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Justice

Versement des salaires de juillet : Les agents de la justice dans l’incertitude

Le mois de juillet s’achève dans la confusion pour plusieurs agents de l’administration judiciaire sénégalaise. Selon des indiscrétions relayées dans les milieux syndicaux, notamment au sein de l’Entente SYTJUST–UNTJ, de nombreux grévistes n’auraient toujours pas perçu leurs salaires. En cause : la non-signature des fonds communs par le ministre de la Justice, Me Ousmane Diagne, ce qui aurait bloqué le processus de virement.

Cependant, d’autres sources, plus nuancées, évoquent plutôt des retards techniques que des suspensions délibérées de traitement. D’après les informations obtenues par L’As, les salaires ont bien été positionnés depuis avant-hier par la Direction de la solde dans les systèmes bancaires, sans distinction claire entre grévistes et non-grévistes. Ce retard toucherait ainsi l’ensemble du personnel judiciaire, indépendamment de leur participation au mouvement de grève.

Le flou administratif semble être au cœur du problème. Toujours selon les sources de L’As, le ministre de la Justice aurait effectivement demandé une liste des agents grévistes dans le but d’ordonner d’éventuelles ponctions. Toutefois, cette liste serait parvenue tardivement, parfois même incomplète, aux services centraux. Pressées par les délais, certaines juridictions se seraient contentées de transmettre des listes restreintes, ne mentionnant que les greffiers, secrétaires de présidents de juridictions et chauffeurs les plus régulièrement absents.

Une gestion jugée précipitée par plusieurs acteurs du secteur, qui dénoncent une « improvisation administrative » ayant accentué la confusion au sein des services judiciaires. D’autant plus que certains agents non-grévistes se retrouvent eux aussi sans salaire à la fin du mois.

Cette situation intervient dans un contexte particulièrement tendu, marqué par une grève prolongée de l’Entente SYTJUST–UNTJ, qui réclame notamment de meilleures conditions de travail, la revalorisation des indemnités, et la régularisation des avancements.

Le non-paiement – ou le paiement différé – des salaires risque d’envenimer davantage les relations entre les syndicats et l’autorité ministérielle. De nombreuses voix appellent à la transparence et à une clarification urgente de la situation pour éviter toute escalade.


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