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Justice

Abdou Nguer entendu au fond par le juge d’instruction : une audition sous tension entre liberté d’expression et accusations lourdes

Le chroniqueur Abdou Nguer a été entendu au fond ce jeudi par le juge d’instruction du 3e cabinet du tribunal de Dakar. Une étape cruciale dans le cadre de son inculpation pour diffusion de fausses nouvelles, offense au chef de l’État et apologie d’un crime ou délit, des faits qui remontent au mois de mai dernier.

Déjà détenu dans une autre affaire en cours, Abdou Nguer a été extrait de sa cellule pour comparaître devant le magistrat instructeur. Selon les informations de Seneweb, plusieurs vidéos dans lesquelles il critiquait vertement le régime en place ont été projetées au cours de l’audition. L’intéressé n’a pas nié la paternité de ses propos. Il a cependant tenu à préciser leur nature : « Il s’agissait de critiques constructives », a-t-il soutenu, tout en affirmant n’avoir jamais voulu discréditer les institutions de la République ni s’attaquer aux personnes qui les incarnent. « Mon intention était d’encourager les autorités à mieux faire », a-t-il ajouté, rejetant toute visée malveillante.

Mais ce dossier n’est pas le seul que le chroniqueur traîne devant la justice. Il est également cité dans une autre affaire liée à la mort du magistrat Mamadou Badio Camara, ancien président de la Cour suprême. Dans ce nouveau dossier, Abdou Nguer est de nouveau poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, à la suite de la publication d’une vidéo suggérant la nécessité d’une autopsie du défunt.

Son co-inculpé dans cette affaire, Pape Amadou Ndiaye Diaw, soupçonné de gérer le compte TikTok « Abdou Nguer Seul », a également été entendu par le juge. C’est sur cette plateforme qu’aurait été diffusée la vidéo controversée, relançant les débats autour des circonstances du décès du magistrat.

Les multiples poursuites visant Abdou Nguer ravivent les tensions autour de la liberté d’expression au Sénégal. Ses soutiens dénoncent une justice « instrumentalisée » pour faire taire les voix dissidentes, tandis que d’autres y voient une nécessité de préserver le respect dû aux institutions et à leurs représentants.


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