Lors de la récente visite du prince (l’émir) du Qatar au Rwanda, l’accueil à Kigali était marqué par une grande solennité. Les deux dirigeants ont affiché une proximité amicale, presque fraternelle, renforçant l’image d’un rapprochement stratégique fondé autant sur la confiance personnelle que sur des intérêts économiques mutuels. Cette atmosphère est accentuée par les engagements concrets à savoir : Qatar Airways investit dans l’aéroport de BUGESERA et le partenariat avec RwandAir illustre une vision partagée du Rwanda comme hub régional, signe d’une diplomatie économique très active. L’ambiance de cette visite, portée par des projets dans l’aviation, l’infrastructure, l’innovation et l’énergie, témoigne d’un alignement politique solide entre Doha et Kigali, transformant leur coopération en un partenariat à long terme.
Ce rapprochement traduit, en effet, la volonté du Qatar d’étendre son influence diplomatique en Afrique via des investissements stratégiques, tout en offrant au Rwanda des financements et des compétences pour accélérer sa croissance. À ce propos, pour le Sénégal, ayant actuellement le pétrole et le gaz comme nouveaux leviers économiques, la leçon diplomatique est claire ! Malgré les tensions politiques internes que nous vivons en ce moment, nous pourrions nous inspirer du Rwanda afin d’utiliser nos ressources énergétiques comme outil de soft power et d’attractivité internationale. Mais, le défi sera de traduire cette potentialité en partenariat stable sur des secteurs stratégiques et pourvoyeurs d’emplois tout en gardant la cohésion nationale.
Salam FALL