Touba : 20 ans de réclusion criminelle pour Serigne Khadim Mbacké reconnu coupable de viols et de pédophilie sur 28 élèves

Le tribunal a rendu son verdict dans l’une des affaires judiciaires les plus sensibles de ces dernières années à Touba. À l’issue de plusieurs heures d’audience marquées par de nombreux témoignages et des débats particulièrement suivis, Serigne Khadim Mbacké a été reconnu coupable de l’ensemble des faits qui lui étaient reprochés. La juridiction l’a condamné à vingt ans de réclusion criminelle ferme pour des faits de viols et de pédophilie commis sur 28 jeunes filles, toutes présentées comme ses élèves.

L’affaire remonte au mois de juin 2023 dans le quartier de Touba Keur Gol. À l’époque, les révélations concernant les agissements présumés du maître coranique avaient provoqué une onde de choc au sein de l’opinion publique sénégalaise, suscitant l’indignation de nombreuses organisations de défense des droits humains, des associations de protection de l’enfance ainsi que des mouvements féministes.

Au cours du procès, les témoignages des victimes ont occupé une place centrale dans les débats. Les jeunes filles ont relaté devant la cour les faits dont elles affirment avoir été victimes, livrant des récits particulièrement éprouvants. Ces déclarations ont été examinées à la lumière des éléments réunis au cours de l’enquête et des différentes pièces versées au dossier.

Le ministère public a requis une lourde sanction à l’encontre de l’accusé, estimant que la gravité des faits, le nombre important de victimes concernées et la vulnérabilité de ces dernières justifiaient une réponse pénale exemplaire. De leur côté, les différentes parties ont développé leurs arguments avant que la juridiction ne se retire pour délibérer.

Après examen de l’ensemble des éléments du dossier, le tribunal a finalement retenu la culpabilité de Serigne Khadim Mbacké sur tous les chefs d’accusation. La cour a ainsi prononcé une peine de vingt ans de réclusion criminelle ferme.

Cette décision met un terme à une procédure judiciaire particulièrement suivie à travers le pays. L’affaire a relancé le débat sur la protection des enfants dans les structures d’enseignement religieux et sur la nécessité de renforcer les mécanismes de prévention, de signalement et de prise en charge des victimes de violences sexuelles.


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