La colère monte chez une trentaine d’ingénieurs et techniciens recrutés dans le cadre du programme gouvernemental « Xëyu Ndaw Ñi ». Affectés à la Direction générale de l’urbanisme et de l’architecture (DGUA), ces agents contractuels de la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED) disent vivre un véritable calvaire : treize mois d’arriérés de salaire.
Engagés en mars 2022, les 31 contractuels affirment avoir perçu régulièrement leurs rémunérations pendant deux ans. Mais depuis juillet 2024, plus aucun salaire ne leur a été versé. Une situation qui plonge ces jeunes diplômés, dont plusieurs ingénieurs et techniciens supérieurs, dans une précarité extrême.
« Nous ne savons plus comment tenir »
Le collectif des agents, dirigé par Omar Dramé, pointe directement la SONAGED, responsable de leur prise en charge. Selon lui, les conséquences sont désastreuses :
loyers et factures impayés, dettes contractées auprès de proches et banques, enfants déscolarisés faute de moyens, détresse psychologique grandissante.
« Nous avons servi avec sérieux et engagement. Aujourd’hui, nous ne savons plus comment tenir sans salaire depuis plus d’un an », confie un membre du collectif.
Malgré des courriers, relances et rencontres avec des responsables administratifs, aucune solution concrète n’a été apportée. « Nous avons frappé à toutes les portes, mais rien ne bouge », regrette le coordonnateur du collectif.
Face au silence des autorités, les contractuels envisagent désormais des actions plus dures. Ils annoncent un calendrier de mobilisations, qui pourrait inclure :
des marches pacifiques, voire une grève de la faim pour attirer l’attention de l’opinion et des décideurs.