Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son jugement ce mardi 7 juillet 2026 dans l’affaire impliquant l’ancien ministre Abdou Aziz Diop. Poursuivi à la suite de propos tenus lors d’une émission médiatique, le prévenu a été partiellement reconnu coupable. Les juges l’ont relaxé du chef d’accusation d’injures publiques visant un groupe de personnes en raison de leur appartenance à une race ou à une ethnie, mais l’ont condamné pour discours contraire aux bonnes mœurs.
Le tribunal a prononcé une peine de six mois d’emprisonnement, dont un mois ferme, assortie d’une amende de 500 000 FCFA. Cette décision met un terme à une procédure judiciaire qui avait suscité un vif intérêt de l’opinion publique en raison du profil politique de l’accusé et de la nature des faits reprochés.
Les poursuites faisaient suite à des déclarations tenues par Abdou Aziz Diop au cours d’une émission diffusée dans les médias. Selon l’accusation, l’ancien ministre avait proféré des propos jugés offensants à l’encontre du président de l’Assemblée nationale ainsi que de ses partisans. Le parquet estimait que ces déclarations dépassaient le cadre de la liberté d’expression et étaient susceptibles de tomber sous le coup de la loi.
Après avoir examiné les faits et les arguments des différentes parties, le tribunal a toutefois écarté la qualification d’injures publiques à caractère racial ou ethnique, considérant que les éléments constitutifs de cette infraction n’étaient pas réunis. En revanche, les magistrats ont retenu l’infraction de discours contraire aux bonnes mœurs, justifiant ainsi la condamnation prononcée.