Lors de l’installation officielle du Conseil national de Pastef-Les Patriotes, ce jeudi, Ousmane Sonko a exprimé son exaspération face à ce qu’il considère comme l’influence excessive d’une partie de la société civile sénégalaise sur la gouvernance nationale. S’exprimant devant ses partisans, le Premier ministre a dénoncé le poids jugé disproportionné de ces organisations dans l’espace public, les accusant de vouloir dicter l’action gouvernementale.
« Le système reste encore en place et une partie de la société civile continue d’exercer une pression constante. Nous sommes arrivés au pouvoir après un long combat et sur la base d’un projet clair, mais certains veulent désormais gouverner à notre place », a déclaré Ousmane Sonko, estimant que cette situation était sans équivalent à l’international.
Dans une offensive politique assumée, le leader de Pastef a annoncé qu’il préparait une proposition de loi destinée à interdire le financement étranger des organisations de la société civile sénégalaise. Selon lui, ces financements seraient un moyen de peser sur l’action de l’État. « Ils sont financés de l’extérieur pour surveiller l’État dans toutes ses actions. Leurs rapports ne sont destinés qu’aux bailleurs », a-t-il affirmé, promettant de s’attaquer frontalement à ce qu’il qualifie de dérive.
Ousmane Sonko a enfin réitéré sa volonté de mener des réformes profondes dans le cadre du mandat confié par les électeurs sénégalais. Il a assuré que le gouvernement n’hésiterait pas à affronter les puissances d’influence, qu’elles soient locales ou étrangères, afin de préserver la souveraineté et l’indépendance du pays.