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Sanar : la CESL décrète 48 heures de cessation des activités pour exiger le paiement des bourses

La Coordination des Étudiants de Saint Louis (CESL) a officiellement décrété une cessation de toutes les activités pédagogiques pour une durée de 48 heures non renouvelables à compter de ce mardi 24 février 2026. À travers cette décision forte, la structure représentative des étudiants de Sanar entend exercer une pression directe sur les autorités afin d’obtenir la satisfaction de revendications jugées urgentes, principalement liées aux retards de paiement des bourses.

Dans un communiqué parvenu à la presse, la coordination justifie cette mesure par une situation financière devenue critique pour de nombreux étudiants. Selon ses responsables, les retards accumulés dans le versement des rappels de bourses plongent une frange importante de la communauté estudiantine dans une précarité préoccupante. Difficultés à payer le logement, à subvenir aux besoins alimentaires ou à assurer les dépenses pédagogiques de base : autant de réalités qui, d’après la CESL, compromettent les conditions d’apprentissage et la sérénité sur le campus.

Au cœur des revendications figure l’exigence du paiement intégral des rappels de bourses dus aux ayants droit. Les étudiants estiment que ces arriérés constituent un engagement formel de l’État et que leur non-versement fragilise l’équilibre social au sein de l’université. Pour Amadou Ba et ses camarades, il ne s’agit pas seulement d’une question administrative, mais d’un impératif social qui conditionne la stabilité académique.

Au-delà de la question des rappels, la CESL se montre également vigilante sur la préservation des acquis sociaux. Elle réclame fermement le maintien des avantages actuels et s’oppose à toute modification du décret n°2014-963 relatif aux allocations d’études qui ne résulterait pas d’un processus de concertation avec les représentants des étudiants. Pour la coordination, toute réforme touchant aux conditions d’attribution ou aux montants des bourses doit faire l’objet d’un dialogue inclusif afin d’éviter des tensions supplémentaires.

Cette grève de 48 heures s’inscrit dans une tradition de mobilisation estudiantine à l’Université Gaston Berger, où les questions liées aux œuvres sociales et aux allocations d’études constituent régulièrement des points de crispation entre étudiants et autorités. En gelant les cours et les activités académiques, la CESL envoie un signal clair : la stabilité du calendrier universitaire demeure indissociable du respect des engagements financiers et sociaux pris par l’État à l’endroit des étudiants.


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