En choisissant la capitale du Saloum pour abriter son assemblée générale ordinaire annuelle, l’Association des Professeurs de Russe du Sénégal (APRUS) a envoyé un signal fort en faveur de la décentralisation de ses activités et du renforcement de l’enseignement du russe à l’intérieur du pays.
La rencontre s’est tenue ce mardi 30 décembre 2025 au lycée Waldiodio Ndiaye de Kaolack, en présence de professeurs venus des différentes académies du Sénégal.
Cette assemblée statutaire a servi de cadre à l’évaluation des actions menées au cours de l’année scolaire 2025, mais aussi à une réflexion stratégique sur l’avenir de l’enseignement de la langue russe dans le système éducatif sénégalais. Pour le président de l’APRUS, Amath Séga Diop, le choix de Kaolack n’est nullement fortuit.
« Nous avons voulu sortir de Dakar pour aller à la rencontre de nos collègues de l’intérieur du pays. L’enseignement du russe concerne toutes les académies du Sénégal », a-t-il souligné.
Un réseau national en pleine structuration
Les échanges ont permis de mettre en lumière l’implantation progressive, mais solide, de la langue russe à l’échelle nationale. À ce jour, près de 7 000 élèves apprennent le russe dans 69 établissements secondaires, encadrés par 119 professeurs répartis dans les 13 académies du pays.
Une dynamique que l’APRUS attribue en grande partie à la structuration de son réseau et aux actions de renforcement des capacités des enseignants, notamment à travers des stages de formation en Russie et des sessions de formation animées par des experts russes au Sénégal.
La coopération sénégalo-russe au cœur des débats
Au-delà du bilan pédagogique, l’assemblée générale a également mis l’accent sur l’importance de la coopération éducative entre le Sénégal et la Fédération de Russie. Les participants ont rappelé que l’enseignement du russe constitue un levier stratégique pour faciliter l’accès des étudiants sénégalais aux bourses d’études offertes par l’État russe.
Ces bourses, couvrant les cycles Licence, Master et Doctorat, concernent des secteurs clés tels que la médecine, l’ingénierie, l’énergie ou encore les nouvelles technologies.
« Former des élèves dès le secondaire à la langue russe, c’est préparer l’élite de demain à saisir ces opportunités internationales », a insisté le président de l’APRUS.
Vers une meilleure visibilité du russe au Sénégal
À l’issue de la rencontre, les membres de l’association ont plaidé pour une plus grande reconnaissance institutionnelle de la langue russe, ainsi qu’un accompagnement accru des autorités éducatives. L’objectif affiché est de renforcer la visibilité du russe comme langue de formation, d’ouverture culturelle et d’insertion académique.
En tenant son assemblée générale à Kaolack, l’APRUS confirme ainsi sa volonté de rapprocher ses actions du terrain et de faire de l’enseignement du russe un outil de développement éducatif au service de l’ensemble du Sénégal.
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