Deux individus ont été interpellés à Saly alors qu’ils transportaient illégalement une importante quantité de médicaments dans leur véhicule. L’opération a été menée par le commissariat de police de la localité, avant que l’Agence sénégalaise de réglementation pharmaceutique (ARP) ne soit alertée pour évaluer la situation.
Selon le communiqué transmis à l’Agence de presse sénégalaise (APS), une mission d’intervention urgente a été dépêchée sur les lieux. Elle était composée d’inspecteurs pharmaceutiques, de juristes et de spécialistes en communication, afin d’examiner rigoureusement la cargaison saisie. Après analyse, les produits identifiés comprenaient entre autres du paracétamol, du diclofénac, de la cyproheptadine, du métronidazole et du sildénafil. Aucun de ces médicaments n’est enregistré ni autorisé à la commercialisation sur le marché pharmaceutique national.
L’ARP précise que la valeur marchande de cette cargaison s’élève à plusieurs millions de francs CFA. Elle alerte sur les dangers de ces produits qui échappent à tout contrôle officiel, posant ainsi une grave menace pour la santé publique. Ce genre de trafic représente un risque élevé, car les médicaments non homologués peuvent être inefficaces, mal dosés ou même toxiques.
Le directeur général de l’ARP, Alioune Ibnou Diouf, a rappelé que l’importation et la distribution de médicaments au Sénégal sont strictement réglementées. Il a également assuré que son agence allait intensifier la collaboration avec les forces de défense et de sécurité afin de renforcer la lutte contre ce fléau. Par ailleurs, des actions de sensibilisation accrues seront menées auprès des populations pour les alerter sur les dangers de la consommation de médicaments provenant de circuits non officiels.
Cette affaire remet une nouvelle fois sur la table la problématique persistante du trafic de médicaments au Sénégal, dans un contexte où la contrefaçon pharmaceutique est devenue un enjeu majeur de santé publique en Afrique.