Le climat politique sénégalais reste marqué par des tensions entre le pouvoir et plusieurs acteurs sociaux. Les récentes déclarations du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, relancent le débat sur l’avenir du système judiciaire.
Invité sur la RTS 1, El Malick Ndiaye a reconnu que le gouvernement avait connu plusieurs revers devant la justice. « Ils sont dans leurs droits, ils utilisent des textes. Seulement, nous allons revoir ces textes pour mener à bien notre politique pour le bien du Sénégal. Quand tu écris et qu’on efface, à deux reprises, il faut effacer avant de réécrire », a-t-il déclaré. Ces propos laissent entrevoir une réforme prochaine du cadre législatif et judiciaire.
Cette annonce a suscité des réactions, notamment de la part du journaliste Madiambal Diagne. Selon lui, il existe un risque d’atteinte à l’indépendance de la justice. « Après les journalistes, les chroniqueurs, la Société civile et les opposants politiques, « effacés » par le Premier ministre Sonko, le régime de PASTEF, par la voix du Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, compte « effacer » les juges. À qui sera-t-il le tour ? », a-t-il déclaré.