La vie et l’œuvre d’El Hadj Mouhamadou Lamine Dia revisitées
La 110ᵉ édition du Gamou annuel de Mbeuleukhé a été marquée par une profonde revisitation de la vie et de l’œuvre d’El Hadj Mouhamadou Lamine Dia, figure religieuse emblématique, présenté comme un grand rassembleur et un homme de Dieu. Il a reçu sa formation religieuse et sa maîtrise du Coran auprès de son vénéré père, avant de s’imposer comme une référence spirituelle dans le Djoloff.
El Hadj Mouhamadou Lamine Dia a poursuivi et achevé les chantiers religieux et sociaux entamés par El Hadj Daouda Dia, fondateur du Gamou en 1916, avant d’être rappelé à Dieu. Après lui, la succession a été assurée par El Hadj Moussa Dia, décédé en 2022, puis par l’actuel khalife, El Hadj Maboury Dia, qui a présidé la cérémonie officielle de cette édition.
À l’occasion de ce grand rassemblement religieux, la famille religieuse de Mbeuleukhé a exprimé sa satisfaction quant au bitumage de la route reliant la localité à Dahra, dans le département de Linguère, tout en plaidant pour l’érection du poste de santé local en hôpital de niveau 2.
« La réalisation de la route Dahra–Mbeuleukhé, longue de 40 kilomètres, met fin à une vieille doléance qui remonte aux années 1960 et soulage considérablement les populations de Mbeuleukhé et du Djoloff, longtemps confrontées aux difficultés liées à cette voie latéritique », a déclaré le porte-parole de la famille religieuse, Serigne Abib Dia. Il s’exprimait lors de la célébration du Gamou annuel, tenue ce samedi, sous le parrainage d’El Hadj Mouhamadou Lamine Dia, premier khalife d’El Hadj Daouda Dia, fondateur de l’événement sur instruction du vénéré El Hadj Malick Sy.
La famille religieuse a profité de cette occasion pour remercier le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, le Premier ministre, Ousmane Sonko, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, El Hadj Malick Ndiaye, pour la concrétisation de ce projet routier majeur.
Serigne Abib Dia a également salué les travaux de voirie et de pavage réalisés à Mbeuleukhé, estimant qu’ils ont contribué à moderniser la localité et à améliorer significativement les conditions de vie des populations, longtemps pénalisées par le mauvais état des infrastructures routières.
Toutefois, la famille religieuse a sollicité le bitumage de la route reliant Mbeuleukhé à Mboynane, longue d’environ cinq kilomètres, devenue impraticable en période d’hivernage.
A.S
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