L’enquête menée par les autorités judiciaires de Louga continue de révéler de nouveaux développements dans une affaire de mœurs qui secoue déjà plusieurs localités du pays. Comptable de profession et connu pour son engagement politique, Ndiaga Seck a été inculpé puis placé sous mandat de dépôt par le juge d’instruction du premier cabinet de Louga, selon des informations rapportées par le quotidien Libération dans sa livraison du mardi 19 mai 2026.
Au cœur du dossier figure un vaste réseau présumé de prises de contact et de rendez-vous sexuels organisé à travers les réseaux sociaux, principalement via Facebook. Les investigations ont pris une tournure décisive après l’exploitation du compte personnel du mis en cause, identifié sous le pseudonyme « Ndanane », où les enquêteurs affirment avoir découvert de nombreux échanges compromettants.
L’affaire a véritablement démarré avec les déclarations d’Ahmadou Lamine Dia, entendu par les enquêteurs avant même l’interpellation de Ndiaga Seck à Linguère. Lors de son audition, le témoin a expliqué avoir fait la connaissance du comptable entre 2013 et 2014 sur Facebook. Selon ses propos, les échanges virtuels auraient rapidement évolué vers des rencontres physiques, notamment à la Somone, sur la Petite-Côte, où des rapports sexuels auraient eu lieu.
Les enquêteurs se seraient appuyés sur un ancien numéro de téléphone que Ndiaga Seck aurait remis à Ahmadou Lamine Dia à l’époque des faits. Cet élément aurait permis d’établir un lien direct avec le suspect et de consolider les premières pistes de l’enquête.
Confronté aux accusations, Ndiaga Seck aurait d’abord tenté de prendre ses distances avec les déclarations du témoin. Il aurait affirmé ne pas se souvenir d’Ahmadou Lamine Dia, tout en validant involontairement plusieurs informations personnelles fournies par ce dernier aux enquêteurs, notamment certaines données de contact et éléments de son parcours.
Mais c’est surtout l’analyse de son activité numérique qui aurait fait basculer l’enquête. Les messages extraits de son compte Facebook feraient état, selon les enquêteurs, de conversations explicites, de discussions de drague ainsi que de prises de rendez-vous à caractère sexuel. Des éléments imprimés et présentés au mis en cause lors de son audition auraient finalement conduit ce dernier à reconnaître les faits qui lui sont reprochés.
D’après Libération, Ndiaga Seck aurait confié aux enquêteurs être « prisonnier d’un vice », expliquant avoir tenté à plusieurs reprises de mettre fin à ce comportement sans succès. Toujours selon le journal, il aurait même déclaré que ses différents pèlerinages à La Mecque avaient été motivés par le désir de se libérer de ces pulsions.
L’enquête a pris une nouvelle ampleur après les aveux du comptable. Ce dernier aurait remis aux enquêteurs une liste de dix personnes avec lesquelles il reconnaît avoir entretenu des relations sexuelles, principalement à Dakar et sur la Petite-Côte. Ces révélations pourraient entraîner de nouvelles interpellations dans les prochains jours.