Dakar, 20 juin 2026 – Le président du Forum du justiciable, Babacar Ba, a réagi ce samedi à l’annonce de la deuxième phase de la procédure de révision constitutionnelle, lancée à l’issue de la réunion de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. Dans une déclaration rendue publique, il appelle à davantage de transparence autour de l’avis transmis par le Président de la République concernant la proposition de loi portant révision de la Constitution.
Selon le communiqué publié à l’issue de la réunion de la Conférence des présidents, l’Assemblée nationale a reçu, le vendredi 19 juin, l’avis du chef de l’État sur le projet de révision constitutionnelle. Toutefois, le contenu de cet avis n’a pas été rendu public, une situation qui suscite des interrogations au sein de l’opinion et de la société civile.
Pour Babacar Ba, le peuple sénégalais, en tant que détenteur de la souveraineté nationale, doit être pleinement informé de la position du Président de la République sur une question aussi fondamentale que la révision de la Constitution. Il estime que la transparence institutionnelle impose la publication de cet avis afin que les citoyens puissent connaître la nature des observations formulées par le chef de l’État.
Le président du Forum du justiciable s’interroge notamment sur le contenu exact du document transmis au Parlement. Il souhaite savoir si le Président de la République a donné un avis favorable au texte, s’il a exprimé des réserves ou un désaccord, ou encore s’il a proposé des amendements ou des observations susceptibles d’influencer le contenu de la réforme.
Selon lui, une révision constitutionnelle ne peut être réduite à un simple débat technique ou parlementaire. Elle constitue un acte majeur engageant l’avenir des institutions et l’organisation de l’État, ce qui justifie, à ses yeux, une information complète et accessible à l’ensemble des citoyens.
Cette sortie intervient alors que la procédure parlementaire entre dans une nouvelle étape, avec l’examen prochain du texte par les députés. Dans ce contexte, les appels à la transparence se multiplient afin de garantir un débat public éclairé autour des modifications envisagées de la Constitution.