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Société

Ziguinchor : une Nigériane soupçonnée d’avoir voulu contaminer des Sénégalais au VIH

Une affaire pour le moins troublante secoue la ville de Ziguinchor. Une jeune femme nigériane de 23 ans, répondant au nom de B. D. Elohr, plus connue sous le surnom de « Nelly », a été arrêtée par la police pour des faits graves : elle est accusée d’avoir cherché à contaminer volontairement plusieurs hommes sénégalais au VIH/Sida, en ayant avec eux des rapports sexuels non protégés.

Selon les informations rapportées par le quotidien Libération dans son édition de ce lundi, la jeune femme, prostituée de profession, serait installée à Ziguinchor depuis le mois de février ou mars dernier. Avant de venir au Sénégal, elle aurait exercé le même métier en Gambie pendant deux ans.

C’est à la suite d’une dénonciation reçue par la police que l’affaire a éclaté. Une source aurait fourni aux enquêteurs des captures d’écran de conversations WhatsApp qui, selon elle, prouvent les intentions malveillantes de la jeune femme. Sur ces messages, « Nelly » aurait déclaré vouloir infecter le plus grand nombre possible d’hommes sénégalais.

Interpellée dans un bar de Ziguinchor dénommé “Alternatives”, la jeune femme a été conduite dans les locaux de la police pour être entendue. Durant son interrogatoire, elle a reconnu être séropositive, confirmant ainsi être porteuse du virus du Sida. Elle a cependant nié avec force les accusations d’intention de contamination volontaire. D’après Libération, « Nelly » a expliqué qu’elle veille toujours à se protéger lors de ses rapports sexuels afin de ne pas mettre en danger la santé de ses clients.

Elle a également déclaré être suivie médicalement au Centre de référence des IST de l’hôpital de Ziguinchor, où elle bénéficie d’un traitement antirétroviral régulier. L’établissement hospitalier, sollicité par la police dans le cadre d’une réquisition, a confirmé officiellement qu’elle figure bien parmi leurs patientes et qu’elle suit effectivement un traitement. La jeune femme a précisé qu’elle n’a manqué qu’un seul de ses rendez-vous médicaux, le 26 octobre dernier, en raison de sa période menstruelle.

Malgré ces explications, les enquêteurs restent prudents. Les captures d’écran fournies par la source à l’origine de la dénonciation sont examinées minutieusement, et les autorités cherchent à déterminer si elles sont authentiques et si la suspecte a effectivement eu des comportements mettant en danger la santé d’autrui.

En attendant les résultats de l’enquête, « Nelly » reste sous le coup de graves accusations. Si les faits étaient avérés, ils pourraient être qualifiés de tentative de propagation volontaire d’une maladie transmissible, un crime lourdement sanctionné par la loi sénégalaise.


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