Affaire Madiambal Diagne : Bachir Fofana rectifie et assure que le journaliste s’est présenté volontairement à la police française

La situation entourant le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne continue de faire couler beaucoup d’encre. Alors que plusieurs médias, aussi bien au Sénégal qu’en France, avaient annoncé son interpellation à Paris dans le cadre d’un mandat d’arrêt international émis par les autorités sénégalaises, de nouvelles précisions viennent apporter un éclairage différent sur cette affaire.

C’est Bachir Fofana, un proche collaborateur de Madiambal Diagne, qui a pris la parole pour corriger ce qu’il qualifie de “désinformation”. Dans un communiqué diffusé sur sa page Facebook, il a fermement démenti la version faisant état d’une arrestation forcée du journaliste par la police française. Selon lui, Madiambal Diagne n’a jamais été arrêté ni interpellé, mais s’est volontairement présenté aux autorités françaises afin de faire preuve de transparence et de collaborer pleinement avec la justice.

« Madiambal Diagne n’a jamais été cueilli ni arrêté. Il n’a pas été interpellé par les éléments du commissariat des Yvelines. Et ce n’est pas une arrestation pour l’exécution du mandat d’arrêt international lancé contre lui », a précisé Bachir Fofana, insistant sur le fait que le journaliste a voulu, par cette démarche volontaire, démontrer son respect du cadre légal et son refus de se soustraire à la justice.

Le proche du journaliste explique que Madiambal Diagne a pris l’initiative de se présenter accompagné de ses avocats aux services de police, afin de signaler sa présence sur le sol français. « La vérité est que Madiambal a pris les devants et s’est rendu de lui-même, accompagné de ses avocats, à la police pour les informer de sa présence sur le sol français. Il a été auditionné, puis il est rentré chez lui », a-t-il ajouté, soulignant ainsi le caractère volontaire de sa démarche.

Cette précision vient contredire les informations initiales selon lesquelles le journaliste aurait été interpellé à Paris sur ordre du parquet de Versailles. En réalité, il a été entendu par la Cour d’appel de Versailles, qui a décidé de le laisser libre sous contrôle judiciaire, en attendant la suite de la procédure d’extradition demandée par le Sénégal.

Pour rappel, Madiambal Diagne, directeur du Groupe Avenir Communication et propriétaire du journal Le Quotidien, fait l’objet d’une demande d’extradition émise par les autorités sénégalaises dans le cadre d’une condamnation pour diffamation. Ses avocats, parmi lesquels figurent Me El Hadj Amadou Sall, Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, ont dénoncé une procédure “irrégulière et infondée”, estimant que cette demande repose sur des motivations politiques plus que juridiques.

Cette affaire, très suivie par les milieux de la presse sénégalaise, suscite de nombreuses réactions sur la liberté d’expression, le rôle de la justice et la protection des journalistes. Le collectif de défense du journaliste a rappelé que Madiambal Diagne a toujours respecté la loi et qu’il “n’a jamais cherché à fuir ses responsabilités”.

En attendant la prochaine audience devant la Cour d’appel de Versailles, la tension reste vive entre partisans et détracteurs du journaliste. D’un côté, certains dénoncent une instrumentalisation politique de la justice, tandis que d’autres estiment que nul ne doit être au-dessus de la loi.

Quoi qu’il en soit, la sortie de Bachir Fofana vient apporter une nuance importante dans la compréhension des faits : Madiambal Diagne n’a pas été arrêté, mais s’est volontairement présenté aux autorités françaises, un geste que ses soutiens interprètent comme la preuve de sa bonne foi et de sa volonté d’affronter la justice à visage découvert.

Libération de Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana : Retour sur une affaire judiciaire médiatisée

Ce mercredi, l’ancien président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY), Moustapha Diakhaté, et le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana ont retrouvé la liberté après avoir purgé leurs peines respectives. Leur libération marque un nouvel épisode dans une affaire qui avait fait couler beaucoup d’encre au Sénégal.

Condamné à deux mois de prison, dont quinze jours ferme, Moustapha Diakhaté avait été écroué pour des propos jugés insultants à l’encontre de certaines autorités de la République. Son incarcération, bien que de courte durée, avait suscité de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile.

Quant à Bachir Fofana, il avait été condamné à deux mois de prison avec sursis. Il lui était reproché d’avoir diffusé de fausses nouvelles, une infraction pour laquelle il avait été placé sous mandat de dépôt avant d’être jugé. Sa condamnation avait soulevé des débats autour de la liberté de la presse et du rôle des journalistes dans un contexte politique tendu.

L’arrestation de Moustapha Diakhaté remonte à plusieurs semaines. Ancien proche du pouvoir devenu critique virulent du régime, il avait multiplié les sorties au ton acerbe, notamment sur les réseaux sociaux. L’une de ces déclarations avait été jugée particulièrement offensante, ce qui avait conduit à son interpellation et à son placement en détention.

Bachir Fofana, quant à lui, était dans le collimateur des autorités après la publication de contenus jugés fallacieux. Il lui était reproché d’avoir propagé des informations non vérifiées pouvant troubler l’ordre public. Son cas avait été suivi de près par les organisations de défense des droits humains et de la liberté d’expression.

À leur sortie, les deux hommes ont regagné leurs domiciles respectifs, sans déclaration officielle à ce stade. Leur libération a été saluée par certains de leurs soutiens, mais elle ne met pas fin aux interrogations sur la situation des libertés publiques au Sénégal.

Pour plusieurs observateurs, cette affaire illustre une tension croissante entre les autorités et certaines voix critiques, qu’elles soient politiques ou médiatiques. Elle relance également le débat sur l’utilisation des lois relatives à la diffusion de fausses nouvelles et à l’outrage, souvent considérées comme des instruments de répression.

Délibérés renvoyés : le Forum du Justiciable dénonce une « injustice » contre Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana

Les affaires impliquant Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana connaissent un nouvel épisode controversé. En raison de la poursuite de la grève des greffiers, les délibérés qui devaient être rendus ont de nouveau été reportés. Ce prolongement de la détention préventive suscite l’indignation au sein de la société civile.

Le Forum du Justiciable, par la voix de son président Babacar Ba, a pris fermement position contre cette situation. Sur les ondes de Sud FM, il a dénoncé une « injustice » qu’il estime contraire aux principes d’un État de droit. Selon lui, maintenir des prévenus en prison uniquement à cause d’un mouvement social constitue une atteinte grave à leurs droits fondamentaux.

« Moustapha Diakhaté ainsi que Bachir Fofana et les autres ce qu’ils sont en train de vivre est injuste dans un État de droit. Le renvoi à plusieurs reprises de leur délibéré parce que, tout simplement, les greffiers sont en grève, c’est inhumain et ce n’est pas normal », a-t-il déclaré avec fermeté.

Babacar Ba a interpellé directement le ministre de la Justice, qu’il considère comme le garant du bon fonctionnement du service public judiciaire. Il estime que la situation actuelle viole les droits des deux prévenus ainsi que de toutes les autres personnes détenues dans des conditions similaires. Il a invité le Garde des Sceaux à prendre ses responsabilités pour mettre fin à ce qu’il qualifie de dérive institutionnelle.

Le président du Forum du Justiciable a également plaidé pour que la liberté provisoire soit accordée à Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana en attendant que la situation se stabilise. « Nous demandons au procureur de la République et aux juges qui ont en charge leur dossier de leur accorder en attendant la liberté provisoire. Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana ont assez de garanties de représentation en justice », a-t-il souligné, rappelant que « la liberté est la règle, la détention l’exception » au Sénégal.

Babacar Ba juge inacceptable qu’un conflit social se traduise par un prolongement indéfini des détentions. « On ne peut pas, sous prétexte que les greffiers sont en grève, garder Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana en prison. Cela veut dire qu’ils vont rester en prison aussi longtemps que cette grève va durer, c’est une injustice », a-t-il martelé.

Enfin, il a réitéré son appel au ministre Ousmane Diagne, l’invitant à agir sans délai. « Nous interpellons une fois de plus le ministre de la Justice. S’il y a un dysfonctionnement au niveau du service public de la justice qui est en train de causer un préjudice énorme aux justiciables, je pense que c’est le ministre Ousmane Diagne qui doit prendre toutes ses responsabilités pour faire cesser cette injustice », a-t-il conclu.

Affaires Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana : Me Barro fustige la prorogation des délibérés et réclame la création d’un juge des libertés

Le dossier judiciaire impliquant Moustapha Diakhaté et Bachir Fofana connaît un nouveau rebondissement. Alors que le délibéré était initialement prévu ce mercredi, le tribunal a décidé de le renvoyer au 23 juillet prochain, prolongeant ainsi la détention des deux prévenus. Cette décision intervient dans un contexte de tension accrue autour de la grève des greffiers, laquelle paralyse une grande partie de l’appareil judiciaire.

Me Aboubacry Barro, avocat de la défense, a exprimé sa vive indignation après cette énième prorogation. Il a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive répressive du parquet, qu’il accuse de s’opposer systématiquement aux libertés provisoires. « Au-delà des délibérés des affaires Moustapha Diakhaté contre le ministère public et Bachir Fofana contre le ministère public, je précise que tous les délibérés ont été prorogés à la date du 23 juillet. Le motif, c’est la grève des greffiers. Nous déplorons cela car c’est récurrent et l’on ne sait pas quand cette grève prendra fin. Il y a beaucoup d’innocents en prison dont les affaires auraient pu être vidées aujourd’hui et qui auraient pu retrouver la liberté », a-t-il déclaré devant la presse.

L’avocat s’inquiète du fait que l’exercice des libertés publiques et individuelles soit à la merci des aléas d’un conflit social. Selon lui, cette situation met en lumière l’urgence de doter le Sénégal d’un juge des libertés et de la détention, à l’image de ce qui existe dans d’autres démocraties avancées. « Quand est-ce que cette grève prendra fin ? L’heure est grave. Les prisons sont surpeuplées. On doit pouvoir quand même mesurer la gravité de la situation et le fait que les libertés individuelles et publiques sont sacrées. D’où encore une fois, l’urgence de mettre sur place un juge des libertés et de la détention », a insisté Me Barro.

Concernant la demande de mise en liberté provisoire formulée pour leurs clients, Me Barro a expliqué qu’elle avait été retirée en séance. Selon lui, la défense a pris cette décision après que le parquet s’est catégoriquement opposé à la requête. Il a qualifié cette attitude de profondément répressive. « Ce qui montre que nous avons un parquet de la répression, un parquet très sévère qui n’hésite pas à envoyer les gens en prison et qui, à chaque fois que nécessaire, rejette les demandes de liberté provisoire. C’est une situation que nous déplorons et que nous décrions à l’endroit de l’opinion nationale et internationale aussi », a-t-il déploré.

Procès de Bachir Fofana et Moustapha Diakhaté : le verdict repoussé au 23 juillet, les débats sur la liberté d’expression relancés

Alors que le délibéré était attendu ce mercredi, le tribunal a renvoyé sa décision d’une semaine, prolongeant la détention provisoire des deux prévenus dans une affaire aux forts relents politiques.

Le tribunal de Dakar a une nouvelle fois différé son verdict dans le procès très médiatisé opposant le journaliste Bachir Fofana et l’ancien député Moustapha Diakhaté au ministère public. Prévu ce mercredi 16 juillet 2025, le prononcé du jugement a été reporté au 23 juillet prochain. Une décision qui prolonge l’incarcération provisoire des deux hommes et ravive les inquiétudes sur l’état de la liberté d’expression au Sénégal.

Bachir Fofana, figure bien connue du paysage médiatique sénégalais pour ses prises de position critiques, est poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles ». Il est accusé d’avoir affirmé que le marché public relatif à l’acquisition de véhicules pour l’Assemblée nationale aurait été attribué à Cheikh Guèye, une personne citée dans une affaire de corruption supposée impliquant l’ex-ministre Ismaïla Madior Fall.

Le parquet a requis six mois de prison dont trois ferme, assortis d’une amende de 200 000 francs CFA. La demande de mise en liberté provisoire déposée par ses avocats a été rejetée. Lors de l’audience du 2 juillet, la défense a plaidé la relaxe, insistant sur l’absence d’intention diffamatoire, soulignant que le journaliste s’était exprimé dans le cadre d’un débat public légitime.

De son côté, Moustapha Diakhaté, ancien président du groupe parlementaire de la majorité présidentielle Benno Bokk Yakaar, est poursuivi pour « offense au chef de l’État » et à une autorité présidentielle. Ce dernier a notamment qualifié certaines hautes autorités de « gougnafiers », un terme que le ministère public a jugé particulièrement injurieux. Interpellé le 10 juin et jugé huit jours plus tard, il encourt la même peine que Bachir Fofana : six mois de prison dont trois ferme et une amende de 200 000 francs CFA.

Ce double procès suscite de vifs débats au sein de la société civile et des milieux juridiques. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme un recul inquiétant de la liberté d’expression au Sénégal, alors que le pays a longtemps été perçu comme un bastion du pluralisme en Afrique de l’Ouest.

Des organisations de défense des droits humains et des associations de journalistes dénoncent des poursuites à caractère politique. Elles pointent une tendance croissante à la judiciarisation de la parole critique, notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias.

Le report du délibéré, sans explication officielle fournie par le tribunal, suscite des interrogations. Certains observateurs y voient une manœuvre dilatoire ou un signe de pressions externes sur une affaire devenue sensible au plus haut sommet de l’État.

Dernière minute : Bachir Fofana et Moustapha Diakhaté retournent en prison, le délibéré renvoyé au 16 juillet

Le couperet judiciaire n’est pas encore tombé pour le journaliste Bachir Fofana et l’ancien ministre-conseiller Moustapha Diakhaté. Le délibéré, initialement attendu ce mercredi, a été reporté au 16 juillet 2025, prolongeant ainsi leur incarcération.

Les deux hommes, poursuivis notamment pour diffusion de fausses nouvelles et outrage à magistrat, étaient comparus ces dernières semaines dans un climat de vives tensions entre leurs soutiens et les autorités judiciaires. Le tribunal a annoncé le renvoi du verdict, sans en préciser publiquement les motivations.

Cette décision suscite une nouvelle vague d’indignation parmi les organisations de défense des droits humains et une partie de la classe politique, qui dénoncent un « acharnement judiciaire » visant à museler des voix critiques.

Pour rappel, Bachir Fofana avait été placé en détention après la publication de plusieurs révélations controversées sur les avantages indus accordés à des élus, tandis que Moustapha Diakhaté, figure connue pour ses prises de position tranchées contre la majorité présidentielle, est accusé de propos jugés attentatoires à l’institution judiciaire.

En attendant le délibéré du 16 juillet, les deux prévenus demeurent sous mandat de dépôt. Leur sort continue d’alimenter un débat houleux sur la liberté d’expression et l’indépendance de la justice au Sénégal.

Procès de Bachir Fofana : tensions au tribunal et renvoi contesté de l’audience au 16 juillet

Le journaliste et chroniqueur Bachir Serigne Cheikh Sarr Fofana a comparu ce mardi devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, poursuivi pour « diffusion de fausses nouvelles » dans l’affaire de l’attribution du marché d’achat de véhicules pour l’Assemblée nationale. Ce qui s’annonçait comme une audience classique a vite viré à la tension, provoquant une suspension et un renvoi de l’affaire au 16 juillet prochain, une décision vivement contestée par la défense.

L’audience avait pourtant démarré dans le calme. À la barre, le prévenu Bachir Fofana a assumé les propos tenus dans une vidéo projetée en salle. Il y affirmait : « Le nommé Cheikh Guèye, arrêté dans une affaire de corruption impliquant l’ancien ministre Ismaïla Dior Fall, est l’attributaire du marché des véhicules de l’Assemblée nationale. »

Face au juge, Fofana a maintenu qu’au moment de ces déclarations, il croyait à leur véracité : « Je me suis basé sur une source fiable et des vérifications auprès de concessionnaires. Par la suite, on m’a informé que d’autres personnes avaient remporté le marché. Si cela se confirme, je ferai un rectificatif. » À la question du juge de savoir s’il maintenait toujours ses propos, il a répondu clairement : « Non, car d’autres informations les contredisent aujourd’hui. »

Interrogé par son avocat Me El Hadji Diouf, le journaliste a expliqué l’origine de ses informations : « Je suis dans la chambre 48 de la prison de Rebeuss. C’est là que Cheikh Guèye a été de passage. Ses codétenus m’ont dit qu’il leur avait affirmé avoir gagné le marché en question. » Cette révélation a semblé raviver les tensions entre la défense et la présidence du tribunal.

Lorsque Me El Hadji Diouf a voulu poursuivre son interrogatoire, un échange houleux s’est engagé avec le président de séance. L’incident a forcé le juge à suspendre l’audience. Dans un premier temps, le procès a été renvoyé au 16 juillet 2025. Cependant, après concertation et apaisement des tensions, la séance a repris dans la même journée.

Les avocats de la défense, notamment Mes El Hadji Amadou Sall, Moustapha Dieng, Aboubacry Barro et Pape Sène, ont dénoncé ce renvoi comme une atteinte flagrante aux droits de la défense. Ils ont estimé que rien ne justifiait un tel report et ont exigé la poursuite immédiate du procès.

L’affaire Bachir Fofana intervient dans un contexte de forte crispation entre certains médias et les institutions. Journaliste connu pour ses prises de position tranchées, Fofana cristallise un débat national sur la liberté d’expression, la responsabilité des journalistes, et la transparence des marchés publics.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°499 – 30/06/2025

🔴 DÉBAT D’ORIENTATION BUDGÉTAIRE À L’ASSEMBLÉE NATIONALE : DIBA « SAUCÉ » PAR L’OPPOSITION
🔴 LE CAS BACHIR FOFANA : EFFACER POUR FAIRE TAIRE ?

🔴 LIGUE 1 (30e J.) : LE JARAAF SIGNE SON 13e TITRE
🔴 LIGUE 1 / AUTEUR DE 12 BUTS CETTE SAISON : PAPE DOUDOU DIALLO SACRÉ MEILLEUR BUTEUR

Affaire du marché des véhicules de l’Assemblée : ce que Bachir Fofana a déclaré aux enquêteurs de la DIC

L’affaire qui secoue l’Assemblée nationale depuis plusieurs jours a connu un nouvel épisode avec l’audition du journaliste chroniqueur Bachir Fofana par la Division des investigations criminelles (DIC). Inculpé pour diffusion présumée de fausses nouvelles, il a dû s’expliquer sur ses déclarations publiques relatives au marché public portant sur l’acquisition de véhicules destinés aux députés.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération, Bachir Fofana n’a pas totalement varié dans ses affirmations. Devant les enquêteurs, il a maintenu une partie de ses déclarations, tout en reconnaissant qu’une confusion avait pu se glisser dans l’identification précise du bénéficiaire de ce marché. Il a déclaré avoir cité, lors de ses interventions à l’antenne, les noms de Cheikh Guèye et Cheikh Seck comme attributaires potentiels. Il a néanmoins précisé qu’il avait pris soin de signaler que ces informations restaient à confirmer, et qu’il se tenait prêt à les corriger si elles s’avéraient inexactes.

« Après mes déclarations, j’ai reçu l’information qu’il y avait une confusion sur l’attributaire. Si l’information s’avère inexacte, j’aurai l’humilité de revenir dessus », a-t-il affirmé aux enquêteurs, manifestant sa volonté de rectifier publiquement ses propos en cas d’erreur avérée.

Concernant la procédure d’attribution du marché, le chroniqueur a soutenu avoir parlé d’un « appel d’offres restreint » dans le but d’expliquer les différentes modalités prévues par le Code des marchés publics sénégalais. Il a ajouté que l’irrégularité qu’il entendait mettre en lumière concernait la mention d’une marque spécifique de véhicules dans les documents d’appel d’offres, ce qui, selon lui, pouvait constituer une entorse aux règles élémentaires de concurrence.

Interrogé sur l’estimation financière qu’il avait avancée publiquement, Bachir Fofana a expliqué avoir évalué le montant du marché à plus de 8 milliards de francs CFA. Il a précisé que cette estimation résultait d’un calcul reposant sur le cumul des indemnités mensuelles des députés sur la durée complète de la législature, croisé avec le prix unitaire moyen des véhicules. Il a reconnu devant les enquêteurs que cette méthode pouvait prêter à confusion, mais a insisté sur le fait qu’il n’avait pas cherché à induire l’opinion publique en erreur. Il a soutenu que ses propos étaient fondés sur des informations qu’il estimait crédibles au moment de leur diffusion.

Pour rappel, cette affaire a suscité une vive réaction du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, qui a porté plainte pour diffusion de fausses nouvelles et diffamation, accusant le journaliste d’associer l’institution parlementaire à des pratiques opaques et de ternir son image. Bachir Fofana a été placé sous mandat de dépôt. Son procès est prévu le 3 juillet prochain devant le tribunal de Dakar.

Affaire Bachir Fofana : le président de l’Assemblée nationale El Malick Ndiaye auditionné par la DIC

L’affaire opposant le journaliste Bachir Fofana au président de l’Assemblée nationale prend une tournure judiciaire de plus en plus marquée. El Malick Ndiaye a été entendu par les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre de la procédure ouverte contre le chroniqueur, poursuivi pour diffusion présumée de fausses nouvelles concernant un marché public d’acquisition de véhicules destinés aux députés.

Selon les informations révélées par le journal Libération, le président de l’Assemblée nationale a profité de cette audition pour exprimer sa profonde indignation face à ce qu’il qualifie de campagne de désinformation visant à ternir son image et à discréditer l’institution parlementaire.

Au cœur de l’affaire, les accusations portées par Bachir Fofana, qui a affirmé publiquement que ce marché avait été attribué à Cheikh Guèye, un opérateur économique mis en cause dans une procédure judiciaire pour corruption présumée et association de malfaiteurs. Des déclarations que le président de l’Assemblée nationale juge “mensongères” et “particulièrement graves”.

« Ce discours mensonger associe l’Assemblée nationale à une affaire judiciaire en cours », a-t-il expliqué, soulignant que ces propos jettent le discrédit sur le Parlement, alimentent la suspicion et sèment la confusion dans l’opinion publique.

El Malick Ndiaye a insisté sur le fait que la fonction qu’il occupe l’expose à un niveau de vigilance et de critique inhabituel, souvent instrumentalisé à des fins politiques ou médiatiques. Il a dénoncé la multiplication de rumeurs propagées sur les réseaux sociaux et certains médias, accusant “des individus malintentionnés et leurs complices” de relayer ces informations sans la moindre vérification.

Le président de l’Assemblée a également alerté sur les conséquences de ces allégations, qu’il estime dangereuses pour la crédibilité des institutions et pour la confiance des citoyens dans le fonctionnement normal des marchés publics. Il a précisé qu’aucun lien n’existe entre la procédure judiciaire en cours visant Cheikh Guèye et l’appel d’offres de l’Assemblée nationale.

Se fondant sur les dispositions des articles 255 et 260 du Code pénal sénégalais, qui répriment la diffusion de fausses nouvelles et la diffamation, El Malick Ndiaye a décidé de porter plainte contre Bachir Fofana, ainsi que contre les personnes qu’il accuse d’être ses complices et commanditaires.

À la suite de cette plainte, Bachir Fofana a été placé sous mandat de dépôt. Son procès en flagrant délit est programmé pour le 3 juillet prochain devant le tribunal de Dakar.

Cette affaire, qui survient dans un contexte où la question des rapports entre médias et pouvoirs publics est particulièrement sensible, suscite de vives réactions dans le paysage médiatique et politique sénégalais. Les organisations de presse, qui dénoncent ce qu’elles considèrent comme une atteinte aux libertés, appellent déjà à la libération du journaliste et à la recherche de solutions respectueuses des droits fondamentaux et de la déontologie.

Sénégal – Assemblée nationale : El Malick Ndiaye dénonce une campagne de désinformation et porte plainte contre le journaliste Bachir Fofana

Dans une affaire qui secoue l’institution parlementaire sénégalaise, El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale, a été entendu par la Division des investigations criminelles (DIC) dans le cadre d’une enquête portant sur la diffusion présumée de fausses informations liées à l’achat de véhicules pour les députés.

Au cœur de cette affaire : des accusations relayées par le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana, selon lesquelles le marché public relatif à l’acquisition de ces véhicules aurait été attribué à Cheikh Guèye, un individu actuellement sous contrôle judiciaire pour corruption présumée et association de malfaiteurs.

Face aux enquêteurs, le président de l’Assemblée nationale, cité par le journal Libération, a vivement dénoncé ce qu’il qualifie de « campagne de désinformation » orchestrée dans le but de ternir son image et de discréditer l’institution parlementaire. Selon lui, ces accusations, relayées massivement sur les réseaux sociaux et certains médias, reposent sur des allégations « mensongères » et « malveillantes ».

« Je suis un homme politique et président de l’Assemblée nationale, au service de la République du Sénégal. Cette double qualité fait de moi une personnalité publique très suivie. Ainsi, la moindre information me concernant est vivement commentée, avec de forts relents politiques et médiatiques », a-t-il déclaré.

El Malick Ndiaye déplore que cette affaire ait été utilisée pour jeter un discrédit injuste sur l’hémicycle : « Des individus malintentionnés, avec leurs complices, s’évertuent depuis quelque temps à diffuser de fausses nouvelles sur l’acquisition de véhicules par l’Assemblée nationale. »

Le président du Parlement réfute fermement les allégations d’un lien entre l’Assemblée nationale et une quelconque procédure judiciaire en cours, en l’occurrence celle impliquant Cheikh Guèye. Il considère que l’affirmation selon laquelle ce dernier aurait obtenu le marché de fourniture de véhicules est « une manipulation de l’opinion publique », soutenue par certains « chroniqueurs supposés » et largement diffusée via les plateformes numériques.

« Une telle information, largement relayée par un système informatique, est attentatoire à la crédibilité de l’institution parlementaire. Elle cherche à faire le lien entre des commandes de véhicules légalement effectuées et un système présumé de corruption », a-t-il martelé.

Sur la base des articles 255 et 260 du Code pénal sénégalais, El Malick Ndiaye a décidé de saisir la justice. Une plainte a été déposée contre Bachir Fofana, ainsi que contre tout complice ou commanditaire présumé. Le journaliste, interpellé en milieu de semaine, a été placé sous mandat de dépôt. Son procès est prévu pour mercredi prochain.

Cette affaire, à la croisée du droit, de la politique et de la liberté de la presse, suscite déjà de vives réactions au sein de l’opinion publique. Si certains dénoncent une tentative d’intimidation des voix critiques, d’autres estiment nécessaire de préserver la dignité des institutions face à la prolifération de fausses informations.

Affaire Bachir Fofana : entre liberté de la presse, justice sélective et rupture introuvable ( Par Par Mouhamed Samb, journaliste )

Le journaliste d’abord
 Comme tout journaliste, Bachir Fofana bénéficie de la liberté d’expression garantie par la Constitution. Cette liberté fondamentale lui permet d’analyser l’actualité, d’interroger les faits et de livrer ses lectures, aussi critiques soient-elles. On peut ne pas partager ses positions, on peut même remettre en question l’équilibre de certaines de ses analyses — cela ne fait pas de lui un journaliste de moindre valeur.

Le journalisme est un métier à risque. L’erreur peut exister, une source peut se révéler fragile. Cela fait partie de l’exercice. Mais arrêter un journaliste dans le cadre de ses fonctions revient à porter atteinte à cette liberté d’expression, socle de toute démocratie. Il existe des mécanismes de régulation, comme le CORED, qui peuvent être mobilisés pour arbitrer ce type de situations — à condition qu’ils soient renforcés et réellement opérationnels.

Concernant l’affaire du marché des véhicules, pourquoi l’Assemblée nationale n’a-t-elle pas jugé utile de publier un démenti formel aux affirmations de Bachir Fofana ? Pourquoi tarde-t-elle à éclairer l’opinion sur le choix supposé d’une entreprise étrangère pour ce marché public ? Et si violation du principe de préférence nationale il y a, pourquoi ne pas la clarifier, documents à l’appui ? Il y a, en réalité, des urgences autrement plus importantes que celle d’un marché de véhicules.

La justice en question
 Si le procureur s’est effectivement autosaisi dans cette affaire, il y a lieu de s’interroger. Pourquoi Bachir Fofana ? Pourquoi un journaliste ? Et surtout, pourquoi maintenant ?

On ne compte plus les dossiers sensibles, les délits manifestes, les atteintes graves à la chose publique qui n’ont suscité aucune réaction du parquet. Est-ce cela, la justice de rupture ? Une justice qui cible les journalistes pendant que d’autres affaires, autrement plus graves, dorment dans les tiroirs ?

Une Assemblée loin du peuple
 En tant que citoyens, sans étiquette politique, nous nous interrogeons sur ce que signifie réellement une « Assemblée de rupture ». La 15e législature ne nous ressemble pas. Elle ne répond pas à nos attentes. Elle semble plus prompte à s’occuper de véhicules pour députés qu’à exiger la publication des rapports d’exécution budgétaire, pourtant encadrée par la loi.

N’est-ce pas au Parlement de contrôler l’action du gouvernement ? La rupture ne se proclame pas dans les discours. Elle se prouve dans les actes. Des actes concrets, courageux, qui servent l’intérêt général.

Crier « rupture » ne suffit pas. Il faut la matérialiser.

Libérez Bachir Fofana.

Libération de Bachir Fofana : la CAP interpelle l’Assemblée nationale et dénonce une atteinte à la liberté de la presse

La Coordination des Associations de Presse (CAP) a franchi un nouveau palier ce jeudi en intensifiant sa mobilisation pour obtenir la libération immédiate du journaliste-chroniqueur Bachir Fofana, placé en garde à vue depuis le 25 juin pour « diffusion de fausses nouvelles ».

Une délégation regroupant les principales organisations médiatiques du pays s’est rendue à l’Assemblée nationale afin de rencontrer le cabinet du président El Hadji Malick Ndiaye. Dans un communiqué transmis à Ledakarois, la CAP a salué « la diligence avec laquelle cette audience a été accordée par le Président, bien qu’il ait été appelé à la présidence de la République à la dernière minute ».

Au cours de cette rencontre, les représentants de la presse ont présenté deux demandes jugées prioritaires : le retrait pur et simple de la plainte contre Bachir Fofana et sa relaxe immédiate, ainsi que l’implication active du président de l’Assemblée nationale dans un processus de pacification durable des relations entre le pouvoir exécutif et les acteurs des médias. Selon la CAP, les premières démarches pour obtenir une réponse rapide des autorités auraient déjà été engagées.

L’organisation professionnelle dit exprimer sa « vive inquiétude » après cette interpellation qu’elle considère comme une atteinte grave à la liberté d’expression et de la presse. Elle estime que ce placement en détention « soulève de sérieuses interrogations quant au respect des libertés fondamentales, notamment la liberté d’informer, pilier essentiel de toute démocratie ».

Dans son communiqué, la CAP dénonce fermement ce qu’elle qualifie de « dérive inquiétante », pointant « des convocations et emprisonnements qui incitent à l’autocensure » et une mesure jugée « disproportionnée » pour un simple délit présumé de diffusion de fausses nouvelles. Elle regrette que les mécanismes d’autorégulation, tels que le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie (CORED), n’aient pas été sollicités en amont pour examiner le différend.

Face à cette situation, la Coordination propose des solutions alternatives plus respectueuses des équilibres démocratiques. Elle estime qu’« un rectificatif ou une mise en demeure aurait été une approche plus appropriée, en parfaite conformité avec les principes de déontologie journalistique ».

La CAP rappelle que les dirigeants des organisations membres ont toujours privilégié la médiation et le dialogue comme moyens de résolution des litiges, et précise que des démarches concrètes ont été entreprises avec les différentes parties prenantes pour éviter l’incarcération et prévenir la répétition de tels incidents.

Réaffirmant sa détermination à suivre avec la plus grande vigilance l’évolution de ce dossier sensible, la CAP lance un appel pressant aux autorités judiciaires et politiques en faveur de « la libération immédiate de Bachir Fofana » et exige « le respect scrupuleux des droits des journalistes ». Dans le même temps, l’organisation rappelle aux professionnels de l’information leur responsabilité collective : « L’obligation de respecter les rigueurs professionnelles du métier est la meilleure garantie de ne pas s’exposer inutilement à des poursuites judiciaires ».

Affaire Bachir Fofona : le journaliste déféré au parquet pour diffusion de fausses nouvelles

Le journaliste Bachir Fofona a été déféré, ce vendredi, au parquet de Dakar par la Division spéciale de cybercriminalité (Dsc). Il est poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, à la suite de déclarations polémiques sur l’acquisition de véhicules destinés aux députés de l’Assemblée nationale.

Interpellé mercredi sur ordre du ministère public, Bachir Fofona a été placé en garde à vue dans les locaux de la Dsc, après avoir relayé sur les réseaux sociaux des informations jugées erronées et non vérifiées concernant un prétendu scandale lié aux conditions d’achat desdits véhicules. Selon les autorités, ses propos auraient contribué à propager une fausse information susceptible de troubler l’ordre public et de jeter le discrédit sur une institution républicaine.

Le journaliste passera la journée dans les locaux du tribunal, communément appelés « la cave », en attendant d’être présenté au procureur de la République. Il appartiendra à ce dernier de décider d’un éventuel placement sous mandat de dépôt ou d’une remise en liberté provisoire.

Cette affaire relance le débat sur la liberté de la presse et la responsabilité des journalistes, dans un contexte national marqué par des tensions entre certains organes de presse et les autorités judiciaires. Plusieurs organisations de défense des droits humains et de la liberté d’expression suivent de près cette procédure, dénonçant ce qu’elles considèrent comme une instrumentalisation de la justice pour museler les voix critiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°496 – 26/06/2025

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Plainte de El Malick Ndiaye contre le journaliste Bachir Fofana : Alioune Tine plaide pour le dialogue et la transparence

La récente plainte déposée par El Malick Ndiaye, président de l’Assemblée nationale du Sénégal, contre le journaliste Bachir Fofana a suscité une vive réaction dans le paysage politique et médiatique national. L’affaire, qui repose sur des accusations de « diffusion de fausses nouvelles et diffamation », a conduit le chroniqueur de la Sentv à être convoqué ce mercredi par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Une démarche qui ne laisse pas indifférent.

Parmi les premières voix à s’élever contre cette judiciarisation, celle d’Alioune Tine, fondateur du think tank Afrikajom Center et figure de proue du combat pour les droits humains en Afrique de l’Ouest. Dans une déclaration postée sur le réseau social X (anciennement Twitter), l’ancien responsable de la Raddho et d’Amnesty International section Afrique de l’Ouest a exprimé de sérieuses réserves quant à la voie choisie par le président de l’Assemblée nationale.

« Dans le contexte actuel de transition politique au Sénégal, marqué par une dynamique démocratique renouvelée et une opinion publique plus exigeante, la judiciarisation du débat politique n’est pas souhaitable », a déclaré Alioune Tine. Il invite ainsi à plus de retenue et de responsabilité de la part des détenteurs du pouvoir, dans un environnement où la liberté de la presse et le débat public sont devenus plus ouverts et critiques.

Pour Alioune Tine, une réponse politique et institutionnelle aurait été plus adaptée. « Le président de l’Assemblée nationale aurait pu mobiliser ses conseillers juridiques pour faire un démenti, en donnant toutes les informations utiles susceptibles d’édifier l’opinion sur la transparence de sa gestion et, à la limite, accompagnée d’une mise en garde ferme. Ça suffit largement », a-t-il suggéré.

Cette affaire remet sur la table la question de la protection des journalistes face aux menaces judiciaires, dans un pays où la presse joue un rôle déterminant dans la régulation démocratique. Elle alimente aussi les débats autour de l’utilisation de la justice dans des conflits d’opinion, au moment où le Sénégal s’engage dans une nouvelle ère institutionnelle sous la gouvernance de Bassirou Diomaye Faye.

En toile de fond, les accusations de Bachir Fofana portaient sur un marché public de véhicules que l’Assemblée nationale aurait attribué à Cheikh Guèye, un acteur impliqué dans une autre affaire sensible. Un sujet brûlant qui aurait mérité, selon plusieurs observateurs, une réponse factuelle et transparente plutôt qu’un recours à la justice pénale.

Le journaliste Bachir Fofana placé en garde à vue pour diffusion de fausses nouvelles

Le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana a été placé en garde à vue ce mercredi 25 juin 2025, à l’issue de son audition à la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSLC). Selon les informations rapportées par 2AS Media, il est poursuivi pour “diffusion de fausses nouvelles”, en lien avec ses récentes déclarations sur une affaire sensible impliquant l’Assemblée nationale.

D’après des sources proches du dossier, c’est suite à ses révélations sur les conditions d’acquisition de véhicules destinés aux députés que le procureur de la République se serait auto-saisi. Bachir Fofana avait émis des critiques publiques à travers ses chroniques, soulevant des interrogations sur la transparence et la régularité de cette opération financière. Ses propos, largement relayés sur les réseaux sociaux, ont suscité une vive controverse et une réaction rapide des autorités judiciaires.

À son arrivée dans les locaux de la DSLC, les enquêteurs lui auraient notifié l’ouverture d’une procédure judiciaire fondée sur la diffusion de contenus jugés mensongers et de nature à perturber l’ordre public. Malgré la garde à vue, aucune déclaration officielle n’a encore été faite par le parquet ni par les avocats du journaliste.

L’affaire suscite déjà une vague d’indignation au sein de la corporation des journalistes et des défenseurs de la liberté de la presse. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles considèrent comme une tentative d’intimidation à l’égard d’un professionnel de l’information dans l’exercice de sa mission.

À noter que Bachir Fofana n’en est pas à sa première polémique. Connu pour ses chroniques incisives et son ton critique, il s’est imposé comme l’un des journalistes les plus suivis sur les questions de gouvernance et de transparence publique au Sénégal.

L’évolution de cette affaire sera suivie de près dans les prochaines heures, alors que la garde à vue pourrait déboucher sur une éventuelle mise en examen ou une libération sous conditions.

Affaire à suivre.

DSC : Le chroniqueur Bachir Fofana placé en garde à vue suite à une plainte du président de l’Assemblée nationale

Le chroniqueur Bachir Fofana a été placé en garde à vue ce lundi à la Division spéciale de la cybersécurité (DSC), après y avoir été entendu dans la matinée. Cette mesure fait suite à une plainte déposée par le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, par le biais de son avocat, Me Bamba Cissé.

L’affaire a été rendue publique par Bachir Fofana lui-même, qui avait informé ses abonnés sur Facebook de sa convocation, citant le journal Libération comme première source de l’information. Selon les premiers éléments, la plainte viserait des propos tenus ou publiés par le chroniqueur sur les réseaux sociaux, que la partie plaignante considère comme diffamatoires ou attentatoires à l’honneur de l’institution parlementaire et de son président.

Pour l’heure, les motifs exacts de la garde à vue n’ont pas été officiellement précisés par les autorités, mais les faits reprochés à Bachir Fofana s’inscriraient dans le cadre de la loi sur la cybercriminalité, souvent invoquée dans des affaires impliquant des publications sur les réseaux sociaux.

La garde à vue intervient dans un contexte marqué par une recrudescence des poursuites contre des activistes, blogueurs ou chroniqueurs très suivis sur les plateformes numériques. Une tendance qui relance le débat sur la liberté d’expression et l’usage du droit pénal pour encadrer la critique publique, notamment envers des personnalités politiques.

Les soutiens du chroniqueur dénoncent déjà une tentative d’intimidation, alors que d’autres appellent à respecter la procédure judiciaire pour faire la lumière sur cette affaire.

Affaire des véhicules de l’Assemblée nationale : Bachir Fofana convoqué par la Division spéciale de cybersécurité ce mercredi

Le dossier controversé sur l’achat de véhicules par l’Assemblée nationale continue de susciter beaucoup de réactions et est désormais à l’origine d’une action légale. Ce mercredi matin, le journaliste et chroniqueur Bachir Fofana a révélé avoir reçu une convocation de la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Sur sa page Facebook, il a précisé qu’il devait se présenter à 10 heures au siège de la DSC concernant « une affaire le concernant ».

Cette convocation survient dans un contexte où la polémique autour de l’attribution d’un marché public lié à l’achat de véhicules par l’Assemblée nationale ne cesse de prendre de l’ampleur. D’après le journal Libération, cette démarche légale aurait été initiée par le président de la chambre parlementaire, El Malick Ndiaye, qui aurait déposé une plainte contre le journaliste pour « propagation de fausses informations et diffamation ».

La plainte a été formulée par Me Bamba Cissé, avocat représentant le président de l’Assemblée. À l’origine de cette démarche, plusieurs déclarations récentes de Bachir Fofana, notamment lors de ses apparitions dans l’émission La Réplica sur Sentv. Il aurait affirmé que la direction de l’Assemblée avait attribué un contrat pour des véhicules à Cheikh Guèye, un nom également cité dans l’affaire du Tribunal de Pikine-Guédiawaye, aux côtés de l’ancien ministre de la Justice Ismaïla Madior Fall.

Ces propos considérés comme graves et sans fondement par les plaignants ont mené à cette action qui, selon certaines sources, viserait à « redorer le blason de l’Assemblée nationale face à une campagne de discrédit organisée ».

Ce développement ne passera pas inaperçu chez les défenseurs de la liberté de la presse. Déjà, plusieurs voix s’expriment sur les réseaux sociaux pour dénoncer ce qu’ils voient comme une tentative d’intimidation envers un journaliste d’investigation. D’autres plaident pour laisser la justice agir tout en soulignant l’importance de vérifier les informations avant toute déclaration publique.

Dans tous les cas, cette affaire remet sur la table les relations souvent tendues entre les institutions publiques et certains journalistes, dans un contexte où la demande de transparence est de plus en plus renforcée. Il reste à voir si cette convocation conduira à des actions légales ou si elle ne sera qu’une étape dans un dossier en évolution.

Appel à la vigilance morale : Bachir Fofana demande une action contre la promotion de contenus dérangeants

Dans un contexte où la préservation des valeurs morales et des bonnes mœurs est souvent mise à l’épreuve par des expressions artistiques provocantes, un nouveau cas suscite l’indignation au Sénégal. Bachir Fofana, une figure publique bien connue, a exprimé son mécontentement face aux actions d’une rappeuse récemment médiatisée. Fofana appelle le Procureur de la République à intervenir sans attendre qu’une plainte formelle soit déposée par une organisation.

En 2016, la rappeuse Déesse Major avait été arrêtée pour avoir porté en public une tenue jugée extravagante. Cette arrestation faisait suite à une plainte déposée par le Comité pour la défense des valeurs morales au Sénégal (Cdvm). Les accusations portaient sur l’attentat à la pudeur et l’atteinte aux bonnes mœurs, soulignant ainsi la vigilance de la société sénégalaise quant à la protection de ses valeurs morales.
Bachir Fofana exhorte les organisations engagées dans la préservation des mœurs, telles que And Samm Jikko yii de Abaabakar Mbuub et l’Ong Islamique Jamra, à agir rapidement et déposer une plainte contre la rappeuse en question. Selon Fofana, la balle est dans leur camp pour empêcher la promotion de comportements jugés indécents.
Fofana a également critiqué RTS1 Sénégal, accusant la chaîne de télévision de faire la promotion de la débauche et du dévergondage. Il appelle Pape Alé Niang et l’équipe de RTS1 à offrir une programmation de qualité qui soit en adéquation avec les valeurs sénégalaises, afin de ne pas encourager des comportements contraires aux normes sociales.
Cet appel à l’action de Bachir Fofana pourrait relancer un débat national sur la liberté d’expression artistique et les limites imposées par la morale publique. La jurisprudence du cas Déesse Major montre que les actions légales peuvent suivre rapidement si les valeurs morales de la société sont perçues comme étant menacées.
La préservation des mœurs et des valeurs morales est un sujet sensible au Sénégal. L’appel de Bachir Fofana à agir contre la rappeuse montre la tension entre la liberté artistique et les attentes sociétales. Les prochaines étapes dépendront des actions des organisations de préservation des mœurs et de la réponse du Procureur de la République. Le débat sur les valeurs morales et la liberté artistique est loin d’être résolu et continuera probablement à susciter des discussions passionnées.

Bachir Fofana, journaliste : « À défaut d’une déclaration de politique générale, Ousmane Sonko préfère une déclaration de guerre à la presse »

La vague d’indignations des acteurs de la presse se poursuit de plus belle! C’est autour du journaliste Bachir Fofana de se joindre à d’autres confrères qui ont fustigé la sortie du président du Pastef, ce dimanche au Grand Théâtre lors d’une conférence face à la JPS. « Le premier ministre est attendu pour faire sa déclaration de politique générale. Il nous faut savoir où est-ce qu’il compte nous amener. Jusqu’à présent, il est difficile de se faire une idée de son PROJET qui est selon moi du Naxee Mbaay. À défaut d’une déclaration de politique générale, c’est une déclaration de guerre qu’il a présentée contre la presse… », a regretté Bachir Fofana qui s’est exprimé sur le discours de Ousmane Sonko.

Selon le journaliste, « les sénégalais n’ont pas envie de voir un premier ministre qui se comporte toujours comme un opposant au pouvoir. Il n’a pas encore compris que sa préoccupation première, c’est de s’attaquer aux urgences de l’heure.. son énergie et son temps ne doivent pas être utilisés pour combattre cette presse qui n’est pas son ennemi. La presse est là pour être la conscience du pouvoir. Il doit lui rappeler ses engagements », indiquera-t-il, considérant que cette même presse que l’on semble menacer, c’est elle qui a été debout jusqu’à ce que certains soient confondus comme étant des partisans de Pastef. « Des journalistes ont pris fait et cause pour Sonko au point même de tordre l’éthique et la déontologie dans le traitement de l’information». Il ne faut pas ouvrir un conflit permanent avec la presse, selon Bachir Fofana qui rappelle que les journalistes doivent savoir que leur métier, c’est d’être la conscience des gens au pouvoir et de faire le travail de journaliste correctement. « Il faut savoir que ce qui fait mal à Ousmane Sonko, ce sont ses VAR qu’on lui rappelle. Aujourd’hui, les VAR sont une discipline dans la presse parce qu’on parle de fact checking ».
« Ousmane Sonko n’a rien fait pour rendre à la presse sa dignité. En tant qu’opposant, tout le monde l’a vu accorder des interviews qu’à des médias qui lui sont favorables», martèle le journaliste.
Pour ce qui est de la situation fiscale des médias, le journaliste Bachir Fofana estime qu’elle doit être réglée : « tous les acteurs économiques se doivent de payer l’impôt. Je ne suis pas d’accord pour une amnistie fiscale. Cela encourage la médiocrité. Mais ce qu’il faut, c’est une fiscalité propre aux médias. Nous invitons Ousmane Sonko à s’assoir avec les acteurs des médias pour trouver ensemble des solutions consensuelles face aux problèmes…mais ce n’est pas en menaçant les journalistes que nous allons parvenir à régler cette situation » conclut-il.


ledakarois.sn avec dakaractu

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°197 – du 10/06/2024

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