Les habitants de SébiGare et de Sébipéage vivent une situation d’enclavement alarmante depuis près de deux ans, à la suite des travaux de l’autoroute à péage. Privés d’un accès direct à la route nationale, ils sont contraints de faire un long détour de plusieurs kilomètres pour rejoindre leurs habitations ou leurs lieux de travail.
Cette situation impacte gravement la scolarisation des enfants, limite l’autonomie des personnes âgées et expose les femmes à des risques accrus d’agression sur des trajets isolés et prolongés. Les conséquences sociales sont lourdes : déperdition scolaire notable, isolement croissant et détérioration générale des conditions de vie dans cette zone qui regroupe plus de 20 000 habitants.
Pourtant, les populations assurent avoir obtenu, sur instruction de la Présidence, la promesse de construction d’une passerelle en contrepartie du renoncement à un arrêt d’autoroute initialement prévu. L’APIX, chargée de la mise en œuvre de ce projet, n’aurait toujours pas donné suite, malgré les engagements pris.
Face à ce qu’ils considèrent comme une atteinte grave à leurs droits fondamentaux, les habitants multiplient les appels à l’État et réclament la réalisation immédiate de cette passerelle au niveau de la sortie 12. Ils dénoncent un abandon inacceptable et rappellent que leur revendication est simple : pouvoir circuler librement et en toute sécurité.