Affaire Arcelor Mittal : de nouvelles convocations relancent le dossier

L’affaire Arcelor Mittal refait surface et connaît une tournure décisive. Selon des informations révélées par Libération, le doyen des juges du premier cabinet d’instruction du tribunal hors classe de Dakar a lancé trois convocations visant des dignitaires de l’ancien régime. Ceux-ci devront être entendus prochainement, à ce stade, en qualité de témoins.

Pour rappel, une information judiciaire avait été ouverte par le parquet de Dakar sur la base d’une plainte avec constitution de partie civile déposée par l’État du Sénégal. Le dossier visait Arcelor Mittal Holdings AG (anciennement Mittal Steel Holdings AG) ainsi que cinq de ses filiales : Arcelor Mittal, Arcelor Mittal Limited, Arcelor Mittal Holland II BV, Arcelor Mittal Mining Sénégal SA et Arcelor Mittal Infrastructures Sénégal SA.

Les chefs d’accusation étaient lourds : association de malfaiteurs, corruption, recel, blanchiment de capitaux, escroquerie et complicité. La Direction des investigations criminelles (DIC) avait même été mobilisée pour notifier des convocations aux représentants du groupe, mais ceux-ci étaient restés introuvables à l’époque.

Au cœur du contentieux se trouve l’accord transactionnel signé le 30 mai 2014 entre l’État du Sénégal et Arcelor Mittal. L’affaire avait fait grand bruit car l’État, initialement, réclamait entre 1 600 et 3 300 milliards de francs CFA devant la Chambre de commerce internationale (CCI). Contre toute attente, le litige avait finalement été soldé pour 150 millions de dollars, soit environ 90 milliards de francs CFA.

Cette différence abyssale entre les montants réclamés et la transaction conclue avait alimenté de nombreuses interrogations sur les conditions de l’arrangement, ainsi que sur les éventuelles responsabilités politiques et administratives impliquées.

Dix ans après, la relance des auditions par le doyen des juges marque un tournant. Ces nouvelles convocations pourraient contribuer à éclairer les zones d’ombre entourant cette affaire complexe, qui mêle enjeux financiers colossaux et soupçons de corruption au sommet de l’État.

Le Président Bassirou Diomaye Faye entame une visite officielle de huit jours au Japon

Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce lundi 18 août 2025 pour une visite officielle de huit jours au Japon. Ce déplacement s’inscrit dans une dynamique de renforcement de la coopération bilatérale et du rayonnement diplomatique du Sénégal sur la scène internationale.

Durant son séjour, le Chef de l’État prendra part à deux événements majeurs. D’abord, la 9ᵉ édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), rendez-vous stratégique où seront discutées les perspectives de coopération entre le Japon et le continent africain dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’éducation, la santé et la gouvernance.

Ensuite, le Président Diomaye Faye assistera à la Journée du Sénégal à l’Exposition universelle Osaka Kansai 2025, une vitrine exceptionnelle pour promouvoir le potentiel économique, culturel et touristique du pays. À travers cette participation, Dakar entend séduire de nouveaux partenaires et attirer davantage d’investissements directs étrangers.

Selon la Présidence, ce déplacement vise non seulement à défendre les priorités nationales, mais aussi à consolider un partenariat stratégique avec le Japon dans les domaines de l’innovation, du développement durable et de l’investissement productif.

Le retour du Chef de l’État à Dakar est prévu pour le 26 août 2025.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°537 – 18/08/2025

🔴 L’ALERTE DE BOUGANE SUR LE DANGER D’UN ÉTAT QUI CONSOMME AU LIEU D’INVESTIR : « UNE CROISSANCE EN TROMPE-L’ŒIL »
🔴 MOBILISATION À PARIS / « DÉFENSE DE L’ÉTAT DE DROIT ET DE LA DÉMOCRATIE » : LA DIASPORA UNIE POUR BADARA GADIAGA

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 / SÉNÉGAL – SOUDAN DU SUD : DUEL DES AMBITIONS !
🔴 IDÉES : GRAND FRÈRE CHEIKH SECK, FOCUS SUR VOTRE TRAVAIL, LA HAINE EST LE TRIBUT QUE L’ENVIE PAIE AU MÉRITE (Par Mbaye Jacques Diop)

Rapport d’exécution budgétaire : « Le miroir d’un pouvoir qui s’éloigne des exigences de transparence » (Papa Malick Ndour)

La publication du rapport d’exécution budgétaire du second trimestre 2025 continue de susciter des réactions. Parmi les voix les plus critiques, celle de l’ancien ministre Papa Malick Ndour, également coordonnateur des cadres de l’Alliance pour la République (APR), qui voit dans ce document officiel le reflet d’un régime « incapable d’assurer une gestion publique crédible ».

Tout en saluant le respect du calendrier de publication, il estime que ce rapport met surtout en lumière de graves insuffisances, révélatrices d’une gouvernance marquée par « l’opacité et l’inefficacité ».

Selon l’ancien ministre, l’un des points les plus préoccupants reste la méthodologie employée. Il dénonce une « rupture méthodologique » qui, en supprimant les données relatives aux moins-values et plus-values des recettes, prive les citoyens d’un indicateur essentiel pour mesurer la performance de l’exécutif. Pour Papa Malick Ndour, ce choix n’est pas fortuit : il s’agirait d’une « opacité délibérée » destinée à masquer les contre-performances éventuelles du gouvernement.

L’opposant pointe également un désengagement inquiétant des partenaires techniques et financiers. Le rapport mentionne en effet qu’aucun franc n’a été mobilisé sur les 45 milliards d’appui budgétaire initialement prévus. Quant aux dons en capital, sur une enveloppe attendue de 241,6 milliards, seuls 19 milliards ont été effectivement reçus. Une situation qui, selon lui, illustre la défiance croissante des bailleurs de fonds vis-à-vis d’un pouvoir « affaibli par des choix économiques incohérents et des promesses non tenues ».

Mais c’est surtout le chapitre de l’investissement public qui alerte Papa Malick Ndour. Les chiffres officiels révèlent qu’en six mois d’exercice budgétaire, à peine 11,9 milliards de francs CFA ont été consacrés à l’investissement public, soit moins de deux milliards par mois. Un niveau jugé extrêmement bas, surtout lorsqu’on le compare aux 27 milliards dépensés chaque mois pour le fonctionnement de l’État. Ce déséquilibre, affirme-t-il, illustre une orientation budgétaire tournée vers « des dépenses de prestige et de confort du pouvoir », au détriment des investissements structurants capables de soutenir durablement la croissance et de répondre aux attentes sociales.

Masse salariale de l’État : plus de 724 milliards dépensés au premier semestre 2025

Le ministère des Finances et du Budget a publié son rapport d’exécution budgétaire pour le deuxième trimestre 2025. Le document révèle que la masse salariale de l’État a atteint 724,1 milliards de francs CFA sur les six premiers mois de l’année, soit 48,7 % des crédits ouverts pour l’exercice en cours.

Comparée à la même période en 2024, la masse salariale a enregistré une augmentation de 22,9 milliards de francs CFA, correspondant à une hausse de 3,3 %. Cette progression, bien que modérée, traduit la poursuite de la dynamique d’expansion des effectifs et des revalorisations salariales engagées ces dernières années.

La répartition des dépenses confirme la prédominance des salaires dans la structure des charges de l’État. Ainsi, sur les 724,1 milliards dépensés, 710,1 milliards de francs CFA ont été affectés à la rémunération des salariés, soit 98,1 % du total.

Les dépenses de prestations sociales (pensions d’invalidité, dépenses de santé et capitaux décès) se chiffrent à 14 milliards de francs CFA, représentant 1,9 % du total.

Au 30 juin 2025, l’État employait 188 576 agents, dont 183 549 agents permanents (fonctionnaires et non-fonctionnaires) et 5 027 agents contractuels. Ce volume traduit le poids considérable de la fonction publique dans les finances publiques, dans un contexte où la maîtrise de la masse salariale reste un enjeu majeur de soutenabilité budgétaire.

Avec près de la moitié des crédits déjà consommés à mi-parcours de l’année, le gouvernement devra veiller à maintenir un équilibre entre la nécessaire rémunération de ses agents et la capacité de financement des investissements publics. La soutenabilité de la masse salariale demeure ainsi l’un des chantiers prioritaires de la réforme des finances publiques.

Thierno Alassane Sall relance le dossier du marché controversé de l’Aser confié à Aee Power Epc

Le député et leader du mouvement République des valeurs (RV), Thierno Alassane Sall, a de nouveau attiré l’attention sur le marché attribué par l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) à la société espagnole Aee Power Epc. À son retour d’un voyage en Espagne, l’ancien ministre a publié un document détaillant une série de virements financiers qu’il estime irréguliers, pour un montant cumulé de plus de cinq milliards de francs CFA.

Des virements suspects en juin 2024

Selon Sall, le récapitulatif des paiements de primes liés aux garanties contractées indique que :

14 juin 2024 : Deux virements de 641 328 € chacun (420 683 329 F CFA) pour les « primes garantie restitution avance démarrage » et « prime garantie restitution avance dépenses engagées ». Un virement supplémentaire de 162 288 € (106 454 015 F CFA) au titre de la « prime garantie bonne exécution ». 20 juin 2024 : Un virement de 2 800 500 € (1 837 007 579 F CFA) pour le « deposit 10 % – garantie restitution avance démarrage ». Un autre du même montant pour la « garantie avance sur dépenses engagées ». Enfin, un virement de 700 350 € (459 399 485 F CFA) pour la « garantie bonne exécution ».

Au total, ces transferts représentent 7 746 293 €, soit 5 081 235 314 F CFA.

Des doutes sur la légalité des opérations

Pour le député, ces mouvements financiers soulèvent de graves irrégularités. Il rappelle avoir adressé en juin 2025 une question écrite au ministre des Finances, restée sans réponse officielle, contrairement aux prescriptions du règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

« Ce silence s’explique sans doute par le fait que ces paiements ont été effectués en violation de la réglementation en vigueur », avance Thierno Alassane Sall.

Des avances utilisées pour payer les primes ?

L’ancien ministre va plus loin en mettant en garde contre une pratique qu’il juge « extrêmement préoccupante » :

« Au vu des dates de libération des avances (11 juin 2024) et de paiement des primes (14 juin 2024), tout porte à croire que l’argent des avances ait été utilisé par Aee Power Epc pour honorer ces mêmes primes. »

Me Mame Adama Guèye : « Le tandem Diomaye-Sonko doit passer du discours aux actes »

Invité de l’émission Grand Jury de la RFM ce dimanche 17 août, l’avocat et ancien bâtonnier, Me Mame Adama Guèye, a livré une analyse sans concession sur les premiers mois du tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko à la tête du Sénégal. Selon lui, « il ne s’agit plus de discours, mais d’actes », surtout en matière de réformes institutionnelles.

Pour Me Guèye, si le discours de rupture reste toujours audible, il n’est pas encore incarné dans des mesures concrètes. « Le discours de rupture est toujours présent, mais il n’est pas encore incarné dans des réformes structurelles », a-t-il regretté. Il estime notamment que le maintien de l’architecture institutionnelle actuelle continue de soumettre le pouvoir judiciaire à l’exécutif, une situation qu’il juge incompatible avec l’ambition de refondation annoncée.

L’ancien bâtonnier a également pointé du doigt la persistance d’une logique partisane dans les nominations opérées par le nouveau régime. « Les Sénégalais attendaient une gouvernance plus inclusive. Or, on constate encore une reproduction des pratiques anciennes. Les nominations ont été faites en fonction des connivences et de la proximité avec le pouvoir en place. Et ça, c’est une répétition de ce qui s’est passé », a-t-il déclaré au journaliste Georges Déthié Diop.

Membre fondateur du Forum civil, Me Mame Adama Guèye a mis en garde contre une désillusion rapide de la jeunesse. « La jeunesse, qui a porté ce régime au pouvoir, ne pardonnera pas une reproduction des travers de l’ancien système. Le tandem Diomaye-Sonko doit faire ses preuves dès maintenant », a-t-il averti.

COÛTS, AVANTAGES DU MAINTIEN OU DU DÉPART DES NATIONS UNIES AU SÉNÉGAL 

Le siège des Nations Unies à Diamniadio devrait employer environ 2 000 personnes. Ce nouveau complexe, appelé la Maison des Nations unies, allait regrouper les 34 agences de l’ONU présentes au Sénégal et permettrait une meilleure coordination de leurs actions dans la région. 

Parlons des nombres d’emplois nationaux et internationaux et de la masse salariale que ça peut générer par mois vu que ce sont des salaires assez importants :

Chauffeur expérimentés (5ans) 1 Millions de  salaire plus la prise en charge médicale et sociale de ses enfants.

Les autres postes réservés aux nationaux avec des salaires allant de 300 milles à 5millions selon l’ancienneté.

Les expatriés sous contrats internationaux avec les Nations Unies ont des salaires avoisinant 8000 à 16000 dollars, ils seront obligés de prendre des maisons et appartements grands standing allant jusqu’à 2millions par mois dans les quartiers sécurisés.

Ils seront obligés d’investir dans le pays vue le niveau de salaires assez élevés, ils vont devoir consommer au niveau local.

 

La vision du Président Macky SALL en voulant installer ce hub des Nations Unies en Afrique de l’Ouest c’était aussi pour booster la ville de Diamniadio et les communes environnantes, c’était pour booster le tourisme local avec le développement de la petite côte vu que bon nombre d’employés expatriés avaient choisis Saly et environs pour y habiter. C’était également pour booster l’immobilier,  la présence des grandes surfaces commerciales.

Mais le plus important sur la valeur ajoutée avec l’implantation de ce hub Nations Unies au Sénégal c’était également de faire décoller le secteur de l’aviation au Sénégal, c’était pour permettre à Air Sénégal de développer de nouvelles lignes internationaux, puisque ce hub des Nations Unies à Diamniadio c’était un bon nombre de conférence par semaine et d’activités internationaux que le Sénégal allait accueillir comme ça se fait à New-York, à Genève, à Nairobi…

Ce qui va engendrer forcément une attirance de la destination Sénégal avec une opportunité de créer des lignes pour la compagnie nationale Air Sénégal beaucoup plus rentables. 

 

La Vision du Président Macky SALL était au delà de dire que nous avons le siège des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest à Diamniadio, c’était une vision globale d’une valeur ajoutée qui allait s’accrocher à un projet global de développement. 

 

Si on sort pas de ces considérations purement politiciennes et évaluer en terme d’opportunités ce que le Siège des Nations Unies à Diamniadio nous apporte on va passer complètement à côté.

Ce Siège est un élément important pour faire de Diamniadioune ville Tampon qui va accentuer la création d’une Mégalopolis, Dakar, Diamniadio, Thies, Mbour, à l’instar des Mégalopolis américaine (de Boston à Washington), ou la mégalopole centre-européenne (de Londres à Milan) et la mégalopole japonaise (de Tokyo à Fukuoka).

 

Une toile d’araignée qui allait désengorger Dakar pour faire de Diamniadio la capitale administrative du Sénégal, avec le TER qui allait relier Dakar Diamniadio AIBD et AIBD Mbour 

 

Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye ressaisissez vous, reprenez les discussions avec les Nations Unies, renégocier… mais surtout n’abandonner pas le projet. 

Le Sénégal gagnerait à tous les niveaux avec ce hub des Nations Unies, la diplomatie kenyane vient de marquer un grand coup en attirant au Kenya trois grandes agences des Nations Unies faisant de Nairobi la plaque tournante clé des opérations de l’ ONU avec de nouveaux bureaux qui vont héberger le programme pour le Fond des Nations Unies pour l’enfance, le Fond des Nations Unies pour la population et l’entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Ces trois bureaux s’ajouteront au deux sièges mondiaux de l’ONU déjà existantes à Nairobi qui ont occasionné 6500 employés, 11 000 familles et personnes en charges, sans compter un investissement direct de l’ONU pour un montant de 340 millions de dollars pour moderniser les infrastructures de Nairobi 

 

S’inspirant de cette diplomatie très réactive de Kenya vous devriez reprendre les négociations et voir les opportunités qui s’offrent à nous avec ce hub des Nations Unies au Sénégalmême si l’état renonce à 60 millions de locations annuelle en revanche cette agence des Nations Unies à Diamniadio fera gagner à l’état plus de 200 millions  de masse salariale mensuelle pour des nationaux et des expatriés c’est plus d’1 milliards par année dont la moitié sera pour les nationaux, une bonne partie de l’autre moitié sera forcément dépensés en consommation au Sénégal. 

 

Sans compter les investissements qui se feront par les autres partenaires de l’ONU dans l’Éducation, la Santé et le Social.

 

Cette vision du Président Macky SALL compte tenu de la stabilité du pays de faire un hub à l’image de ce qui se fait à New-York, à Genève, à Vienne, à Nairobi est une innovation extrêmement importante pour le développement économique et l’intégration du Sénégal dans le concert des grandes nations.

 

Ça fait une année que le personnel des Nations Uniestravail en ligne, une année que les contrats de location ont été résilié, aujourd’hui avec la suspension de la subvention des États-Unis qui étaient autour de 40% des financements de L’ONU, beaucoup d’agences un peu partout dans le monde sont entrain de réduire le personnel, le Sénégal perdrait à ne pas accueillir le Siège des Nations Unies à Diamniadio.

Soya Diagne

Une croissance en trompe-l’œil : Bougane Guéye Dany alerte sur « le vrai danger d’un État qui consomme au lieu d’investir »

Le président du mouvement Gueum Sa Bopp – Jambaars, Bougane Guéye Dany, a livré une critique sévère de la gestion économique actuelle du Sénégal. Dans une déclaration sans détour, l’homme politique et entrepreneur dénonce une croissance « en trompe-l’œil », affichée par le gouvernement mais, selon lui, déconnectée de la réalité vécue par les populations.

« Une croissance sur le papier »

Pour Bougane Guéye Dany, la communication autour des performances économiques du Sénégal masque mal une situation préoccupante. « Le gouvernement vient d’afficher une croissance sur le papier, mais elle repose sur du vent. La réalité, c’est qu’aucun Sénégalais ne sent cette croissance », affirme-t-il.

Il estime que les indicateurs officiels ne traduisent pas le vécu quotidien des ménages, confrontés à la cherté de la vie, au chômage et à la précarité.

Le piège d’un État consommateur

Le leader de Gueum Sa Bopp met en garde contre la stratégie budgétaire de l’administration Sonko-Diomaye, qu’il juge insoutenable :

« Tant que le gouvernement continuera à s’endetter pour faire face aux charges de fonctionnement plutôt que de bâtir une économie productive, tant que la masse salariale gonflera sans qu’on sache qui en profite réellement, le Sénégal ne fera qu’entretenir le chaos économique. »

Selon lui, le danger ne réside pas dans le manque de ressources, mais dans la nature des choix budgétaires opérés : « consommer au lieu d’investir ».

Investir pour bâtir l’avenir

Bougane Guéye Dany invite les autorités à rompre avec ce modèle qu’il considère stérile. Pour lui, il est urgent d’orienter les ressources publiques vers l’investissement productif, la création de richesses et d’emplois durables, plutôt que vers une inflation de dépenses de fonctionnement qui n’a, dit-il, « aucun impact positif sur la vie des Sénégalais ».

En conclusion, il prévient :

« La vraie menace, ce n’est pas le déficit ou l’endettement, mais un modèle budgétaire qui nourrit l’illusion de la croissance tout en étouffant le développement. Voilà le véritable danger. »

Finances publiques : un premier semestre 2025 encourageant, porté par les hydrocarbures

Le ministère des Finances et du Budget a rendu public son rapport trimestriel d’exécution budgétaire pour le deuxième trimestre 2025. Ce document, très attendu, dresse un état des lieux des finances publiques sénégalaises à mi-parcours de l’année, dans un environnement international contrasté marqué par un ralentissement économique aux États-Unis, une reprise en Zone euro et un dynamisme soutenu des économies émergentes, en particulier la Chine.

Une croissance exceptionnelle tirée par les hydrocarbures

Au plan national, les chiffres confirment une embellie. Le Produit intérieur brut (PIB) réel a progressé de 12,1 % au premier trimestre 2025, principalement grâce au démarrage effectif de l’exploitation pétrolière et gazière. Cette dynamique rejaillit sur les recettes de l’État, en forte progression.

Recettes : des performances notables

À fin juin 2025, les ressources du budget général atteignent 4 474,1 milliards de FCFA, soit 43,1 % des prévisions de la Loi de Finances rectificative (10 384,5 milliards).

Les recettes budgétaires s’élèvent à 2 226,3 milliards de FCFA, représentant 47,7 % de l’objectif annuel. Elles progressent de 8,5 % par rapport à la même période en 2024, signe d’une meilleure mobilisation fiscale et d’une activité économique plus soutenue.

Les impôts directs affichent un taux de réalisation de 60,3 % (913,9 milliards), dont 392,3 milliards proviennent de l’impôt sur les sociétés. Les impôts indirects génèrent 1 074,2 milliards. Les recettes non fiscales atteignent 116,6 milliards, soit 41,2 % des prévisions. Les dons budgétaires restent très limités (19,3 milliards, 8 % de la cible), confirmant une dépendance accrue aux ressources internes.

Parallèlement, les ressources de trésorerie mobilisées s’élèvent à 2 247,8 milliards de FCFA, dont l’essentiel provient des marchés bancaires et financiers (1 677 milliards). Les prêts-programmes, en revanche, peinent à décoller (20,7 milliards, soit 3,5 % de l’objectif).

Dépenses : le poids du fonctionnement

Les dépenses globales du budget général s’élèvent à 2 814,6 milliards de FCFA (41,9 % des prévisions annuelles).

Les dépenses de fonctionnement dominent avec 2 232,7 milliards (50,4 %), tirées par les transferts courants (844,9 milliards) et une masse salariale en progression de 3,3 % (724,1 milliards). Les dépenses en capital restent modestes, atteignant seulement 581,9 milliards (30,1 %), un niveau jugé insuffisant pour soutenir la transformation structurelle de l’économie.

S’y ajoutent les charges de trésorerie (1 490,4 milliards), largement absorbées par le service de la dette (1 331,2 milliards) et l’apurement des arriérés extérieurs (138,6 milliards).

Déficit et financements : une couverture maîtrisée

Le déficit budgétaire est évalué à 588,3 milliards de FCFA à fin juin, soit 34,7 % de la cible annuelle (1 695,9 milliards). Les financements mobilisés ont permis de couvrir non seulement ce déficit, mais aussi les charges de trésorerie, avec un rapport de couverture de 1,08, signe d’une gestion budgétaire jugée prudente.

Retraites et organismes publics : des résultats contrastés

Le Fonds National de Retraite (FNR) dégage un excédent de 13,2 milliards, porté par une hausse du nombre de cotisants (+11 872).

En revanche, les 160 organismes publics suivis affichent une exécution encore faible : sur un budget global de 1 458,9 milliards, seulement 435,6 milliards ont été consommés (29,9 %). Leur endettement reste préoccupant, atteignant 820,3 milliards, dont 536,3 milliards auprès des banques. Le Fonds d’Entretien Routier Autonome (FERA) concentre à lui seul 512,1 milliards de cette dette.

Sénégal : Amadou Ba appelle à une stratégie nationale de prévention après les inondations

Au lendemain des pluies diluviennes qui se sont abattues le vendredi 15 août sur Dakar et plusieurs régions du pays, provoquant d’importantes inondations, l’ancien Premier ministre Amadou Ba a réagi en exprimant sa solidarité aux populations sinistrées. Le leader du mouvement Nouvelle Responsabilité appelle à dépasser les réponses ponctuelles et à mettre en place une véritable stratégie nationale de prévention face aux catastrophes climatiques.

Les fortes précipitations ont particulièrement touché certains quartiers de Dakar, notamment aux Parcelles Assainies, où des familles ont subi de lourds dégâts matériels. Cette situation dramatique vient rappeler une fois de plus la fragilité des infrastructures urbaines face aux intempéries.

Dans son message, Amadou Ba a souligné la gravité de ces événements et a plaidé pour des mesures structurelles. « J’exprime tout mon soutien aux populations sinistrées et réaffirme la nécessité de mettre en place des mesures urgentes et durables pour prévenir et limiter l’impact de ces catastrophes récurrentes », a-t-il déclaré.

Pour lui, les inondations ne doivent plus être gérées uniquement dans l’urgence. Elles appellent une mobilisation collective et un engagement ferme de l’État, des collectivités locales et de la société civile pour renforcer les infrastructures d’assainissement, améliorer la planification urbaine et anticiper les risques. « L’heure n’est plus aux interventions ponctuelles, mais à une véritable stratégie nationale de prévention, au service exclusif des populations », a insisté le leader du mouvement Nouvelle Responsabilité.

À travers cette sortie, Amadou Ba met en avant une approche tournée vers l’intérêt général, soulignant la nécessité de bâtir des réponses durables face aux défis climatiques qui frappent de plus en plus fréquemment le Sénégal.

Inondations au Sénégal : le Parti socialiste appelle à repenser l’aménagement du territoire

Les pluies diluviennes qui se sont abattues vendredi 15 août sur Dakar et plusieurs régions du pays ont provoqué d’importantes inondations, plongeant des milliers de familles dans la détresse. Face à cette catastrophe, le Parti socialiste, par la voix de son porte-parole Abdoulaye Wilane, a exprimé sa solidarité envers les populations sinistrées tout en appelant à une refonte en profondeur de la politique nationale d’aménagement du territoire.

À Dakar et dans sa banlieue, de nombreux quartiers ont été submergés, provoquant des dégâts considérables aux habitations, aux infrastructures et aux biens des populations. La situation est tout aussi préoccupante dans plusieurs régions du pays où certaines localités rurales, villes et communes ont été frappées de plein fouet. Dans certains secteurs, les fleuves menacent de sortir de leur lit, faisant craindre des pertes agricoles majeures et des risques accrus pour les habitants. Touba, à la veille du Magal, n’a pas été épargnée, confirmant que nul territoire n’est à l’abri de ces intempéries.

Dans une déclaration publique, Abdoulaye Wilane a dit toute l’affliction du Parti socialiste face aux drames humains engendrés par les inondations. Il a invité l’État central, ses démembrements administratifs, les collectivités territoriales et les acteurs de la société civile à se mobiliser de manière coordonnée pour apporter une aide immédiate, conséquente et ciblée aux victimes. Il a également lancé un appel à la solidarité nationale, exhortant les militants du PS et, au-delà, l’ensemble des citoyens sénégalais à dépasser les clivages et à mettre la fraternité au cœur de leurs actions.

Toutefois, le porte-parole du Parti socialiste a tenu à mettre en garde contre les dérives politiciennes. « La gravité de la situation nous oblige à tenir un langage de vérité : il faut en finir avec la communication politicienne, les effets d’annonce et les polémiques stériles qui détournent des priorités urgentes », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité de rassurer les populations, de sauver des vies et d’organiser les secours avec efficacité.

Au-delà de l’urgence humanitaire, le PS estime que cette catastrophe doit servir d’électrochoc. Le parti appelle à repenser l’aménagement du territoire, à revoir le mode d’occupation des sols et à renforcer les dispositifs de drainage, de prévention des crues et d’anticipation des aléas climatiques. « Il est impératif d’engager des réformes courageuses, planifiées et appliquées avec rigueur, afin que chaque Sénégalais puisse vivre dans un environnement sécurisé et résilient », a insisté Abdoulaye Wilane.

Pour le Parti socialiste, cette épreuve nationale doit marquer un tournant. Elle doit être le point de départ d’une nouvelle approche collective visant à bâtir un Sénégal plus solidaire, mieux organisé et préparé aux défis climatiques qui s’annoncent.

Inondations à Touba : Serigne Modou Bousso Dieng fustige l’inaction de l’État

La ville sainte de Touba est une nouvelle fois frappée par des inondations qui plongent les habitants dans la détresse. Face à la gravité de la situation et à l’absence de réponses concrètes des autorités, la colère monte. Serigne Modou Bousso Dieng, coordinateur de la Confédération internationale des familles religieuses, a lancé un véritable cri de cœur pour dénoncer ce qu’il qualifie d’« abandon » de la population par l’État.

« Aucune solution, aucune mesure sérieuse n’est prise depuis un an et demi. Et les inondations continuent d’augmenter davantage. Les gens vivent un calvaire et pleurent », a-t-il déclaré avec amertume, dénonçant l’indifférence des dirigeants face à la souffrance des habitants.

L’autorité religieuse a insisté sur la gravité de la situation, soulignant que même les abords de la grande mosquée de Touba se trouvent aujourd’hui envahis par les eaux. Plus grave encore, selon lui, aucune autorité politique de premier plan ne s’est déplacée sur les lieux pour constater de visu l’ampleur du désastre. « Ni ministre, ni Premier ministre n’a foulé le sol de Touba pour aider la population », a-t-il regretté.

Il a par ailleurs fustigé le discours du Premier ministre qu’il juge « populiste », sans impact réel sur l’amélioration des conditions de vie dans la cité religieuse. « On n’a pas besoin de discours. On a besoin d’action rapide, immédiate et urgente. On est fatigué. Il est temps », a martelé Serigne Modou Bousso Dieng, qui appelle le gouvernement à passer enfin des paroles aux actes.

Pour les habitants de Touba, chaque nouvelle saison pluvieuse rouvre les mêmes blessures et réactive les mêmes angoisses. Les appels des autorités religieuses rappellent avec force l’urgence d’une solution durable à ce problème récurrent, qui continue de mettre à mal le quotidien de milliers de familles.

Inondations à Kaolack : le quartier Fass Cheikh Tidiane plongé dans la détresse, les habitants interpellent l’État

Les pluies diluviennes tombées ces derniers jours à Kaolack ont transformé le quotidien des habitants du quartier Fass Cheikh Tidiane en véritable calvaire. Situé à moins de 100 mètres de la cité religieuse de Médina Baye, ce quartier est aujourd’hui méconnaissable : rues impraticables, maisons abandonnées, stagnation d’eaux pluviales mélangées aux eaux usées.

De nombreuses familles ont dû fuir leurs habitations envahies par l’eau, tandis que celles restées sur place vivent dans des conditions insalubres. « J’habite ici depuis plus de 5 ans, mais je n’ai jamais vécu une pareille tourmente. Nous ne dormons plus à cause des eaux », confie Yally Sam Thiam, complètement désespéré.

La situation sanitaire et sécuritaire inquiète également les riverains. « Avec cette eau sale, nous sommes exposés à tout : les moustiques, les maladies, l’insécurité… Même en cas d’urgence, il est impossible de circuler, les voitures et les motos Jakarta ne peuvent pas entrer dans le quartier », alerte Ousseynou Thiam.

À quelques semaines du Gamou international de Médina Baye, la crainte est grande de ne pas pouvoir accueillir dignement les fidèles et visiteurs. « Nous avons honte de recevoir des invités dans ces conditions. Les rues sont impraticables, nos maisons submergées. C’est intenable », regrette Aliou Lo, président de l’association And Défar Fass Cheikh Tidiane.

Face à l’ampleur de la crise, les habitants ne cachent plus leur désarroi et s’adressent directement aux plus hautes autorités. « Nous interpellons le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre. Eux seuls peuvent nous sortir de ce calvaire. Nous n’attendons rien du maire… », tranche Khady Mbathie, une habitante du quartier.

Avec un mois d’août encore très pluvieux, les populations de Fass Cheikh Tidiane redoutent que la situation ne s’aggrave davantage si aucune mesure urgente n’est prise.

Inondations à Thiaroye : Bassirou Diomaye Faye promet des mesures immédiates et des solutions durables

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’est rendu ce samedi à Thiaroye, dans la banlieue dakaroise, pour constater de visu l’ampleur des dégâts causés par les fortes pluies. Cette zone, parmi les plus touchées par les inondations, vit des heures difficiles, avec des habitations submergées et un cimetière totalement envahi par les eaux.

« J’étais venu à Thiaroye pour constater, par moi-même, la situation difficile que vivent les populations. Nous sommes devant le constat que les eaux sont un peu partout dans les habitations et que le cimetière aussi est totalement inondé », a déclaré le chef de l’État.

Face à l’urgence, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le renforcement des mesures déjà en cours, notamment le pompage à grande échelle pour soulager les sinistrés. Il a indiqué qu’une réunion s’était tenue dans la journée autour du Premier ministre afin de coordonner les actions sur le terrain, tout en précisant que ces interventions restent, pour l’instant, des mesures d’atténuation.

Au-delà de la gestion immédiate de la crise, le président a insisté sur la nécessité de solutions durables. Thiaroye, Bargny, Mbao et Palmarin, en plus des inondations, sont confrontés à l’érosion côtière qui menace l’habitat et les infrastructures. « Beaucoup de maisons sont de plus en plus menacées et une bonne partie a déjà été prise par les eaux », a regretté le président.

Il a ainsi annoncé la restructuration de certains quartiers afin de mieux organiser l’habitat et de mettre en place un système d’assainissement efficace.

Par ailleurs, le ministère de l’Environnement travaille sur un vaste programme de digues de protection le long de la façade maritime, couvrant les zones de Thiaroye, Bargny, Mbao, mais aussi Mbour, Joal et Palmarin. « Nous sommes en train d’y travailler avec des partenaires et, dans les prochains jours, le ministère de l’Assainissement va diffuser le plan quinquennal, en rappelant ce qui a déjà été fait », a ajouté Bassirou Diomaye Faye.

Afrobasket 2025 : Le Sénégal renverse le Mali et s’impose avec autorité

Le Sénégal a réalisé une brillante performance ce samedi à Luanda en s’imposant face au Mali (80-70) lors de la deuxième journée de l’Afrobasket masculin 2025. Dans ce choc ouest-africain très attendu, les Lions ont su trouver les ressources nécessaires pour renverser la situation après une première mi-temps compliquée.

Les débuts de rencontre ont été à l’avantage des Maliens. Plus agressifs et efficaces, ils ont rapidement imposé leur rythme, profitant des maladresses sénégalaises en attaque. Le premier quart-temps s’est soldé par un avantage malien (14-18), confirmé au deuxième (18-22). À la pause, le Sénégal accusait un retard de 8 points (32-40), face à une équipe du Mali solide défensivement et adroite à longue distance.

Au retour des vestiaires, les hommes de Desagana Diop ont totalement changé de visage. Plus agressifs dans les duels et mieux organisés collectivement, ils ont resserré leur défense tout en trouvant davantage de fluidité dans la circulation du ballon. Le troisième quart-temps remporté 25-20 a permis aux Lions de réduire l’écart à seulement trois unités, relançant complètement le match.

Portés par leur intensité retrouvée, les Sénégalais ont livré un dernier quart-temps de haute volée. Grâce à un impressionnant 27-10, ils ont pris le large et assommé leurs adversaires, incapables de réagir. Puissance physique, adresse offensive et maîtrise collective ont permis aux Lions de dominer de bout en bout cette fin de match.

Lat Diop réagit au recours du PJF : « Je ne suis pas à casser, je ne flancherai pas »

Malgré le nouveau recours introduit par le Procureur général du Pool judiciaire financier (PJF) contre sa mise en liberté conditionnelle, Lat Diop reste de marbre. L’ancien directeur général de la Lonase, incarcéré depuis plusieurs mois, a accueilli la nouvelle avec sérénité et détermination.

Selon le journal Les Échos, citant des proches venus lui rendre visite, Lat Diop a affiché un large sourire en apprenant la décision du parquet. « Je suis très honoré d’être la cible d’autant de haine et d’acharnement », a-t-il déclaré, tout en rendant grâce à Dieu.

L’ex-patron de la Lonase dit vouloir traverser cette épreuve avec dignité et sans jamais céder à la pression. « Tôt ou tard, je sortirai de prison. Je ne suis pas à casser, je ne flancherai pas », a-t-il assuré devant ses visiteurs.

Matam : deux enfants périssent dans l’effondrement d’un mur après les fortes pluies

Le drame s’est produit dans la nuit de mercredi à jeudi à Matam, où un bébé et un enfant de sept ans ont tragiquement perdu la vie. Alors que de violentes pluies, accompagnées de vents puissants, s’abattaient sur la région, un mur en banco fragilisé par les intempéries s’est écroulé sur leur famille.

Selon les premiers témoignages recueillis, l’effondrement s’est produit en pleine nuit, surprenant les victimes dans leur sommeil. Malgré l’intervention rapide des voisins et des secours, les deux enfants n’ont pas survécu.

Les pluies diluviennes ont également causé d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de Matam, provoquant des dégâts matériels considérables. De nombreuses habitations construites en matériaux précaires ont été endommagées, aggravant la détresse des familles déjà éprouvées par la montée des eaux.

Alertées, les autorités locales se sont rendues sur les lieux du drame. Elles ont immédiatement ordonné la démolition du reste du mur afin d’éviter d’autres accidents et ont exprimé leur solidarité à la famille endeuillée. Ce nouveau drame met une fois de plus en lumière la vulnérabilité des constructions traditionnelles face aux intempéries récurrentes dans la région.

Diplomatie : Julius Maada Bio en visite de travail à Dakar

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce vendredi 15 août à Dakar son homologue de la Sierra Leone, Julius Maada Bio, par ailleurs président en exercice de la CEDEAO. Cette visite de travail s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations entre les deux pays et de la consolidation de l’intégration régionale.

Les discussions entre les deux chefs d’État ont porté sur plusieurs axes, notamment la coopération bilatérale et les enjeux régionaux. Selon des sources proches de la Présidence, Bassirou Diomaye Faye et Julius Maada Bio ont réaffirmé leur détermination commune à œuvrer pour la stabilité de l’espace communautaire ouest-africain, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques.

Au-delà des échanges bilatéraux, cette rencontre illustre la volonté partagée du Sénégal et de la Sierra Leone de contribuer activement au raffermissement de la CEDEAO. Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité de bâtir une organisation plus solidaire, plus efficace et capable de répondre aux aspirations des peuples de la région.

La présidence sénégalaise a salué « l’engagement partagé des deux pays à œuvrer de concert pour la prospérité et la paix dans la sous-région », soulignant que cette coopération s’inscrit dans une vision commune d’un espace ouest-africain plus intégré et résilient face aux défis contemporains.

Météo : fortes pluies et orages annoncés sur plusieurs régions, vigilance en mer

L’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM) a publié un nouveau bulletin annonçant des précipitations soutenues ce vendredi entre 18 heures et minuit. Selon les prévisionnistes, des pluies intermittentes, parfois modérées à fortes, toucheront le littoral, en particulier Dakar, Thiès, Mbour et les Îles du Saloum.

Dans les régions de Ziguinchor, Cap-Skirring, Kaolack et Kaffrine, les averses attendues devraient être faibles à modérées. Plus au nord, la Grande Côte, de Saint-Louis à Cayar, sera exposée à des orages accompagnés de pluies modérées à fortes, tout comme le centre-ouest (Kébémer, Louga), le sud (Kédougou, Kolda, Sédhiou) et l’est du pays (Tambacounda, Bakel).

Sur le reste du territoire, les habitants pourraient également connaître des averses éparses.

L’ANACIM alerte par ailleurs les pêcheurs et usagers de la mer sur un risque accru de mer agitée lié aux fortes pluies attendues le long du littoral sénégalais. Elle recommande donc la plus grande prudence dans les zones côtières au cours des prochaines heures.

Fortes pluies à Dakar : l’ANACIM prolonge l’alerte et prévoit de nouvelles précipitations jusqu’au 22 août

De fortes pluies se sont abattues vendredi 15 août sur Dakar, provoquant d’importantes inondations dans plusieurs quartiers, notamment aux Parcelles Assainies et à Grand Yoff. Selon l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (ANACIM), 77 millimètres d’eau ont été enregistrés à la station de Dakar-Yoff dans la seule journée de vendredi.

« Tel qu’il a été annoncé dans notre bulletin d’alerte précoce, de fortes pluies ont été constatées sur la région de Dakar et d’importantes quantités ont été relevées », a confirmé Abdoulaye Diouf, chef du service prévision et réduction des risques.

Le phénomène n’a pas concerné uniquement la capitale. Entre le 13 et le 14 août, la région de Tambacounda a enregistré 150 millimètres de pluie, tandis que Kaffrine, Kaolack et plusieurs localités du sud ont également été touchées.

L’alerte émise le 13 août par l’ANACIM reste en vigueur jusqu’au 16 août, avec des prévisions de pluies sur l’ensemble du territoire, particulièrement dans les régions du centre-ouest, du sud, du centre et du nord.

Par ailleurs, l’agence météorologique annonce d’autres épisodes pluvieux entre le 18 et le 20 août, puis entre le 21 et le 22 août. « Au-delà de cette perspective, nous reviendrons avec des prévisions sur une échéance beaucoup plus longue », a précisé M. Diouf.

Assomption : l’Abbé Jacques François Diouf appelle les fidèles à suivre l’exemple de la Vierge Marie

La communauté catholique du Sénégal s’est rassemblée ce vendredi 15 août pour célébrer la fête de l’Assomption, commémorant l’élévation de la Vierge Marie au ciel, corps et âme. À la Cathédrale de Dakar, la messe a été marquée par une homélie forte de l’Abbé Jacques François Diouf, qui a invité les fidèles à s’inspirer de la foi et de l’humilité de la Mère du Christ.

Dans son sermon, l’homme d’Église a rappelé que « c’est à l’initiative de Dieu lui-même que Marie s’élève corps et âme vers lui. Cette fête nous rappelle ce que Dieu désire réaliser pour chacun de nous : il veut nous prendre tous avec lui, car notre vraie demeure est la Patrie du ciel ». Pour l’Abbé Diouf, la Vierge Marie est le modèle de confiance absolue en Dieu, une foi qui ouvre la voie au salut.

« Pour la Vierge, tout est grâce. Ce qu’elle est devenue, elle le doit à l’amour gratuit de Dieu, un amour qui traverse les âges jusqu’à nous », a-t-il ajouté, soulignant que Marie, en acceptant la mission divine, s’est effacée pour laisser toute la place à Dieu. « Elle lui fait totalement confiance. Pour elle, Dieu est l’unique nécessaire. Lorsque nous faisons comme elle, il nous surprend toujours et agit au-delà de nos espérances », a-t-il poursuivi.

Au-delà de l’exemple de foi, le prêtre a insisté sur l’appel à la charité et au service des plus vulnérables. « Marie nous indique le chemin de la charité parfaite. Elle nous aide à être plus généreux, à donner et à servir avec désintéressement, dans l’humilité », a-t-il affirmé.

Enfin, l’Abbé Diouf a rappelé que la grandeur de Marie réside dans son humilité. « Elle ne se glorifie pas, elle a tout reçu de Dieu. Elle demeure cette mère discrète, qui détourne son regard d’elle-même pour le garder fixé sur le Seigneur, celui qui élève les humbles », a-t-il conclu.

Fleuve Sénégal : Bakel et Matam proches du seuil d’alerte, risque de débordement imminent

La vigilance est de mise sur le fleuve Sénégal. Selon la Direction de la gestion et de la planification des ressources en eau (DGPRE), plusieurs stations hydrométriques affichent des niveaux inquiétants, particulièrement à Bakel et Matam, où le seuil d’alerte pourrait être atteint dans les prochaines 48 heures si la tendance actuelle se maintient.

À Bakel, le plan d’eau a été mesuré ce vendredi matin à 8,25 mètres, soit seulement 1,75 mètre en dessous de la cote d’alerte fixée à 10 mètres. À Matam, la situation est tout aussi préoccupante, avec un niveau de 6,43 mètres pour une cote d’alerte de 8 mètres, ce qui laisse une marge de seulement 1,57 mètre.

La DGPRE souligne également que d’autres stations longent dangereusement leurs seuils critiques. À Kidira, il reste 2,34 mètres avant la cote d’alerte. À Podor, le niveau du fleuve s’établissait à 3,75 mètres sur une cote d’alerte de 5 mètres. Quant à Saint-Louis, l’une des zones historiquement les plus exposées, la station hydrométrique indiquait déjà 0,93 mètre, pour un seuil fixé à 1,75 mètre.

Face à cette montée des eaux, les services hydrométéorologiques appellent les populations riveraines et les acteurs économiques installés le long du fleuve à redoubler de prudence. « La situation est sous surveillance permanente, mais nous invitons les populations à rester vigilantes face à la progression de l’onde de crue », précise la DGPRE.

Si la pluviométrie et les orages se poursuivent dans la sous-région, les risques de débordements pourraient devenir réels dans plusieurs localités, avec des conséquences sur les zones basses et les activités économiques qui dépendent directement du fleuve.

Inondations à Grand Yoff : des maisons envahies et des familles en détresse

La forte pluie qui s’est abattue ce vendredi 15 août sur Dakar a plongé plusieurs quartiers de Grand Yoff dans une situation dramatique. En quelques heures, l’eau a submergé les rues et s’est engouffrée dans les concessions, transformant des habitations entières en mares impraticables.

Dans plusieurs foyers, les chambres ont été envahies, contraignant les habitants à improviser des solutions de fortune pour sauver leurs biens. Mais face à la force de l’eau, beaucoup se retrouvent démunis. Une mère de famille, visiblement éprouvée, raconte son désarroi : « À chaque hivernage nous vivons le même calvaire. Je suis avec mes enfants et toutes mes provisions ont été englouties par l’eau de pluie. Nous n’avons pas de quoi manger. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide. »

La situation n’a épargné personne. Même le quartier du lutteur Zarco, bien connu des amateurs d’arènes sénégalaises, a subi les assauts de l’eau. Là aussi, des familles entières voient leur quotidien bouleversé par l’inondation.

Partout à Grand Yoff, le même spectacle s’impose : des habitants pataugeant, les pieds dans l’eau, tentant de préserver l’essentiel. La détresse est palpable et les appels à l’aide se multiplient. Les populations, déjà éprouvées par les années précédentes, redoutent une aggravation si les pluies persistent et implorent une intervention rapide des autorités.

Cette énième scène d’inondations remet en lumière la vulnérabilité chronique de certains quartiers de la capitale face aux aléas climatiques, et l’urgence d’apporter des solutions durables pour protéger des milliers de familles de ce fléau récurrent.

Hydrologie : le risque de débordement plane sur les fleuves Gambie et Sénégal

Le Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement a lancé une alerte ce vendredi concernant la montée préoccupante des eaux des fleuves Gambie et Sénégal. Selon les données recueillies par les stations hydrométriques, plusieurs zones basses pourraient être menacées par des débordements si la tendance actuelle se poursuit.

Le fleuve Gambie connaît une hausse particulièrement inquiétante. À Kédougou, les mesures indiquent un passage de 3,95 mètres, relevés jeudi 14 août, à 6,40 mètres vendredi 15 août à 16 heures. La cote d’alerte étant fixée à 7 mètres, le seuil critique pourrait être atteint dans les prochaines heures si les pluies se maintiennent.

Le fleuve Sénégal évolue quant à lui de façon plus progressive, mais reste sous haute surveillance. À Bakel, le niveau des eaux est passé de 8,09 à 8,29 mètres, alors que la cote d’alerte est de 10 mètres. À Matam, la montée est également perceptible avec un passage de 6,43 à 6,77 mètres pour une cote fixée à 8 mètres. Le ministère estime que la persistance de la situation pluvio-orageuse pourrait entraîner l’atteinte du seuil critique à Matam et Bakel, avec des débordements localisés, en particulier dans les zones basses.

Face à cette évolution, les autorités appellent les populations riveraines et les acteurs économiques installés aux abords des fleuves à observer une vigilance accrue. Le ministère recommande de prendre toutes les précautions nécessaires afin de limiter d’éventuels dégâts liés à une crue ou à un débordement des cours d’eau.

Cette alerte rappelle l’importance d’un suivi permanent de la dynamique hydrologique, alors que la saison des pluies atteint son intensité maximale et que les risques d’inondations se multiplient dans plusieurs régions du pays.

Bassirou Diomaye Faye reçoit Julius Maada Bio pour une visite axée sur le dialogue et la coopération régionale

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce vendredi 15 août 2025, à Dakar, son homologue sierra-léonais Julius Maada Bio, également président en exercice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Selon une note diffusée par la présidence sénégalaise, cette rencontre s’est tenue dans une atmosphère chaleureuse et fraternelle, témoignant de la solidité des relations entre les deux pays. La visite de travail a été placée sous le signe du dialogue constructif et de la coopération multiforme.

Au cœur des échanges, figurait la volonté commune de renforcer les liens bilatéraux entre Dakar et Freetown, tout en œuvrant pour une intégration régionale plus dynamique au sein de la CEDEAO. Les deux dirigeants ont également évoqué les défis communs auxquels l’espace ouest-africain est confronté, ainsi que les moyens de consolider la stabilité, la paix et le développement économique dans la région.

Cette visite s’inscrit dans une série de concertations diplomatiques initiées par le président Bassirou Diomaye Faye, visant à positionner le Sénégal comme un acteur clé du dialogue régional et du renforcement de la solidarité entre les États membres de la CEDEAO.

Inondations à Dakar : l’hôpital Philippe Senghor paralysé par les eaux

De fortes pluies se sont abattues ces derniers jours sur Dakar, entraînant d’importantes inondations dans plusieurs quartiers de la capitale. Ce vendredi, l’hôpital Philippe Maguilen Senghor, situé à Yoff, a été particulièrement touché, ses locaux se retrouvant submergés par les eaux.

La montée rapide du niveau d’eau a perturbé le fonctionnement de plusieurs services médicaux, compliquant la prise en charge des patients et l’accès aux installations. Le personnel soignant s’efforce de maintenir les soins essentiels malgré les conditions difficiles, tandis que les autorités locales tentent de mettre en place des mesures d’évacuation et de drainage.

Inondations à Dakar : l’hôpital Philippe Senghor paralysé par les eaux


147 migrants irréguliers secourus au large de Sangomar par la marine sénégalaise

Une opération de sauvetage d’envergure a été menée jeudi par la marine nationale au large de Sangomar. Le patrouilleur hauturier PHM NIANI a intercepté une pirogue en détresse à environ 92 kilomètres des côtes, avec à son bord 147 candidats à l’émigration irrégulière. Les passagers, en situation de vulnérabilité, ont été secourus par les équipes du navire dans des conditions maritimes difficiles.

Après avoir été mis en sécurité, les migrants ont été conduits à la Base navale Amiral Faye Gassama. Sur place, ils ont bénéficié d’une prise en charge par les autorités compétentes, comprenant les procédures administratives et les contrôles sanitaires habituels.

Droits humains au Sénégal : le rapport accablant du Département d’État américain pour 2024

Le Département d’État américain a rendu public son rapport annuel sur les droits humains au Sénégal pour l’année 2024, et ses conclusions sont préoccupantes. Le document fait état de rapports jugés crédibles selon lesquels certaines forces de sécurité auraient eu recours à la torture et à des mauvais traitements contre des détenus. Des organisations de défense des droits humains y dénoncent notamment l’usage excessif de la force, des fouilles à nu et des méthodes d’interrogatoire considérées comme cruelles et dégradantes.

Selon les informations recueillies, la police aurait contraint certains détenus à dormir à même le sol, à subir l’éclairage continu de lumières vives, à être frappés à coups de matraque et à rester dans des cellules mal ventilées, avec un accès limité à l’air frais.

Le rapport s’attarde également sur les conditions de détention, qu’il juge dures et dangereuses pour la santé des prisonniers. Il évoque des pénuries alimentaires, une surpopulation chronique, des conditions sanitaires dégradées et des soins médicaux insuffisants. La prison centrale de Rebeuss, à Dakar, est citée comme exemple emblématique, avec un nombre de détenus dépassant largement le double de sa capacité initiale.

Si le document souligne que les conditions de détention des femmes sont en général meilleures que celles des hommes, il estime que cette disparité n’atténue en rien l’ampleur des violations constatées.

Nomination à la tête du CHR Seydi Hadji Malick Sy : Dr Mahib Sagna succède à Babacar Sène

Par décret présidentiel, le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à un changement majeur dans la direction du Centre hospitalier régional (CHR) Seydi Hadji Malick Sy. Dr Mahib Sagna a été officiellement nommé directeur de l’établissement, en remplacement de Babacar Sène.

Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures individuelles prises par le président pour renforcer la gouvernance des structures de santé. Elle intervient après que Babacar Sène a été mis en cause dans la gestion des fonds alloués à la Force COVID-19, un programme d’urgence destiné à soutenir le système sanitaire durant la pandémie.

En confiant la direction du CHR à Dr Mahib Sagna, le président Bassirou Diomaye Faye entend assurer la continuité du service public hospitalier et impulser une nouvelle dynamique de gestion. Le nouveau directeur, qui prend officiellement ses fonctions, hérite ainsi d’un établissement stratégique pour la région et d’une mission essentielle : améliorer la qualité des soins et restaurer la confiance des usagers.

Magal 2025 : Cheikh Abdou Ahad Gaïndé Fatma met en garde contre les “futilités” médiatiques

À l’occasion du Grand Magal de Touba 2025, le président de la Commission Culture et Communication, Cheikh Abdou Ahad Gaïndé Fatma, a tenu un discours ferme à l’endroit de certains médias dont la couverture de l’événement se limiterait, selon lui, à des contenus superficiels ou irrespectueux. D’un ton résolu, il a prévenu que des mesures drastiques seraient prises dès l’année prochaine pour mettre fin à ce qu’il qualifie de dérives.

« Nous allons effectivement prendre des mesures. Ce n’est pas décent ce que font certains médias. Si c’est pour ne traiter que des banalités, ces médias peuvent rester à Dakar ou ailleurs », a-t-il déclaré. Pour lui, le Magal est un événement religieux majeur qui doit être couvert avec dignité et respect, loin des distractions jugées inappropriées.

Rappelant que Touba est une cité religieuse placée sous l’autorité exclusive du Khalife Général des Mourides, Cheikh Abdou Ahad a affirmé que tout comportement déplacé ou contraire à l’esprit du Magal ne serait plus toléré. Dans ce sens, il a annoncé un resserrement significatif des critères d’accréditation pour les médias. Désormais, seules les rédactions s’engageant à traiter du contenu en lien direct avec la portée spirituelle et culturelle de l’événement seront accréditées.

« Il est certain que désormais, les accréditations ne seront plus délivrées aux médias qui ne traitent que de futilités. Même si un média est accrédité par erreur, dès que nous en sommes informés, nous viendrons leur retirer le document », a-t-il averti.

Au-delà de la régulation médiatique, cette mesure vise à protéger l’intégrité spirituelle du Magal et à maintenir une couverture à la hauteur de sa signification religieuse. Cheikh Abdou Ahad Gaïndé Fatma a enfin rappelé que toute personne non reconnue par le Khalife comme invitée officielle devra quitter les lieux : « Quiconque n’est pas reconnu par le Khalife comme invité devra quitter les lieux. Et tu pourras faire ce que bon te semble ailleurs. Et c’est moi qui le dis ».

En adoptant ce ton sans concession, le président de la Commission Culture et Communication du Magal entend poser les bases d’une couverture médiatique plus respectueuse et fidèle à l’esprit de l’événement dès l’édition 2026.

Situation des droits de l’homme au Sénégal : Entre avancées démocratiques et violations persistantes

Le rapport 2024 du Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État américain dresse un tableau nuancé de la situation des droits humains au Sénégal. S’il salue des progrès notables, notamment lors de l’élection présidentielle de mars jugée équitable et exempte d’abus ou d’irrégularités, il souligne également la persistance de violations graves.

Selon le document, des informations crédibles font état de traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations et détentions arbitraires, ainsi que de restrictions sévères à la liberté d’expression et à la liberté des médias. Malgré les mesures prises par les autorités pour identifier et sanctionner les responsables de ces abus, l’impunité reste un problème récurrent.

Dans la région méridionale de la Casamance, où une insurrection de faible intensité oppose les forces de sécurité à des séparatistes armés, les violences ont été rares cette année. Cependant, la tension reste palpable dans ce territoire situé entre la Gambie et la Guinée-Bissau.

Le rapport évoque également des exécutions extrajudiciaires. Amnesty International a signalé la mort de trois personnes lors des manifestations du 5 février, consécutives à la décision du Parlement de reporter l’élection présidentielle. Ni la société civile ni les médias n’ont pu déterminer si ces décès étaient imputables aux forces de sécurité, aux manifestants ou à d’autres circonstances.

Ainsi, malgré les efforts déployés et les progrès démocratiques constatés, le Sénégal demeure confronté à des défis majeurs en matière de respect des droits humains, dans un contexte où la stabilité politique doit encore se conjuguer avec la protection des libertés fondamentales.

Liberté de la presse au Sénégal : le rapport critique du département d’État américain

Le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État américain a livré, dans son rapport 2024, une évaluation préoccupante de la situation de la liberté d’expression et de la presse au Sénégal. Bien que la Constitution et la loi garantissent ces libertés, le document relève que le gouvernement a parfois imposé des restrictions, notamment à travers des sanctions pour diffamation et pour outrage au chef de l’État, visant y compris des journalistes.

Le rapport cite l’arrestation, le 24 juillet 2024, d’un membre de l’opposition pour délit d’outrage au chef de l’État, après des déclarations accusant des responsables du parti au pouvoir d’avoir menti pour accéder aux commandes du pays. L’intéressé a été libéré peu après. En septembre, l’ancien commissaire de police Cheikhna Keïta a, lui, été arrêté pour « diffusion de fausses nouvelles » après avoir publié un article évoquant un désaccord entre le président et le Premier ministre. Amnesty International avait dénoncé cette arrestation comme une restriction à la liberté d’expression, appelant à une réforme législative pour supprimer ce type de poursuites.

Le rapport note également des agressions, arrestations et pressions subies par des professionnels des médias. Selon le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), plus de 25 journalistes ont été agressés ou arrêtés lors des troubles civils de février 2024. Parmi les cas cités, celui de Kader Dia, interpellé le 30 septembre après avoir évoqué la corruption policière lors d’une émission en ligne sur Sen TV. La division spéciale de cybersécurité de la police lui reprochait ses propos tenus le 23 septembre. Cheikh Yérim Seck, journaliste et analyste, a quant à lui été arrêté le 1er octobre après avoir remis en question, sur 7TV le 27 septembre, l’exactitude d’une annonce budgétaire du Premier ministre. Tous deux ont été libérés le 3 octobre, et l’affaire Seck a finalement été classée sans suite.

En matière d’influence sur le paysage médiatique, le document souligne que le gouvernement sénégalais s’appuie sur des médias publics comme la Radio Télévision Sénégalaise (RTS) et le journal Le Soleil, accusés d’afficher régulièrement un parti pris progouvernemental. Si les journalistes indépendants ont pu critiquer le pouvoir sans toujours subir de représailles, certaines décisions ont marqué l’année, notamment la révocation, le 5 février, de la licence de diffusion de la chaîne privée Walfadjiri TV pour « diffusion d’images violentes et de propos subversifs, haineux et dangereux portant atteinte à la sécurité de l’État ».

Le rapport mentionne enfin des violences commises par des acteurs politiques contre des journalistes. Le 2 octobre, des partisans du leader de l’opposition Bougane Guèye Dany ont agressé Ngoné Diop et Maty Sarr Niang, reporters du site Sans Limites. Ngoné Diop a été empêchée de couvrir l’arrivée de Dany à la division de la cybercriminalité, tandis que Maty Sarr Niang a été giflée.

Magal 2025 : 21 morts et 640 victimes prises en charge, selon le bilan provisoire des sapeurs-pompiers

Le détachement spécial de la Brigade nationale des sapeurs-pompiers mobilisé pour le Grand Magal de Touba a publié un bilan provisoire faisant état de 21 décès sur un total de 640 victimes prises en charge lors de 395 interventions.

Les accidents de la circulation demeurent la principale cause de ces pertes humaines et blessures. Sur les 240 sinistres recensés, 575 victimes ont été dénombrées, dont 18 morts. Les motocyclistes apparaissent comme particulièrement vulnérables : 135 accidents impliquant des motos ont causé 165 blessés et 11 décès.

Ces chiffres, bien que provisoires, illustrent l’ampleur des risques liés aux déplacements massifs vers la ville sainte à l’occasion du Magal. Les sapeurs-pompiers rappellent que la prudence sur les routes, le respect du code de la circulation et la vigilance des conducteurs sont essentiels pour limiter le nombre de drames enregistrés chaque année.

Magal 2025 : plus de 6,5 millions de participants, selon une enquête statistique inédite

Le Grand Magal de Touba 2025 a franchi un cap historique, avec une participation estimée à 6 583 278 personnes. Ce chiffre provient d’une vaste opération de collecte de données coordonnée par le Dr Moubarack Lô et Moussa Diaw, experts en statistiques et membres du Pool d’Experts As Haabul Jannati mis en place par le khalife général des mourides.

Entre le 10 et le 13 août 2025, les enquêteurs d’Emergence Consulting Group ont été déployés en continu, 24 heures sur 24, aux principaux points d’accès à Touba. Les données recueillies indiquent que 235 919 véhicules, hors motos et charrettes, ont été comptabilisés, soit une hausse de 14,5 % par rapport à l’édition 2023. Cette augmentation est attribuée à la croissance du parc automobile national ainsi qu’au contrôle plus strict des surcharges.

Sur la base des flux entrants et des projections démographiques, les statisticiens estiment que 5 129 891 voyageurs sont venus de diverses localités du Sénégal ou de l’étranger, auxquels s’ajoutent 1 443 387 résidents de Touba et du département de Mbacké ayant pris part à l’événement. En l’espace de quatorze ans, la fréquentation du Magal a ainsi doublé, passant de 3,09 millions de participants en 2011 à plus de 6,5 millions en 2025.

Parallèlement, une enquête qualitative a été menée auprès des pèlerins afin d’analyser leurs points de départ, les modes de transport utilisés, les dépenses engagées pour le déplacement et le séjour, ainsi que la date d’arrivée et la durée de leur présence à Touba. Les initiateurs de cette étude affirment que ces données inédites permettront d’orienter les politiques publiques, d’améliorer les dispositifs d’accueil et d’optimiser la logistique lors des prochaines éditions du Magal.

Magal 2025 : Serigne Mountakha appelle à la foi, au travail et à l’autonomie de la communauté mouride

Touba, capitale spirituelle du mouridisme, a accueilli le Grand Magal 2025 dans une atmosphère de foi intense et de mobilisation exceptionnelle. Des dizaines de délégations venues de l’étranger et la quasi-totalité du gouvernement sénégalais, conduit par le ministre de l’Intérieur Jean Baptiste Tine, ont pris part à la cérémonie officielle.

Comme à l’accoutumée, c’est par la voix de son porte-parole, Cheikh Bass Abdou Khadre, que le khalife général des mourides, Serigne Mountakha Mbacké, a transmis son message aux fidèles. Il a salué la forte participation des pèlerins venus de toutes les régions du Sénégal et de la diaspora, ainsi que la présence massive des autorités étatiques. Le khalife a exprimé sa reconnaissance au chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, pour l’intérêt particulier qu’il accorde à la cité de Touba. Ses salutations ont également été adressées aux foyers religieux et à l’ensemble des partis politiques, quelle que soit leur obédience, soulignant ainsi l’unité nationale qui se manifeste autour de ce rendez-vous religieux majeur.

Le porte-parole est revenu sur le retard accusé dans le démarrage de la cérémonie officielle, imputé à de fortes pluies tombées à l’aube. Les eaux pluviales ayant inondé plusieurs rues de la ville, les déplacements des invités ont été ralentis, entraînant un décalage du programme initial. Cet incident a, selon lui, mis en lumière les défis persistants auxquels Touba reste confrontée, notamment sur le plan des infrastructures et de la gestion des inondations.

Dans le fond de son message, Serigne Mountakha a exhorté les fidèles à se conformer pleinement aux prescriptions divines et à adorer Dieu avec sincérité. Il a insisté sur le culte du travail, pilier fondamental du mouridisme, rappelant que les compagnons de Serigne Touba n’ont jamais laissé leur engagement religieux affaiblir leur ardeur au travail. Le khalife a mis en garde contre les influences extérieures susceptibles de détourner les disciples de leurs convictions profondes, appelant chacun à rester ferme dans sa foi et dans son engagement spirituel.

Le Grand Magal 2025 s’est également distingué par une affluence record. Alors que l’édition 2023 avait rassemblé environ 5,8 millions de pèlerins, les estimations pour cette année atteignent 6,5 millions de participants, confirmant ainsi la dimension exceptionnelle de l’événement sur la scène religieuse internationale. Cheikh Bass Abdou Khadre a rappelé à cette occasion la résilience de Serigne Touba, qui, de retour d’exil, avait choisi de pardonner à tous malgré les épreuves endurées, et n’avait jamais cherché refuge ailleurs qu’auprès de Dieu. Il a également souligné la puissance spirituelle des écrits du fondateur de la confrérie, capables d’élever moralement et spirituellement toute personne qui s’y attache.

Enfin, le message du khalife s’est conclu par un appel à investir dans les projets structurants initiés à Touba. Parmi eux, la rénovation de la grande mosquée occupe une place prioritaire, avec un coût estimé à près de 100 milliards de francs CFA. Serigne Mountakha a insisté sur la nécessité pour les mourides de préserver leur autonomie et d’éviter toute dépendance extérieure, rappelant que l’aide d’autrui peut parfois compromettre l’indépendance que chaque disciple doit conserver intacte. Le chef religieux a également formulé des prières pour les victimes des accidents survenus durant le Magal, en exhortant la communauté à rester soudée face aux défis cruciaux qui se posent à la cité religieuse.

Droits humains au Sénégal : le rapport 2024 du département d’État américain salue des progrès mais pointe des violations persistantes

Le Bureau de la démocratie, des droits de l’homme et du travail du département d’État des États-Unis a publié son rapport 2024 sur la situation des droits humains au Sénégal, relevant des évolutions positives tout en mettant en lumière des défis persistants.

Selon le document, l’élection présidentielle de mars 2024, qui a marqué un tournant politique dans le pays, a été « largement considérée comme équitable et exempte d’abus et d’irrégularités », un constat salué par les observateurs nationaux et internationaux.

Malgré ces avancées, le rapport souligne plusieurs préoccupations majeures. Des informations jugées crédibles font état de « traitements ou peines cruels, inhumains ou dégradants, d’arrestations ou de détentions arbitraires, ainsi que de graves restrictions à la liberté d’expression et à la liberté des médias ».

Le département d’État américain note que le gouvernement sénégalais a pris certaines mesures crédibles pour identifier et sanctionner les responsables présumés de violations des droits humains. Toutefois, l’impunité reste un problème, freinant les efforts de justice et de réparation.

En Casamance, région méridionale enclavée entre la Gambie et la Guinée-Bissau, le conflit de faible intensité opposant forces de sécurité et groupes séparatistes armés s’est poursuivi. Les violences, cependant, ont été rares en 2024, marquant une trêve relative dans cette zone historiquement instable.

Le rapport évoque également des cas d’exécutions extrajudiciaires présumées. Amnesty International a rapporté que trois personnes avaient perdu la vie le 5 février lors de manifestations organisées à travers le pays, après la décision du Parlement de reporter l’élection présidentielle. « Ni la société civile ni les médias n’ont pu déterminer si ces décès étaient imputables aux forces de sécurité, aux manifestants ou à d’autres circonstances », précise le document américain.

En conclusion, le rapport du département d’État américain dresse un bilan contrasté : si le Sénégal a enregistré des progrès démocratiques notables, notamment dans la tenue de l’élection présidentielle, les défis liés au respect des droits humains et à la lutte contre l’impunité demeurent préoccupants.

Diomaye Faye, Président Légal ou Obstacle Stratégique ?Par Cheikhou Oumar Sy et Theodore Chérif Monteil, Anciens Députés

Quand la légitimité devient un slogan, la République vacille.

Depuis quelques semaines, une fracture se creuse au sommet de l’État, non pas entre la majorité et l’opposition, mais au cœur même du pouvoir issu de l’alternance. Des voix s’élèvent, telles que celles de Guy Marius Sagna, affirmant que le Sénégal a « un président légal et un président légitime ». Ousmane Sonko évoque un projet politique antérieur à l’élection. Waly Diouf Bodian parle d’une « justice de rupture ». Tous convergent vers une même idée : Bassirou Diomaye Faye serait un frein. Mais quel frein, exactement ? À quel projet s’oppose-t-il ?
Il ne s’agit pas ici d’une simple rivalité politique, mais d’une tentative de contournement institutionnel où le président élu devient une figure secondaire, tolérée mais non pleinement investie. Le pouvoir réel semble se déplacer vers un noyau militant, plus radical, opaque, et surtout moins redevable devant le peuple sénégalais. C’est une démarche qui transforme la République en un terrain d’expérimentation, menacé de déstabilisation. Le vrai débat se pose ainsi : qui gouverne réellement ?
Le conflit des visions : légalité contre légitimité

Ousmane Sonko revendique une vision politique qui semble exister indépendamment du processus électoral, comme si le vote populaire n’était qu’un détail, un simple accessoire à un projet antérieur à l’élection.Guy Marius Sagna oppose « légalité » et « légitimité », comme si la République pouvait se passer de ses institutions et de son cadre constitutionnel.Waly Diouf Bodian, quant à lui, théorise une justice de rupture, comme si l’État de droit était une option et non une obligation fondée sur la Constitution.
Dans ce schéma, Bassirou Diomaye Faye, en tant que président légalement élu, devient l’homme à neutraliser. Non pas par l’opposition, mais par ses propres alliés. Il incarne une forme de modération, de légalité, de respect des équilibres républicains, et c’est précisément cela qui devient un obstacle pour ceux qui, derrière des discours de rupture, cherchent à imposer une autre vision du pouvoir.
Une République menacée par l’ambition personnelle
Nous refusons que le Sénégal devienne le laboratoire d’un projet illégitime porté par des ambitions personnelles. Nous rejetons l’idée qu’un messianisme politique puisse justifier la rupture avec les principes fondamentaux de notre Constitution. La République n’est pas un champ d’expérimentation ; elle est un contrat social, un engagement solennel. Aujourd’hui, ce contrat est menacé par des forces qui privilégient leur vision personnelle au détriment des principes républicains.
Le respect de la légalité et des institutions est la seule source de légitimité. La République ne peut être sacrifiée sur l’autel de projets politiques non concertés, flous, et potentiellement dangereux pour l’intégrité de notre pays. Nous exigeons un retour à la clarté et à la transparence.
Un appel au respect de la Constitution
La République du Sénégal mérite mieux qu’un duel d’ombres. Elle mérite un projet clair, transparent et loyal envers ses institutions et son peuple. Nous appelons tous les Sénégalais à exiger le respect de la Constitution et à soutenir la légitimité du président élu, Bassirou Diomaye Faye, qui a prêté serment devant le peuple le 2 avril 2025, en présence du Conseil Constitutionnel.
Il est impératif que Bassirou Diomaye Faye prenne toutes ses responsabilités en tant que Président de la République, qu’il assume pleinement le serment qu’il a prononcé, et qu’il fasse face aux défis de la gouvernance avec transparence et respect de l’État de droit.
Le Sénégal ne peut pas se permettre de tomber dans le piège de la division. La nation doit rester unie autour de ses institutions et défendre son droit à une gouvernance stable, conforme à sa Constitution. Il est temps de revenir à l’essentiel : l’intérêt supérieur de la nation, celui de garantir la paix, la sécurité et la prospérité à chaque citoyen, sans exception.

    Politique – Samba Sadji de « LSS » appelle toute l’opposition à s’unir derrière Karim Wade en 2029

    Face aux défis majeurs que traverse le Sénégal, une seule voie semble capable de réconcilier la nation, relancer le développement et garantir un avenir prospère : le leadership de Karim Meïssa Wade, candidat du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) à l’élection présidentielle de 2029.

    À Kaolack, le coordonnateur départemental du parti Libéralisme Social Sénégalais (LSS), Samba Sadji, a affirmé que Karim Wade est un homme d’État aux qualités éprouvées. Selon lui, M. Wade incarne la probité morale et intellectuelle, forgée par une longue expérience politique et diplomatique.

    « Karim Wade s’est imposé comme une figure majeure de l’expertise technique et financière au Sénégal entre 2002 et 2012, avec des projets d’envergure, une ouverture vers de nouveaux partenaires et un rôle central dans la modernisation des infrastructures. À l’international, il a consolidé son influence grâce à son réseau au Qatar », a rappelé M. Sadji.

    Fort de son expertise internationale, nourrie par un parcours académique et professionnel dans l’ingénierie financière et la coopération internationale, Karim Wade porterait, selon Samba Sadji, un projet pour un Sénégal uni et fort :

    Pour un Sénégal réconcilié, où les clivages politiques laisseraient place à l’unité nationale. Pour un État fort, capable de relever les défis du développement, de l’éducation, de la santé et de l’emploi. Pour une opposition structurée, rassemblée autour d’un homme d’État en mesure de déboulonner un régime jugé incompétent et hésitant.

    Samba Sadji a ainsi invité l’ensemble des forces de l’opposition à dépasser leurs divergences pour se rassembler derrière la candidature de Karim Wade en 2029.

    Magal de Touba : 357 interventions des sapeurs-pompiers, 21 morts dans des accidents

    La Brigade nationale des sapeurs-pompiers, mobilisée pour assurer la sécurité du Grand Magal de Touba, a effectué 357 interventions de toutes natures jusqu’à ce mercredi 13 août 2025.

    Selon Radio Sénégal International (RSI), une part importante de ces opérations concerne les accidents de la circulation, qui ont fait 21 morts.

    Face à ce bilan préoccupant, les sapeurs-pompiers formulent plusieurs recommandations. Ils invitent les femmes enceintes en état avancé à éviter les déplacements vers les zones de forte affluence, afin de réduire les risques pour leur santé.

    Grand Magal de Touba : le président Diomaye Faye adresse ses vœux à la communauté mouride

    À l’occasion du Grand Magal de Touba, célébré ce mercredi à Diourbel, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a renouvelé ses vœux à l’ensemble de la communauté mouride, au Sénégal comme dans la diaspora.

    « À l’occasion du Magal de Touba, je formule mes vœux les plus chaleureux à la communauté mouride du Sénégal et de la diaspora », a écrit le chef de l’État sur sa page Facebook.

    Bassirou Diomaye Faye a également imploré Allah d’accorder à Serigne Mountakha Mbacké, khalife général des mourides, « une longue vie, une excellente santé et beaucoup de force pour continuer à guider les fidèles ».

    Dans son message, il a souhaité pour le Sénégal « une paix durable », « une unité fraternelle » et « une prospérité partagée », en appelant à la préservation des valeurs de solidarité et de concorde.

    Magal de Touba : 140 victimes d’accidents en 48 heures, l’Association des victimes appelle à la prudence

    Le Grand Magal de Touba 2025 est assombri par une série dramatique d’accidents de la route. En seulement 48 heures, les sapeurs-pompiers ont recensé 140 victimes, dont 5 décès, sur les axes menant vers la ville sainte.

    Face à ce bilan, l’Association des victimes d’accidents au Sénégal exprime son désarroi. Son président, Mamadou Niang, qualifie la situation de « déplorable et inquiétante » et appelle les conducteurs à redoubler de vigilance.

    « Nous demandons aux chauffeurs de ralentir, de respecter le code de la route et d’éviter l’usage du téléphone au volant. La route tue », insiste-t-il, rappelant que la fatigue au volant est un facteur majeur d’accidents. Il exhorte également les transporteurs à prendre conscience de leur responsabilité vis-à-vis des passagers, notamment les pères de famille qu’ils véhiculent.

    Mamadou Niang interpelle par ailleurs les autorités sur la nécessité de renforcer les contrôles routiers. L’association, témoin quotidien des conséquences humaines et matérielles des drames de la route, souhaite des mesures plus strictes pour éviter que le Magal — moment de ferveur religieuse — ne continue d’être marqué par de telles tragédies.

    Ziguinchor : le maire Djibril Sonko convoqué dans une affaire de destruction de biens

    Le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, est convoqué ce jeudi 14 août 2025 à 9 heures au commissariat de Yamatogne, a appris Dakaractu. Cette audition intervient dans le cadre d’une enquête sur la destruction présumée de biens appartenant à autrui.

    L’affaire concerne l’arrestation de dix agents municipaux, accusés d’avoir procédé à la démolition d’un bâtiment supposément érigé sur un domaine public. Les mis en cause ont été placés en garde à vue au commissariat de Yamatogne.

    Ouakam : quatre femmes arrêtées pour proxénétisme et diffusion d’images pornographiques

    La Sûreté urbaine du commissariat central de Dakar a démantelé, à Ouakam, un réseau présumé de prostitution lors d’une opération de renseignement ciblée. Quatre femmes ont été interpellées et sont poursuivies pour proxénétisme, incitation à la débauche, outrage public à la pudeur et diffusion d’images à caractère pornographique.

    Selon la Police nationale, l’enquête a révélé que les activités se déroulaient dans un appartement où une responsable recrutait et rémunérait trois autres jeunes femmes, avec des paiements hebdomadaires allant de 40 000 à 60 000 FCFA.

    Les investigations ont aussi mis au jour un volet numérique : des numéros de téléphone et des images obscènes circulaient sur internet pour promouvoir des prestations sexuelles, tarifées entre 5 000 et 10 000 FCFA.

    Lors des auditions, l’une des prévenues a nié se livrer à la prostitution, affirmant n’assurer que la réception des appels.

    Sénégal : le littoral menacé par de nouvelles fortes houles et vents violents ce week-end

    De nouvelles houles puissantes, accompagnées de vents violents, sont attendues sur le littoral sénégalais entre jeudi et le week-end, a annoncé la directrice de la Météorologie nationale, Aïda Diongue Niang, à l’Agence de presse sénégalaise (APS).

    Ces phénomènes pourraient provoquer les mêmes dégâts que ceux enregistrés le week-end dernier à Thiaroye-sur-Mer, Mbao et Hann Bel-Air, où des vagues déferlantes avaient pénétré dans les habitations côtières, causant d’importants dommages matériels.

    Selon Mme Niang, ces houles sont générées par un système orageux qui balaie actuellement le pays. « Ce système, en se déplaçant vers l’ouest et en atteignant la mer, prend une forme tournante, associée à des vents forts et à une faible pression au centre. Cela provoque une montée soudaine du niveau de la mer et la formation de houles locales », a-t-elle expliqué.

    Deux nouveaux systèmes orageux seraient en cours de formation au large des côtes sénégalaises. La Météorologie nationale compte renforcer la surveillance pour déterminer avec précision les zones du littoral susceptibles d’être impactées, que ce soit à Dakar, sur la Petite-Côte ou en Casamance.

    Senum SA : un acteur de séries sénégalaises au cœur d’un scandale de détournement de plus de 46 millions F CFA

    Serigne Saliou Ndiaye, 40 ans, visage familier du petit écran et « social media manager » à Sénégal Numérique (Senum SA), a été déféré hier au parquet pour accès frauduleux à un système informatique, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux. L’affaire, révélée par le quotidien Libération, éclate après un audit interne lancé par le nouveau directeur général de l’entreprise, Isidore Diouf.

    Avec le directeur administratif et financier, Bécaye Touré, ce dernier constate une inflation anormale des dépenses sur la ligne budgétaire « communication digitale ». Les vérifications montrent que la carte bancaire professionnelle aurait servi à des paiements personnels.

    Face aux soupçons, Serigne Saliou Ndiaye se présente à sa hiérarchie le 25 juin 2025. Dans une déclaration manuscrite, il avoue avoir utilisé la carte depuis novembre 2024 pour un montant estimé à 21,1 millions F CFA, justifiant ses actes par des difficultés financières et un salaire jugé insuffisant (440 000 F CFA mensuels).

    Mais l’audit externe mené avec la CBAO révèle une réalité plus lourde : les transactions frauduleuses remontent à janvier 2024, soit dix mois avant ses aveux, pour un préjudice réel de 46,39 millions F CFA. Les dépenses ciblées vont des abonnements à Netflix, YouTube Premium, Google Ads ou Canva, jusqu’à des achats de vêtements, cosmétiques et gadgets électroniques sur Alibaba et Shein, revendus via ses sites e-commerce Casciaono.shop et Zb-men.com.

    Particulièrement, les paiements sur Yango représentent à eux seuls près de 16 millions F CFA, l’accusé affirmant qu’ils servaient à rémunérer des chauffeurs partenaires.

    Devant les enquêteurs de la Dic, il reconnaît l’ensemble des faits et propose un remboursement intégral, allant jusqu’à suggérer un prêt bancaire pour solder la dette, tout en sollicitant le maintien de son poste. Mais au vu des accusations, l’issue judiciaire pourrait être bien moins clémente que les scénarios de fiction auxquels il est habitué.

    Ziguinchor : dix agents municipaux arrêtés après la démolition contestée d’un bâtiment

    La tension est montée d’un cran à Ziguinchor après l’arrestation de dix agents municipaux affectés à la voirie par la police du commissariat de Yamatogne. Ils sont accusés de « destruction de biens » à la suite de la démolition d’un bâtiment située dans le quartier Boycott Sindian, opération menée sur ordre de la mairie.

    Selon des informations rapportées par Emedia, l’affaire trouve son origine dans une plainte déposée par un citoyen affirmant que sa maison, encore en construction, a été rasée sans base légale. De son côté, la mairie soutient avoir adressé à plusieurs reprises des sommations au propriétaire, lui reprochant l’absence de documents attestant de la légalité de son occupation du terrain et de l’autorisation de construire. L’édifice, selon les autorités locales, aurait également obstrué une canalisation publique, justifiant la décision de procéder à sa destruction.

    Cependant, le propriétaire conteste fermement cette version. Il accuse les agents municipaux d’avoir agi sans mandat officiel, affirmant qu’aucun document signé par le maire n’autorisait formellement l’opération. Cette contestation a conduit à l’ouverture d’une enquête judiciaire. Trois agents ont déjà été déférés au parquet, tandis que les sept autres étaient toujours entendus par les enquêteurs ce matin. Leur présentation devant le procureur est prévue ce mercredi.

    Contacté par la presse, le maire de Ziguinchor s’est abstenu de tout commentaire sur cette affaire, tandis que des sources évoquent des négociations en coulisses pour parvenir à un accord à l’amiable. L’enquête se poursuit afin de déterminer les responsabilités précises et de trancher sur la légalité de l’opération qui divise aujourd’hui la ville.

    Liberté provisoire de Lat Diop : Babacar Ba appelle le parquet à respecter la décision judiciaire

    La décision de la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar d’accorder une liberté provisoire sous bracelet électronique à l’ancien directeur général de la Lonase, Lat Diop, continue de susciter des réactions. Parmi elles, celle du coordonnateur du Forum du Justiciable, Babacar Ba, qui a publiquement invité le parquet à ne pas s’opposer à cette mesure.

    Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Babacar Ba a rappelé que le code de procédure pénale sénégalais prévoit des peines alternatives à l’emprisonnement, parmi lesquelles figure le port d’un bracelet électronique. Selon lui, cette option offre une voie équilibrée entre la privation de liberté et le maintien d’un contrôle judiciaire strict. « J’invite solennellement le procureur à ne pas s’opposer à la décision des juges du fond », a-t-il déclaré, estimant que ce type de mesure doit être encouragé dans le cadre de la modernisation du système judiciaire.

    Cette prise de position intervient dans un contexte où le Sénégal réfléchit de plus en plus à des solutions pour désengorger ses prisons, souvent confrontées à une surpopulation carcérale. Le bracelet électronique, utilisé dans plusieurs pays comme alternative à la détention préventive ou à certaines peines de prison, permet un suivi en temps réel des personnes concernées tout en leur offrant la possibilité de rester insérées dans leur environnement familial et professionnel.

    Pour rappel, Lat Diop, poursuivi dans le cadre d’une affaire de gestion financière, avait vu sa demande de mise en liberté provisoire rejetée en première instance par le juge d’instruction avant que la Chambre d’accusation financière ne revienne sur cette décision le mardi 12 août 2025. Reste à savoir si le parquet respectera l’appel au calme lancé par Babacar Ba ou s’il tentera de contester cette mesure devant les juridictions compétentes.

    Effondrement d’un immeuble à Sédhiou : les premières conclusions pointent de graves manquements aux normes

    La ville de Sédhiou a été frappée par un drame dans la nuit de lundi à mardi, avec l’effondrement d’un immeuble de quatre étages dans le quartier de Dembaya. Deux personnes ont perdu la vie, retrouvées sans vie sous les décombres en fin de matinée après plusieurs heures de recherches acharnées.

    Selon les premières constatations, le non-respect des normes de construction serait à l’origine de la tragédie. Présent sur les lieux, le gouverneur de région, Diadia Dia, n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé « des défaillances flagrantes dans le dosage du ciment, l’utilisation du fer et l’absence d’un véritable plan de béton armé », autant de manquements techniques qui fragilisent la solidité des édifices et multiplient les risques d’effondrement.

    Les secours, menés par la 43ᵉ compagnie d’incendie et de secours avec l’appui d’engins lourds mobilisés par une entreprise privée, ont d’abord réussi à extraire deux survivants. Ils ont ensuite poursuivi les recherches pour retrouver les personnes portées disparues. Le lieutenant-colonel Diène Sène, commandant du Groupement d’incendie et de secours n°4, a salué la rapidité et la coordination des équipes, ainsi que l’implication des autorités administratives.

    Sur place, la mobilisation populaire a également marqué les esprits. De nombreux habitants se sont joints spontanément aux opérations de déblaiement, témoignant d’une solidarité et d’une compassion exemplaires face à la détresse des familles touchées.

    Une enquête judiciaire a été ouverte pour établir les responsabilités exactes et prendre les mesures nécessaires afin de prévenir de nouvelles tragédies. Ce drame met une fois de plus en lumière la nécessité de renforcer les contrôles sur les chantiers et de veiller au strict respect des normes de construction, dans une région où la pression immobilière et l’urbanisation rapide font parfois oublier les règles de sécurité les plus élémentaires.

    Magal de Touba 2025 : Un dispositif sécuritaire exceptionnel avec plus de 3 000 gendarmes mobilisés

    À l’occasion de la 131ᵉ édition du Magal de Touba, prévue ce mercredi, la Gendarmerie nationale a mis en place un dispositif sécuritaire d’envergure pour garantir la sécurité des millions de fidèles attendus. Pas moins de 3 158 gendarmes, 233 véhicules, 102 motos, plusieurs moyens de levage et sept drones sont déployés pour couvrir la cité religieuse et ses environs.

    La mobilisation ne se limite pas à Touba. Les principaux axes menant à la ville, dont l’autoroute de l’Avenir, l’autoroute Ila Touba, la voie ferrée et les routes nationales 1, 2, 3 et 4, bénéficient également d’un renforcement sécuritaire. Des équipes spécialisées sont positionnées pour assurer le contrôle des moyens de transport empruntés par les pèlerins, qu’il s’agisse de cars, de véhicules particuliers ou de trains.

    La Division communication et relations publiques (DIVCOM) de la Gendarmerie précise que l’Escadrille de drones d’appui de la Légion de gendarmerie aérienne jouera un rôle clé dans la coordination des opérations. Les drones effectueront des survols réguliers pour appuyer les unités au sol, optimiser la fluidité de la circulation et intervenir rapidement en cas d’incident.

    Le Magal de Touba, événement religieux majeur au Sénégal, attire chaque année des fidèles venus des quatre coins du pays et de la diaspora. Cette affluence exceptionnelle exige une organisation sécuritaire millimétrée, combinant présence humaine, moyens technologiques et surveillance renforcée sur tous les points stratégiques.

    Cette année encore, la Gendarmerie entend conjuguer anticipation et réactivité pour que le rassemblement se déroule dans la sérénité, dans le respect des consignes de sécurité et de la tradition d’hospitalité qui caractérise la ville sainte de Touba.

    Sédhiou : Deux morts et plusieurs blessés dans l’effondrement tragique d’un immeuble à Dembaya

    Le drame qui a frappé la commune de Dembaya, dans la région de Sédhiou, a laissé la population sous le choc. Dans la nuit de lundi à mardi, un immeuble de quatre étages s’est effondré, piégeant plusieurs personnes sous les décombres. Après plusieurs heures de recherches intenses, les deux personnes portées disparues ont été retrouvées sans vie en fin de matinée, portant un lourd coup à l’espoir des familles et des habitants du quartier.

    Les opérations de secours, menées par les éléments de la 43e compagnie d’incendie et de secours, ont mobilisé d’importants moyens humains et matériels. Des engins lourds, fournis par une entreprise privée située à plus de quarante kilomètres du lieu du sinistre, ont permis d’extraire les corps sans vie, qui ont ensuite été acheminés à l’hôpital régional de Sédhiou. Deux survivants avaient été secourus dans les premières heures d’intervention.

    Selon le lieutenant-colonel Diène Sène, commandant du Groupement d’incendie et de secours n°4, la rapidité de l’intervention et la mobilisation générale ont été déterminantes pour sauver des vies. « Le sinistre s’est produit à une heure critique, et il a fallu improviser avec les moyens disponibles pour sauver des vies », a-t-il déclaré, saluant l’engagement des équipes et le soutien des autorités administratives.

    Sur les lieux, le gouverneur de Sédhiou, Diadia Dia, n’a pas caché son indignation face à ce qu’il considère comme une tragique conséquence du non-respect des normes de construction. « Il ne faut pas être expert pour constater les défaillances dans le dosage du ciment, l’utilisation du fer et l’absence de plan béton armé », a-t-il déploré, soulignant l’urgence d’une vigilance accrue dans le secteur du bâtiment.

    Une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de prévenir la répétition de tels drames. Dans l’attente de ses conclusions, cette tragédie relance le débat sur la sécurité des constructions au Sénégal, dans un contexte où de nombreux immeubles poussent rapidement, parfois au mépris des règles élémentaires de solidité et de sécurité.

    Guy Marius Sagna fustige une « justice à deux vitesses » après la libération provisoire de Lat Diop

    Le député de Pastef, Guy Marius Sagna, est monté au créneau pour critiquer la décision de la justice sénégalaise d’accorder une liberté provisoire à Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, poursuivi dans une affaire financière. Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a dénoncé ce qu’il considère comme une « justice à deux vitesses » favorisant les personnalités influentes au détriment des citoyens ordinaires.

    « Je le répète, il est inacceptable d’avoir un système judiciaire qui envoie les voleurs de poulets en prison et qui accorde des bracelets électroniques aux kulunas qui ont pillé les milliards des Sénégalais », a-t-il fustigé, employant un ton virulent pour illustrer ce qu’il estime être une inégalité de traitement devant la loi.

    Cette sortie intervient après que la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a décidé, le mardi 12 août 2025, de remettre Lat Diop en liberté provisoire, assortie de l’obligation de porter un bracelet électronique. Cette mesure a été prise après que le juge d’instruction financier avait, dans un premier temps, rejeté la demande de remise en liberté formulée par la défense.

    Pour Guy Marius Sagna, ce type de décision alimente la défiance des citoyens envers l’institution judiciaire et renforce l’idée que les puissants échappent plus facilement aux rigueurs de la loi. Cette affaire relance ainsi le débat récurrent sur l’équité et l’impartialité de la justice au Sénégal.

    Dakar : démantèlement d’un réseau de falsification d’actes de naissance

    La Sûreté urbaine de Dakar a procédé à l’arrestation de deux individus accusés de produire de faux actes de naissance, révélant ainsi l’existence d’un circuit organisé de falsification de documents administratifs.

    L’affaire a éclaté grâce à la vigilance d’un juge, saisi pour l’annulation d’un acte d’état civil jugé suspect. Constatant des irrégularités flagrantes, ce magistrat a immédiatement alerté les enquêteurs. Les investigations ont rapidement permis de localiser et d’interpeller les suspects, qui ont été entendus dans les locaux de la Sûreté urbaine.

    Lors de leurs auditions, les mis en cause ont reconnu les faits. L’un d’eux a même déclaré n’être qu’un maillon d’un réseau plus vaste, affirmant avoir hérité de cachets officiels et de documents vierges appartenant à un complice décédé. Ces outils servaient à fabriquer des actes de naissance frauduleux destinés à divers clients, en échange de contreparties financières.

    Cette affaire met en lumière la fragilité et les risques qui pèsent sur les registres d’état civil, pilier essentiel de l’identité légale des citoyens. Les autorités redoutent que ces documents falsifiés soient utilisés pour des démarches administratives ou judiciaires, voire pour faciliter des activités criminelles.

    L’enquête se poursuit afin d’identifier d’éventuels complices encore en activité et de retrouver les bénéficiaires de ces actes frauduleux. Les forces de sécurité entendent ainsi remonter l’intégralité de la filière et mettre un terme à ce trafic qui mine la fiabilité du système d’état civil sénégalais.

    Gestion des inondations à Touba : l’ONAS déploie 40 camions pour accélérer le pompage des eaux

    Touba, durement touchée par des inondations persistantes, bénéficie d’un renfort important dans la lutte contre les eaux stagnantes. Le 12 août 2025, l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), sous la direction de Séni Diène, a mis en service 40 camions flambant neufs dans le cadre du Projet d’acquisition et de renouvellement de camions de vidange (PARC).

    Financé à hauteur de 2 milliards FCFA, ce projet pilote bénéficie du soutien de la Fondation Bill et Melinda Gates, de la DER/FJ et de la BNDE. Les nouveaux véhicules viennent compléter les efforts déjà engagés par l’ONAS, la Direction de la Prévention et de la Gestion des Inondations (DGPI) et l’initiative locale Touba Ca Kanam pour assécher les zones les plus touchées.

    Selon Séni Diène, certaines habitations situées dans des zones basses restent inaccessibles aux canaux de drainage classiques. Le renfort en camions vise donc à pallier cette limite, en assurant un pompage ciblé des eaux stagnantes.

    Sur le terrain, l’action s’intensifie particulièrement dans les quartiers de Keur Niang et Nguélémou, où les ouvrages stratégiques fonctionnent à plein régime. À Nguélémou, un bassin de 72 000 m³ est équipé de quatre pompes, dont deux d’une capacité de 1 260 m³/heure et deux autres de 900 m³/heure. À Keur Niang, une nouvelle pompe de 1 000 m³/heure vient renforcer un bassin de 2 000 m³, accélérant l’évacuation et permettant déjà la réouverture de l’entrée principale de la cité religieuse sur ses deux voies.

    Par ailleurs, une nouvelle station de pompage installée face à la grande mosquée redirige désormais les eaux vers Keur Niang, augmentant significativement la capacité globale d’évacuation. Grâce à ces efforts conjoints, plusieurs habitants peuvent progressivement regagner leurs maisons, tandis que certaines routes, jusque-là impraticables, sont à nouveau accessibles.

    Magal 2025 : plus de 500 interpellations et 1 600 pièces saisies lors des opérations de sécurisation

    À la veille du Grand Magal de Touba, la police a dressé un bilan détaillé des opérations de sécurisation mises en place pour encadrer l’événement religieux. Selon le commissaire principal Diegane Sène, 526 personnes ont été interpellées au total, dont 449 pour vérification d’identité, 12 pour détention de chanvre indien et 2 pour vol. Ces résultats sont issus des opérations spéciales baptisées Karangé Baol, menées conjointement par les différentes unités de police de la région de Diourbel.

    Le dispositif a mobilisé le commissariat central de Diourbel, les commissariats urbains de Mbacké et Bambey, le commissariat spécial de Touba et ses postes secondaires, le Groupe mobile d’intervention (GMI), la brigade régionale des stupéfiants et les services de renseignement. La gendarmerie, notamment la Compagnie de Touba, a également participé à ces actions coordonnées.

    Parmi les interpellations, on note également des arrestations pour ivresse publique manifeste, détention d’armes blanches, exploitation illégale de débit de boissons, détention et usage de produits cellulosiques, conduite sans permis, ainsi que des affaires liées à l’ecstasy. En tout, 102 personnes ont été déférées devant les parquets de Mbacké et de Diourbel.

    Sur le plan routier, les forces de l’ordre ont saisi 1 626 pièces administratives, immobilisé 191 véhicules et mis en fourrière 99 motos. Ce vaste dispositif visait à garantir la sécurité des pèlerins et le bon déroulement de l’un des plus grands rassemblements religieux du pays.

    Affaire Lat Diop : La Chambre d’accusation financière ordonne une liberté provisoire sous bracelet électronique

    La Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar a tranché ce mardi 12 août 2025 : Lat Diop, ancien directeur général de la Lonase, recouvre sa liberté provisoire… sous étroite surveillance électronique.

    Cette décision infirme l’ordonnance du juge d’instruction financier, qui avait initialement refusé la demande de mise en liberté provisoire. Les avocats de l’ex-patron de la Lonase, Me Seydou Diagne, Me Alioune Badara Fall et leurs confrères, ont interjeté appel et obtenu gain de cause devant la juridiction supérieure.

    Une affaire qui se fragilise

    Après 11 mois d’instruction, coup de théâtre : l’accusation a présenté devant la Chambre un nouveau rapport d’expertise, établi de manière non contradictoire, réclamant désormais 1 milliard de FCFA au lieu des 8 milliards initialement avancés. Une volte-face qui interroge sur la solidité du dossier et la cohérence de l’enquête.

    Rappelons que Lat Diop est détenu depuis septembre 2024 pour détournement de deniers publics, extorsion et blanchiment de capitaux. La liberté provisoire accordée reste toutefois conditionnelle : si le parquet général décide de se pourvoir en cassation, l’issue pourrait encore basculer.

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°536 – 12 AU 17/08/2025

    🔴 CONVERGENCE DE MILLIONS DE PÈLERINS À TOUBA : LE GRAND MAGAL VIBRE AUX QUATRE COINS DU GLOBE
    🔴 GESTION DES INONDATIONS À TOUBA / « UN AUDIT S’IMPOSE » : NAY LEER RELANCE L’« ONAS-GATE »

    🔴 AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DÉBUTE SA QUÊTE DU SIXIÈME TITRE FACE À L’OUGANDA
    🔴 CHAN 2024 / SÉNÉGAL VS CONGO : LES « LIONS » EN MISSION QUALIFICATION

    Thiaroye-sur-Mer submergée par une forte houle : le maire lance un appel urgent à l’aide

    Depuis près de 48 heures, la commune côtière de Thiaroye-sur-Mer, située en banlieue dakaroise, fait face à une situation alarmante due à une forte houle qui a inondé de nombreuses habitations en bordure de mer. Les vagues, d’une violence exceptionnelle, ont envahi plusieurs maisons au point de bloquer certains habitants à l’intérieur, incapables de sortir en raison de l’eau et des déferlantes.

    Le maire de la commune, El Mamadou Ndiaye, a décrit ce phénomène comme une situation inédite et particulièrement grave. Lors d’une intervention sur les ondes de la radio RFM, il a expliqué que toutes les habitations situées sur la bande côtière de six kilomètres, à l’exception des zones industrielles, sont affectées par cette montée des eaux. « Toute la partie où sont construites les maisons aujourd’hui est dans cette situation-là », a-t-il souligné, témoignant de l’ampleur des dégâts.

    Face à cette catastrophe naturelle, le maire a exprimé son sentiment d’impuissance. Il a clairement indiqué que les collectivités locales ne disposent pas des moyens nécessaires pour venir en aide aux populations sinistrées. « Les collectivités ne peuvent absolument pas grand-chose et je pense que l’État doit pouvoir nous venir en aide », a-t-il affirmé, lançant un appel solennel aux autorités nationales pour qu’elles interviennent rapidement afin de protéger les habitants et leurs biens.

    Cette situation critique à Thiaroye-sur-Mer illustre la vulnérabilité des communes côtières face aux aléas climatiques et naturels, et souligne la nécessité d’un appui urgent des pouvoirs publics pour faire face à ces phénomènes et envisager des mesures de prévention à long terme.

    Seydi Gassama plaide pour une réforme du Conseil Supérieur de la Magistrature afin de renforcer l’indépendance judiciaire

    Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a récemment lancé un appel fort en faveur d’une réforme profonde du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Selon lui, cette réforme est essentielle pour garantir l’indépendance réelle de la justice sénégalaise et préserver la séparation des pouvoirs, socle fondamental de toute démocratie.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux, M. Gassama souligne que la présence du Président de la République et du ministre de la Justice au sein du CSM compromet cette indépendance. Il plaide donc pour leur exclusion du Conseil, estimant que ces deux figures de l’exécutif ne devraient pas siéger dans cette instance qui joue un rôle clé dans la gouvernance de la justice.

    Pour renforcer la légitimité et la transparence du CSM, Seydi Gassama propose également d’ouvrir cette institution à des représentants extérieurs à la magistrature. Il évoque notamment l’intégration de personnalités issues des corps d’avocats, des professeurs de droit des universités ainsi que de la société civile. Cette ouverture permettrait, selon lui, de mieux refléter la réalité selon laquelle « la justice est rendue au nom du peuple sénégalais » et ainsi d’inscrire la gouvernance judiciaire dans une logique démocratique plus large.

    Cette proposition vise également à dissiper les craintes persistantes liées au corporatisme au sein de la magistrature, et à éviter ce que certains appellent la « république des juges », expression qui dénonce une justice perçue comme fermée et auto-référentielle. En intégrant des acteurs externes, le CSM pourrait accroître sa transparence, renforcer la confiance du public dans le système judiciaire et garantir une meilleure impartialité dans ses décisions.

    Cette initiative de Seydi Gassama s’inscrit dans un débat plus large, toujours très actuel au Sénégal, sur la réforme des institutions judiciaires et sur la nécessité d’assurer une justice indépendante, transparente et équitable pour tous. La question de la composition et du fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature reste ainsi au cœur des discussions visant à moderniser et à renforcer la justice sénégalaise.

    Projet de loi sur la déclaration de patrimoine : Amadou Ba exclut le président de la République

    À l’approche de l’examen du projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine par l’Assemblée nationale, prévu pour le 18 août 2025, le député d’opposition Amadou Ba, membre de Pastef, a tenu à clarifier la portée de ce texte, en excluant explicitement le président de la République de cette obligation. Selon lui, la déclaration de patrimoine du chef de l’État relève d’un régime juridique particulier, intégralement encadré par la Constitution sénégalaise, et notamment par l’article 37.

    Dans une publication, Amadou Ba rappelle que cet article stipule clairement que le président nouvellement élu doit effectuer une déclaration écrite de son patrimoine, déposée auprès du Conseil constitutionnel, qui en assure la publicité. Ce dispositif constitutionnel, selon lui, constitue une lex specialis dérogatoire à la loi ordinaire, plaçant la déclaration du président hors du champ d’application du projet de loi examiné par l’Assemblée nationale.

    Il souligne ainsi que le président Bassirou Diomaye Faye a déjà rempli cette obligation constitutionnelle, déposant sa déclaration auprès du Conseil constitutionnel après son élection en 2024.

    Le projet de loi n°15/2025, adopté en Conseil des ministres le 30 juillet puis officialisé par le décret présidentiel n°2025-1312 du 31 juillet 2025, étend quant à lui la liste des personnes soumises à la déclaration de patrimoine. Cette liste désormais élargie concerne notamment les présidents d’institutions de la République, les membres de l’Assemblée nationale (incluant questeurs, trésorier, directeur du budget), les membres du Gouvernement, ainsi que les personnalités liées à la Présidence, à la Primature et au Secrétariat général du Gouvernement.

    Sont également assujettis les chefs de cours et tribunaux, les magistrats, les membres du pool judiciaire financier, le Médiateur de la République, ainsi que les dirigeants et cadres des autorités administratives indépendantes, des sociétés nationales, établissements publics et agences d’exécution. Enfin, les membres des corps civils, militaires et paramilitaires de contrôle et enquête, ainsi que les directeurs intervenant dans les secteurs des mines, carrières et hydrocarbures, figurent également parmi les personnes concernées.

    Ainsi, le projet vise à renforcer la transparence et la lutte contre la corruption en élargissant le spectre des responsables publics soumis à cette obligation, tout en confirmant que le président de la République reste soumis à un cadre constitutionnel spécifique qui lui est propre.

    Touba : La mairie enregistre 130 000 naissances depuis le début de l’année, alerte Abdou Lahat Ka

    Lors de son intervention dans l’émission RFM Matin du lundi 11 août 2025, Serigne Abdou Lahat Ka, maire de Touba, a révélé que l’état civil de la mairie a enregistré pas moins de 130 000 naissances depuis le début de l’année. Toutefois, il précise que ce chiffre ne représente qu’une partie de la réalité, estimant que près de 50 % des naissances ne sont pas officiellement déclarées auprès des services municipaux.

    Ce constat témoigne de la dynamique démographique très forte de la ville sainte, qui connaît une croissance rapide de sa population. Serigne Abdou Lahat Ka prévient que dans les 20 prochaines années, cette augmentation sera encore plus marquée, surtout avec l’afflux continu de nouveaux habitants venus s’installer à Touba.

    Face à ce défi démographique, le maire exprime son inquiétude quant au déficit d’infrastructures essentielles, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’assainissement et des équipements urbains. Il indique cependant que le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké, est conscient de ces enjeux et s’implique dans la réflexion sur les solutions à apporter. Par ailleurs, le maire appelle les autorités politiques à engager rapidement un plan ambitieux et adapté afin d’accompagner cette croissance, pour garantir un développement harmonieux et durable de Touba.

    Abidjan : un bus transportant 70 Sénégalais pour le Grand Magal de Touba porté disparu

    Un convoi de 70 Sénégalais, en route d’Abidjan vers Dakar pour participer au Grand Magal de Touba, est porté disparu depuis ce lundi. Le bus, qui avait quitté la capitale ivoirienne, n’a pas encore atteint sa destination, plongeant dans l’inquiétude les familles et la communauté sénégalaise à l’étranger.

    Selon un responsable d’une association de ressortissants sénégalais en Côte d’Ivoire, l’alerte a été donnée après un appel reçu du chauffeur d’un véhicule-guide accompagnant le bus. Celui-ci a informé que le convoi aurait été la cible d’une attaque jihadiste au Mali, près de la localité de Diéma, non loin de Kayes, à la frontière avec le Sénégal. Depuis cet incident, ni les passagers ni le convoyeur, Aya Lô, ne sont joignables, et leurs proches au Sénégal sont sans nouvelles.

    Face à cette situation préoccupante, l’association a saisi l’ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, qui aurait promis de prendre contact avec son homologue malien pour clarifier la situation.

    En attendant des informations officielles et rassurantes des autorités, la communauté sénégalaise en Côte d’Ivoire lance un appel à l’aide pour retrouver rapidement les 70 compatriotes portés disparus. Cette disparition inquiète d’autant plus que le Grand Magal de Touba, événement majeur pour les Sénégalais du monde entier, approche à grands pas.

    Turquie : Ousmane Sonko sollicite le soutien d’Erdogan pour surmonter les défis budgétaires du Sénégal

    Lors d’une visite officielle de cinq jours en Turquie, le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a engagé un plaidoyer appuyé en faveur d’un renforcement de la coopération bilatérale afin d’aider son pays à faire face à ses difficultés financières. Invité par le président turc Recep Tayyip Erdogan, M. Sonko a présenté avec transparence la situation économique délicate que traverse le Sénégal, marqué par un passif important hérité qui pèse sur les finances publiques.

    Reconnaissant sans détour les défis économiques actuels, le chef du gouvernement a souligné : « Nous n’avons pas honte de vous parler de la situation financière que nous traversons. C’est un passif que nous avons hérité et qui place notre pays dans une situation budgétaire délicate. Cependant, nous sommes déterminés à prendre notre destin en main ». Cette franchise illustre la volonté du Sénégal de surmonter ses obstacles tout en cherchant activement des partenaires stratégiques.

    Ousmane Sonko a ainsi sollicité un accompagnement ferme et concret de la Turquie durant cette période sensible. « Je solliciterai avec beaucoup d’insistance votre accompagnement durant cette période. Nous croyons qu’une Turquie déterminée à nos côtés nous aidera à stabiliser nos finances publiques », a-t-il affirmé, affichant son optimisme quant à l’impact positif d’une coopération renforcée.

    Au-delà du soutien financier, le Premier ministre a également encouragé les entreprises turques à investir de manière significative au Sénégal, notamment dans des secteurs jugés prioritaires tels que l’énergie, l’agriculture et l’industrie. Il a demandé à Recep Tayyip Erdogan d’agir en tant que relais auprès d’autres partenaires internationaux afin d’élargir les opportunités de coopération et renforcer l’intégration économique du Sénégal à l’échelle globale.

    La visite officielle s’est conclue par la signature de plusieurs accords bilatéraux dans des domaines jugés stratégiques par les deux gouvernements, témoignant d’une volonté partagée de consolider leurs liens politiques, économiques et sociaux.

    Cette rencontre marque un tournant dans la dynamique des relations sénégalo-turques, avec l’espoir d’un soutien durable qui permettra au Sénégal de relever ses défis budgétaires tout en accélérant son développement économique.

    Supposé viol d’une mineure : la FSVB dément tout lien avec l’entraîneur accusé et réaffirme son engagement pour la sécurité des athlètes

    Suite à la diffusion, ce lundi 11 août 2025, d’une information faisant état d’un homme se présentant comme entraîneur de volleyball et accusé d’avoir abusé d’une jeune fille d’une quinzaine d’années, la Fédération Sénégalaise de Volleyball (FSVB) est rapidement intervenue pour clarifier sa position.

    Dans un communiqué officiel, la FSVB tient à informer l’opinion publique qu’elle « n’entretient aucun lien officiel ni institutionnel avec M. Idrissa A. Sow », la personne mentionnée dans cette affaire grave impliquant une mineure. La Fédération précise que cet individu n’est pas inscrit dans ses structures et ne participe en aucun cas à ses programmes officiels de formation ou d’encadrement des jeunes sportifs.

    L’instance fédérale dénonce avec vigueur le fait que le volleyball soit mêlé à cette affaire, regrettant également la manière dont les médias ont traité le sujet. Selon la Fédération, un souci d’exactitude et d’équilibre aurait dû conduire à recueillir le point de vue des instances fédérales avant toute publication.

    Enfin, la Fédération Sénégalaise de Volleyball rassure les jeunes athlètes et leurs familles en affirmant que la sécurité, le respect et le bien-être des sportifs constituent des priorités absolues. Elle rappelle que des mesures strictes sont mises en place afin de garantir un environnement sain, sécurisé et protecteur dans toutes ses disciplines et compétitions.

    Drame à Orkadiéré : un jeune joueur de navétanes poignardé en plein match

    Ce dimanche 10 août 2025, ce qui devait être une journée de fête sportive à Orkadiéré s’est tragiquement transformé en drame. Lors d’un match très attendu du championnat populaire des navétanes, un jeune supporter de 19 ans, Yaya Sy Deh, a été mortellement poignardé. L’auteur présumé de l’attaque est un adolescent du même village, Wendou Bosséabé, nommé Kodel Lo.

    Le match opposait l’ASC Wendou Bosséabé à l’équipe d’Aynoumadji et se déroulait au stade municipal d’Orkadiéré, dans le département de Kanel. Selon plusieurs témoins, l’incident est survenu alors que Yaya Sy Deh célébrait un but marqué par son équipe. C’est à ce moment précis qu’il a été agressé avec une arme blanche par Kodel Lo, qui lui a porté un coup fatal à la poitrine.

    Les secours sont rapidement intervenus, mais le jeune homme a succombé à ses blessures avant même de pouvoir être évacué à l’hôpital. La gendarmerie de Waoundé, informée de la situation, a immédiatement ouvert une enquête pour élucider les circonstances exactes de cette attaque.

    Ce drame a profondément choqué la communauté locale, endeuillant une rencontre sportive qui rassemblait plusieurs habitants du village et de la région. Les autorités et les forces de l’ordre ont appelé au calme et à la retenue en attendant les résultats de l’enquête.

    Magal de Touba : 5 morts et 170 victimes recensés dans 75 accidents de la circulation, selon les sapeurs-pompiers

    Lors de la couverture de la 131ᵉ édition du Grand Magal de Touba, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a enregistré un bilan préoccupant avec cinq décès survenus lors de 75 accidents de la circulation, totalisant 170 victimes. C’est ce qu’a annoncé ce lundi le commandant Yatma Dièye, chef de la Division information et relations publiques, lors d’une intervention sur la radio RFM.

    Le commandant Dièye a précisé que la brigade avait réalisé 120 interventions au total, dont 75 accidents routiers ayant fait 170 blessés, dont malheureusement cinq corps sans vie. Il a souligné que cette situation critique survenait à seulement deux jours du grand événement, ce qui pousse à un appel urgent au respect rigoureux du code de la route.

    Le responsable a particulièrement insisté auprès des piétons sur la nécessité de respecter les règles de traversée des routes, tout en rappelant aux conducteurs et passagers l’importance vitale du port de la ceinture de sécurité. Il a également invité les automobilistes à modérer leur vitesse, à éviter les surcharges dans les véhicules, ainsi que les dépassements ou sorties non réglementaires qui constituent des facteurs majeurs d’accidents.

    Pour les motocyclistes, le commandant Dièye a rappelé l’obligation de porter systématiquement un casque de protection afin de réduire le risque de blessures graves en cas d’accident. Ce bilan alarmant met en lumière les défis liés à la sécurité routière dans le contexte du Magal, invitant tous les usagers de la route à une vigilance accrue afin d’éviter de nouveaux drames dans les jours à venir.

    Magal de Touba : Plus de 1,32 milliard FCFA investis dans la gratuité des soins à Diourbel

    À l’occasion du Grand Magal de Touba, l’Agence Sénégalaise de la Couverture Sanitaire Universelle (SEN-CSU) a mis en place un dispositif spécial d’immatriculation et de production de cartes d’assurés à l’Université Cheikhoul Khadim et au centre Guindi. Cette campagne nationale d’enrôlement débutera officiellement le mardi 12 août 2025, sous la présidence du directeur général de la SEN-CSU, Dr El Hadji Séga Guèye, a appris PressAfrik.

    Dans son bilan pour la région de Diourbel, l’agence révèle qu’entre juin et juillet 2025, un montant total de 1 323 395 050 FCFA a été mobilisé pour financer des initiatives de gratuité dans les structures sanitaires de la région. Ces paiements couvrent les dépenses effectuées en 2024 ainsi que celles des deux premiers mois de 2025. Parmi les principales prises en charge, la césarienne représente la plus grande part avec 491 650 000 FCFA, suivie par la dialyse avec 394 825 000 FCFA. Le Plan Sésame a bénéficié d’un financement de 361 623 750 FCFA, tandis que la prise en charge des enfants âgés de 0 à 5 ans a représenté 75 296 300 FCFA.

    Pour renforcer l’accès aux soins, la SEN-CSU a signé plusieurs conventions stratégiques. Ces partenariats concernent les quatre établissements publics de santé (EPS) de la région, ainsi que 116 officines privées chargées de la distribution de médicaments et produits pharmaceutiques. L’agence a aussi collaboré avec le Dahira Hizbout Tarqiyya pour faciliter l’enrôlement et la production des cartes, et avec le guide religieux Serigne Khabane Mbacké pour intégrer près de 1 994 daaras dans le dispositif de couverture sanitaire universelle, représentant environ 120 000 Ndongo Daaras.

    Dans le cadre de cette opération, la SEN-CSU a implanté et équipé des bureaux dédiés dans 13 centres de santé et 4 EPS, tout en formant de nouveaux agents prestataires afin d’assurer un accueil de qualité et une communication de proximité avec les populations.

    À partir du 16 août 2025, la région de Diourbel accueillera des ateliers de signature de conventions pour la prise en charge avec l’ensemble des districts sanitaires. Ces rencontres se tiendront sous la présidence du gouverneur de la région, en présence du directeur régional de la Santé ainsi que des différents acteurs impliqués dans le programme. Cette initiative vise à consolider les efforts pour garantir un accès élargi et durable à la gratuité des soins, un élément essentiel au bien-être des populations lors du Grand Magal et au-delà.

    Investissements turcs au Sénégal : Plus de 5 400 milliards de francs CFA envisagés dans le secteur de l’énergie

    L’ambassadeur du Sénégal en Turquie, Moustapha Sokhna Diop, a récemment annoncé un projet d’investissement massif de la part d’investisseurs privés turcs, qui envisagent de mobiliser près de 5 400 milliards de francs CFA, soit environ 9 milliards de dollars, pour financer des projets dans le secteur de l’énergie au Sénégal. Ce montant ne prend pas en compte les investissements supplémentaires prévus dans d’autres domaines clés tels que l’agriculture, la construction et le développement industriel.

    Cette annonce a été faite lors d’un entretien avec l’Agence de presse sénégalaise (APS) dans le cadre d’un forum organisé conjointement par l’Association des hommes d’affaires privés de Turquie, le Conseil des relations économiques étrangères (DEIK) et l’Agence pour la Promotion des Investissements et Grands Travaux (APIX). Ce forum, qui a rassemblé environ 300 opérateurs économiques, dont 50 représentants sénégalais, a constitué une plateforme d’échanges et de présentation d’opportunités économiques bilatérales.

    En marge de ce rendez-vous, plusieurs dirigeants d’importantes entreprises turques ont rencontré le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, en visite officielle de cinq jours en Turquie à l’invitation du président Recep Tayyip Erdogan. Ces échanges ont permis de présenter diverses propositions d’investissements non seulement dans l’énergie, mais aussi dans les secteurs de l’agriculture, de l’automobile et de l’armement.

    L’ambassadeur Moustapha Sokhna Diop a souligné que ces projets se présenteront sous des formes variées, notamment des partenariats public-privé et des investissements directs. Il a insisté sur le fait que ces investissements structurants ont été pensés de manière à ne pas aggraver la dette publique sénégalaise, ce qui constitue une priorité dans la stratégie économique nationale.

    Les investisseurs turcs sont attendus prochainement à Dakar pour poursuivre les discussions. Ils rencontreront les ministres en charge des secteurs concernés afin d’examiner en détail les dossiers, affiner les modalités de collaboration et engager les démarches nécessaires pour la concrétisation de ces investissements majeurs. Ce partenariat promet ainsi de renforcer significativement la coopération économique entre le Sénégal et la Turquie, tout en contribuant au développement durable du Sénégal.

    Grand Magal 2025 : Un dispositif de secours exceptionnel déployé à Touba

    À l’occasion de la 131ᵉ édition du Grand Magal de Touba, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers a mis en place un dispositif de sécurité et de secours d’une ampleur inédite, couvrant la période du 7 au 15 août. Ce déploiement vise à garantir la sécurité des millions de pèlerins attendus dans la cité religieuse et ses environs, tout en assurant une gestion optimale des risques et des situations d’urgence.

    Ce dispositif repose sur la mobilisation de 554 sapeurs-pompiers et de 93 véhicules, comprenant 17 engins d’incendie, 24 ambulances, 9 véhicules de secours routier et 14 camions-citernes de grande capacité, ainsi que d’autres engins spécialisés. Le commandant Yatma Dièye, chef de la division information et relations publiques de la Brigade, a précisé que ces moyens visent à répondre efficacement aux besoins de prévention, d’intervention rapide et de prise en charge des victimes, notamment lors des situations critiques.

    Parmi les innovations opérationnelles mises en avant, figure l’unité de secours d’urgence médicale, chargée d’assurer la para-médicalisation des interventions et de prendre en charge, dès la phase préhospitalière, les victimes présentant des blessures graves. De plus, des motos d’intervention rapide ont été déployées dans les zones difficiles d’accès ou fortement congestionnées, afin de réduire le temps d’arrivée sur les lieux d’accident et d’améliorer la réactivité des secours.

    Ce dispositif exceptionnel n’est pas limité aux seules opérations liées au Magal. Un détachement est sur place depuis le 3 août à Touba et Kaolack, en appui aux opérations de gestion des inondations provoquées par les fortes pluies du 2 août. Cette anticipation traduit la volonté des autorités de sécuriser non seulement le rassemblement religieux, mais aussi de répondre aux aléas climatiques susceptibles de perturber son bon déroulement.

    Par cette organisation rigoureuse et la synergie des moyens humains et matériels, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers entend assurer une couverture sécuritaire optimale, dans un contexte où l’afflux massif de pèlerins, conjugué aux risques climatiques et routiers, exige vigilance et efficacité de chaque instant.

    15ᵉ Congrès du SAES : David Célestin Faye reconduit à la tête du syndicat pour un second mandat

    Le Syndicat autonome de l’enseignement supérieur (SAES) a reconduit, dimanche, David Célestin Faye à sa tête pour un second et dernier mandat de trois ans. Cette réélection, obtenue à l’unanimité lors du 15ᵉ Congrès, vient prolonger le leadership qu’il exerce depuis août 2022.

    Au cours de son premier mandat, M. Faye s’est illustré par plusieurs initiatives, dont l’adoption d’un décret accordant des allocations spéciales aux familles des enseignants et chercheurs décédés. Cette mesure, bien qu’applaudie par certains, avait aussi provoqué une série de mouvements de grève, témoignant de la complexité des négociations entre l’État et le corps enseignant.

    La reconduction de David Célestin Faye intervient dans un contexte particulier, marqué par la célébration des 40 ans du SAES. Cette cérémonie, organisée du 8 au 11 août 2025, a rassemblé les membres du syndicat autour de réflexions sur l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal. Avec plus de 76 % des enseignants et enseignants-chercheurs des universités du pays dans ses rangs, le SAES demeure un acteur incontournable du secteur, capable d’influer sur les grandes orientations éducatives nationales.

    Pour ce second mandat, les attentes sont fortes. Le secrétaire général réélu devra à la fois consolider les acquis obtenus, apaiser les tensions avec les autorités et poursuivre le plaidoyer pour de meilleures conditions de travail et de vie des universitaires, dans un contexte où l’enseignement supérieur sénégalais fait face à d’importants défis structurels et financiers.

    Suppression des bourses familiales, dette cachée et tensions économiques : la CDS fustige la gestion des nouvelles autorités

    La Convergence Démocratique Sénégal (CDS) est montée au créneau pour dénoncer la gestion économique des nouvelles autorités, qu’elle juge défaillante et préjudiciable aux populations les plus vulnérables. Dans un communiqué au ton virulent, la formation politique s’alarme de la suspension des bourses de sécurité familiale, de la montée en flèche de la dette publique et des conséquences de la rupture de financement avec le Fonds Monétaire International (FMI).

    Selon la CDS, l’arrêt du programme de bourses de sécurité familiale, qui représentait un soutien direct de 30 milliards de francs CFA en faveur de plus de 300 000 Sénégalais parmi les plus démunis, a plongé des milliers de ménages dans le désarroi. Cette décision est qualifiée « d’iniquité » par le parti, qui y voit un signe d’indifférence des autorités face aux difficultés quotidiennes des citoyens les plus fragiles.

    Sur le plan macroéconomique, la CDS estime que le pays est dans une situation critique, aggravée par la perte de confiance des investisseurs et partenaires financiers. Les nouvelles autorités, incapables selon le parti de répondre aux besoins primaires des Sénégalais, se contenteraient de justifier leur inertie en accusant le régime sortant d’avoir dissimulé une partie substantielle de la dette publique. Ces accusations, toujours selon la CDS, ont contribué à détériorer davantage la crédibilité du pays sur les marchés internationaux.

    Le Fonds Monétaire International, qui saluait encore en juin 2024 les performances économiques du Sénégal, a demandé dès septembre 2024 un audit et des clarifications avant tout nouveau décaissement. Parallèlement, les agences de notation ont revu à la baisse la note souveraine du pays, avec des perspectives de plus en plus pessimistes.

    Dans ce contexte tendu, malgré l’entrée récente du Sénégal dans le cercle restreint des producteurs de gaz et de pétrole, le gouvernement aurait été contraint de recourir à des emprunts auprès de fonds spéculatifs, qualifiés de « fonds vautours » par la CDS, à des taux jugés usuraires. Le ratio dette/PIB, déjà préoccupant, atteindrait désormais 119 %, un niveau qui pèse lourdement sur la capacité de l’État à investir dans des secteurs prioritaires et à soutenir la croissance.

    Plan de redressement économique : La CDS charge le nouveau régime et alerte sur la situation financière du pays

    La Confédération pour la Démocratie et le Socialisme (CDS), regroupant l’AJ/PADS-A, l’AJS, la CNNO, la LD, Niaxx Jarinu/Mag, le PIT-S, le RTA-S et l’UDS/Mbooloo Mi, a tenu une importante déclaration le 8 août 2025 sous le thème évocateur « Un mois, deux discours, deux fractures ! ». À travers cette sortie, la CDS a exprimé ses vives préoccupations sur la gestion actuelle du pays, tout en dénonçant les attaques répétées du nouveau régime et la dégradation inquiétante des finances publiques.

    Dès l’entame, les leaders de la coalition ont fustigé ce qu’ils qualifient d’« attaques intempestives » provenant de certains membres du PASTEF, y compris du président de ce parti, visant les institutions nationales et même le Président de la République. Pour eux, cette posture fragilise l’unité nationale et détourne l’attention des véritables défis du moment.

    La CDS a surtout insisté sur la gravité de la situation économique, décrite comme « catastrophique ». Selon ses membres, l’état des finances publiques a atteint un niveau critique qui a contraint le gouvernement à mettre en place un plan de « Redressement économique et social », dévoilé le 1er août 2025 au Grand Théâtre national par le Premier ministre Ousmane Sonko. Toutefois, pour la CDS, ce plan, loin de rassurer, traduit davantage l’ampleur des difficultés auxquelles le Sénégal est confronté.

    Les leaders de la coalition estiment que le pays traverse une véritable « zone de turbulence », marquée à la fois par une tension politique exacerbée et par une fragilité économique inquiétante. Ils appellent à un sursaut national et à une gestion responsable, axée sur le dialogue, la cohésion sociale et une vision claire pour sortir le Sénégal de cette passe difficile.

    En conclusion, la CDS interpelle le nouveau régime sur la nécessité de rompre avec les discours clivants et de concentrer ses efforts sur des réformes inclusives et réalistes. Pour eux, seule une gouvernance apaisée et tournée vers l’intérêt général permettra de redonner espoir au peuple sénégalais et de remettre le pays sur la voie du progrès.

    Orefonde réclame la libération de Farba Ngom pour raisons médicales

    Lors de son conseil municipal tenu ce samedi, la commune d’Orefonde a réaffirmé son soutien sans réserve à l’honorable député Farba Ngom, actuellement en détention et dont l’état de santé suscite de vives inquiétudes. Les élus locaux ont tenu à exprimer publiquement leur solidarité à l’égard de leur fils et leader, estimant qu’il traverse une épreuve injuste et particulièrement difficile.

    Dans leur déclaration, les membres du conseil municipal ont dénoncé avec vigueur ce qu’ils qualifient de « prise d’otage politique » orchestrée, selon eux, par le Premier ministre Ousmane Sonko. Ils accusent ce dernier d’avoir publiquement promis, lors de la campagne des législatives à Agnam, de faire arrêter coûte que coûte Farba Ngom. Pour les élus d’Orefonde, cette arrestation relève davantage d’une volonté politique que d’un processus judiciaire impartial.

    Le conseil municipal pointe également du doigt l’acharnement supposé du Pool Judiciaire Financier (PJF) qui, malgré un rapport médical favorable émanant d’un médecin mandaté à cet effet, refuse toujours d’accorder une liberté provisoire au député. Ce rapport conclut pourtant que l’état de santé de Farba Ngom est incompatible avec la détention carcérale.

    Face à ce qu’ils considèrent comme une situation incompréhensible et potentiellement dramatique, les autorités locales tirent la sonnette d’alarme. Elles appellent l’opinion publique nationale et internationale à prendre la mesure des risques encourus si la détention se poursuit dans ces conditions. La commune d’Orefonde demande ainsi à la justice de faire preuve de responsabilité et de statuer rapidement afin d’éviter que le pire ne se produise.

    Économie du Sénégal : la CDS dénonce l’arrêt des chantiers et la montée du chômage

    La Convergence Démocratique du Sénégal (CDS) tire la sonnette d’alarme sur l’état de l’économie nationale, qu’elle juge marquée par une morosité extrême et un climat de découragement. Selon cette formation politique, la situation actuelle résulte de décisions jugées inappropriées et insuffisamment réfléchies, ayant fragilisé plusieurs secteurs clés, notamment celui du bâtiment.

    La CDS rappelle qu’en décidant de suspendre la quasi-totalité des chantiers en cours, le gouvernement a porté un coup sévère à un domaine considéré comme l’un des moteurs de l’économie sénégalaise. Cette mesure, loin d’être anodine, a entraîné un arrêt brutal de nombreuses activités connexes, provoquant ainsi une hausse inquiétante du chômage.

    L’organisation déplore également que cette suspension ait été accompagnée d’une vague de licenciements touchant divers organismes publics et parapublics. Le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal (RTS) avance le chiffre de plus de 30 000 agents déflatés. Pour la CDS, cette politique de déflation a été aggravée par une volonté de remplacer les travailleurs licenciés par des militants du parti au pouvoir, le PASTEF, ce qui alimente un sentiment d’injustice et de frustration sociale.

    À travers cette sortie, la CDS interpelle les autorités sur la nécessité urgente de relancer les chantiers et de réinjecter de la dynamique dans l’économie nationale. Elle met en garde contre les conséquences d’une telle paralysie, non seulement sur le marché de l’emploi, mais aussi sur la confiance des citoyens et des acteurs économiques.

    Kolda–Salikégné : une route stratégique au cœur des revendications du Fouladou

    Dans les profondeurs du Fouladou, la route reliant Kolda à Salikégné, en passant par les communes frontalières de Dioulacolon et Guiro Yoro Bocar, cristallise toutes les attentes et frustrations des populations. Ce tronçon, considéré comme l’un des plus stratégiques de la région, est aussi connu sous le nom de « route de la CEDEAO » en raison de son rôle crucial dans les échanges économiques et sociaux entre le Sénégal et la Guinée-Bissau.

    Pour les habitants et les acteurs locaux, cette route n’est pas un simple ruban d’asphalte. Elle incarne l’espoir d’un désenclavement tant attendu, d’un accès plus rapide aux services sociaux de base et d’une intégration économique plus fluide avec le reste de la sous-région. Mais pour l’heure, cet axe reste un chemin chaotique, rongé par les nids-de-poule, les bourbiers en saison des pluies et la poussière en saison sèche, rendant la circulation difficile et dangereuse.

    Bambo Diaité, président de l’association Dioguisali, ne mâche pas ses mots. Pour lui, le bitumage de ce tronçon est une urgence absolue et un droit légitime des populations. « Le développement de nos trois communes dépend du bitumage de cette route. Elle est vitale pour le commerce, pour le transport, pour la santé et pour l’éducation », déclare-t-il avec fermeté. Son organisation, qui regroupe des acteurs communautaires et associatifs, mène une campagne active afin que ce projet figure parmi les priorités du gouvernement.

    L’enjeu dépasse largement le cadre local. Cette route, qui traverse des zones à fort potentiel agricole et commercial, est un corridor économique qui pourrait dynamiser les échanges entre les deux pays et renforcer la coopération régionale. Pourtant, malgré son importance géopolitique et économique, elle reste reléguée au second plan dans les programmes d’infrastructures.

    Pour les habitants, cette situation traduit un sentiment d’oubli et de marginalisation. Le département de Kolda, riche en potentialités mais longtemps laissé à la périphérie des investissements structurants, voit dans ce chantier l’opportunité de rattraper un retard historique. « Il est temps de sortir le Fouladou de l’isolement », insiste Bambo Diaité, qui appelle à une mobilisation de tous, des autorités locales aux instances régionales, en passant par la CEDEAO, pour faire avancer ce projet.

    Au moment où l’intégration régionale est érigée en priorité par les dirigeants ouest-africains, le sort de la route Kolda–Salikégné apparaît comme un test. Sa réhabilitation ne serait pas seulement un gain pour les habitants du Fouladou, mais aussi un signal fort en faveur d’une coopération plus concrète entre les nations de la sous-région.

    Lutte contre la corruption : le Forum civil salue les initiatives du gouvernement mais pointe une lacune majeure

    Le coordinateur du Forum civil, Birahim Seck, a exprimé sa satisfaction à l’égard des quatre projets de loi déposés récemment par le gouvernement dans le cadre du renforcement de la lutte contre la corruption, tout en soulignant la nécessité de combler certaines insuffisances.

    « Nous félicitons le président de la République et le gouvernement pour ces initiatives », a déclaré M. Seck. Il a précisé que deux de ces textes s’inscrivent dans la continuité de l’arsenal juridique existant : la loi portant création de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et celle relative à la déclaration de patrimoine. Les deux autres sont inédits : une loi sur l’accès à l’information et une autre réformant certaines procédures administratives et judiciaires.

    Le Forum civil relève plusieurs avancées notables inspirées des réformes de 2024, parmi lesquelles :

    la suppression de la garde à vue dans certaines situations, la limitation, non renouvelable, des mandats des membres du conseil de l’OFNAC, et le renforcement de la transparence dans les appels à concurrence.

    Toutefois, Birahim Seck regrette une omission majeure dans ce dispositif : « Il manque un maillon : les membres du bureau de l’Assemblée nationale. Aujourd’hui, seul le président de l’Assemblée est tenu de déclarer son patrimoine. Nous estimons que cette obligation doit s’étendre à tout le bureau ».

    Sénégal : Mobilisation réussie de 40 milliards F CFA sur le marché financier de l’UEMOA

    Le 8 août 2025, le Sénégal a confirmé la solidité de sa signature souveraine en réussissant une levée de 40 milliards F CFA sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Cette opération, conduite par adjudication simultanée de bons du Trésor à 364 jours et d’obligations à 3 et 5 ans, a connu un taux de couverture de 109,18 %, témoignant de l’appétit marqué des investisseurs régionaux et internationaux.

    Les titres émis affichent des rendements compris entre 6,97 % et 7,64 %, en fonction des maturités, offrant un équilibre attractif entre rentabilité et maîtrise du risque. Selon les autorités, ces ressources visent principalement à sécuriser le financement du budget national, dans un contexte où la rigueur dans la gestion des finances publiques demeure une priorité stratégique.

    Ce succès renforce la crédibilité financière du Sénégal et traduit la confiance renouvelée des marchés dans sa trajectoire économique. Porté par une politique budgétaire prudente et un cadre macroéconomique jugé stable, le pays s’affirme comme un acteur fiable et un pilier de stabilité au sein de l’espace UEMOA, malgré un environnement régional souvent marqué par la volatilité.

    Projet de loi sur la déclaration de patrimoine : Amadou Ba précise que le Président de la République n’est pas concerné

    Le député de Pastef, Amadou Ba, a tenu à apporter des précisions sur le champ d’application du projet de loi relatif à la déclaration de patrimoine, qui sera prochainement soumis à l’Assemblée nationale.

    Dans un message publié sur ses réseaux sociaux, l’élu rappelle que la déclaration de patrimoine du Président de la République est encadrée par un régime juridique particulier, prévu par l’article 37 de la Constitution. Ce dernier stipule notamment que « le Président nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au Conseil constitutionnel qui la rend publique ».

    Pour Amadou Ba, cette disposition constitutionnelle place le Président de la République en dehors du périmètre du projet de loi en discussion. « La Constitution est au-dessus de la loi simple », a-t-il souligné, précisant ainsi que le texte ne saurait s’appliquer au chef de l’État, déjà soumis à un cadre légal distinct et supérieur.

    Abdou Khadre à Ousmane

    Monsieur le Premier Ministre

    La Diaspora : un levier économique clé pour un Sénégal prospère et intègre

    La Diaspora sénégalaise constitue un pilier essentiel de notre économie, non seulement par sa consommation, mais surtout par ses investissements stratégiques dans de grands projets de développement tels que :

    Infrastructures durables : financement de projets structurants comme les routes, les énergies renouvelables, etc. Entrepreneuriat : soutien aux initiatives locales pour stimuler l’économie, appuyer les PME et les startups. Éducation et formation : mise en place de programmes visant à renforcer les compétences locales.

    En investissant dans ces domaines, les Sénégalais de la Diaspora contribuent à la création d’emplois et à la croissance économique de notre cher pays.

    Au-delà de l’apport financier, la Diaspora joue également un rôle déterminant dans le transfert de compétences et de savoir-faire, renforçant ainsi les capacités nationales.

    Il est donc nécessaire que le gouvernement du Sénégal encourage et accompagne les initiatives visant à mobiliser la Diaspora pour un développement durable et inclusif.

    Pour garantir une inclusion équitable dans la gestion de nos ressources, je formule une proposition spécifique : institutionnaliser un quota réservé aux Sénégalais de la Diaspora dans les grands projets pétrochimiques, sur le modèle du fonds intergénérationnel, afin qu’ils puissent bénéficier directement des retombées économiques liées à nos ressources naturelles.

    Une telle mesure, portée par une législation populaire, permettrait de reconnaître et de valoriser à sa juste mesure la contribution de la Diaspora au développement national.

    Enfin, Monsieur le Premier Ministre, concernant l’annonce de l’autorisation d’importer des voitures de moins de 10 ans, une très grande majorité de nos compatriotes de la Diaspora a salué cette décision, la considérant comme une avancée positive pour notre communauté.

    #Diaspora #DéveloppementÉconomique #Investissement #Communauté

    Abdou Khadre DIOKHANE, l’Officiel

    Ex-candidat député Europe du Sud – Diaspora

    Responsable PDS – Italia

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°535 – 11/08/2025

    🔴 40 MILLIARDS DE PLUS LÉVÉS SUR LE MARCHÉ FINANCIER DE L’UEMOA : LE SÉNÉGAL VIT À CRÉDIT RÉGIONAL
    🔴 INONDATIONS À KAOLACK : THIOFFACK PRESQUE RAYÉ DE LA CARTE

    🔴 ANGLETERRE : ISMAÏLA SARR OFFRE LE COMMUNITY SHIELD À CRYSTAL PALACE
    🔴 DEMI-FINALE DU CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE VOLLEYBALL / VICTOIRE DU CAMEROUN SUR LE SÉNÉGAL : FIN DU RÊVE U20 DAMES

    Politique : Guy Marius Sagna sonne l’alerte contre un « complot » visant à affaiblir Ousmane Sonko

    Invité de l’émission Jury du Dimanche (JDD) ce 10 août sur iRadio, le député Guy Marius Sagna a livré un réquisitoire virulent contre ce qu’il considère comme une manœuvre organisée pour « isoler » le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon lui, cette opération de déstabilisation ne vise pas seulement l’homme, mais aussi le projet politique porté par le Pastef et, plus largement, l’avenir du Sénégal.

    Dans ses propos, l’élu a mis en garde contre une volonté de réduire Ousmane Sonko à un « Premier ministre rabougri et chétif », incapable de déployer la vision qui l’a porté au sommet de l’État aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye. Il y voit un plan savamment orchestré par certains segments de l’opposition, une partie de la presse et des « chroniqueurs » qui, depuis l’accession du Pastef au pouvoir, multiplient les attaques pour discréditer le chef du gouvernement.

    Guy Marius Sagna accuse ses adversaires politiques de vouloir opposer Ousmane Sonko au président Diomaye Faye, afin de fissurer un tandem qu’il décrit comme « une chance pour le Sénégal ». Pour lui, cette tentative de division ne serait qu’un prétexte pour freiner, voire empêcher, la mise en œuvre du programme du Pastef, qu’il présente comme un projet souverainiste, transparent et bénéfique pour l’ensemble de la population.

    Le député a également interpellé les militants et sympathisants du camp patriotique, les exhortant à se dresser en véritable « bouclier » pour protéger Ousmane Sonko et défendre la cohésion au sommet de l’État. « Briser ce duo, c’est compromettre l’application de notre projet de société », a-t-il prévenu, appelant à la vigilance et à la mobilisation contre ce qu’il considère comme un complot politique d’ampleur.

    Plan de redressement économique et social : Moussa Tine met en garde contre une gouvernance centrée sur la fiscalité

    Invité de l’émission dominicale Face au Jury sur PressAfrik TV HD, ce dimanche 10 août, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a exprimé de vives réserves sur l’orientation du Plan de redressement national économique et social présenté récemment par le Premier ministre Ousmane Sonko. Selon l’ancien député, il est dangereux pour un État de baser sa gestion uniquement sur le levier fiscal.

    « On ne gère pas un État sous le réflexe de la fiscalité », a-t-il affirmé, soulignant qu’une pression fiscale excessive risquerait d’étouffer les entreprises, de réduire leur capacité d’investissement et d’embauche, et in fine de provoquer des licenciements massifs. Pour lui, les conséquences seraient rapidement perceptibles sur le pouvoir d’achat des Sénégalais, notamment des couches les plus fragiles.

    Moussa Tine prévient qu’un tel cercle vicieux pourrait entraîner une contraction de la consommation. « Le pouvoir d’achat va diminuer, les produits des entreprises ne trouveront pas preneur, et l’État verra ses recettes fiscales chuter drastiquement », a-t-il alerté, ajoutant que « l’économie est une chaîne et l’austérité n’est pas une solution ».

    Pour inverser la tendance et redonner de l’oxygène à l’économie, le leader de Pencco plaide pour des mesures ciblées, au premier rang desquelles une baisse significative du prix du carburant. Il estime que l’entrée du Sénégal dans le cercle des pays producteurs de pétrole justifie pleinement une révision à la baisse des tarifs à la pompe.

    Selon lui, une telle décision aurait des effets en cascade : diminution du coût de l’électricité, baisse des tarifs de transport et réduction des prix des denrées de première nécessité. « Il est inadmissible de continuer à payer le carburant au même prix qu’avant le début de l’exploitation de notre pétrole », a-t-il déploré.

    En liant ainsi fiscalité, compétitivité des entreprises et pouvoir d’achat, Moussa Tine entend rappeler que la relance économique passe, selon lui, par un équilibre entre recettes de l’État et stimulation de l’activité, plutôt que par une pression accrue sur les contribuables et le secteur productif.

    C’est officiel : Aliou Sall tourne la page politique et se retire de la scène publique

    L’annonce est tombée ce dimanche 10 août. Aliou Sall, ancien maire de Guédiawaye et ex-président de l’Association des maires du Sénégal, a officiellement déclaré son retrait de la vie politique. Dans un message clair, le frère de l’ancien chef de l’État Macky Sall a expliqué qu’il souhaite désormais se consacrer à d’autres activités, loin des arènes partisanes. Selon lui, cette décision a été mûrie depuis les dernières élections législatives, qui ont donné une « écrasante majorité à qui il revient de droit de gouverner dans la sérénité ».

    Ce départ intervient dans un contexte politique marqué par des tensions, mais aussi par des polémiques qui ont souvent entouré la trajectoire d’Aliou Sall. Il a tenu à mettre fin à l’une d’elles en démentant « catégoriquement » toute volonté de porter plainte contre le Premier ministre Ousmane Sonko, à propos des accusations de « détournement de 6000 milliards ». « C’est dénué de tout sens », a-t-il insisté, balayant ainsi les rumeurs qui circulaient à ce sujet.

    L’ancien édile de Guédiawaye a également réagi au regain médiatique autour de l’affaire Petrotim, dossier qui avait fortement terni son image à l’époque. Qualifiant cette agitation de « tapage médiatique savamment orchestré », il a confié avoir tourné la page. « J’ai oublié cette page sombre de mon parcours et surtout j’ai sincèrement pardonné à tous ceux qui m’ont fait du mal, que ce soit volontairement ou sous l’influence de personnes de mauvaise foi », a-t-il déclaré.

    Aliou Sall affirme que ce pardon n’exclut personne : il vise aussi bien des acteurs de la majorité actuelle que certains responsables de l’ancienne majorité à laquelle il appartenait. Sans amertume apparente, il dit vouloir se consacrer à une autre passion, qu’il considère « tout aussi noble que la politique », sans pour l’instant en dévoiler la nature.

    En tournant définitivement le dos à la politique active, Aliou Sall met un terme à une carrière marquée par des responsabilités importantes mais aussi par des controverses retentissantes. Ce retrait pourrait ouvrir un nouveau chapitre personnel pour celui qui a été, pendant plusieurs années, l’une des figures les plus médiatisées de l’entourage de l’ancien président Macky Sall.

    Audits des mairies : Babacar Mbengue dénonce une opération ciblée contre l’opposition

    Le maire de Hann Bel-Air, Babacar Mbengue, a vivement réagi à la circulaire du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire annonçant des audits dans plusieurs mairies, dont celle de Dakar. Invité de l’émission En Vérité sur Radio Sénégal, il a affirmé que toutes les collectivités visées sont dirigées par l’opposition, ce qui, selon lui, remet en cause l’impartialité et l’objectivité de la démarche.

    S’il dit ne pas s’opposer au principe d’un contrôle de gestion — qu’il juge normal pour toute autorité manipulant des deniers publics — Babacar Mbengue estime que la procédure actuelle s’écarte des règles habituelles. « Contrairement aux audits institutionnels classiques, aucune note de mission précisant la période ou les projets concernés n’a été communiquée », a-t-il souligné, rappelant avoir exercé ses fonctions de maire sous Abdoulaye Wade, Macky Sall et aujourd’hui Bassirou Diomaye Faye. Pour lui, la transparence exige que les règles soient claires et identiques pour tous, et non utilisées comme un instrument politique pour « écarter » certains élus.

    L’édile de Hann Bel-Air a également insisté sur le rôle des institutions légalement habilitées à mener ce type de vérification. Il a cité la Cour des comptes et l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), qui agissent dans un cadre procédural bien défini, ainsi que l’Inspection générale d’État (IGE). En revanche, il considère que le ministère de l’Urbanisme n’a ni la mission légale ni les compétences techniques pour réaliser des audits financiers et administratifs approfondis. « On ne leur demande pas d’auditer et ce n’est pas leur rôle. Ils n’ont même pas le personnel adéquat pour le faire », a-t-il affirmé.

    Cette polémique prend racine dans une lettre circulaire datée du 10 juillet, signée par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires. Celle-ci annonce l’envoi d’une mission de vérification administrative et budgétaire dans plusieurs collectivités : les villes de Dakar, Pikine, les communes de Mbao, Wakhinane Nimzath, Diamniadio, Saly, Mbour, Malicounda, Tivaouane, Saint-Louis, Dagana, Ross Béthio, Mbane, Diourbel, Louga, ainsi que le Conseil départemental de Rufisque.

    Pour Babacar Mbengue, le calendrier et le ciblage de ces audits soulèvent de sérieuses interrogations. Il appelle ainsi à un respect strict des procédures et à l’intervention exclusive des organes compétents, afin que les contrôles ne se transforment pas en instruments de règlement politique.

    Élections locales : Moussa Tine annonce une grande coalition et plaide pour des réformes institutionnelles

    L’ancien député et président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a dévoilé, ce dimanche, sur le plateau de l’émission Face au Jury de PressafrikTVHD, l’existence de tractations au sein de l’opposition pour mettre en place une vaste coalition en vue des prochaines élections locales. Objectif affiché : constituer une force politique capable de rivaliser avec le parti au pouvoir, Pastef, et de lui disputer le contrôle des collectivités territoriales. Selon lui, les discussions avancent et visent à réunir des sensibilités diverses autour d’un programme commun, afin de proposer une alternative crédible sur le terrain.

    Au cours de l’entretien, Moussa Tine a également évoqué ses relations avec certaines figures politiques majeures. Sur Khalifa Sall, il a insisté sur des liens allant au-delà du champ purement politique, rappelant l’existence d’une amitié et de relations familiales. En ce qui concerne Barthélemy Dias, il a précisé que, bien qu’ils n’aient pas échangé depuis quatre ou cinq mois, il n’existe aucun différend entre eux. Il explique cette distance par des cheminements politiques distincts, tout en soulignant qu’il ne ferme pas la porte à la collaboration.

    Moussa Tine n’a pas hésité à critiquer certaines pratiques actuelles du pouvoir, notamment les arrestations pour délit d’« offense ». Il a dénoncé l’absence de tolérance vis-à-vis de la critique et les incohérences dans la manière dont les insultes sont sanctionnées. « Ce n’est pas parce qu’on te traite de gougnafier que tu dois envoyer une personne en prison. Et puis, de ton côté, tu traites des gens de fumiers et tu n’es pas inquiété, ce n’est pas normal », a-t-il martelé. À travers cet exemple, il a voulu illustrer le déséquilibre et le manque de cohérence dans l’application de la loi, appelant les autorités à accepter le jeu démocratique et la contradiction.

    Pour l’ancien parlementaire, l’État ne doit pas être réduit à des individus, mais doit incarner des valeurs et des principes immuables. Il estime nécessaire d’instaurer une constance dans la défense de ces principes, quel que soit le statut politique du moment. Il dénonce l’attitude de certains acteurs qui, une fois arrivés au pouvoir, reproduisent les mêmes dérives qu’ils condamnaient auparavant.

    Sur le plan institutionnel, Moussa Tine a réaffirmé sa conviction que l’indépendance de la justice doit être une priorité. Il considère comme problématique le fait que le président de la République préside le Conseil supérieur de la magistrature, ce qui, selon lui, met à mal l’équilibre des pouvoirs. Il a également pointé la position dominante du procureur de la République face aux juges, plaidant pour un réajustement qui passerait par la création d’un « juge des libertés », garant impartial des droits fondamentaux et de la protection des citoyens.

    En exposant à la fois ses ambitions électorales et ses propositions de réformes profondes, Moussa Tine cherche à ancrer son discours dans une double dynamique : affronter le Pastef sur le terrain politique local et contribuer à un débat national sur la gouvernance et la justice. À quelques mois du scrutin, ses prises de position visent à mobiliser l’opposition tout en posant les jalons d’un programme qui mêle stratégie électorale et réformes structurelles.

    Mohamed Gallaye Ndiaye appelle à l’intégration des enseignements de Khadim Rassoul dans l’éducation nationale

    À l’approche du Grand Magal de Touba, prévu le mercredi 13 août, la voix de l’imam principal francophone de la Grande Mosquée de Bruxelles, Mohamed Gallaye Ndiaye, résonne avec force. Invité de l’émission Grand Jury du dimanche sur RFM, le 10 août 2025, le théologien belgo-sénégalais a lancé un vibrant plaidoyer pour que les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, fondateur du mouridisme, soient intégrés dans les programmes scolaires du Sénégal.

    « Je pense que jusqu’à aujourd’hui, nous sommes encore des complexés. Pourquoi ne peut-on pas enseigner notre héritage, l’inscrire dans les programmes scolaires pour nos enfants ? » s’est-il interrogé, dénonçant la marginalisation des savoirs et valeurs issus du patrimoine religieux et culturel sénégalais. Pour lui, préserver et transmettre l’héritage de Khadim Rassoul ne relève pas seulement de la foi, mais constitue également un acte fort de construction identitaire et culturelle.

    L’imam Ndiaye a insisté sur la nécessité de s’approprier cet héritage à travers un travail collectif, structuré et multidimensionnel. « Nous devons cerner cet héritage. Nous devons l’étudier et nous l’approprier comme il le faut intellectuellement, culturellement, artistiquement, sur tous les plans », a-t-il affirmé, soulignant que nul ne peut se valoriser à l’international sans d’abord exister pleinement dans sa propre identité.

    En liant son appel au contexte du Grand Magal, il propose que ce rassemblement religieux et culturel majeur soit également un moment de réflexion sur les moyens concrets d’inscrire la pensée bambaïenne dans l’éducation nationale. À ses yeux, il s’agit de donner aux jeunes générations les outils pour comprendre, vivre et incarner les valeurs spirituelles, intellectuelles et morales transmises par Cheikh Ahmadou Bamba, afin qu’elles puissent s’en inspirer dans la construction d’un Sénégal plus affirmé dans son identité et plus solide face aux défis contemporains.

    Moussa Tine met en garde contre les conséquences d’un éventuel divorce politique entre Sonko et Diomaye

    Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTVHD, le 10 août 2023, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a lancé un avertissement solennel quant aux risques majeurs qu’engendrerait une rupture politique entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, un tel scénario pourrait plonger le Sénégal dans une zone de turbulences politiques et institutionnelles d’une gravité inédite.

    Pour illustrer ses propos, Moussa Tine a rappelé un épisode marquant de l’histoire politique sénégalaise : la crise institutionnelle de décembre 1962 entre le président Léopold Sédar Senghor et son puissant président du Conseil, Mamadou Dia. Ce conflit, qui avait profondément divisé l’exécutif et mis en péril la stabilité du jeune État, avait débouché sur l’emprisonnement de Mamadou Dia et l’instauration d’un régime présidentiel renforcé. À partir de cet épisode, le Sénégal n’a cessé de consolider les prérogatives du chef de l’État, réduisant progressivement tout espace de partage réel du pouvoir exécutif.

    L’ancien député, également expert en droit et en science politique, estime que le fonctionnement des institutions sénégalaises place le président de la République au sommet de la pyramide étatique. Il en est, selon lui, la « clé de voûte », garant de la cohésion et du bon fonctionnement de l’État. Dès lors, toute tentative de dualité ou de rivalité au sein de l’exécutif est, d’après Moussa Tine, vouée à l’échec.

    L’homme politique a été clair : dans un affrontement au sommet, c’est toujours le président qui finit par l’emporter. « Le président est l’homme fort qui gagne toujours », a-t-il martelé, soulignant ainsi l’importance de préserver l’unité et la collaboration entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour éviter de replonger le pays dans une crise aux conséquences imprévisibles.

    Si ce discours se veut un avertissement, il sonne aussi comme un appel à la prudence et à la responsabilité, dans un contexte où le Sénégal, confronté à de multiples défis économiques et sociaux, ne peut se permettre une guerre ouverte au sommet de l’État.

    Kaolack : Serigne Mboup dénonce la « marginalisation » de la ville et exige des comptes sur les 1000 milliards promis au Saloum

    Kaolack, ville stratégique du centre du Sénégal, serait-elle laissée pour compte dans les politiques publiques ? C’est en tout cas l’alerte lancée par son maire, Serigne Mboup, qui a exprimé sa colère face à ce qu’il considère comme une « marginalisation » de sa commune. Lors d’une rencontre avec la presse, l’édile a pointé du doigt la lenteur, voire l’absence, de réponses concrètes de l’État face aux problèmes structurels de la ville, notamment en matière d’assainissement et d’infrastructures.

    Au cœur de son indignation : les 1000 milliards de F CFA promis par l’ancien régime pour le développement du Saloum. « Où sont les 1000 milliards promis ? », s’est-il interrogé, insinuant que cette promesse pourrait n’avoir été qu’un « bluff » ou que les fonds auraient été « orientés ailleurs ». Une déclaration qui relance le débat sur la transparence et le suivi des engagements gouvernementaux.

    Serigne Mboup dénonce également une fragilisation progressive de l’autorité municipale, qu’il juge contraire à l’esprit de la décentralisation. S’appuyant sur l’article 105 du Code des collectivités locales, il a rappelé que l’autorité du maire est protégée dans l’exercice de ses missions, appelant au respect des prérogatives des élus locaux.

    Mais le maire ne se limite pas aux critiques : il affiche aussi une vision pour l’avenir de Kaolack. Parmi ses projets phares, il cite la mise en place de près de 12 000 logements sociaux, le développement des infrastructures sportives et éducatives, ainsi que le renforcement de la sécurité publique. À long terme, il ambitionne de transformer Kaolack en métropole agro-industrielle d’ici 35 ans, misant sur le potentiel économique de la région.

    Sur le plan politique, Serigne Mboup n’entend pas céder sa place. À ceux qui spéculent sur un éventuel retrait, il répond avec fermeté : « Quelqu’un qui n’est pas mort encore, vous voulez l’enterrer. » Une manière de réaffirmer qu’il sera bel et bien candidat lors des prochaines élections, déterminé à poursuivre son combat pour le développement de Kaolack.

    Plan de redressement économique : Thierno Bocoum démonte la stratégie du gouvernement

    Dans une vidéo publiée ce dimanche, à la suite de la sortie médiatique du Premier ministre Ousmane Sonko, le président du mouvement AGIR Les Leaders, Thierno Bocoum, a vivement critiqué la démarche du gouvernement en matière de relance économique et sociale.

    L’ancien député a jugé « impertinent » le choix de mobiliser des ressources financières principalement par le biais de taxes et d’impôts prélevés sur les contribuables. Selon lui, cette approche ne vise qu’à assurer le fonctionnement courant de l’État, et non à financer de véritables projets structurants et ambitieux.

    « Ce n’est pas une option pour bâtir l’avenir, mais simplement pour maintenir la machine administrative », a-t-il martelé, estimant que cette méthode prive le pays d’une vision claire et innovante pour son développement.

    Thierno Bocoum a également pointé du doigt la lenteur dans la rationalisation des dépenses publiques, un engagement qu’il estime n’avoir toujours pas trouvé de traduction concrète. « La volonté n’y est pas, et la vision non plus », a-t-il regretté, appelant à une gestion plus rigoureuse et stratégique des ressources de l’État.

    Guy Marius Sagna réaffirme la légitimité du tandem Diomaye–Sonko et dénonce une campagne de déstabilisation

    Invité, ce dimanche, de l’émission Jury du dimanche sur iRadio, le député Guy Marius Sagna n’a pas mâché ses mots face à la polémique déclenchée par sa récente publication distinguant « président légal » et « président légitime ».

    Sans détour, le parlementaire du PASTEF a balayé les critiques venues de l’opposition et d’autres acteurs politiques. « Je n’ai aucune explication ni justification à fournir à des coulounas qui ont volé, détourné, dépouillé et assassiné le peuple sénégalais pour perpétuer leur système néocolonial et parasitaire », a-t-il lancé.

    Pour lui, l’objectif n’est pas de convaincre ses détracteurs, mais d’emmener progressivement les Sénégalais à comprendre et partager la vision du PASTEF. « Si un seul militant ou citoyen a compris mon message, cela me suffit. Demain, je convaincrai un deuxième », a-t-il insisté.

    Le député a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme une campagne orchestrée contre le Premier ministre et président du PASTEF, Ousmane Sonko, impliquant « une certaine opposition », « une partie de la presse » et « certains chroniqueurs ». Selon lui, ces acteurs chercheraient à fragiliser le tandem présidentiel Bassirou Diomaye Faye–Ousmane Sonko. « Oui, il y a une combine, un complot. Nous devons protéger Ousmane Sonko, le PASTEF et son projet. Ceux qui le haïssent haïssent en réalité le Sénégal », a-t-il martelé.

    Pour Guy Marius Sagna, l’unité entre Diomaye et Sonko est une « ingéniosité politique » qui a permis de déjouer les « pièges » tendus par l’ancien président Macky Sall. « Ce duo est une chance pour le Sénégal, inédite dans notre histoire politique. Certains tenteront de s’interposer, mais nous devons le protéger », a-t-il affirmé.

    En Turquie, Ousmane Sonko défend son plan de redressement économique et répond à ses détracteurs

    En visite officielle en Turquie, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a rencontré ce samedi la communauté sénégalaise établie dans le pays. Face à un public largement acquis à sa cause, il a exposé les grandes lignes du Plan de redressement économique et social (PRES) présenté par son gouvernement le 1er août, tout en répondant aux critiques qui l’entourent.

    « Nous, Sénégalais, nous manquons de confiance en nous-mêmes. Quand on engage quelque chose, les gens vous diront tout de suite que ce n’est pas possible. Quand on a lancé le plan de redressement, nos soi-disant intellectuels nous ont dit en premier que ce n’est pas possible », a déclaré le chef du gouvernement, dénonçant le scepticisme de certains milieux.

    Ousmane Sonko a affirmé que ce plan n’était pas celui « d’un régime qui tend la main », mais d’un gouvernement « souverain dans sa démarche » et résolu à « dire la vérité aux Sénégalais ».

    Réagissant aux accusations selon lesquelles le PRES serait un “plan d’imposition”, il a rétorqué : « Ceux qui vous disent que le plan de redressement est un plan d’imposition, demandez-leur ce qu’ils proposent. Ils ont caché plus de 7 000 milliards de francs CFA de dettes, un trou que nous devons résorber. Ils parlent matin, midi, soir, demandez-leur ce qu’ils allaient faire s’ils étaient face à pareille situation. »

    Pour lui, trois options se présentaient : solliciter l’aide extérieure, masquer l’ampleur réelle de la dette, ou appeler à un effort patriotique national. C’est cette dernière voie qu’il a choisie, affirmant que, « d’ici deux à trois ans, avec une gestion saine et irréprochable », le Sénégal pourrait être « remis sur les rails à jamais ».

    Dette cachée : Madiambal Diagne ironise, Ousmane Sonko réplique depuis la Turquie

    Le débat autour de la « dette cachée » continue d’alimenter les échanges politiques au Sénégal. Ce dimanche, le journaliste Madiambal Diagne a tourné en dérision les récentes déclarations du Premier ministre Ousmane Sonko, qui a évoqué un montant de plus de 7 000 milliards de francs CFA.

    « La “dette cachée” n’est plus 4 000 milliards mais 7 000 ! Ce sera plus de 10 000 milliards dans quelques semaines. Faut pas tendre la main a dit Sonko ? C’est quoi son appel pathétique à Erdogan, encore que la Turquie n’a rien à lui donner ? », a écrit Madiambal Diagne sur X (ex-Twitter), dans un ton résolument moqueur.

    En déplacement à Istanbul, le chef du gouvernement sénégalais s’est adressé à la communauté sénégalaise établie en Turquie et est revenu sur cette affaire qui suscite de vives polémiques.

    « Ceux qui vous disent que le plan de redressement est un plan d’imposition, demandez-leur ce qu’ils proposent. Ils ont caché plus de 7 000 milliards de francs CFA de dettes. Un trou que nous devons résorber. Ils parlent matin, midi, soir ; demandez-leur ce qu’ils allaient faire s’ils étaient face à pareille situation », a-t-il lancé.

    Magal 2025 : Cheikh Bassirou Mbacké dénonce le faible investissement de l’État à Touba malgré son poids spirituel

    La cérémonie d’évaluation finale du Grand Magal de Touba, qui s’est tenue ce samedi, a réuni le ministère de l’Intérieur et le Comité d’Organisation autour d’un bilan de l’édition 2025. L’occasion a été marquée par une intervention de Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre, qui a rappelé la portée historique et spirituelle de l’œuvre de Cheikh Ahmadou Bamba, fondateur du mouridisme. Il a évoqué les épreuves, complots et persécutions auxquels le saint homme a été confronté, avant que son parcours ne se conclue par un acte de pardon universel, symbole de grandeur et d’élévation spirituelle.

    Saluant la présence et l’engagement du ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, Serigne Bassirou Mbacké a souligné que l’État avait respecté ses engagements pris dans le cadre de la préparation de l’événement. Il a toutefois tenu à revenir sur l’héritage de Serigne Touba, rappelant que son combat allait au-delà de la religion, puisqu’il visait à libérer l’homme noir, à restaurer sa dignité et à le décomplexer face aux injustices de l’époque.

    À ce titre, il a vivement réagi contre les propos de certains qui qualifient les populations de Mbacké et de Touba d’analphabètes. Pour lui, une telle perception trahit une méconnaissance profonde de la réalité, puisque les daaras, piliers de l’éducation coranique, transmettent un savoir riche et structuré, contribuant à la formation intellectuelle et morale des habitants.

    Sur le plan des infrastructures et du développement, Serigne Bassirou Mbacké Abdou Khadre a exprimé un certain regret quant au niveau d’investissement de l’État à Touba. Selon lui, en dehors du projet autoroutier, les financements publics n’ont pas atteint les 100 milliards de francs CFA, une somme qu’il juge dérisoire face aux besoins de la ville et à sa contribution à l’histoire nationale. Il a comparé cette enveloppe à celle destinée à Dakar, où plus de 2 000 milliards de francs CFA sont investis, dénonçant une disparité qu’il estime injuste.

    En conclusion, il a appelé à un rééquilibrage des priorités d’investissement, estimant que Touba mérite une attention proportionnelle à son importance spirituelle, historique et socio-économique pour le Sénégal et, plus largement, pour la communauté noire.

    Forum Turquie–Sénégal : Ousmane Sonko trace cinq axes de coopération stratégique avec Ankara

    Le 9 août 2025, Istanbul a accueilli le Forum économique Turquie–Sénégal, une rencontre stratégique qui s’inscrit dans l’Agenda National de Transformation 2050 et la Vision Sénégal 2050. Organisé conjointement par le Conseil des relations économiques extérieures de Turquie (DEİK), l’Association des industriels et hommes d’affaires indépendants (MÜSİAD) et l’APIX, l’événement avait pour objectif de renforcer les échanges et de tracer une feuille de route claire pour une coopération renforcée entre Dakar et Ankara.

    Le Premier ministre Ousmane Sonko, qui conduisait la délégation sénégalaise, a profité de cette tribune pour présenter la nouvelle trajectoire économique du pays, fondée sur la souveraineté, la justice sociale et la prospérité partagée. Il a rappelé que cette orientation repose sur trois piliers majeurs : la transformation locale des ressources, la valorisation du potentiel humain et un ancrage territorial fort.

    Dans son discours, Ousmane Sonko a mis en avant cinq axes de coopération qu’il considère comme prioritaires avec la Turquie. Le premier concerne le secteur de l’énergie, notamment à travers la mise en œuvre des stratégies Gas to Power et Gas to Industries, destinées à transformer les ressources gazières nationales en moteur de développement industriel et énergétique. Le deuxième vise à promouvoir l’industrialisation du pays grâce à la création de chaînes de valeur locales capables de stimuler la production nationale et de réduire la dépendance aux importations. Le troisième axe porte sur la transformation numérique, avec la volonté de faire du numérique un levier de compétitivité et d’innovation. Le quatrième domaine concerne l’éducation et la recherche, afin de former une main-d’œuvre qualifiée et d’encourager l’innovation scientifique. Enfin, le cinquième axe est dédié à la souveraineté sanitaire, par le développement de l’industrie pharmaceutique et biomédicale locale.

    Pour concrétiser ces ambitions, le Sénégal met en place huit pôles de développement intégrés, reliés par de grandes infrastructures et adossés à un cadre fiscal et juridique compétitif. Le gouvernement mène également d’importantes réformes, parmi lesquelles un nouveau Code des investissements, la refonte du Code général des impôts et du Code des douanes, l’adoption d’une nouvelle loi sur les Partenariats Public-Privé, une loi sur les Zones Économiques Spéciales et un régime d’import-substitution destiné à soutenir la production nationale.

    Sur le plan budgétaire, la Loi de Finances Rectificative 2025 fixe quatre priorités : apurer la dette intérieure, relancer l’investissement productif, soutenir le secteur privé à travers les PPP et amorcer la souveraineté alimentaire. Ces priorités sont appuyées par le Plan de redressement Jubbanti Koom, doté de 4 600 milliards de FCFA sur la période 2025-2028, financé à 90 % par des ressources internes. Ce plan repose sur la mobilisation endogène, la renégociation des contrats stratégiques, le recyclage d’actifs publics et une réduction significative du train de vie de l’État.

    Ousmane Sonko a également pris trois engagements fermes envers les investisseurs : digitaliser l’administration, stabiliser le cadre réglementaire et instaurer un dialogue régulier avec le secteur privé. Il a invité la Turquie, déjà active dans les infrastructures, l’éducation, le transport aérien et l’industrie, à intensifier sa présence dans l’agriculture, l’agro-industrie, l’énergie, les matériaux de construction, la métallurgie, la santé et la pêche.

    Le chef du gouvernement a particulièrement insisté sur les opportunités offertes dans les Zones Économiques Spéciales et les Zones Aménagées pour l’Investissement, notamment à Diass, ainsi que sur les projets de co-investissement dans le pipeline gazier, les infrastructures logistiques et l’industrie militaire.

    En conclusion, il a appelé les entreprises turques à participer massivement au Forum Invest in Senegal, prévu les 7 et 8 octobre 2025 à Dakar, affirmant que le Sénégal est prêt à accueillir des investissements productifs, à bâtir des partenariats gagnant-gagnant et à devenir, aux côtés de la Turquie, un pôle économique majeur du Sud global.

    Amadou Ba tacle Ousmane Chimère Diouf : « Ce sont des propos inopérants »

    Le député de l’opposition Amadou Ba a réagi avec fermeté aux récentes déclarations d’Ousmane Chimère Diouf, président sortant de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS). Dans un message publié sur sa page Facebook, l’élu a qualifié de « contre-productif et totalement inopérant » le fait pour un magistrat de considérer certaines initiatives législatives comme relevant du « populisme ».

    Pour Amadou Ba, il est impératif que le dialogue entre les institutions de la République se fasse dans un climat de respect mutuel et dans le strict cadre des principes de séparation des pouvoirs. « Le dialogue entre les institutions devra se faire dans le respect des principes de la séparation des pouvoirs et de l’exercice par chaque pouvoir, de la plénitude de ses compétences constitutionnelles », a-t-il affirmé, rappelant que chaque institution doit agir dans la limite de ses attributions sans empiéter sur celles des autres.

    Cette réaction intervient après la sortie médiatique d’Ousmane Chimère Diouf en marge de l’Assemblée générale de l’UMS. Le magistrat avait alors dénoncé ce qu’il qualifiait de « populisme parlementaire », en référence à une disposition du règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui prévoyait la possibilité pour le Parlement de convoquer des magistrats. Ses propos avaient été perçus comme une critique directe du travail des députés, provoquant un vif débat sur la nature et les limites des prérogatives respectives du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire.

    La controverse illustre les tensions persistantes autour de l’interprétation de la séparation des pouvoirs au Sénégal, un principe fondamental de l’État de droit, mais dont l’application concrète continue de susciter débats et divergences.

    Kaffrine : cinq individus arrêtés pour vol avec effraction et recel au marché central

    Le Commissariat central de Kaffrine a procédé, le 8 août 2025, à l’arrestation de cinq individus impliqués dans une affaire d’association de malfaiteurs, de vol commis de nuit avec effraction et usage de moyens de transport. Deux autres personnes ont également été interpellées pour recel.

    Ces opérations font suite à plusieurs plaintes liées au cambriolage d’une boutique de vêtements située au marché central de la ville, dans la nuit du 17 juin 2025. Selon la Police nationale, les suspects agissaient en réseau et écoulaient les marchandises volées auprès de receleurs complices.

    Lors de l’intervention, les forces de l’ordre ont saisi plusieurs articles issus du cambriolage, dont des vêtements, des denrées alimentaires et divers biens. Au total, dix pantalons, sept tee-shirts, sept bidons d’huile de vingt litres et vingt kilos de poivre ont été récupérés. Deux voitures et une moto de type Jakarta, utilisés pour le transport des produits dérobés, ont également été immobilisées.

    Les personnes arrêtées ont été placées en garde à vue tandis que l’enquête se poursuit afin de déterminer l’ampleur du réseau et d’identifier d’éventuels complices. Cette opération illustre la détermination des autorités à lutter contre la criminalité organisée dans la région de Kaffrine.

    Le président sortant de l’UMS, Ousmane Chimère Diouf, dénonce le « populisme parlementaire » et défend l’indépendance de la justice

    Lors de l’Assemblée générale de l’Union des magistrats du Sénégal (UMS), le président sortant, Ousmane Chimère Diouf, s’est fermement exprimé contre ce qu’il qualifie de « populisme parlementaire ». Le magistrat a notamment dénoncé la volonté de l’Assemblée nationale d’intégrer dans son règlement intérieur la possibilité de convoquer des magistrats, une initiative qu’il juge contraire aux principes fondamentaux de la profession.

    Pour Ousmane Chimère Diouf, la parole publique d’un magistrat, qu’elle soit écrite ou orale, doit s’exercer dans le strict respect des règles déontologiques et statutaires. Ces principes, martèle-t-il, ne sont en aucun cas compatibles avec une logique populiste ou politicienne. Il a rappelé que le bureau de l’UMS avait volontairement choisi de garder le silence après l’adoption de cette disposition par l’Assemblée, préférant attendre la décision du Conseil constitutionnel pour se prononcer.

    Cette décision est intervenue le 24 juillet 2025, sous la forme de l’arrêt n° 2/C-2025, dans lequel la haute juridiction a censuré plusieurs alinéas de l’article 56 du règlement intérieur du Parlement. Dans ses considérants 49, 50 et 51, le Conseil constitutionnel a rappelé avec force les principes intangibles de la séparation des pouvoirs et de l’indépendance du pouvoir judiciaire, estimant qu’aucune disposition de la Constitution ne permet au Parlement d’entendre des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions.

    Le magistrat a insisté sur le fait que si le règlement intérieur d’une institution a bien valeur législative, il ne peut en aucun cas se substituer à la Constitution ni y ajouter des procédures contraires à son esprit. Pour lui, le texte doit se limiter à préciser les exigences constitutionnelles et non à imposer de nouvelles contraintes susceptibles d’entraver la mission des juges, garants des libertés individuelles.

    En prenant appui sur la décision du Conseil constitutionnel, Ousmane Chimère Diouf a réaffirmé que cette clarification n’est pas seulement une victoire juridique pour la magistrature, mais aussi un rappel fondamental du rôle et des limites des institutions dans un État de droit. Il a conclu en soulignant que l’indépendance de la justice n’est pas une faveur accordée aux magistrats, mais une garantie démocratique pour l’ensemble des citoyens.

    Touba : Les boutiquiers s’alarment de la flambée des prix avant le Magal

    À l’approche du grand Magal de Touba, les boutiquiers et détaillants de la ville expriment leur inquiétude face à l’augmentation rapide du prix de plusieurs denrées de première nécessité. Mor Niang, président de l’Association des boutiquiers détaillants de Touba, a lancé un appel pressant aux autorités pour un contrôle strict des prix sur les marchés.

    Selon lui, la situation devient de plus en plus intenable. Le sac d’oignons, qui se vendait encore récemment à 6 500 F CFA, atteint désormais 10 000 F CFA. Celui de pommes de terre est passé de 9 500 F CFA, soit une hausse notable en un court laps de temps. Ces augmentations pèsent lourdement sur les détaillants qui, face à la liberté totale des grossistes de fixer leurs tarifs, se retrouvent contraints de s’aligner au risque de vendre à perte.

    Mor Niang regrette que, malgré l’annonce du ministre du Commerce sur la mobilisation de 100 volontaires chargés de contrôler les prix, les hausses continuent sans véritable encadrement. Il déplore également que la visite ministérielle récente dans les marchés ait eu lieu sans la participation de son association, pourtant, selon lui, un maillon essentiel de la chaîne commerciale locale.

    Pour le président des boutiquiers détaillants, seule une surveillance rigoureuse et continue permettra de freiner cette flambée, faute de quoi les consommateurs et les détaillants seront les principaux perdants à l’approche de cet événement religieux majeur.

    UMS : Cheikh Ba prend la tête de l’Union des Magistrats du Sénégal

    L’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) a tourné une nouvelle page de son histoire en élisant Cheikh Ba à la présidence de l’organisation. Président de chambre à la Cour d’appel de Dakar, il succède à Ousmane Chimère Diouf, qui occupait ce poste depuis plusieurs années et qui a marqué ses mandats par une défense constante de l’indépendance de la justice face aux critiques et aux pressions.

    L’élection s’est déroulée ce samedi à Dakar, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’UMS. Cheikh Ba s’est imposé avec 146 voix, un résultat qui traduit un soutien affirmé de ses pairs. Le scrutin, organisé dans un climat serein, a réuni un grand nombre de magistrats venus de tout le pays pour prendre part au choix de leur nouveau représentant.

    Ce changement à la tête de l’UMS intervient dans un contexte institutionnel sensible, marqué par de récents débats sur la séparation des pouvoirs, l’indépendance de la magistrature et les relations entre le pouvoir judiciaire et les autres institutions de l’État. Cheikh Ba hérite d’un mandat où les défis ne manqueront pas, entre la défense des droits et prérogatives des magistrats, l’amélioration du fonctionnement du service public de la justice et la nécessité de préserver la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.

    En succédant à Ousmane Chimère Diouf, le nouveau président devra également s’inscrire dans la continuité des actions entreprises par son prédécesseur, tout en apportant sa propre vision pour renforcer le rayonnement de la justice sénégalaise sur le plan national et international. Sa prise de fonction ouvre une nouvelle séquence pour l’UMS, qui joue un rôle clé dans la défense des principes de l’État de droit au Sénégal.

    Règlement intérieur de l’Assemblée : l’UMS salue la décision du Conseil constitutionnel et réaffirme l’indépendance de la justice

    Lors de l’Assemblée générale de l’Union des Magistrats du Sénégal (UMS) tenue ce samedi, le président sortant, le juge Ousmane Chimère Diouf, est revenu sur la récente décision du Conseil constitutionnel ayant invalidé certaines dispositions du nouveau règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Ce verdict, rendu le 24 juillet 2025, a été accueilli favorablement par l’UMS, qui y voit une réaffirmation essentielle des principes de séparation des pouvoirs et d’indépendance du pouvoir judiciaire.

    Dans son allocution, Ousmane Chimère Diouf a rappelé que la prise de parole publique des magistrats, qu’elle soit écrite ou orale, est encadrée par des règles strictes prévues par leurs statuts. Il a insisté sur le fait que la fonction judiciaire est incompatible avec toute forme de populisme, ce qui explique la retenue affichée par le bureau de l’UMS au moment de l’adoption par l’Assemblée nationale d’un texte prévoyant notamment la possibilité pour le Parlement de convoquer des magistrats. Conscients que la disposition litigieuse devait passer sous le contrôle du Conseil constitutionnel, les responsables de l’organisation avaient choisi de différer toute réaction publique jusqu’au verdict.

    La décision n° 2/C 2025 rendue par la haute juridiction a finalement confirmé les inquiétudes exprimées par certains observateurs. Dans ses considérants 49, 50 et 51, le Conseil constitutionnel a jugé que plusieurs alinéas de l’article 56 du nouveau règlement intérieur étaient contraires à la Constitution, rappelant avec fermeté les fondements de la séparation des pouvoirs et la nécessité de préserver l’indépendance des magistrats. Pour Ousmane Chimère Diouf, cette clarification est salutaire et doit être respectée scrupuleusement.

    Le magistrat a par ailleurs précisé que la Constitution confère au Parlement le pouvoir de contrôler l’action du gouvernement, d’auditionner les ministres, ainsi que les dirigeants d’établissements publics, de sociétés nationales et d’agences, dans le cadre de commissions permanentes ou d’enquêtes parlementaires. Cependant, a-t-il souligné, aucun texte de la loi fondamentale n’autorise explicitement l’Assemblée à convoquer des magistrats dans l’exercice de leurs fonctions.

    Il a également rappelé que le règlement intérieur, bien qu’adopté sous forme de loi organique, ne bénéficie pas d’un rang constitutionnel. Son rôle doit se limiter à préciser les exigences prévues par la Constitution, sans introduire de nouvelles procédures qui pourraient être perçues comme des contraintes à l’égard des garants des libertés individuelles.

    En saluant la décision du Conseil constitutionnel, Ousmane Chimère Diouf a réaffirmé l’attachement de l’UMS à une justice indépendante, respectueuse des équilibres institutionnels, et imperméable aux pressions extérieures. Pour lui, cette affaire illustre la nécessité de veiller constamment au respect de la séparation des pouvoirs, pierre angulaire de l’État de droit.

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