En tournée économique dans le Sénégal oriental, le Chef de l’État s’est rendu sur le chantier de la future gare ferroviaire de Tambacounda, un projet structurant qui illustre l’ambition des autorités de relancer durablement le transport ferroviaire national. Selon la Présidence de la République, cette visite s’inscrit dans la volonté présidentielle de faire des infrastructures un moteur de développement économique, d’intégration territoriale et de création d’emplois.
Le projet phare présenté repose sur la construction d’une ligne ferroviaire à écartement standard reliant Dakar à Tambacounda. Longue de 464 kilomètres, cette future infrastructure représente un investissement prévisionnel estimé à 1 500 milliards de francs CFA. Elle constitue la première étape d’un programme beaucoup plus vaste visant la mise en place d’un réseau ferroviaire national moderne d’environ 2 000 kilomètres, capable de désenclaver l’intérieur du pays et de renforcer la compétitivité économique du Sénégal.
En attendant la réalisation de cette nouvelle ligne, l’État a lancé une importante opération de réhabilitation du réseau ferroviaire existant afin d’assurer la continuité du trafic et de sécuriser les déplacements. Les données techniques communiquées par la Présidence font état d’avancées significatives sur le terrain. Plusieurs dizaines de kilomètres de voies ont été entièrement reconstruits, des milliers de traverses remplacées et des centaines de milliers d’attaches remises en voie. D’importantes quantités de ballast ont été mises en œuvre pour renforcer la stabilité des rails, tandis que de nombreux passages à niveau ont été mis aux normes afin d’améliorer la sécurité des usagers. Parallèlement, des ouvrages hydrauliques et métalliques ont fait l’objet de travaux de réhabilitation pour garantir la durabilité des installations.
Sur le plan financier, cette phase transitoire a déjà nécessité un engagement de 27 milliards de francs CFA. À ce montant viendront s’ajouter 19,2 milliards supplémentaires destinés à finaliser les travaux hydrauliques et métalliques, confirmant l’ampleur de l’effort consenti par l’État pour maintenir et moderniser le réseau ferroviaire existant.
Au-delà des chiffres et des aspects purement techniques, le Président de la République a insisté sur la dimension stratégique et sociale de ces chantiers. Il a réaffirmé sa volonté de transformer les projets ferroviaires en véritables leviers d’opportunités économiques, notamment en favorisant l’emploi local, le transfert de compétences et l’émergence d’activités connexes autour du rail. Pour le Chef de l’État, le développement du chemin de fer ne se limite pas à la construction d’infrastructures, mais participe d’une vision globale d’aménagement du territoire, de justice spatiale et de croissance inclusive.