Le Sénégal célébrera finalement la Tabaski le jeudi 28 mai 2026. Cette décision fait suite à la non-observation du croissant lunaire marquant le début du mois de Dhul Hijja 1447 de l’Hégire, ce dimanche 17 mai 2026 sur l’ensemble du territoire national.
Conformément aux principes d’observation lunaire appliqués au Sénégal par les autorités religieuses et les différentes commissions chargées du suivi du calendrier islamique, l’absence de visibilité du croissant entraîne automatiquement un décalage dans le démarrage du mois sacré. Ainsi, le mardi 19 mai 2026 sera officiellement considéré comme le premier jour du mois de Dhul Hijja au Sénégal.
Cette situation a des conséquences directes sur les principales dates religieuses liées au pèlerinage musulman et à l’Aïd al-Adha. Le jour d’Arafat, moment central du Hajj et journée de grande importance spirituelle pour les musulmans du monde entier, sera observé au Sénégal le mercredi 27 mai 2026. La fête de la Tabaski, célébration du sacrifice commémorant la soumission du prophète Ibrahim à Dieu, interviendra quant à elle le jeudi 28 mai 2026 pour une grande partie de la communauté musulmane sénégalaise, notamment au sein des confréries.
Comme chaque année, cette annonce relance les débats autour des différences de calendrier entre plusieurs pays musulmans. En effet, certains États et communautés religieuses s’appuient exclusivement sur l’observation locale du croissant lunaire pour déterminer le début des mois islamiques, tandis que d’autres adoptent des calculs astronomiques ou suivent les annonces faites par des pays comme l’Arabie saoudite.
Ces divergences expliquent pourquoi certaines nations musulmanes pourraient célébrer la Tabaski à une date différente de celle retenue au Sénégal. Toutefois, pour de nombreux guides religieux sénégalais, la référence à l’observation locale demeure un principe fondamental respecté depuis plusieurs générations.
Au Sénégal, la Tabaski reste l’une des fêtes religieuses les plus importantes de l’année. Elle est marquée par des prières collectives, le sacrifice rituel du mouton, les visites familiales et les élans de solidarité envers les personnes démunies. À l’approche de cette célébration, les marchés à bétail devraient connaître une forte affluence dans les prochains jours, malgré les inquiétudes liées au coût des moutons et au pouvoir d’achat des ménages.