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Politique

Rupture avec Pastef : Cheikh Omar Diagne dénonce une dérive idéologique et accuse le pouvoir de privilégier le parti à la patrie

Le secrétaire général du Rassemblement pour la Vérité And Ci Degg (RV/ACD), Cheikh Oumar Diagne, a officialisé ce matin une rupture nette avec le Parti des Patriotes Africains du Sénégal pour le Travail, l’Ethique et la Fraternité (Pastef), lors d’une conférence de presse au cours de laquelle il a tenu à clarifier sa position politique et celle de ses partisans.

Face aux critiques de certains observateurs qui lui reprochent d’avoir soutenu le parti aujourd’hui au pouvoir, le leader du RV/ACD a assumé pleinement son engagement passé. Selon lui, son soutien à Pastef s’inscrivait avant tout dans une logique de principes et de convictions, et non dans une quelconque stratégie opportuniste. « Je ne regrette pas d’avoir soutenu le Pastef, car je l’ai fait pour mes principes », a-t-il déclaré, estimant que son combat d’alors était motivé par une vision politique fondée sur la souveraineté nationale et la défense des intérêts du Sénégal.

Toutefois, Cheikh Omar Diagne considère aujourd’hui que le mouvement qu’il avait accompagné a profondément changé d’orientation. Il évoque une déviation idéologique qui, selon lui, s’est progressivement installée depuis l’accession du parti au pouvoir. À ses yeux, Pastef aurait abandonné le combat pour la souveraineté, qui constituait pourtant le socle de son projet politique initial et la principale raison de l’engagement de nombreux militants.

Le leader du RV/ACD estime que cette transformation s’exprime désormais par une logique partisane qu’il résume dans une formule particulièrement critique : « le Parti avant la Patrie ». Une orientation qu’il rejette catégoriquement. Pour lui, la nation doit toujours primer sur les intérêts d’une formation politique, quelle qu’elle soit. Il insiste sur le fait que la patrie doit demeurer la référence suprême dans toute action publique.

Dans la même dynamique, Cheikh Omar Diagne a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de dérive vers un « Parti-État ». Selon lui, ce modèle constitue une trahison des aspirations populaires qui avaient porté le mouvement au pouvoir. Il considère que la confusion entre l’appareil d’État et les intérêts d’un parti politique affaiblit la démocratie et remet en cause les principes de gouvernance que le Pastef défendait lorsqu’il était dans l’opposition.

Le responsable politique a également pointé ce qu’il perçoit comme une contradiction majeure entre les discours tenus par les dirigeants actuels avant leur accession au pouvoir et leurs pratiques actuelles. Il a dénoncé un écart qu’il juge « béant » entre les promesses faites aux Sénégalais et la gestion du pouvoir aujourd’hui.

Pour Cheikh Omar Diagne, cette incohérence fragilise la crédibilité des dirigeants et alimente le désenchantement d’une partie de l’opinion publique. Il estime que le peuple sénégalais mérite une gouvernance fidèle aux engagements pris et respectueuse des principes qui avaient suscité l’espoir d’un changement profond.


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