dans le délai de 48 heures fixé par les travailleurs, il avertit que ces derniers pourraient « passer à la vitesse supérieure ». Le délégué n’a cependant pas précisé, à ce stade, quelles formes pourraient prendre les actions envisagées.