Ce vendredi, l’ancien député Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR–Les Leaders, a publié un message incisif revenant sur son expérience parlementaire. À travers une déclaration empreinte de fermeté et de regrets, il dénonce un manque criant de transparence dans la gestion interne de l’Assemblée nationale, tout en interpellant la majorité actuelle sur ses responsabilités.
Dans son message, Thierno Bocoum se remémore son passage à l’Assemblée nationale en tant que président de la Commission comptabilité et contrôle. Il affirme avoir été le premier à demander officiellement des comptes au président de l’institution ainsi qu’au questeur — une démarche qui, selon lui, lui aurait coûté son poste.
« Un acte de transparence élémentaire », déclare-t-il, « mais qui m’a valu d’être évincé. »
Pour lui, ce geste, pourtant banal dans toute institution démocratique, a été perçu comme une menace par ceux qui contrôlent les rouages de l’Assemblée. Il met ainsi en lumière les résistances internes à tout mécanisme de reddition des comptes.
Au-delà de son propre cas, Thierno Bocoum adresse un message clair à la majorité parlementaire issue des dernières élections, désormais dirigée par des figures issues de l’opposition d’hier.
« L’ironie de l’histoire, c’est que ceux-là mêmes qui, hier, réclamaient des vies pour une rupture, sont aujourd’hui majoritaires mais incapables de faire fonctionner cette commission essentielle », assène-t-il.
En filigrane, il dénonce une rupture entre les engagements pris par ces nouveaux dirigeants lorsqu’ils étaient dans l’opposition, et la réalité de leur gestion actuelle du pouvoir. Une critique qui résonne dans un contexte où la transparence et la bonne gouvernance étaient au cœur des promesses électorales.
Thierno Bocoum salue également le rôle de Guy Marius Sagna, député connu pour son franc-parler et ses positions tranchées. Il lui reconnaît le mérite d’avoir « levé un coin du voile » sur les pratiques internes de l’Assemblée nationale, notamment en matière de gestion financière et de fonctionnement institutionnel.
Ce soutien à un député de la nouvelle majorité montre que Thierno Bocoum place la cohérence et l’éthique au-dessus des clivages partisans.
À travers cette sortie, l’ancien député adresse un message sans équivoque : les pratiques de transparence ne doivent pas se limiter à des slogans de campagne. Elles doivent s’incarner dans les actes quotidiens des institutions de la République, particulièrement de la part de ceux qui ont fait de la bonne gouvernance leur cheval de bataille.