L’affaire du lutteur Siteu franchit un nouveau palier. Selon des informations relayées par L’Observateur, l’Organisation régionale antidopage pour la Zone II Afrique (ORAD-Zone II) a officiellement saisi le Comité national de gestion de la lutte (CNG) ainsi que l’Organisation nationale antidopage du Sénégal (ONADS). Objet de cette correspondance : exiger le respect strict de la suspension de deux ans infligée au célèbre lutteur.
La décision, prise le 8 mai 2025, repose sur les dispositions du Code mondial antidopage, ratifié par le Sénégal. Elle fait suite au refus de Siteu de se soumettre à un contrôle antidopage à l’issue de son combat contre Modou Lô. Ce refus est assimilé, par les règles en vigueur, à un contrôle positif. Et dans ce cas de figure, la sanction est automatique, à moins d’un recours formel.
Or, aucune contestation n’a été introduite par Siteu ni par son entourage dans les délais impartis, ce qui a rendu la sanction définitive. L’ORAD-Zone II, en se référant à l’article 2.3 du Code mondial antidopage, considère donc que le CNG et l’ONADS sont dans l’obligation de faire respecter cette décision.
Le CNG, de son côté, affirme avoir été mis devant le fait accompli, n’ayant pas été directement informé de la procédure initiale. Néanmoins, cette position ne devrait pas influencer l’issue de l’affaire, car le Sénégal s’est engagé à travers ses institutions sportives à appliquer les décisions des structures antidopage reconnues.
Cette suspension, qui s’étend du 8 mai 2025 au 7 mai 2027, prive Siteu de toute activité liée à la lutte pendant deux saisons complètes, un coup dur pour le lutteur de Lansar, dont la carrière était en pleine relance après son affrontement très médiatisé avec Modou Lô.
Alors que les amateurs de lutte s’interrogent sur l’avenir de Siteu, ce dossier met en lumière la nécessité de renforcer l’application des normes antidopage dans les sports de combat au Sénégal et de mieux informer les athlètes sur leurs droits et obligations.