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Société

Thiadiaye : un Asp emprisonné pour avoir vendu la moto du centre de santé afin de soigner son épouse

Un fait divers à la fois troublant et profondément révélateur de la détresse sociale secoue la commune de Thiadiaye. Selon des informations judiciaires rapportées par L’Observateur, un agent de sécurité de proximité (Asp), en service au centre de santé local, a été placé sous mandat de dépôt après avoir volé puis revendu la moto de service de l’établissement sanitaire. Un acte grave que l’intéressé justifie par la nécessité urgente de financer les soins médicaux de son épouse gravement malade.

L’homme, identifié sous le nom de S. Diom, est marié et père de famille. Depuis le début du mois de janvier, il est incarcéré à la maison d’arrêt et de correction de Mbour. En plus d’avoir perdu son emploi, il encourt désormais une peine pouvant aller jusqu’à deux ans de prison ferme pour soustraction frauduleuse de deniers publics, une infraction sévèrement réprimée par la loi.

Les faits se sont déroulés lors d’une journée apparemment ordinaire au centre de santé de Thiadiaye. Profitant d’un moment d’inattention de ses collègues, S. Diom, qui occupait également la fonction de gestionnaire du magasin, s’est discrètement emparé de la clé des locaux. En plein service et sans éveiller immédiatement les soupçons, il a sorti la moto de service utilisée par les agents de l’établissement sanitaire.

L’opération n’était pas improvisée. Selon les éléments de l’enquête rapportés par L’Observateur, l’Asp avait déjà pris contact avec un receleur. Il s’est rendu directement chez un certain M. Sow, berger de profession, avec lequel il a négocié la vente de l’engin pour la somme de 200 000 francs CFA. Une fois la transaction conclue, S. Diom est retourné à son poste, tentant de poursuivre sa journée comme si rien ne s’était passé.

La disparition de la moto n’a toutefois pas tardé à être constatée. Alerté, le médecin-chef du centre de santé a immédiatement ordonné des vérifications internes. Très vite, les soupçons se sont portés sur S. Diom, dernier responsable connu de l’accès au magasin. Soumis à un interrogatoire approfondi, il a fini par passer aux aveux, reconnaissant avoir volé puis vendu la moto.

Saisie de l’affaire, la brigade de gendarmerie de Thiadiaye a ouvert une enquête qui a rapidement permis d’identifier et d’interpeller le receleur. Les deux hommes ont ensuite été déférés devant le parquet de Mbour avant d’être placés sous mandat de dépôt.

Mardi dernier, à la barre du Tribunal de grande instance de Mbour, S. Diom et son coprévenu ont reconnu les faits tout en tentant de faire valoir des circonstances atténuantes. L’Asp a expliqué que l’argent issu de la vente de la moto devait servir à couvrir les frais médicaux de son épouse, dont l’état de santé nécessitait, selon lui, des soins urgents et coûteux. Un plaidoyer empreint de détresse, mais qui n’a pas convaincu le ministère public.

De son côté, M. Sow a soutenu qu’il ignorait la provenance frauduleuse de l’engin, affirmant avoir cru à une vente ordinaire et régulière. Des arguments que le parquet a jugés insuffisants au regard de la gravité des faits reprochés.


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