La Convergence Syndicale des Travailleurs de Senelec (CSTS) a décidé de suspendre son mot d’ordre de mobilisation, lancé le lundi 13 juillet 2026, à la suite de l’ouverture de discussions avec les autorités gouvernementales et la direction générale de la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec). Cette décision marque une volonté d’apaiser les tensions sociales qui se sont installées autour de la contestation liée à la Prime sur le Résultat Annuel Bénéficiaire (PRAB).
Réuni en assemblée, le cadre unitaire regroupant les différentes organisations syndicales de l’entreprise, dont le Syndicat Unique des Travailleurs de l’Électricité (SUTELEC), a choisi de privilégier la voie du dialogue avant d’envisager toute nouvelle action. Les responsables syndicaux estiment que les invitations formulées par les pouvoirs publics constituent une opportunité pour trouver une issue concertée au différend.
Le coordonnateur de la CSTS et secrétaire général du SUTELEC, Habib Aïdara, a indiqué que le ministre de l’Énergie a convié les représentants des travailleurs à une rencontre prévue ce mardi à midi dans son cabinet. Il a également révélé que le directeur général de Senelec a pris l’initiative de solliciter un échange avec les syndicats afin d’engager des discussions sur les revendications portées par les travailleurs.
Selon lui, ces démarches témoignent d’une volonté de dialogue que les syndicats entendent accompagner. « Nous privilégions la voie du dialogue », a-t-il déclaré, précisant que la suspension du mouvement restera effective jusqu’à la tenue de ces différentes rencontres.
À l’issue des discussions, les responsables syndicaux feront un compte rendu devant une assemblée générale convoquée ce mardi à 16 heures. Cette réunion permettra aux travailleurs d’évaluer les propositions qui leur seront soumises et de décider de la suite à donner au mouvement.
Lundi, la mobilisation s’était traduite par un port massif de brassards rouges dans les différentes structures de Senelec. Selon la CSTS, cette action symbolique a été largement suivie par les agents à travers le pays, illustrant leur détermination à défendre leurs droits sociaux tout en assurant la continuité du service public.
À l’origine de cette contestation figure la remise en cause du paiement de la Prime sur le Résultat Annuel Bénéficiaire (PRAB), un avantage considéré par les syndicats comme un acquis social. Les travailleurs dénoncent toute tentative de leur faire porter la responsabilité des difficultés financières de l’entreprise, notamment les créances non recouvrées, les engagements financiers non honorés ou encore des décisions de gestion qui, selon eux, relèvent d’autres acteurs.