Politique
Santé préoccupante de Farba Ngom : ses avocats alertent sur un risque de « mort subite » et dénoncent l’inaction de la justice
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par
Diack
Les avocats chargés de la défense du député Farba Ngom sont montés au créneau ce lundi pour dénoncer la lenteur de la procédure judiciaire et l’état de santé alarmant de leur client. Lors d’un point de presse, Me Baboucar Cissé, membre du collectif de défense, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation du parlementaire, incarcéré depuis le 27 février dernier dans le cadre d’une affaire instruite par le Pôle Judiciaire Financier.
Selon Me Cissé, depuis plus de sept mois, ni Farba Ngom ni son co-accusé, Tahirou Sarr, n’ont été entendus par les juges d’instruction. Une situation qu’il juge « incompréhensible et injustifiable » au regard des principes fondamentaux du droit à un procès équitable. « Depuis leur placement sous mandat de dépôt, aucune audition n’a été tenue. C’est un silence inexplicable de la part des juges », a-t-il déclaré, regrettant ce qu’il considère comme une forme d’abandon judiciaire.
Mais c’est surtout la santé du député de la majorité présidentielle qui suscite la plus grande inquiétude. Me Baboucar Cissé a évoqué un état médical « très préoccupant », confirmé, selon lui, par plusieurs expertises indépendantes. « Ce qui est grave, c’est que Farba, gravement malade, est toujours en détention alors que tous les médecins qui ont été saisis concernant une expertise médicale sur son état de santé ont confirmé la gravité de la situation », a-t-il déploré.
L’avocat parle d’une véritable urgence humanitaire et met en garde contre les conséquences dramatiques d’un maintien en détention. « Farba risque une mort subite », a-t-il averti, soulignant que le Code de procédure pénale prévoit des mesures alternatives à la détention pour les personnes dont l’état de santé est incompatible avec l’incarcération.
« Il faut donner mainlevée du mandat de dépôt. La loi le permet, mais on ferme les yeux. C’est dommage et dangereux », a insisté Me Cissé, qui appelle les autorités judiciaires à agir « avant qu’il ne soit trop tard ».
L’avocat a conclu en invitant les juges d’instruction du Pôle Financier à reprendre le dossier en main, à auditionner les mis en cause et à privilégier une approche humaine et conforme au droit. « La justice ne doit pas être un instrument de souffrance. Elle doit protéger, même lorsqu’elle juge », a-t-il conclu, appelant à une décision urgente en faveur de la santé de Farba Ngom.
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