Education
Thiès : la Conférence des amicales d’étudiants de l’Université Iba Der Thiam décrète 48 heures de grève
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par
Diack
À Université Iba Der Thiam de Thiès , la tension monte entre les étudiants et les autorités administratives. Dans un communiqué rendu public, la Conférence des amicales d’étudiants (CAE) a exprimé son profond regret face à ce qu’elle considère comme une absence de réponses concrètes à ses préoccupations. Selon la coordination estudiantine, au lieu d’apporter des solutions adaptées à l’urgence de la situation, les autorités auraient choisi d’adopter une posture de confrontation, défendant une position jugée déconnectée des réalités que vivent les étudiants.
La CAE estime que les difficultés actuelles, notamment liées aux questions sociales et académiques, exigent des mesures immédiates et concertées. Elle déplore une attitude qu’elle qualifie d’intransigeante, accusant l’administration de ne pas prendre la pleine mesure des conséquences que ces blocages peuvent avoir sur le parcours universitaire et les conditions de vie des étudiants.
Face à cette situation, la Conférence des amicales d’étudiants a décidé de décréter une cessation de toutes les activités pédagogiques pour une durée de 48 heures, à compter du mercredi 25 février 2026. Cette grève sera accompagnée d’une journée sans tickets prévue le jeudi, une action symbolique et stratégique qui vise à accentuer la pression sur les autorités en touchant le fonctionnement des services sociaux universitaires.
Dans son communiqué, la CAE formule des revendications précises. Elle exige le paiement intégral des rappels dus aux étudiants, soulignant que ces retards plongent de nombreux bénéficiaires dans des difficultés financières importantes. Elle réclame également le rétablissement de tous les changements opérés dans l’attribution des bourses, jusqu’à ce qu’une révision concertée soit engagée avec les représentants étudiants. Pour la coordination, toute réforme touchant aux bourses doit impérativement faire l’objet d’un dialogue inclusif afin de garantir l’équité et la transparence.
Par ailleurs, la CAE demande la réintégration immédiate des structures syndicales représentatives des étudiants, qu’elle considère comme légitimement mandatées par leurs pairs. Elle estime que l’exclusion ou la mise à l’écart de ces entités compromet le dialogue social et fragilise la stabilité du campus.
Tout en réaffirmant son attachement à un climat apaisé, la Conférence des amicales d’étudiants réprouve fermement toute tentative d’intimidation ou de répression à l’encontre des étudiants mobilisés. Elle appelle les autorités à privilégier la concertation et à ouvrir des négociations sérieuses afin d’éviter une escalade de la crise.
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