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Suspension des carrières de sable à Dakar : l’État rassure, le BTP s’inquiète

La récente suspension de l’exploitation de plusieurs carrières de sable dans la région de Dakar a semé le trouble dans le secteur du Bâtiment et des Travaux publics (BTP), déjà fragilisé par des difficultés structurelles. Face à l’inquiétude croissante des professionnels, l’État a tenu à clarifier les raisons de cette décision et à rassurer les acteurs économiques.

Dans une interview accordée à L’Observateur, le directeur général des Mines et de la Géologie, Ibrahima Gassama, a apporté des précisions sur cette mesure qu’il qualifie de « temporaire ».

Selon lui, la suspension n’est pas généralisée et ne vise que les entreprises dont les autorisations d’exploitation ont expiré ou ont été obtenues de manière irrégulière. « L’arrêt n’a concerné que les titres expirés sans fondement légal. Cette fermeture est liée à des irrégularités dans certaines entreprises », a-t-il déclaré.

Trois sociétés sont particulièrement visées pour avoir poursuivi leurs activités malgré l’expiration de leurs autorisations. D’autres opérateurs ont choisi de suspendre volontairement leurs activités après l’annonce d’un audit en cours par l’administration minière.

Ibrahima Gassama assure que la situation est sous contrôle. « Nous avons actuellement délivré de nouvelles autorisations dans la région et d’autres sont en cours de traitement », précise-t-il. Plus de trois entreprises ont déjà reçu le feu vert pour reprendre leurs activités, et d’autres devraient suivre dans les prochaines semaines, une fois les vérifications administratives achevées.

Cette suspension, bien que ciblée, n’est pas sans conséquences sur le secteur du BTP, fortement dépendant de l’approvisionnement en sable pour les chantiers de construction. Plusieurs professionnels craignent une hausse des prix et des retards de livraison, surtout dans un contexte économique déjà tendu.

Pour les autorités, cette opération s’inscrit dans une logique de réformes destinées à renforcer la gouvernance du secteur extractif. « L’administration minière travaille dans la restauration de la bonne pratique de la politique minière pour assurer un développement durable », soutient le DG des Mines.

À travers cette démarche, l’État entend assainir le secteur, améliorer la traçabilité des opérations minières et garantir une meilleure exploitation des ressources naturelles au profit de l’économie nationale.


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