Le Port autonome de Dakar (PAD) a communiqué, ce mercredi, une nouvelle mise à jour sur les opérations en cours visant à sécuriser le navire tanker Mersin, immobilisé depuis plusieurs jours au large de Dakar. Malgré des conditions météorologiques défavorables, marquées notamment par un vent soutenu, l’autorité portuaire assure que le navire demeure stable et placé sous une surveillance continue.
Selon le PAD, une équipe spécialisée de plongeurs-démineurs de la société Tous Travaux Sous-Marins (TTS) a été dépêchée sur zone afin de conduire une expertise approfondie. Ces techniciens interviennent directement sur la coque du tanker pour analyser les dégâts, évaluer les risques et mener des opérations ciblées de sécurisation. Ils bénéficient du soutien opérationnel d’une vedette de la Marine nationale, mobilisée pour garantir la protection du périmètre et assurer une surveillance rapprochée des manœuvres.
La Haute Autorité chargée de la Sécurité maritime (HASSMAR) pilote la coordination générale des opérations, en collaboration étroite avec le Port autonome de Dakar et l’Agence nationale de l’Aviation Maritime (ANAM). Les autorités sénégalaises indiquent également maintenir un dialogue technique permanent avec les représentants de l’armateur turc Besiktas, propriétaire du navire.
L’objectif principal des équipes engagées reste de déterminer et d’appliquer, dans les délais les plus courts, la solution technique la plus sûre pour stabiliser définitivement le tanker et son important chargement. Le PAD insiste sur le fait que la protection de l’environnement marin demeure la priorité absolue, compte tenu des risques potentiels qu’impliquerait une fuite du carburant transporté.
Le Mersin, un pétrolier chargé d’environ 39 000 tonnes de gazole, avait été touché la semaine dernière par quatre explosions externes. Ces détonations avaient causé une infiltration d’eau dans la salle des machines, nécessitant une intervention d’urgence afin d’éviter une aggravation de la situation. Depuis lors, les opérations se déroulent à une dizaine de kilomètres au large des côtes sénégalaises, dans une zone isolée destinée à réduire tout impact éventuel sur l’écosystème marin et sur les activités portuaires.