Suivez-nous

Politique

Sommet de l’UA : la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU au cœur des discussions

Le 39ᵉ Sommet de l’Union africaine (UA), prévu en février prochain à Addis-Abeba, en Éthiopie, s’annonce comme un rendez-vous diplomatique majeur pour le continent. Parmi les dossiers stratégiques inscrits à l’agenda figure l’examen de la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. Une perspective qui suscite déjà de nombreux commentaires au sein des cercles diplomatiques africains et internationaux.

Selon plusieurs sources diplomatiques concordantes, la candidature de Macky Sall pourrait bénéficier d’un large soutien des chefs d’État et de gouvernement africains. Cette dynamique s’expliquerait notamment par le consensus croissant autour de la nécessité de voir l’Afrique accéder, pour la première fois, à la tête de l’Organisation des Nations unies, dans un contexte mondial marqué par de profondes crises géopolitiques, sécuritaires et climatiques. Le sommet d’Addis-Abeba pourrait ainsi servir de cadre à une position commune africaine en faveur de cette ambition.

Ancien président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall a occupé une place centrale sur la scène continentale et internationale durant ses mandats. Président en exercice de l’Union africaine en 2022, il s’est illustré par une diplomatie active, notamment sur les questions de paix et de sécurité, de réforme de la gouvernance mondiale et de justice climatique. Son rôle de médiateur dans plusieurs crises régionales et son plaidoyer pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances internationales renforcent son profil aux yeux de nombreux dirigeants africains.

Pour ses soutiens, Macky Sall incarne un leadership expérimenté, capable de dialoguer aussi bien avec les grandes puissances qu’avec les pays du Sud. Ils estiment que son parcours politique, sa connaissance des mécanismes multilatéraux et son réseau diplomatique constituent des atouts majeurs pour diriger une organisation confrontée à des défis complexes, allant des conflits armés à la réforme du Conseil de sécurité, en passant par le développement durable et la lutte contre les inégalités.

Toutefois, si le soutien africain apparaît déterminant, la course au poste de Secrétaire général de l’ONU reste fortement concurrentielle et soumise à de multiples équilibres géopolitiques. Le processus de sélection implique non seulement l’Assemblée générale des Nations unies, mais aussi l’approbation du Conseil de sécurité, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto. Dans ce contexte, l’unité africaine autour d’un candidat unique serait un signal politique fort, mais non suffisant à elle seule.


En savoir plus sur LE DAKAROIS

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Cliquez pour commenter

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Publicité

Plus dans Politique

En savoir plus sur LE DAKAROIS

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture