Invité dans une émission diffusée sur la chaîne Sénégal 7, l’analyste politique Yoro Dia a tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre du député Guy Marius Sagna. Cette sortie fait suite à la récente demande de mise en accusation formulée par le parlementaire contre plusieurs personnalités publiques, une initiative qui continue de susciter de vives réactions dans la sphère politique.
Dès l’entame de son intervention, Yoro Dia a remis en cause la légitimité morale et politique de Guy Marius Sagna, allant jusqu’à le qualifier de “dangereux” pour l’unité nationale. “Dans un pays sérieux, Guy Marius Sagna ne devrait plus être dans un espace public. En 2012, il avait proposé un référendum pour l’indépendance de la Casamance. Ce monsieur a osé prôner la partition du pays. C’est de la haute trahison. Il ne mérite ni considération ni respect, car il veut détruire mon pays”, a déclaré Yoro Dia, manifestement indigné.
Selon lui, de tels propos tenus par le passé devraient disqualifier toute prétention du député à incarner une voix crédible au sein de l’Assemblée nationale. L’analyste estime que Guy Marius Sagna s’appuie davantage sur la provocation et la polémique que sur une véritable vision politique.
Poursuivant son argumentaire, Yoro Dia s’est également attaqué à la ligne politique du Pastef, le parti au pouvoir dirigé par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye. Il accuse la formation d’utiliser des “tactiques de diversion” pour détourner l’attention des citoyens des véritables priorités nationales. “Le Pastef, ce sont des spécialistes des distractions massives. Ils ont échoué lamentablement sur le plan économique. Leurs ‘tera-meetings’ ne sont qu’une arme de diversion. Guy Marius Sagna rêve de voir un ancien président du Sénégal humilié. Leur projet, c’est la négation même du Sénégal”, a lancé Yoro Dia.
Dans la même veine, l’ancien porte-parole du gouvernement a dénoncé ce qu’il appelle un “agenda de sabotage”, visant à discréditer les avancées économiques présentées par les autorités actuelles. Il a vivement critiqué les opposants et certains observateurs qui mettent en doute la véracité des chiffres officiels. “Dire que les chiffres sont faux, c’est une stratégie de sabotage. Quand on ignore les fondamentaux économiques, on devient dangereux pour la stabilité du pays”, a-t-il martelé en conclusion.