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Gamou de Tivaouane : le ministre Cheikh Tidiane Dièye rassure sur l’hydraulique et l’assainissement

À l’approche du Gamou de Tivaouane, le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a effectué ce vendredi une visite de terrain dans la ville sainte afin de s’assurer de l’efficacité des dispositifs mis en place pour l’approvisionnement en eau potable et la gestion des eaux pluviales.

Au terme de sa tournée, le ministre s’est voulu rassurant. « Sur l’eau potable, on peut dire que les extensions de réseaux qui avaient été prévues dans la ville ont été réalisées. Il y a au moins 5 km d’extension, avec un millier de branchements sociaux supplémentaires et un millier de branchements pour les sites pèlerins », a-t-il déclaré.

Concernant l’assainissement, Dr Dièye a souligné l’importance des mesures mises en place pour prévenir les désagréments liés à l’hivernage. « Il fallait avoir un dispositif robuste en matière d’assainissement et de drainage des eaux de pluie. À ce titre, une cinquantaine de camions hydrocureurs sont mobilisés dans la ville, afin de pomper les points bas et d’assurer la vidange des fosses septiques », a-t-il expliqué, saluant la collaboration efficace entre les services de son ministère et la mairie de Tivaouane.

Le ministre a également visité le bassin de Pam, un ouvrage central dans le dispositif de gestion des eaux pluviales. « Ce bassin est stratégique car l’essentiel des eaux de pluie y converge. Il était relativement plein il y a quelques semaines, mais grâce à l’opération coup de poing, il a été fortement écrêté. Nous pensons qu’en dépit des pluies à venir, la capacité de stockage et de drainage reste suffisante pour protéger la ville », a-t-il rassuré.

Cette visite s’inscrit dans les préparatifs du Gamou de Tivaouane, un événement religieux majeur qui attire chaque année des milliers de fidèles.

Rupture entre Khalifa Sall et Barthélémy Dias : quand les anciens alliés deviennent rivaux

Autrefois complices sur le plan politique, Khalifa Sall et Barthélémy Dias traversent aujourd’hui une zone de turbulences qui a mis fin à plusieurs années de collaboration. Leur mésentente, née d’une série de désaccords liés à la gestion de la mairie de Dakar, s’est cristallisée autour de l’élection du nouvel édile de la capitale.

En décembre 2024, les deux responsables politiques avaient pourtant trouvé un terrain d’entente. Ils s’étaient accordés pour soutenir la désignation de Ngoné Mbengue comme maire par intérim. Mais cette entente fut de courte durée. À peine installée, Mme Mbengue prit des décisions qui déplurent fortement à Barthélémy Dias, notamment la révocation de plusieurs de ses proches collaborateurs.

Estimant avoir été écarté de la gestion municipale, l’ancien maire de Dakar exprima ouvertement son mécontentement. Le 14 août 2025, il informa Khalifa Sall qu’il ne soutiendrait plus Ngoné Mbengue et annonça son intention de présenter son propre candidat, Pathé Ba.

Alors qu’il attendait parallèlement la décision de la Cour suprême sur son recours visant à retrouver son fauteuil de maire, Barthélémy Dias tenta une nouvelle médiation. Il dépêcha des émissaires auprès de Khalifa Sall afin de demander un report du scrutin. Dans un premier temps, l’ancien édile donna son accord, avant de se rétracter quelques heures plus tard.

Selon des confidences rapportées par Jeune Afrique, Khalifa Sall aurait informé les envoyés de Barthélémy Dias « vers deux heures du matin » qu’il n’était plus question de reporter l’élection. Le scrutin devait se tenir à la date prévue, un geste que Barthélémy Dias aurait vécu comme une véritable trahison.

Moins de quarante-huit heures plus tard, le maire sortant convoqua une conférence de presse. Il y appela les conseillers municipaux à boycotter la séance afin d’empêcher le vote. Mais l’élection s’est finalement tenue comme prévu, entérinant la rupture définitive entre les deux hommes.

Pendant que la rivalité entre Khalifa Sall et Barthélémy Dias s’exacerbait, le parti Pastef a su tirer son épingle du jeu. Bien que ne disposant que de 13 conseillers municipaux contre 28 pour Taxawu Sénégal, Abass Fall a su rallier des soutiens au-delà de son camp. À l’issue du vote, il a obtenu 49 voix, consolidant ainsi la percée du parti présidentiel dans la capitale.

Présidentielle à la FSF : le recours de Mady Touré déclaré irrecevable

La Commission de Recours en Matière Électorale de la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a tranché sur la contestation introduite par Mady Touré, président de l’Académie Génération Foot et candidat malheureux à la présidence de l’instance dirigeante du football national.

Dans son recours, Mady Touré demandait l’annulation des résultats de l’élection tenue le 2 août 2025, pointant du doigt des irrégularités présumées et la corruption de certains membres de la fédération. Il réclamait également la mise en place de nouvelles élections. À l’appui de sa requête, il avait versé au dossier des enregistrements audio et vidéo ainsi que divers actes extrajudiciaires censés étayer ses accusations.

Cependant, après examen, la Commission de Recours a jugé que sa compétence se limitait strictement à l’examen des contestations relatives à l’inscription des candidats sur les listes électorales. Elle a donc estimé qu’elle ne pouvait pas statuer sur les griefs liés au déroulement du scrutin ou au dépouillement.

En conséquence, le recours a été déclaré irrecevable. La Commission a ainsi confirmé la validité des résultats du scrutin du 2 août, qui demeurent définitifs.

Affaire Sukuk Sogepa : 63 comptes bancaires dans le viseur des enquêteurs

L’affaire du « Sukuk Sogepa », déjà pointée du doigt par la Cour des comptes, connaît de nouveaux développements. Selon les informations de Libération, les enquêteurs de la Division des investigations criminelles (Dic) ont élargi leurs investigations à 63 comptes bancaires soupçonnés d’avoir servi à des dépenses extra-budgétaires.

La convocation et l’audition de l’ancien directeur général de La Poste, Abdoulaye Bibi Baldé, trouvent leur origine dans un virement de 10 milliards de Fcfa que l’entreprise publique aurait reçu des fonds issus du Sukuk. Ces flux financiers, jugés opaques, avaient déjà été relevés par la Cour des comptes dans son dernier rapport sur la gestion des finances publiques.

Outre ce cas, les enquêteurs cherchent désormais à retracer le cheminement des sommes transitant par des comptes commerciaux ouverts dans plusieurs banques de la place. D’après Libération, des responsables d’établissements bancaires — directeurs généraux ou adjoints — ont été entendus discrètement par la Dic. Parmi les institutions citées figurent notamment : BSIC, BRM, Bridge Bank, NSIA, Ecobank, BDK, BOA, Banque Atlantique, Crédit du Sénégal, FNB Bank, Société Générale, entre autres.

La mission confiée aux enquêteurs est claire : identifier les opérations effectuées sur ces 63 comptes, retracer leurs bénéficiaires finaux et établir les responsabilités dans la gestion controversée de ces fonds. L’enjeu est de déterminer l’ampleur exacte des dépenses extra-budgétaires exécutées via ce circuit parallèle et de clarifier la destination réelle des ressources du Sukuk.

Communiqué de Presse du Mouvement JAMMI Sénégal

Objet: Pour le respect de la Constitution et la séparation des pouvoirs

Le Mouvement JAMMI Sénégal exprime sa profonde inquiétude et son indignation face aux dérives répétées de Mr El Hdji Malick Ndiaye Président de l’Assemblée nationale, dont les prises de position et les déclarations portent atteinte aux fondements de notre République.

Depuis Montesquieu, père de la séparation des pouvoirs, il est établi que « tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser ; il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ». Cette vérité universelle a inspiré la Constitution du Sénégal qui consacre, dans ses articles 88 et suivants, l’indépendance du pouvoir judiciaire et la distinction entre le législatif, l’exécutif et le judiciaire.

Or, en s’immisçant dans la conduite de l’Exécutif et en multipliant des menaces contre les magistrats, le Président de l’Assemblée nationale viole ouvertement le principe sacré de la séparation des pouvoirs et met en péril l’équilibre institutionnel de notre pays.

Nous rappelons avec force que :

  1. Le Législatif n’a pas vocation à empiéter sur les prérogatives de l’Exécutif.
  2. Le Judiciaire est indépendant et doit être respecté dans son intégrité. Aucun magistrat ne doit être intimidé ou menacé dans l’exercice de ses fonctions.
  3. Le Président de l’Assemblée nationale a l’obligation de se conformer à la retenue républicaine et de préserver la dignité du Parlement, au lieu de fragiliser nos institutions par des déclarations intempestives.

La République sénégalaise ne saurait tolérer aucune dérive autoritaire, aucune confusion des pouvoirs, ni aucune tentative de pression sur la justice. Le respect de la Constitution n’est pas une option, mais une exigence.

Le Mouvement JAMMI Sénégal appelle solennellement le Président de l’Assemblée nationale à se ressaisir, à rester dans le périmètre de ses compétences et à cesser immédiatement ses attaques contre les magistrats et son ingérence dans l’action gouvernementale.

La force de notre démocratie repose sur un Parlement responsable, une justice indépendante et un Exécutif respecté dans ses prérogatives. C’est seulement dans cet équilibre que le Sénégal pourra continuer à incarner une République forte, juste et crédible.

Fait à Paris, le 29 Août 2025
Ibrahima Diop
Président du Mouvement JAMMI Sénégal

Sandaga – Un commerçant délesté de 300 millions Fcfa par un faux marabout

La frontière entre croyance mystique et escroquerie s’est une nouvelle fois révélée dramatique. Un commerçant de Sandaga, héritier d’un vaste magasin de friperie à Colobane, a perdu près de 300 millions de Fcfa aux mains d’un prétendu marabout qui lui promettait prospérité et protection contre le mauvais sort.

Selon les conclusions de l’enquête, le mis en cause, Touba Diop alias Serigne Khadim, âgé de 44 ans et domicilié à Keur Massar, s’est présenté comme un guide spirituel capable de « fructifier les affaires » grâce à des bains mystiques. Proche de la famille du plaignant, il aurait profité de cette relation de confiance pour convaincre B. Diop de se soumettre à ses prescriptions spirituelles.

Les rituels entamés en 2021 ont rapidement pris l’allure d’un gouffre financier. Le commerçant déboursait régulièrement entre 200.000 et 500.000 Fcfa, en espèces ou via transferts d’argent. Les enquêteurs ont pu retracer plus de 132,7 millions Fcfa en transactions formelles, mais le montant global du préjudice est évalué à environ 300 millions Fcfa sur quatre années.

Interpellé et entendu par les forces de l’ordre, le marabout autoproclamé a reconnu avoir perçu d’importantes sommes, tout en disant ignorer le total exact. Il a néanmoins justifié l’usage de cet argent en déclarant qu’il servait à subvenir aux besoins alimentaires de ses nombreux talibés.

Hier, Touba Diop dit Serigne Khadim a été déféré au parquet pour escroquerie. L’affaire relance le débat sur les dérives liées à l’exploitation de la crédulité religieuse et mystique, qui piège régulièrement des victimes en quête de protection ou de prospérité.

La lutte sénégalaise en deuil : Décès de la légende Robert Diouf, alias Mohamed Ndiaye

La famille de la lutte sénégalaise vient de perdre l’une de ses figures emblématiques. Mohamed Ndiaye, plus connu sous son nom de scène Robert Diouf, est décédé ce vendredi 29 août 2025 à Joal, sa ville natale, des suites d’une longue maladie. L’ancien champion, qui avait marqué plusieurs générations, était âgé de 83 ans.

Né le 3 février 1942 à Fadiouth, Mohamed Ndiaye découvre très tôt sa passion pour la lutte. À seulement 15 ans, il s’illustre dans les arènes locales de Joal et attire l’attention par sa force, son style et son charisme. Sa carrière prend une dimension nationale puis internationale dans les années 1960 et 1970.

Il décroche la médaille d’or aux Championnats d’Afrique de lutte libre en 1969 et une médaille d’argent en lutte gréco-romaine en 1971. Ces performances le propulsent au-devant de la scène mondiale, où il représente fièrement le Sénégal aux Jeux olympiques de Munich en 1972 et de Montréal en 1976, dans les deux disciplines (lutte libre et gréco-romaine).

Au sommet de sa gloire, Robert Diouf prend une décision majeure : sa conversion à l’islam en 1977, adoptant le nom de Mohamed Ndiaye. Un choix qui lui vaut quelques incompréhensions au sein de sa communauté d’origine, mais qui renforce son engagement spirituel et son équilibre personnel.

Après sa carrière sur les tapis et dans les arènes, Mohamed Ndiaye s’illustre comme un mentor hors pair. Il accompagne l’ascension de Manga 2, futur Roi des arènes, et fait partie du staff technique du grand champion Yékini. Parallèlement, il transmet son savoir à travers d’autres disciplines, notamment comme entraîneur de self-défense et de judo à l’École nationale de Police, où il a formé des générations de recrues.

Au-delà des titres et des médailles, Robert Diouf/Mohamed Ndiaye laisse derrière lui l’image d’un sportif complet, d’un formateur rigoureux et d’un modèle de discipline. Sa disparition représente une immense perte pour le sport sénégalais, en particulier pour la lutte, discipline dont il fut l’un des pionniers sur la scène internationale.

FMI – Sénégal : Les éclairages du Professeur Abou Kane sur les conclusions de la dernière mission

Le Fonds monétaire international (FMI) a récemment publié les conclusions de sa mission à Dakar, dirigée par Edward Gemayel. Dans un entretien accordé à Seneweb, l’agrégé en sciences économiques, Pr Abou Kane, a livré son analyse des points saillants de ce rapport, notamment autour de la dette publique et des perspectives économiques du Sénégal.

Une dette « mal déclarée » plutôt que « cachée »

Pour le Professeur Kane, le premier enseignement est la stratégie du FMI consistant à éviter toute responsabilité directe dans le scandale de la dette. Officiellement, l’institution parle d’« erreur de déclaration » plutôt que de « dette cachée ». « C’est une prudence sémantique qui vise à ne pas exposer le FMI à des critiques sur son incapacité à détecter ces irrégularités lors de ses missions antérieures », explique-t-il.

Le FMI a confirmé un écart considérable entre les données officielles et la réalité. Alors que le Sénégal avait communiqué un ratio dette/PIB de 74,4 % en 2023, les audits réalisés révèlent un niveau bien plus élevé : 111 % en 2023 et 118,8 % en 2024. Un diagnostic qui corrobore les constats de la Cour des comptes et du cabinet Forvis Mazars. « Ce taux confirme que le Sénégal est sur une pente dangereuse si des mesures immédiates ne sont pas prises », alerte Abou Kane.

Quelles solutions face à l’endettement ?

La restructuration de la dette, qui consisterait à renégocier les échéances et les taux, mais qui risquerait de fragiliser la crédibilité internationale du pays. Le recours à de nouveaux financements, conditionné par un programme de réformes économiques axées sur la compétitivité et la bonne gouvernance.

Le gouvernement semble privilégier la deuxième option, avec l’appui du FMI.

Le FMI a recommandé six actions prioritaires pour renforcer la transparence et la gestion de la dette :

Centraliser la gestion de la dette, Renforcer le rôle du Comité national de la dette publique, Finaliser l’audit des arriérés de paiement, Créer une base de données centralisée, Renforcer les contrôles budgétaires, Consolider progressivement les comptes bancaires de l’État.

« Ces mesures vont dans le bon sens, mais elles resteront insuffisantes sans une véritable culture de responsabilité et de sanction », souligne Abou Kane.

Si le FMI n’a pas évoqué la question sensible des subventions (électricité, hydrocarbures, etc.) dans cette mission, l’économiste estime qu’elles reviendront sur la table dans le cadre du futur programme que l’institution négociera avec le Sénégal.

Le FMI a salué les efforts du gouvernement pour plus de transparence. Selon Abou Kane, cette attitude peut rassurer certains prêteurs, mais ne changera pas la perception des agences de notation, focalisées uniquement sur les chiffres.

La question de la dette « odieuse »

Enfin, à ceux qui appellent à un refus de paiement, à l’image du député Guy Marius Sagna, le Professeur Kane oppose un désaccord ferme : « Refuser de payer placerait le Sénégal sur la liste rouge des pays non crédibles. Ce n’est pas une option pour un pays démocratique comme le nôtre. »

En somme, les conclusions de la mission du FMI confirment l’ampleur de la dette sénégalaise, tout en laissant ouverte la possibilité d’un nouveau programme d’accompagnement. Si les réformes préconisées sont appliquées avec rigueur, le Sénégal pourrait restaurer sa crédibilité financière et rassurer ses partenaires, à condition de renforcer la transparence et la bonne gouvernance.

Guédiawaye – Un ouvrier meurt dans une chute sur le chantier du lycée Seydina Limamoulaye : la sécurité en question

Un drame a endeuillé le chantier de reconstruction du lycée Seydina Limamoulaye de Guédiawaye, mercredi soir. Khalifa Ababacar Sy, ouvrier de 36 ans domicilié au quartier Baye Laye dans la commune de Wakhinane-Nimzatt, a perdu la vie après une chute mortelle survenue alors qu’il terminait sa journée de travail.

D’après les informations rapportées par L’Observateur, l’accident s’est produit vers 18 heures, alors que Sy et cinq de ses collègues s’apprêtaient à quitter un échafaudage installé au cinquième niveau d’un bâtiment en construction. Faute d’équipements de protection suffisants – seulement deux ceintures de sécurité pour six ouvriers – les travailleurs ont tenté de descendre par une fenêtre du troisième étage.

En suivant la file, le maçon aurait glissé, entraîné par une planche, avant de chuter violemment au sol. Ses camarades, alertés par le fracas, se sont précipités pour lui porter secours. Le patron de l’entreprise Kelimane, en charge du chantier, a immédiatement alerté les sapeurs-pompiers. Grièvement blessé, l’ouvrier a été évacué vers l’hôpital Principal de Dakar, mais il a succombé en cours de route.

La disparition brutale de Khalifa Ababacar Sy a plongé sa famille dans la stupeur et l’indignation. Le lendemain, ses proches se sont rendus au commissariat de Guédiawaye pour obtenir une réquisition d’autopsie. Le Procureur a ordonné une enquête et le déplacement de la police scientifique sur le site.

« Les conditions de sécurité sont insuffisantes sur ce chantier, notre fils n’avait aucune protection », a dénoncé un proche du défunt dans les colonnes de L’Observateur.

Le décès de Khalifa Ababacar Sy n’est pas un cas isolé. Selon un responsable du chantier, il s’agit « au moins du deuxième incident du genre » depuis le lancement des travaux il y a deux ans. Plusieurs sources évoquent des accidents répétés, sur fond de retards importants et de contestations liées à la gestion du projet, dont le coût est estimé à près de 12 milliards de FCFA.

Initialement prévue pour décembre 2024, la livraison du lycée a été retardée par des interruptions de chantier dues à des problèmes de paiement. À cela s’ajoute une controverse judiciaire : en février 2024, la Cour suprême avait annulé l’attribution du marché à l’entreprise Kelimane pour non-respect du principe de transparence. Malgré cette décision, les travaux se sont poursuivis avec la même société, alimentant la polémique.

Contacté par L’Observateur, Aliou Diallo, proviseur du lycée Seydina Limamoulaye, a confirmé l’accident mais a tenu à préciser que le chantier « ne relève pas de la tutelle de l’établissement », mais du ministère de la Formation professionnelle, qui a mandaté l’entreprise Kelimane.

Sénégal – Nations unies : Reprise des négociations sur l’occupation de la Maison des Nations unies à Diamniadio

Les discussions entre les autorités sénégalaises et les Nations unies ont repris hier à Dakar autour du projet de la Maison des Nations unies à Diamniadio (MONUD). L’enjeu principal reste la question du paiement de la location des agences onusiennes installées dans ce bâtiment flambant neuf.

Selon le quotidien L’As, le président Bassirou Diomaye Faye a remis en cause le protocole d’accord signé sous l’ère Macky Sall, estimant que certaines agences onusiennes non accréditées au Sénégal doivent s’acquitter d’un loyer. L’objectif affiché par l’État est de dégager des ressources pour apurer la dette contractée dans le cadre de la construction de l’immeuble, ce qui explique le retard observé dans le déménagement des agences concernées.

La ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Yassine Fall, a confirmé à L’As que des négociations ont effectivement démarré. La délégation sénégalaise était conduite par Elimane Pouye, Directeur de la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (SO-GEPA-SN), accompagné d’un représentant de l’Agence judiciaire de l’État.

Côté onusien, les pourparlers étaient pilotés par le Dr Garry Conille, ancien Premier ministre d’Haïti et aujourd’hui haut responsable des Nations unies. Il était épaulé par Mme Aminata Maïga, coordonnatrice résidente du système onusien au Sénégal, ainsi que plusieurs hauts cadres onusiens.

Diamaguène Sicap Mbao : Trois individus arrêtés pour vente de viande impropre à la consommation

Le Commissariat d’arrondissement de Diamaguène Sicap Mbao a procédé, ce jeudi 28 août 2025, à l’interpellation de trois individus impliqués dans un trafic de viande impropre à la consommation. Ils sont poursuivis pour association de malfaiteurs, mise en vente de viande impropre et mise en danger de la vie d’autrui.

Selon les informations, tout est parti d’un renseignement opérationnel faisant état d’un abattage suspect dans un atelier du quartier. Sur place, les policiers ont découvert trois hommes en train de dépecer un mouton. Interrogés, les suspects ont soutenu que l’animal provenait d’un habitant du voisinage. Mais ce dernier a formellement nié leur version, affirmant qu’il avait confié son mouton déjà mort, accompagné d’une somme de 1 000 F CFA, à un charretier pour qu’il s’en débarrasse.

Les enquêtes ont révélé que les mis en cause avaient décidé de transformer l’animal mort en viande de consommation. Ils ont reconnu avoir vendu et distribué plusieurs quantités :

18 kg à une femme pour 36 000 F CFA, 1,5 kg à un homme pour 3 000 F CFA, et 10 kg offerts à une restauratrice du quartier.

Les conséquences ne se sont pas fait attendre. La femme acheteuse a indiqué avoir revendu une partie de la viande à 2 500 F CFA le kilo, tandis que l’homme a avoué en avoir consommé. Quant à la restauratrice, elle a reconnu avoir cuisiné du riz avec la viande destinée à ses clients habituels.

La viande restante a été saisie dans le restaurant et confiée au vétérinaire du foirail de Diamaguène pour destruction. Les trois individus ont été placés en garde à vue, en attendant la suite de l’enquête.

Crise des inondations : le Front de Résistance de la Diaspora Sénégalaise fustige les voyages de Diomaye Faye au Japon et en France

Le Front de Résistance de la Diaspora Sénégalaise (FRDS), soutenu par plusieurs mouvements et comités, a vivement dénoncé le déplacement du président Bassirou Diomaye Faye au Japon puis en France, alors que le pays traverse une grave crise liée aux inondations.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi, le FRDS parle de “villégiature présidentielle”, estimant que le chef de l’État a manqué de solidarité envers des milliers de Sénégalais sinistrés, de Dakar à Matam. « Le peuple est sous les eaux, et le président, lui, dilapide l’argent public dans des voyages sans retombées concrètes », déplore le collectif.

Des accusations d’« incompétence » contre le régime

Parmi les signataires figurent le Rassemblement des Travailleurs du Sénégal, le Comité des Amis de Badara Gadiaga à Clamart et le mouvement Yewoulene. Tous pointent du doigt un pouvoir jugé « incompétent » et incapable de répondre aux urgences sociales.

Le FRDS se félicite néanmoins de l’action de protestation menée le mercredi 27 août à Paris, en marge du forum économique du MEDEF. Cette manifestation spontanée visait à interpeller les chefs d’entreprise français sur les contradictions d’un régime qui, selon eux, “emprisonne ses opposants et ses hommes d’affaires tout en sollicitant les investisseurs étrangers.”

Le collectif rappelle que les dirigeants actuels avaient, par le passé, mené des actions violentes contre des intérêts français au Sénégal, entre 2021 et 2024. Sur cette base, le FRDS a déclaré Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko “persona non grata” en France, exigeant dans le même temps la libération de tous les détenus politiques.

Enfin, le FRDS annonce une nouvelle mobilisation le mardi 23 septembre, lors du forum économique de Bpifrance à Paris. La manifestation, autorisée, se tiendra sur l’esplanade de Bercy, avec un appel lancé à tous les Sénégalais de France et d’ailleurs pour y participer.

Rufisque: Le préfet s’attaque aux Mendiants  errant dans les rues avec leur enfants.

Suite aux instructions de Mr le préfet du département de Rufisque et en collaboration avec la police, une opération de retrait des mendiants étrangers sur les tunnels ( Djouma toucouleur, pont menant vers Fass et le tunnel Djoutiba)
‎Il s’en est suivi une collaboration avec la SONAGED et le service d’hygiène pour mener une opération de nettoyage et de désinfection du tunnel de Djouma Toucouleur.

‎Ce processus sera suivi par la Brigade de surveillance et de sensibilisation contre l’occupation anarchique de la voie publique.

Rufisque: Le préfet s'attaque aux Mendiants  errant dans les rues avec leur enfants.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°547 – 29/08/2025

🔴 FLOU FINANCIER AU MINISTÈRE DE LA FAMILLE : 160 MILLIONS F CFA ÉVAPORÉS
🔴 « L’AVENIR DU SÉNÉGAL ENTRE LE FMI ET LA FRANCE : OÙ EST LA RUPTURE PROMISE ? » : DELPHINE DIATTA S’INTTERROGE !

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 / PUBLICATION DE LA LISTE DES « LIONS » : SADIO MANÉ DE RETOUR !
🔴 ZIGUINCHOR / JOJ DAKAR 2026 : L’ONCAV ET LE COJOJ MAIN DANS LA MAIN

Élection d’Abass Fall à la tête de Dakar : l’APR dénonce un « hold-up » et appelle à la mobilisation

Le Secrétariat Exécutif National (SEN) de l’Alliance Pour la République (APR) s’est réuni ce jeudi 28 août 2025 pour examiner l’actualité politique nationale et dresser un bilan de la situation. Dans un communiqué transmis à la presse, le SEN a tenu à clarifier des informations circulant dans certains médias, démentant formellement toute rencontre entre le président Macky Sall et Bassirou Diomaye Faye. Selon le parti, le chef de l’État se trouve actuellement à Paris pour un agenda international fixé depuis le début de l’année, et les « allégations mensongères » visant à présenter le contraire relèvent de « manipulations grotesques ».

Sur le plan politique interne, l’APR critique vivement l’élection d’Abass Fall au poste de maire de Dakar, dénonçant ce qu’il qualifie de « hold-up » orchestré par l’Exécutif avec la complicité de certains membres de l’administration territoriale. Selon le SEN, un candidat considéré comme ultra minoritaire a été porté à la tête de la capitale grâce à des « manipulations des textes, achat de consciences et conspiration politicienne », au détriment de la volonté des Dakarois. Malgré cette situation, le parti a félicité ses conseillers pour leur fidélité et le respect de la parole donnée.

Le SEN a également abordé la question du scandale de l’ASER, exprimant son soutien à l’action du député Thierno Alassane Sall et exigeant l’ouverture d’une information judiciaire par le Pôle Judiciaire Financier. L’APR dénonce la passivité du gouvernement face à ce qu’il qualifie de « gabegie de 37 milliards de francs CFA impliquant des dignitaires du régime », tout en critiquant l’incohérence du Parquet, jugé plus actif contre les responsables de l’APR que dans les enquêtes sur la corruption supposée.

En matière économique, le SEN a commenté la mission du Fonds monétaire international à Dakar, saluant la fin de l’usage du terme « dette cachée » et réclamant la publication du rapport du cabinet Forvis Mazars commandité par le gouvernement. L’APR accuse le régime de vouloir dissimuler des données sur les finances publiques et critique la gestion des chiffres du dernier rapport trimestriel, qu’il estime en violation du Code de Transparence et de la LOLF.

Le SEN a également mis en avant la question des libertés publiques, dénonçant les intimidations à l’encontre de journalistes et d’activistes, en particulier la convocation du chroniqueur Mamadou Sy Tounkara. Le parti a demandé la libération des détenus d’opinion Badara Gadiaga, Abdou Nguer, Jérôme Bandiaky et de l’homme d’affaires Tahirou Sarr, ainsi que celle des otages politiques Farba Ngom, Mansour Faye, Lat Diop, Moustapha Diop et Maodo Malick Mbaye. Le SEN réclame également la fin des poursuites contre les anciens ministres Ismaïla Madior Fall, Aïssatou Sophie Gladima et Salimata Diop Dieng.

Dakar : lancement de l’Observatoire national des médias pour renforcer l’intégrité de l’information

Le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, en partenariat avec la GIZ, l’agence allemande de coopération internationale pour le développement durable, a procédé ce jeudi 28 août 2025 à Dakar au lancement de l’Observatoire national des médias sur l’intégrité de l’information. Cette initiative s’inscrit dans la stratégie du Sénégal de renforcer la régulation et l’accompagnement du secteur médiatique, ainsi que la lutte contre la désinformation.

Mamadou Moustapha Diouf, représentant de la Direction de la communication du ministère, a expliqué que l’Observatoire a été mis en place à la veille du déplacement d’une délégation sénégalaise à Praia, au Cap-Vert, où elle participera à la conférence régionale de l’UNESCO sur l’intégrité de l’information en Afrique de l’Ouest et au Sahel. Il a souligné que l’État du Sénégal, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, entend prendre une part active dans l’accompagnement et la régulation des médias, secteur qui nécessite selon lui un soutien accru.

Pour Mamadou Moustapha Diouf, la régulation ne se limite pas à un cadre juridique, elle inclut également l’accompagnement et le soutien aux médias, souvent confrontés à des difficultés financières et organisationnelles. Il a insisté sur l’importance du fact-checking, particulièrement dans un contexte où les manipulations de l’information se multiplient avec les outils technologiques et l’intelligence artificielle. Selon lui, l’émergence de vidéos ou de contenus trompeurs qui attribuent de fausses déclarations à des personnalités publiques rend impérative la mise en place de dispositifs de contrôle de l’information pour protéger le public.

Le représentant du ministère a également détaillé les modalités d’accompagnement des médias. L’aide, structurée par le Fonds d’appui au développement de la presse (FADP), vise à soutenir des projets médiatiques structurants avec un suivi-évaluation rigoureux, et à éviter les subventions arbitraires ou détournées. Il a également présenté l’incubateur pour jeunes journalistes, conçu pour offrir un environnement sécurisé et propice au développement professionnel, afin que les journalistes puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions.

Du côté de la GIZ, Katharina Lobeck, directrice du projet « Renforcer la fiabilité de l’information en Afrique de l’Ouest », a précisé que la conférence de Praia, prévue du 3 au 5 septembre, portera sur quatre axes principaux et donnera lieu à l’adoption de trois documents politiques. Ces axes incluent l’accès à l’information, la gouvernance des plateformes, l’éducation aux médias et la synergie entre différentes structures régionales et internationales œuvrant pour la fiabilité de l’information.

Le lancement de cet Observatoire national des médias constitue donc un pas important vers une information plus transparente et fiable au Sénégal, tout en préparant le pays à s’inscrire activement dans les échanges régionaux sur l’intégrité de l’information et la lutte contre la désinformation.

Macky Sall à Paris : l’APR dément toute rencontre avec Bassirou Diomaye Faye

Alors que plusieurs médias ont évoqué une possible rencontre entre l’ancien président sénégalais Macky Sall et le président Bassirou Diomaye Faye à Paris, l’Alliance pour la République (APR) a tenu à apporter un démenti catégorique. Dans un communiqué publié le 28 août et relayé par la rédaction de Dakaractu, le parti au pouvoir précise que ces informations sont entièrement infondées.

Selon l’APR, Macky Sall se trouve à Paris dans le cadre d’un agenda international fixé « depuis le début de l’année », et n’a eu aucun contact officiel ou informel avec le chef de l’État sénégalais en exercice. Le communiqué souligne que les rumeurs de rencontre sont « des manipulations grotesques » et des « allégations mensongères » dont le but apparent est de semer la confusion et de tromper l’opinion publique.

L’APR insiste sur le fait que la communication autour des déplacements internationaux de Macky Sall suit des protocoles stricts, avec des agendas officiels et préalablement connus, et qu’aucun événement diplomatique ou politique n’a été organisé avec Bassirou Diomaye Faye à Paris. Le parti rappelle ainsi sa vigilance face à la circulation de fausses informations, soulignant les risques que ces rumeurs représentent pour l’image de l’ancien président et pour la stabilité du débat public.

Cette mise au point intervient dans un contexte où la scène politique sénégalaise est particulièrement sensible aux spéculations médiatiques, et où la moindre interprétation d’un déplacement officiel peut donner lieu à des interprétations politiques. L’APR appelle donc les médias et le public à la prudence et à la vérification des faits avant toute diffusion d’informations concernant des personnalités politiques de premier plan.

Hôpital Idrissa Pouye : mise au point sur les accusations de demande d’argent dans l’affaire Mamadou Camara

L’hôpital général Idrissa Pouye de Grand Yoff (Hogip) a tenu à réagir officiellement aux accusations circulant sur les réseaux sociaux selon lesquelles il aurait demandé de l’argent aux proches de Mamadou Camara, le motocycliste tragiquement heurté par un minibus de la ligne 61. Dans un communiqué diffusé par sa cellule de communication, l’établissement dément formellement ces allégations et affirme que ces informations sont « mal intentionnées ou mal informées », visant à semer la confusion dans l’opinion publique sénégalaise.

Le Hogip rappelle qu’aucune somme d’argent n’a été exigée de la famille ou des proches du défunt au cours des procédures engagées. L’hôpital souligne également qu’il dispose sur place d’un bureau du Fonds de Garantie Automobile, dont la mission consiste à prendre en charge les formalités administratives et médicales liées aux victimes d’accidents de la circulation, rendant inutile toute demande de paiement. Cette précision vise à rétablir la vérité sur le rôle de l’institution dans le traitement des victimes et à protéger son image.

Le communiqué revient par ailleurs sur les incidents qui ont eu lieu dans la matinée du samedi 23 août 2025. Selon l’hôpital, un groupe de jeunes d’origine inconnue a lancé des pierres sur la morgue et agressé un individu venu attendre la dépouille de Mamadou Camara. L’objectif apparent de ces actions était d’interrompre l’autopsie en cours, réalisée par des spécialistes sur la base d’une réquisition émanant de la gendarmerie. Face à cette situation, la police de Grand-Yoff est rapidement intervenue pour sécuriser les lieux, constater les dégâts causés au premier étage de l’établissement et protéger le personnel ainsi que les proches du défunt.

L’hôpital Idrissa Pouye invite fermement les auteurs de ces diffusions de fausses informations et ceux qui perturbent le fonctionnement de ses services à faire preuve de responsabilité et de retenue. Le communiqué précise que l’établissement se réserve le droit de porter plainte et de saisir les autorités compétentes en cas de nouvelles atteintes à ses usagers ou à ses infrastructures.

Cette mise au point vise non seulement à rétablir les faits, mais aussi à rassurer les populations sur le sérieux et l’intégrité de l’Hogip dans la prise en charge des victimes d’accidents de la circulation, tout en rappelant que la diffusion de rumeurs et d’informations non vérifiées peut avoir des conséquences graves sur la sécurité et la sérénité des établissements de santé.

France : le Président Diomaye Faye rencontre plusieurs acteurs économiques pour renforcer la coopération avec le Sénégal

En marge de sa participation à la « Rencontre des Entrepreneurs de France » (La REF), le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a mené une série de rencontres avec des dirigeants d’entreprises et des responsables institutionnels français, dans le cadre de sa mission visant à renforcer la coopération économique et industrielle entre les deux pays. Ces échanges s’inscrivent dans la dynamique de la Vision Sénégal 2050 et du Plan national de transformation, qui ambitionnent de faire du Sénégal un hub économique régional, attractif pour les investissements et créateur de valeur.

Lors de ces audiences, le chef de l’État a rencontré les dirigeants du groupe cimentier Vicat, actionnaire de SOCOCIM, pour discuter de la compétitivité du secteur et de la réduction du coût du ciment, un enjeu clé pour la réalisation des grands chantiers nationaux. Les discussions ont également porté sur les stratégies visant à renforcer la production locale et à favoriser l’accès des infrastructures aux citoyens.

Le Président Faye a ensuite échangé avec les responsables du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), afin d’explorer de nouvelles opportunités d’investissement et de renforcer la coopération économique bilatérale. Ces échanges ont permis de souligner le rôle que peut jouer le secteur privé français dans le développement durable du Sénégal et dans la création d’emplois pour la jeunesse sénégalaise.

Dans le cadre de ses rencontres, le président s’est également entretenu avec les dirigeants de Matière Sénégal, société spécialisée dans la construction d’ouvrages d’art, afin de discuter de projets d’infrastructures stratégiques tels que les ponts, routes et équipements publics. Ces entretiens ont mis l’accent sur l’importance de conjuguer efficacité, durabilité et impacts sociaux dans le développement des infrastructures sénégalaises.

Le Président a poursuivi ses échanges avec le groupe Lagardère Travel Retail, gestionnaire des boutiques hors taxes de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD). Les discussions ont porté sur la qualité des services, la politique tarifaire et les perspectives d’expansion afin de renforcer l’attractivité de l’AIBD pour les voyageurs internationaux. Un autre moment fort de cette tournée a été la rencontre avec Eramet Sénégal, société minière, avec laquelle le président a évoqué les enjeux d’une exploitation durable, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement.

Enfin, le président Diomaye Faye a reçu le groupe NGE, spécialisé dans le BTP, pour discuter du développement d’infrastructures stratégiques et de la création d’emplois locaux. Il a également échangé avec Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, ainsi qu’avec l’ancien Premier ministre Édouard Philippe, afin de renforcer le dialogue institutionnel et le partenariat franco-sénégalais dans les domaines économique et industriel.

Ces rencontres illustrent la volonté du Sénégal de renforcer ses liens avec la France dans une perspective de croissance partagée, en mobilisant à la fois les acteurs publics et privés pour soutenir le développement durable et stratégique du pays.

Assistance aux victimes de la période pré-électorale : conditions de recevabilité allégées pour accélérer les paiements

Le ministère de la Famille et des Solidarités a annoncé, dans un communiqué daté du 24 août 2025, la mise en place de nouvelles mesures pour accélérer l’assistance aux victimes de la période pré-électorale. L’objectif affiché est de clôturer le dossier d’ici fin septembre 2025, avec un appel pressant aux bénéficiaires qui n’ont pas encore déposé leurs dossiers à le faire avant le 30 août.

Le processus de paiement, déjà entamé, sera intensifié dans les prochains jours grâce à la levée des principales difficultés rencontrées, notamment la fourniture tardive des pièces administratives par les familles. Sur la base des recommandations du comité interministériel en charge du suivi, le ministre de la Famille, Maimouna Dièye, a décidé d’assouplir les conditions de recevabilité des dossiers, particulièrement pour les familles des victimes décédées.

Ces dernières bénéficient désormais d’une procédure simplifiée leur permettant de percevoir immédiatement une allocation de 10 millions de francs CFA, sous réserve de compléter leur dossier dès l’obtention du jugement d’hérédité, pièce essentielle sur le plan comptable. Pour ce premier versement, les familles devront fournir un récépissé de dépôt de demande de jugement d’hérédité, une copie de pièce nationale d’identité, le certificat de décès, le certificat de genre de mort, un procès-verbal signé par les ayants droit ainsi qu’une procuration désignant trois personnes responsables de la réception de l’allocation.

Lors d’une audience tenue le 21 août avec les représentants du collectif des familles des victimes décédées, Maimouna Dièye a présenté ces nouvelles orientations. Elle a souligné que cette démarche traduit la volonté ferme du gouvernement de respecter ses engagements et de traiter les familles « avec dignité et respect ». Elle a également annoncé la mise en place d’un dispositif d’accompagnement psychologique afin d’apporter un soutien adapté aux victimes et à leurs proches.

Le communiqué du ministère rappelle que, jusqu’ici, 1 931 ex-détenus ont bénéficié chacun d’une allocation de 500 000 francs CFA, pour un montant global de 1 125 850 000 francs CFA. Par ailleurs, 127 blessés ont bénéficié d’une prise en charge médicale et six familles de victimes ont déjà reçu 10 millions de francs CFA chacune.

Santé fragile de Farba Ngom : le Forum du justiciable alerte et demande une liberté provisoire sous bracelet électronique

Le Forum du Justiciable a lancé ce jeudi 28 août 2025 un appel pressant aux autorités judiciaires concernant la situation du député-maire des Agnams, Mouhamadou Ngom, plus connu sous le nom de Farba Ngom. L’organisation citoyenne se dit « très préoccupée » par l’état de santé de l’édile, actuellement placé en détention, et alerte sur les risques graves auxquels il est exposé.

Dans un communiqué rendu public, le Forum rappelle que la contre-expertise médicale ordonnée par le Pôle judiciaire financier a confirmé les conclusions du premier rapport. Les spécialistes estiment que la condition physique de Farba Ngom est « incompatible avec la vie carcérale ». Son état présenterait un danger vital immédiat, avec un risque de « mort subite nocturne » si aucune mesure appropriée n’est prise.

S’appuyant sur ces éléments, le Forum du Justiciable plaide pour la mise en liberté provisoire du parlementaire, sous contrôle judiciaire, avec un bracelet électronique afin de concilier la poursuite de la procédure et la préservation de sa vie. « La vie humaine est sacrée », rappelle le Bureau exécutif de l’organisation, qui insiste sur le caractère humanitaire et non partisan de sa démarche.

Pour le Forum, il est impératif que la justice agisse rapidement afin d’éviter que l’« irréparable » ne survienne. L’organisation citoyenne en appelle à la responsabilité des autorités judiciaires et politiques, soulignant qu’il ne s’agit pas d’un privilège mais d’une nécessité dictée par des considérations médicales et humanitaires.

Ce nouvel épisode relance le débat autour de la prise en charge des détenus souffrant de pathologies graves et pose la question de l’adaptation des mesures judiciaires aux réalités médicales. Pour Farba Ngom, la balle est désormais dans le camp de la justice, sommée d’arbitrer entre rigueur procédurale et impératif de préservation de la vie.

Naufrage d’une pirogue en Mauritanie : des dizaines de migrants portés disparus, des Sénégalais parmi les victimes

Un nouveau drame migratoire a secoué la sous-région. Dans la journée du mercredi 27 août, une pirogue transportant près d’une centaine de migrants a chaviré au large de Tanit, en Mauritanie, alors qu’elle faisait route vers les îles Canaries. La scène, filmée et relayée massivement sur les réseaux sociaux, témoigne de la violence du naufrage et de la panique à bord. Seuls 17 passagers ont pu être secourus par les gardes-côtes mauritaniens, selon les premières informations disponibles.

Dans les heures qui ont suivi, la mer a rejeté de nombreux corps sur les plages voisines. Les premières identifications ont été faites par des Sénégalais établis en Mauritanie, qui ont reconnu certains des disparus grâce aux images diffusées. Parmi les victimes figure Mame Bara Ndiaye, un jeune originaire de Touba, dans la localité de Guédé Bousso. Sa carte d’identité et ses coordonnées familiales ont été retrouvées sur lui, confirmant tragiquement son décès.

Les autorités mauritaniennes ont mobilisé des équipes pour repêcher les corps et poursuivre les recherches dans la zone du naufrage. Les opérations visent à retrouver d’éventuels survivants, même si les chances s’amenuisent avec le temps. Pour l’heure, aucune estimation précise du nombre de disparus n’a été communiquée, mais tout laisse à penser que plusieurs dizaines de migrants ont perdu la vie.

Ce naufrage vient rappeler une fois de plus les dangers de l’émigration clandestine par voie maritime. Chaque année, des milliers de jeunes Africains risquent tout pour tenter de rejoindre l’Europe par l’Atlantique, une route particulièrement périlleuse. Les drames de ce genre se répètent sur les côtes de Mauritanie, du Sénégal et de la Gambie, endeuillant régulièrement des familles entières.

Alors que les témoignages affluent et que les familles des victimes s’organisent pour obtenir des informations, ce nouvel accident met en lumière l’ampleur de la tragédie migratoire en Afrique de l’Ouest. Derrière les chiffres et les bilans provisoires, ce sont des destins brisés et des espoirs noyés dans l’océan qui interpellent à nouveau l’opinion publique.

Élection du maire de Dakar : Taxawu Sénégal dénonce une « trahison » de Barthélémy Dias et maintient son ancrage dans l’opposition

La succession à la mairie de Dakar continue d’agiter le champ politique. Ce jeudi, la plateforme Taxawu Sénégal a tenu un point de presse dans son siège pour livrer sa lecture de l’élection municipale qui a vu l’installation d’Abass Fall à la tête de la capitale. Face aux journalistes, les proches de Khalifa Sall ont dénoncé ce qu’ils qualifient de manipulations et de contre-vérités, regrettant « une trahison » de Barthélémy Dias, et réaffirmant leur appartenance claire et assumée à l’opposition.

Dès l’entame, Seydina Issa Laye Samb, porte-parole du mouvement, a rappelé que l’affaire remonte au 11 décembre 2024, lorsque l’autorité administrative avait déclaré de manière unilatérale la démission de Barthélémy Dias. Une décision qualifiée d’arbitraire que Taxawu Sénégal avait aussitôt contestée, en engageant à la fois une bataille politique et judiciaire pour rétablir ce qu’ils considèrent comme la légitimité du maire de Dakar. Depuis cette date, la plateforme dit avoir multiplié les initiatives afin d’obtenir un règlement juste de ce litige.

Selon Taxawu, tout a basculé le 16 août 2025, lorsque le préfet a enjoint le maire intérimaire de convoquer le Conseil municipal avec à l’ordre du jour l’élection d’un nouveau maire, décision qu’il disait tenir du ministre des Collectivités locales. Pour le mouvement, il n’était pas question de laisser la mairie filer alors même que la Cour suprême doit rendre un arrêt sur la situation de Barthélémy Dias le 18 septembre prochain.

Le Bureau municipal, réuni dans la foulée, a fixé l’élection au 25 août 2025 tout en saisissant la Cour suprême d’une requête en sursis à exécution. En parallèle, Taxawu a mené des consultations internes et externes pour aboutir à une candidature unique, en accord avec les partenaires de l’opposition. De ce processus, décrit comme démocratique et inclusif, est ressorti le choix de Ngoné Mbengue comme porte-drapeau du mouvement.

Dans ses explications, Taxawu Sénégal a tenu à souligner que Barthélémy Dias avait lui-même, dès le départ, affiché sa préférence pour Ngoné Mbengue. Une position justifiée par son soutien de 2022 lors de son élection à la mairie de Dakar, mais aussi par la jurisprudence Soham El Wardini qui faisait de la candidature féminine un choix symbolique et politique.

Le revirement du maire de Dakar a donc créé la stupeur au sein de la plateforme. En effet, au moment où l’élection approchait, Barthélémy Dias a décidé de soutenir son adjoint Pathé Bâ, avant de finir par appeler au boycott du scrutin à la veille du vote. Taxawu s’interroge sur les raisons profondes d’un tel basculement et souligne l’absence de toute base juridique ou arithmétique crédible pour justifier ce boycott.

Selon les partisans de Khalifa Sall, les arguments avancés par Sénégal Biñu Bokk en faveur du boycott, notamment le report de la séance en attendant la décision de la Cour suprême, étaient juridiquement fragiles. La saisine du juge n’étant pas suspensive, rien ne garantissait la légalité d’un report. Taxawu a donc estimé qu’il ne pouvait cautionner une telle option.

Le déroulement du vote a d’ailleurs montré les limites de cette stratégie. Malgré l’appel au boycott, le Conseil municipal a enregistré une mobilisation record avec 88 votants, dont cinq procurations. Les 49 voix du Pastef et les 9 du PUR suffisaient à dépasser largement le quorum fixé à 51. Pour Taxawu, cet épisode révèle une leçon politique majeure : la cohérence des choix et le respect de la parole donnée doivent primer sur les calculs de circonstance.

Taxawu Sénégal dit avoir ressenti une véritable trahison dans l’attitude de Barthélémy Dias, accusé d’avoir manqué à la loyauté envers ses alliés et envers le combat collectif. Plus largement, le mouvement déplore la tendance de certains acteurs de l’opposition à se détourner de leur engagement pour se rapprocher du pouvoir, lequel, selon eux, continue de s’enfermer dans « des pratiques corruptrices ».

En conséquence, le mouvement estime que l’implosion de l’opposition au sein du Conseil municipal a offert une opportunité au Pastef de tirer profit de ces divisions. « C’est tout le socle de confiance qui se trouve ébranlé », a regretté Seydina Issa Laye Samb.

Malgré cette crise interne et les accusations croisées, la plateforme a tenu à réaffirmer son identité : Taxawu Sénégal se revendique comme force d’opposition et entend le rester. Elle invite les acteurs politiques à privilégier les débats d’idées et les explications claires aux yeux des Sénégalais, plutôt que les coups d’éclat et les divisions. « Si la politique est une guerre, c’est bien une guerre des idées dans la vérité », a conclu son porte-parole.

Maouloud 2025 : Le ministère de la Santé et de l’Action sociale vérifie les dispositifs mis en place pour le Gamou à Kaolack

À quelques jours du Gamou, l’une des plus grandes célébrations religieuses du Sénégal, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a dépêché une équipe technique à Kaolack afin de s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs sanitaires et sociaux destinés aux pèlerins.

« Comme il est de coutume à la veille des grands événements religieux comme le Maouloud, le ministère de la Santé et de l’Action sociale met toujours en place un dispositif sanitaire adapté. Lors de ces grandes manifestations, il est important de prendre des mesures de prévention car il y a une forte affluence, des déplacements massifs de populations, et un séjour prolongé parfois dans des conditions difficiles. C’est pourquoi le ministère, en collaboration avec les services régionaux, mobilise et renforce les moyens, avec l’appui du niveau central. Nous mettons une énergie particulière à couvrir l’ensemble de ces activités », a expliqué Serigne Mbaye, secrétaire général du ministère.

La présentation du dispositif a été faite par la directrice régionale de la Santé de Kaolack. Selon M. Mbaye, les préparatifs sont rassurants aussi bien sur le plan logistique qu’organisationnel : « Nous disposons d’un personnel suffisant, d’ambulances et de matériel adéquat. Une coordination est mise en place impliquant le secteur privé, les services régionaux, ainsi que des spécialistes venus du niveau national. En plus des structures de santé existantes, des postes médicaux avancés sont installés près des lieux de célébration et dans les quartiers, afin d’être au plus proche des populations », a-t-il précisé.

Par ailleurs, des médicaments ont été prépositionnés, et le Service national d’hygiène a déjà lancé des interventions préventives, telles que des opérations de saupoudrage dans les quartiers concernés par les célébrations.

« Si tout le monde respecte les engagements pris et les mesures de prévention annoncées, les pèlerins pourront participer sereinement au Maouloud et rentrer en toute sécurité. Les dispositifs doivent être performants et prêts à faire face à d’éventuels problèmes », a souligné le secrétaire général du ministère.

Il a également tenu à rassurer au sujet du cas de dengue récemment annoncé au Sénégal : « Il s’agit d’un cas importé, et toutes les dispositions nécessaires ont déjà été prises par les autorités sanitaires », a-t-il conclu.

Quelle pertinence de maintenir des hommes d’affaires en prison

En dépit de plusieurs demandes de liberté provisoire de Tahirou Sarr, en l’occurrence, et celles d’annulation de la procédure ainsi que de mainlevée du mandat de dépôt introduites par les avocats de Khadim Ba refusée par le juge financier malgré un rapport d’expertise qui lui est favorable, leur arrestation et détention prolongée comme celles d’autres hommes d’affaires sénégalais sous la troisième alternance survenue le 24 mars 2024 à la faveur de la présidentielle la même année posent sur la table la pertinence ou non d’une question touchant à la fois au droit, à l’économie, à la morale et à la politique.

Il est évident que la pertinence de garder des dirigeants d’entreprise en prison indique pour le pouvoir en place sa détermination à préserver l’égalité devant la loi. La prison rappelant justement aux justiciables, quels que soient leur rang et grade, que la justice est la même pour tous, riches ou pauvres, et que la libération d’un homme d’affaires « trop facilement », ou perçu comme tel, envoie un signal défavorable aux électeurs et populations du fait qu’ils peuvent croire qu’avec de l’argent « on peut tout acheter ».

On comprend dès lors pourquoi le dirigeant d’entreprise « doit répondre » de ses supposés crimes : fraude, corruption, abus de biens sociaux, délits financiers, etc. Encore faudrait-il préciser qu’il appartient au procès d’en juger définitivement par une condamnation ou non, sans compter les recours.

Voilà pourquoi, la sanction et la dissuasion restent une constante déterminante pour le pouvoir, l’incarcération du ou des hommes d’affaires servant en effet d’exemple pour dissuader d’autres élites économiques de transgresser la loi.

Les prochaines semaines nous en diront davantage sur les nouvelles affaires dont parlent déjà les médias du reste moribonds.

La crédibilité de l’État et de la justice épiée, d’une part, par les partisans du pouvoir et les populations, et d’autre part, la corruption jugée par le pouvoir actuel « très forte » sous le précédent régime ne peuvent que déboucher sur le « combat contre fraude et corruption » avec pour mot d’ordre le maintien des patrons d’entreprises incriminés et en prison. Le renforcement de la confiance des électeurs et populations, par conséquent du peuple envers l’État étant à ce prix, pourrait-on défendre.

S’y ajoute un autre aspect que l’État peut brandir : la préservation de l’ordre public. Les déclarations de certains cadres du parti au pouvoir, Pastef, laissant croire que la capacité de manipulation de la justice, la politique ou l’opinion est réelle du fait du « pouvoir d’influence énorme » des opérateurs économiques emprisonnés. Pour ces cadres politiques, il convient qu’ils restent incarcérés.

Cela dit, la pertinence à les garder en prison est à relativiser, ledit homme d’affaires n’étant pas un danger physique pour la société comme l’est un criminel violent. Dès lors, il convient d’apprécier le coût et l’inutilité sociale de l’incarcération ce d’autant que la détention coûte cher au contribuable.

Ces mêmes acteurs importants de l’économie, connus pour leur implication sociale ne peuvent-ils pas contribuer davantage à l’effort commun de redressement, ne serait-ce que par les amendes, la confiscation d’avoirs, les travaux d’intérêt public, etc. et mieux encore leurs apports personnels et déterminants au dit processus de plan de relance ?

L’impact économique étant à prendre en compte, ces décideurs économiques en détention sont justement à la tête d’entreprises, d’emplois et d’investissements. Leur maintien longtemps en prison ne peut que fragiliser des salariés, voire l’économie nationale.

Cela semble plus bénéfique à la société que leur incarcération qui ne fait pas du reste forcément d’eux des coupables. Encore une fois, seul le procès peut en décider. Mais, ne dit-on pas « qu’un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès » ?.

S’il semble pertinent aux yeux de certains que le maintien de ces hommes d’affaires en prison traduise l’objectif de défendre l’égalité devant la loi, de sanctionner la faute et de montrer que la justice est impartiale, il n’est pas dit que la preuve est faite et que cet objectif protège l’économie, préserve les emplois et obtienne réparation financière pour la société.

C’est pourquoi, la peine de substitution économique semble plus pertinente que la prison surtout si l’on sait que la route vers le procès est longue et qu’il n’est pas dit que l’accusateur l’emporte à l’arrivée. Des exemples nous confortent.

Mikhael Khodorkovski, ex-magnat du pétrole russe, emprisonné de 2003 à 2013 a fait face à la primauté de l’État de droit en Russie qui l’accusait de fraude et d’évasion fiscale, montrant ainsi que même les plus riches n’étaient pas au-dessus des lois. Mais son emprisonnement a été non seulement perçu comme politique, mais encore occasionné la destruction de son empire qui a nui à des milliers d’employés.

Les raisons de le maintenir en prison n’ont pas eu l’effet escompté, au contraire.

Cela est valable pour Bernard Tapie en France, dans l’affaire de corruption Adidas. L’accusation soutenait que les délits financiers sont sanctionnés comme les délits de droit commun, renvoyant ainsi une symbolique forte contre les abus de pouvoir économique, mais Tapie a payé de lourdes amendes et l’impact économique de son incarcération n’était pas forcément proportionné au préjudice.

Il en est de même pour Carlos Ghosn, ex-PDG de Renault-Nissan arrêté au Japon en 2018. La raison de le maintenir en prison prouvait que les crimes financiers, notamment la dissimulation de revenus et abus de biens sociaux sont réprimés, même pour des dirigeants mondiaux, sauf que son incarcération a déstabilisé Nissan et Renault, deux géants industriels.

Une sanction financière massive aurait pu préserver l’entreprise,

On peut citer encore Patrick Balkany en France arrêté pour fraude fiscale, corruption. Là aussi, on a voulu montrer que les plus riches ne sont pas intouchables et que la prison est le symbole fort contre la corruption politique. Par contre sa détention a coûté cher à l’État alors que Balkany aurait pu contribuer via un remboursement intégral, les amendes ou interdiction d’exercer.

Il en est de même pour Muammar Khadafi fils et de plusieurs autres oligarques africains dont l’emprisonnement et/ou le gel de leurs avoirs ont montré une volonté politique de lutter contre la corruption endémique, il aurait été encore plus pertinent de trouver un accord de restitution d’avoirs volés à l’Etat promu. C’est toujours plus bénéfique que la détention prolongée.

Il n’est pas toujours plus pertinent de prioriser le maintien en prison, les arguments pour des alternatives à la prison semblant plus pragmatiques et porteuses à notre sens.

Encore faut-il préciser que concernant Khadim Ba, le rapport d’expertise demandé par le pool des juges financiers lui est favorable en dépit des charges douanières. Et que par ailleurs, un ancien douanier s’est montré virulent sur une chaîne de télévision (TFM) contre ses anciens collègues sur ladite affaire, Une sortie restée à ce jour sans réponse.

Ajoutons qu’après l’audition au fond de leur client, les avocats de Khadim Ba ont introduit le 16 juin dernier une demande d’annulation, arguant des vices de procédure dans le déroulement de l’enquête douanière ayant conduit à son arrestation, mettant en avant les conclusions d’un rapport d’expertise commandité par le juge lui-même.

Concernant Tahirou Sarr, dont il se dit qu’il a « mis la main à la pâte pour soutenir des politiques publiques », il est connu de la haute sphère financière ses relations avec de grands cabinets internationaux ayant pignon sur rue dans les grandes places financières.

Charles FAYE

Kaolack – Gamou : Le ministère du Commerce rassure sur l’approvisionnement des marchés

À quelques jours du Gamou de Médina Baye, prévu le 4 septembre 2025, le ministère du Commerce et de l’Industrie a dépêché une mission à Kaolack afin de s’assurer de la disponibilité des denrées de première nécessité. Cette visite s’inscrit dans les préparatifs de l’un des plus grands événements religieux du Sénégal, qui attire chaque année des milliers de fidèles.

Conduite par le secrétaire général du ministère, Seydina Aboubacar Sadick Ndiaye, la délégation s’est rendue dans plusieurs points stratégiques, notamment le marché de Médina Baye et des magasins de gros. L’objectif : vérifier les niveaux de stocks, l’évolution des prix et les conditions de distribution, alors que la forte affluence de pèlerins entraîne traditionnellement une hausse de la demande en produits alimentaires.

« Depuis plusieurs mois, nous travaillons avec les producteurs, les commerçants, la Direction du commerce intérieur, l’ARM et l’ensemble des structures du département afin d’assurer une bonne préparation du Maouloud », a expliqué M. Ndiaye.

Parmi les denrées les plus prisées à l’occasion du Gamou figurent l’oignon, la pomme de terre, le riz, le sucre et l’huile. Selon le secrétaire général, les constats effectués sur le terrain montrent une disponibilité jugée suffisante pour répondre aux besoins des populations.

Seule réserve évoquée : l’oignon. Après une campagne nationale estimée entre 40.000 et 50.000 tonnes, dont une partie a été écoulée sur le marché et une autre exportée, les stocks locaux sont désormais épuisés. Pour combler ce déficit, l’État a ouvert le marché aux importations.

« Aujourd’hui, l’oignon importé est bien présent à Kaolack. Le sac se vend à 13.500 francs CFA, un prix relativement stable. Des cargaisons continuent d’arriver au port de Dakar, et nous accompagnerons les commerçants pour faciliter l’enlèvement de leurs produits afin que l’approvisionnement reste régulier », a rassuré M. Ndiaye.

En multipliant ces visites – après celles effectuées lors du Magal de Touba – le ministère entend garantir aux pèlerins et aux ménages une célébration du Gamou dans de bonnes conditions, sans tension majeure sur les prix ni rupture de stock des denrées essentielles.

Santé de Farba Ngom : une contre-expertise alerte sur un risque de « mort subite nocturne »

La situation sanitaire de Mouhamadou Ngom, dit Farba, attire désormais l’attention au plus haut niveau. Une contre-expertise médico-légale, réalisée par trois praticiens de renom — Dr Ousmane Dièye, Pr Papa Saliou Mbaye et Pr Serigne Maguèye Gueye — met en lumière un tableau clinique préoccupant, jugé incompatible avec une incarcération.

Selon le rapport remis au Pôle judiciaire et financier du tribunal de grande instance hors classe de Dakar, l’élu souffre d’un syndrome d’apnée obstructive sévère du sommeil, jusqu’ici non diagnostiqué. Cette affection, combinée à une cardiopathie naissante, au diabète, à l’obésité et à des antécédents cardiovasculaires, place Farba Ngom dans une zone de risque critique.

Les experts décrivent un patient sujet à des palpitations, malaises, essoufflement, fatigue chronique et somnolence diurne. L’échoDoppler cardiaque a confirmé une dilatation modérée de l’oreillette gauche et de l’aorte thoracique ascendante, aggravant la gravité du cas.

La polygraphie ventilatoire du 31 juillet a confirmé l’apnée obstructive sévère du sommeil, nécessitant une assistance respiratoire par ventilation à pression positive continue. La spirométrie du 2 août, quant à elle, a révélé un trouble ventilatoire obstructif léger, compatible avec une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) débutante. Les antécédents tabagiques et l’excès pondéral du patient renforcent cette hypothèse.

Même si les analyses biologiques ne révèlent pas d’aggravation majeure par rapport aux bilans précédents, la combinaison de ces pathologies, notent les experts, expose Farba Ngom à des complications graves et évolutives, « dont une mort subite nocturne ».

Détenu depuis le 27 février dernier, Farba Ngom se trouve ainsi dans une situation jugée médicalement intenable. Ses avocats devraient, selon L’Observateur, introduire une nouvelle demande de liberté provisoire en s’appuyant sur ce rapport alarmant.

Cas de Mpox au Sénégal : le Pr Moussa Seydi se veut rassurant

Le premier cas de Mpox confirmé au Sénégal est en bonne voie de guérison. C’est l’assurance donnée par le Pr Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital de Fann, qui a tenu à informer l’opinion sur l’évolution de l’état du patient et sur les mesures de prévention mises en place par les autorités sanitaires.

Selon le Pr Seydi, le malade, hospitalisé pour une forme sévère avec plus de 100 lésions cutanées et une surinfection, répond favorablement au traitement. « Sa guérison sera complète dans quelques jours, sauf complications de dernière minute. Il n’a plus de fièvre et la cicatrisation de ses lésions est en cours », a-t-il indiqué. Le génotype Ib, identifié chez le patient et connu pour sa gravité, n’inquiète pas outre mesure le professeur : « Avec une bonne prise en charge, la létalité est inférieure à 1 % ».

Le patient a été isolé dans une chambre à pression négative, utilisée pour les pathologies hautement contagieuses. Le traitement repose sur des antidouleurs, des antiprurigineux et des antibiotiques pour la surinfection, ainsi qu’un accompagnement nutritionnel et dermatologique. Sur le plan psychologique, une assistante sociale spécialisée a déjà entamé un suivi, et un recours aux psychiatres reste envisagé si nécessaire, l’isolement étant parfois difficile à supporter pour les patients.

Le nombre de cas contacts identifiés est passé de 25 à 29 après une enquête approfondie. Aucun ne présente pour l’instant de symptômes. Le Pr Seydi rappelle qu’un contact n’est pas nécessairement malade, mais doit rester vigilant et s’isoler à domicile en cas de symptômes.

Le ministère de la Santé a activé son plan de riposte : isolement des cas, limitation des contacts étroits sans protection, hygiène stricte, aération des espaces clos, et vaccination des personnes à risque si nécessaire. Le Sénégal s’était déjà préparé depuis plus d’un an à faire face à cette maladie, en formant son personnel et en simulant des situations d’épidémie. « La situation est sous contrôle. Les leçons tirées du COVID-19 et des autres épidémies nous servent toujours », a insisté le Pr Seydi.

Des contrôles sont renforcés dans les aéroports et ports du pays, mais, comme l’a rappelé le professeur, « une vigilance constante reste nécessaire ».

En conclusion, le spécialiste a tenu à rassurer : le Sénégal dispose d’infrastructures et d’équipes qualifiées pour contenir cette maladie, et toutes les dispositions sont prises pour éviter sa propagation.

Diffamation présumée : Amadou Clédor Sène brièvement interpellé puis relâché après une plainte du ministre des Forces armées

L’analyste politique Amadou Clédor Sène a été placé en garde à vue mardi dernier à la Section de recherches de Colobane, à la suite d’une plainte déposée contre lui par le général Birame Diop, ministre des Forces armées. Après avoir passé la nuit dans les locaux de la gendarmerie, il a finalement recouvré la liberté ce mercredi.

L’affaire trouve son origine dans une vidéo diffusée il y a six mois, dans laquelle Clédor Sène affirmait qu’une transaction foncière portant sur un terrain de 4 000 m², situé à proximité du palais de la République, aurait impliqué l’ancien président Macky Sall et Idan Perez, fils de l’homme d’affaires Gaby Perez. Selon lui, l’ex-chef de l’État aurait attribué ladite parcelle en contrepartie de la construction de la Direction de la gendarmerie à la Caserne Samba Diéry Diallo.

Dans la même séquence, l’analyste allait plus loin en insinuant que le général Birame Diop, alors Chef d’état-major général des Armées, aurait eu connaissance de cette supposée transaction et qu’il connaîtrait personnellement la famille Perez. Des propos qui ont profondément irrité l’actuel ministre des Forces armées, lequel a décidé de porter plainte pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles.

Face aux enquêteurs de la Section de recherches, le ministre a catégoriquement rejeté ces accusations, affirmant n’avoir jamais été impliqué ni informé de cette affaire. Convoqué à son tour mardi, Amadou Clédor Sène aurait fini par se rétracter et présenter ses excuses au plaignant.

Malgré ce revirement, il a été placé en garde à vue pour la nuit, avant d’être libéré le lendemain. Le même jour, le général Birame Diop a adressé une lettre de désistement au procureur de la République, après plusieurs médiations et interventions plaidant en faveur du pardon.

Diourbel : le poste de santé Keur Serigne Mbaye privé d’électricité pendant toute une journée, le CDS dénonce

Un fait insolite s’est produit ce mercredi 27 août au poste de santé Serigne Mbaye Sarr, situé au quartier Keur Serigne Mbaye Sarr. L’électricité y a été coupée durant toute la journée, plongeant le personnel médical et les patients dans une situation des plus difficiles.

Le Comité de Développement Sanitaire (CDS), à travers un point de presse organisé devant la structure, a vigoureusement dénoncé cette coupure qu’il juge « arbitraire », d’autant plus que les autres postes de santé de la commune ont continué à bénéficier de l’électricité.

Alioune Fall, secrétaire exécutif du poste de santé, n’a pas caché son indignation :

« Nous ne comprenons pas cette situation, c’est pourquoi nous avons tenu ce point de presse. Dans toutes les communes, c’est la municipalité qui prend en charge les factures d’électricité. Pourquoi nous demande-t-on, à nous, de payer ? C’est inadmissible. Nous avons été contraints d’éconduire les malades venus en consultation et de libérer ceux qui étaient hospitalisés. Nous lançons un appel à l’État, car ce poste de santé est situé dans une zone très peuplée et demeure une structure de référence pour la population », a-t-il regretté.

Devant la structure sanitaire, un homme rencontré sur place, qui a préféré garder l’anonymat, n’a pas caché sa colère. Venu accompagner sa petite sœur malade, il s’est dit choqué de constater que le personnel soignant avait suspendu ses activités en raison de la coupure.

« Je ne sais pas dans quel Sénégal nous vivons. Vous voyez, ma sœur est très souffrante, mais on m’a dit que rien ne peut être fait parce qu’ils sont privés d’électricité », a-t-il déploré, visiblement amer.

Cette coupure d’électricité met en lumière les difficultés récurrentes auxquelles font face les structures sanitaires, souvent confrontées à des problèmes d’eau, de financement et d’approvisionnement en électricité.

Affaire du « Sukuk Sogepa » : un trou de 114,4 milliards au cœur d’une vaste enquête judiciaire

L’affaire dite du « Sukuk Sogepa » continue de faire grand bruit au Sénégal. Selon des révélations du journal Libération, la Division des investigations criminelles (Dic) est en pleine opération de décryptage d’un scandale financier évalué à 114,4 milliards de Fcfa, un montant colossal relevé par la Cour des comptes dans son dernier rapport sur les finances publiques.

Parmi les personnalités citées, l’ancien directeur général de La Poste, Abdoulaye Bibi Baldé, a été convoqué et entendu le mardi 26 août par les enquêteurs. Son audition s’est concentrée sur un transfert jugé suspect : 10 milliards de Fcfa versés à La Poste, dans des circonstances encore obscures. « C’est autour de cette opération que l’essentiel des questions a tourné », souligne Libération.

Mais l’ancien maire de Kolda n’est pas le seul dans le viseur. D’après les sources, plusieurs entreprises ayant reçu des fonds issus du Sukuk sont également ciblées par les investigations. Parmi elles figurent Eiffage, Seneguindia, la Compagnie sucrière sénégalaise et Bamba Ndiaye SA. L’objectif des enquêteurs est de comprendre pourquoi ces structures privées ont bénéficié de sommes censées, en principe, être reversées au Trésor public.

L’affaire s’étend bien au-delà des premières auditions. Avant Bibi Baldé, la Dic avait déjà entendu Abdoul Yaya Kane, ancien directeur général de la Société de gestion et d’exploitation du patrimoine bâti de l’État (Sogepa), ainsi que l’ancienne et l’actuelle directrice de la Banque islamique du Sénégal (BIS). Des responsables de sociétés de titrisation ont également été convoqués, dessinant les contours d’une chaîne financière complexe et opaque.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°546 – 28/08/2025

🔴 DÉTENTION DE BADARA GADIAGA, ABDOU NGUER ET CIE : LE DUO DIOMAYE-SONKO VILIPENDÉ À L’INTERNATIONAL
🔴 ABSENCE DE CONTRÔLE DANS LA GESTION DES CAISSES NOIRES OU FONDS POLITIQUES À COÛT DE MILLIARDS : BABACAR BA EXIGE DES COMPTES

🔴 BEACH SOCCER : AL SEYNI NDIAYE SIGNE AU MAROC
🔴 LISTE DES « LIONS » POUR LES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL 2026 : FIN DU SUSPENSE AUJOURD’HUI

Diffusion de fausses nouvelles : Bougar Diouf condamné à un mois ferme

Le leader de l’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS), Bougar Diouf, a comparu ce mercredi 27 août 2025 devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. Poursuivi pour diffusion de fausses nouvelles, l’opposant politique a été reconnu coupable et condamné à un mois de prison ferme.

Selon les éléments du dossier, le parquet reprochait à Bougar Diouf d’avoir relayé sur les réseaux sociaux des informations jugées mensongères, susceptibles de troubler l’ordre public. Des publications qui, d’après l’accusation, « étaient de nature à créer la panique et à semer la confusion dans l’opinion publique ».

Au cours de l’audience, la défense a plaidé la bonne foi de son client, soutenant qu’il n’avait fait que « partager une opinion politique dans un contexte démocratique ». Elle a également dénoncé ce qu’elle considère comme une atteinte à la liberté d’expression.

Le tribunal, après délibéré, a toutefois retenu la responsabilité pénale de Bougar Diouf et prononcé une peine d’un mois de prison ferme. Une décision qui a suscité de vives réactions parmi ses partisans présents dans la salle d’audience, certains dénonçant une « instrumentalisation de la justice ».

Inondations à Diourbel et Touba : le ministre Cheikh Tidiane Dièye rassure les populations et annonce des solutions

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Cheikh Tidiane Dièye, s’est exprimé sur la situation difficile que vivent les populations de Diourbel et de Touba après les récentes inondations. Conscient des nombreuses difficultés rencontrées, il a tenu à leur adresser un message de réconfort et de solidarité, réaffirmant l’engagement de l’État du Sénégal à leur apporter des solutions durables.

« Nous mesurons toute la gravité de cette situation et nous ne ménagerons aucun effort pour soulager les populations », a assuré le ministre, qui a particulièrement évoqué les zones de Darou Marnane et de Poulailler Baye Diop, parmi les plus touchées.

Dans son intervention, Cheikh Tidiane Dièye a également salué l’initiative du président de l’association « Touba Ça Kanam », Serigne Habibou Mbacké, pour son appel en direction des populations et des autorités. Il a aussi remercié le député Cheikh Thioro Mbacké ainsi que les jeunes mobilisés sur le terrain pour leur implication dans la gestion de cette crise.

S’agissant des mesures envisagées, le ministre a annoncé un dispositif d’évacuation des eaux des quartiers impactés vers les vallées. Ce mécanisme, expérimenté à Touba, sera progressivement étendu à d’autres localités confrontées au même problème, notamment Kaffrine et Tambacounda.

Bassirou Diomaye Faye au Medef : « Le Sénégal reste un pays ouvert à tous les partenariats »

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a pris part ce mercredi 27 août 2025 à la rencontre annuelle des entrepreneurs organisée par le Mouvement des entreprises de France (Medef). Invité spécial de ce grand rendez-vous économique, le chef de l’État sénégalais a mis à profit son intervention pour réaffirmer les ambitions économiques du Sénégal et appeler à de nouveaux partenariats avec les investisseurs étrangers.

Dès l’entame de son allocution, le président Faye a tenu à rassurer son auditoire sur l’attractivité du climat des affaires au Sénégal. « Le Sénégal reste un pays ouvert à tous les partenariats et s’emploie à instaurer un environnement des affaires stable, prévisible, propice à la sécurité et à la protection de l’investissement. Vous y avez toute votre place dans un contexte mondial de compétition et, hélas, de guerres commerciales de plus en plus ardues », a-t-il déclaré.

Évoquant ses échanges récents avec son homologue français, Emmanuel Macron, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité d’une impulsion nouvelle dans la coopération entre Paris et Dakar, tout en mettant en avant le rôle central des entrepreneurs. « Sans cette ambition, nous ne pourrons rien réaliser ensemble. Et cette ambition ne pourra se réaliser qu’avec le secteur privé, parce que c’est vous qui créez la richesse et l’emploi », a-t-il affirmé.

Cette orientation s’inscrit dans le cadre de la stratégie Sénégal 2050, un agenda national de transformation qui ambitionne de faire du pays une économie émergente et inclusive. À ce titre, le chef de l’État a rappelé l’existence de nombreuses opportunités d’investissement, notamment dans les partenariats public-privé et dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, les infrastructures, l’agro-industrie et le numérique.

Souhaitant rassurer davantage les investisseurs sur la gouvernance économique, Diomaye Faye a mis en avant les efforts de son gouvernement dans la gestion des finances publiques. « Nous avons entrepris une gestion rigoureuse de nos finances publiques afin de préserver la soutenabilité de notre trajectoire et de renforcer la confiance des investisseurs », a-t-il indiqué.

Dans le même élan, il a rappelé les mesures destinées à protéger le pouvoir d’achat des Sénégalais et à garantir un climat social apaisé, qu’il considère comme « condition indispensable à l’investissement et au développement ». Le président a également annoncé la révision de trois codes essentiels au climat des affaires, afin de rendre le Sénégal plus compétitif et attractif.

Sécurité en Afrique : le général Mbaye Cissé prend part à la Conférence des Chefs d’État-major à Abuja

Abuja a accueilli, du 25 au 27 août 2025, la Conférence des Chefs d’État-major des Armées africaines, une rencontre de haut niveau placée sous le thème : « Le rôle de la collaboration stratégique de défense dans la lutte contre les menaces contemporaines à la paix et à la sécurité en Afrique ».

Le Sénégal y a été représenté par le général Mbaye Cissé, Chef d’État-major général des Armées (CEMGA), selon une note de la Direction de l’Information et des Relations Publiques des Armées (DIRPA).

Cette conférence a réuni des responsables militaires venus de divers pays du continent afin de réfléchir sur les défis sécuritaires auxquels l’Afrique est confrontée. Terrorisme, criminalité transnationale, cybermenaces : autant de menaces complexes et interconnectées qui appellent des réponses coordonnées. Les participants ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération militaire, de mutualiser les moyens et d’élaborer des stratégies communes pour préserver la stabilité régionale.

En marge des travaux, le général Mbaye Cissé a eu un entretien bilatéral avec son homologue nigérian. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération militaire entre Dakar et Abuja. Les deux pays, fortement impliqués dans les opérations de maintien de la paix et dans la lutte contre les menaces transfrontalières, entendent ainsi consolider leur partenariat stratégique au service de la sécurité régionale.

Abdoulaye Bibi Baldé entendu par la DIC dans une enquête sur la gestion de fonds publics

L’ancien maire de Kolda et ex-directeur général de La Poste, Abdoulaye Bibi Baldé, a récemment été convoqué à la Division des investigations criminelles (DIC). Selon ses propres déclarations, cette audition s’inscrit dans le cadre d’une enquête portant sur la gestion de fonds du Trésor public.

« Le Trésor nous virait de l’argent pour payer la dette de la bourse de sécurité familiale », a confié M. Baldé, sans toutefois entrer dans les détails des mécanismes ou des circonstances de ces opérations financières.

Figure politique de premier plan et membre influent de l’Alliance pour la République (APR), Abdoulaye Bibi Baldé cumule une riche expérience dans la gestion des affaires publiques. Il a successivement occupé plusieurs portefeuilles ministériels entre 2012 et 2019 : Agriculture, Plan, Environnement, puis Communication.

Après son passage au gouvernement, il a été nommé directeur général de La Poste du Sénégal, poste qu’il a occupé de 2019 à 2022. Sa convocation devant la DIC intervient dans un contexte marqué par une série d’enquêtes sur la gestion des deniers publics et la transparence financière.

Bassirou Diomaye Faye reçu par Emmanuel Macron à l’Élysée : cap sur un partenariat rénové

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré ce mercredi matin à l’Élysée son homologue français, Emmanuel Macron, autour d’un petit-déjeuner de travail.

Selon une note de la Présidence, les deux Chefs d’État ont passé en revue l’état de la coopération bilatérale, abordant les pistes de renforcement du partenariat rénové entre Dakar et Paris. Les échanges ont porté sur plusieurs domaines stratégiques, notamment l’investissement, le commerce, la défense et la sécurité.

Cette première prise de contact sera suivie d’un approfondissement des discussions lors du prochain séminaire intergouvernemental prévu en septembre à Dakar, où les deux gouvernements doivent définir des feuilles de route précises.

Le chef de l’État sénégalais a par ailleurs salué la posture de son homologue français sur les questions mémorielles, soulignant en particulier la reconnaissance par Emmanuel Macron du massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye en 1944. Dans ce cadre, Bassirou Diomaye Faye a invité le Président français à prendre part à la deuxième édition de la commémoration de cet événement, prévue le 1er décembre 2025 à Dakar.

Sénégal – Trafic de drogue

Comment les enquêteurs ont piégé et arrêté Domingo Armindo Biaba, caïd bissau-guinéen

Les enquêteurs de l’Office central de répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS) ont réussi un coup de filet majeur. Dans la nuit du 25 au 26 août 2025, Domingo Armindo Biaba, un trafiquant originaire de Bissau, a été arrêté à Dakar, alors qu’il pensait livrer de la drogue à de riches clients.

Selon les informations rapportées par L’Observateur, tout est parti d’un renseignement faisant état des agissements d’un ressortissant ouest-africain spécialisé dans l’écoulement de Mdma, une drogue de synthèse très prisée par les jeunes de 18 à 25 ans. Les policiers ont alors mis en place un dispositif d’infiltration, se faisant passer pour des acheteurs.

Le caïd vendait ses produits au prix de 50 000 FCFA pour 5 grammes. Pour le piéger, les limiers ont passé une commande test de la même quantité. Un rendez-vous a été fixé au rond-point Liberté 5, à Dakar, vers 2h30 du matin. Domingo Armindo Biaba s’est présenté avec cinq sachets de 5 grammes chacun. C’est au moment de la remise que l’opération a été déclenchée et que le trafiquant a été interpellé.

La perquisition menée à son domicile, à Dieuppeul, a permis de découvrir quatre autres sachets identiques, une balance électronique et une somme de 50 000 FCFA. Mis devant l’évidence, Domingo a reconnu les faits, allant jusqu’à confier aux enquêteurs qu’il avait été « piégé comme un néophyte ». Il a également révélé l’identité de son fournisseur, un certain Moses, basé à Bissau.

Placée en garde à vue, la figure du trafic a été inculpée pour association de malfaiteurs, détention de drogue en vue de trafic international et blanchiment de capitaux. L’enquête se poursuit afin de démanteler l’ensemble du réseau et de mettre la main sur ses complices.

Clôture des Assises nationales des médias : vers une décision politique pour soutenir un secteur en crise

Après deux jours d’intenses échanges, les Assises nationales des médias se sont achevées mardi à Dakar sur une note d’espoir pour l’avenir de la presse sénégalaise. Organisées autour d’ateliers thématiques, ces rencontres ont permis de consolider et d’harmoniser les recommandations issues des concertations précédentes, ouvrant ainsi la voie à des décisions politiques majeures pour soutenir le secteur.

Un rapport de synthèse a été finalisé par les participants et sera transmis dans les prochains jours au ministre de la Communication, Alioune Sall, avant d’être présenté au chef de l’État. Selon Habibou Dia, directeur de la Communication, ce document rassemble et rationalise l’ensemble des propositions formulées lors des travaux de groupe. « Les recommandations faites lors des travaux seront rassemblées, nettoyées et remises à l’autorité », a-t-il précisé.

Pour Mactar Silla, président du comité scientifique des Assises et ancien directeur général de la RTS, la démarche a permis d’aller au-delà des constats pour proposer des pistes concrètes. « L’objectif était de rationaliser toutes ces recommandations et de les porter à l’attention des plus hautes autorités. La presse sénégalaise traverse aujourd’hui une situation difficile », a-t-il déclaré, saluant la qualité et la richesse des contributions.

Les participants ont dressé un diagnostic approfondi des difficultés qui fragilisent la presse : crise économique persistante, concurrence accrue des plateformes numériques, problèmes liés à la régulation des contenus et précarité des entreprises de presse. Face à ces défis, ils ont esquissé plusieurs solutions allant du renforcement des mécanismes de financement au soutien à la transition numérique, en passant par la mise en place de cadres de régulation adaptés.

Kaolack – Éducation : Signature de contrats de performance entre l’IEF et les Sérignes Daaras dans le cadre du PAPSE

Une cérémonie de signature de contrats de performance entre l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack commune et les Sérignes Daaras sélectionnés dans le cadre du Projet d’Amélioration des Performances du Système Éducatif (PAPSE) s’est tenue ce mardi 26 août à Kaolack. La rencontre s’est déroulée en présence de l’IEF de Kaolack commune, de l’inspecteur de langue arabe, des maîtres coraniques, et sous la supervision du chef de la division.

« Nous sommes venus pour poser le dernier acte qui déclenche le financement et l’appui du projet PAPSE au niveau de tous les Daaras du Sénégal. Comme vous le savez, c’est un long processus d’identification des Daaras éligibles, suivi d’une sélection aléatoire car la demande était plus forte que l’offre. Enfin, les Daaras retenus ont accepté de formaliser leurs engagements à travers ce que nous appelons le contrat de performance, qui n’est rien d’autre que la matérialisation des engagements des Daaras et de l’État du Sénégal. Kaolack est une cité religieuse connue de toute la communauté », a souligné El Hadji Saliou Ngom, coordonnateur du programme PAPSE.

Il a précisé que l’objectif de cette rencontre est de « signer ensemble cet engagement, à travers le contrat de performance qui définit le périmètre de collaboration jusqu’à la fin du projet. Ce contrat permettra de mesurer les résultats attendus de l’accompagnement du PAPSE, mais aussi d’évaluer l’engagement des propriétaires de Daaras, de l’IEF, de l’Inspection d’académie (IA) et du ministère de l’Éducation nationale ».

Au niveau national, 1 098 Daaras sont concernés par le programme, répartis en deux phases. La première, qui démarre avec 600 Daaras nouvellement sélectionnés, et la deuxième phase qui impliquera 498 Daaras déjà accompagnés par le précédent projet PAQUEB. L’enveloppe globale allouée à ces 1 098 Daaras à travers le PAPSE s’élève à plus de 7,2 milliards de francs CFA, a indiqué le coordonnateur.

De son côté, l’inspecteur de l’Éducation et de la Formation de Kaolack commune, Amadou Dia, a rappelé que « le ministère de l’Éducation nationale s’est longtemps engagé dans la contractualisation avec les écoles pour améliorer leurs performances scolaires. Aujourd’hui, il s’agit de contractualiser avec les Daaras, qui occupent une place de choix dans le dispositif éducatif sénégalais ».

Il a ajouté : « Au niveau de l’Inspection d’académie de Kaolack et de l’IEF de Kaolack commune, nous avons un nombre important de Daaras concernés. Pour le PAPSE, ils sont au nombre de 11, auxquels s’ajoutent 29 Daaras du PAQUEB, soit un total de 40 Daaras. Ce sont des établissements qui demandent un accompagnement, un encadrement et un appui institutionnel, raison pour laquelle le PAPSE joue un rôle essentiel. »

Mission du FMI à Dakar : transparence budgétaire, dette publique et perspectives économiques

Une mission du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Edward Gemayel, a séjourné à Dakar du 19 au 26 août 2025. L’objectif : examiner les suites du rapport de la Cour des comptes publié en février dernier, qui avait mis en lumière de graves irrégularités dans la déclaration des données financières entre 2019 et 2023.

L’audit réalisé par le cabinet Forvis Mazars a révélé des passifs non divulgués, entraînant une révision majeure du stock de la dette publique. Le ratio dette/PIB du gouvernement central, évalué initialement à 74,4 % fin 2023, a été corrigé à 111 %, puis à 118,8 % fin 2024. Cette réévaluation soulève des interrogations sur la crédibilité des statistiques budgétaires de ces dernières années et la gouvernance financière du pays.

Malgré cette situation préoccupante, l’économie sénégalaise fait preuve d’une certaine résilience. La croissance a atteint 12,1 % en glissement annuel au premier trimestre 2025, tirée par le démarrage de la production de pétrole et de gaz sur les champs de Sangomar et GTA. En revanche, la croissance hors hydrocarbures demeure modeste (3,1 %), freinée par les arriérés de paiement dans le secteur de la construction et les difficultés structurelles dans les industries chimiques.

L’inflation reste, elle, contenue à 0,7 % en juillet 2025, un niveau relativement bas comparé aux tendances régionales.

Au terme de sa mission, M. Gemayel a salué « l’engagement des autorités sénégalaises en faveur de la transparence et de la responsabilité fiscales ». Les discussions ont porté sur plusieurs mesures immédiates, notamment :

la centralisation de la gestion de la dette et le renforcement du rôle du Comité national de la dette publique ; l’achèvement de l’audit des arriérés de paiement lancé en juillet par l’Inspection générale des finances ; la mise en place d’une base de données centralisée sur la dette ; la consolidation progressive des comptes bancaires sous le Compte unique du Trésor ; le renforcement des contrôles des engagements budgétaires.

Les autorités sénégalaises ont exprimé leur volonté de bénéficier d’un nouveau programme soutenu par le FMI. L’institution s’est dite prête à accompagner le pays dans la mise en œuvre d’un plan de réformes structuré autour de quatre axes :

Renforcer la gestion des finances publiques et la transparence budgétaire ; Relancer les secteurs stratégiques pour stimuler une croissance inclusive ; Améliorer le capital humain et l’équité sociale ; Accroître la résilience face aux chocs climatiques et aux catastrophes naturelles.

Ousmane Diagne clarifie : “849 personnes portent un bracelet électronique, les cas médiatisés restent minoritaires”

Devant l’Assemblée nationale, le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a apporté des précisions sur l’utilisation du bracelet électronique au Sénégal. Selon lui, cette mesure alternative à l’incarcération ne concerne pas exclusivement des personnalités publiques impliquées dans des affaires judiciaires.

« Les bracelets électroniques ne concernent pas uniquement des personnalités connues. Si la presse met souvent en avant les cas médiatisés, ceux-ci restent minoritaires. Au 3 août dernier, 849 personnes étaient suivies par ce dispositif, dont la majorité sont des citoyens condamnés pour des délits mineurs », a-t-il déclaré.

Le ministre a rappelé que cette solution vise à désengorger les prisons tout en offrant une possibilité de réinsertion progressive pour les condamnés. Il a insisté sur le fait que ce mécanisme bénéficie à un large panel de justiciables, bien au-delà des responsables politiques ou anciens dignitaires.

Tribunal de Dakar : Fallou Fall acquitté après cinq ans de détention

Fin d’un long calvaire judiciaire pour Fallou Fall. Condamné en première instance à 15 ans de réclusion criminelle pour viol sur sa demi-sœur, le jeune homme vient d’être acquitté ce mercredi par la Cour d’appel de Dakar, après avoir passé cinq années derrière les barreaux.

Lors de l’audience du 30 juillet dernier, l’avocat général avait déjà ouvert la voie à cette issue en demandant l’infirmation du verdict initial. Une position qui rejoignait la plaidoirie de la défense, et qui a finalement conduit à un acquittement pur et simple.

L’affaire trouve son origine dans une plainte portée par la marâtre du jeune homme, à l’origine de l’accusation. La décision de la Cour d’appel met aujourd’hui un terme à ce dossier, redonnant la liberté à Fallou Fall, qui recouvre ses droits après plusieurs années d’incarcération.

Coopération, sécurité et mémoire : Diomaye Faye et Macron dessinent de nouveaux horizons 

En marge de sa participation à la Rencontre des Entrepreneurs de France, le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a été reçu ce mardi matin à l’Élysée par son homologue français, Emmanuel Macron, pour un petit-déjeuner de travail.

La rencontre, marquée par une atmosphère cordiale, a permis aux deux Chefs d’État de passer en revue l’état des relations bilatérales et d’examiner les perspectives de leur partenariat rénové. Les échanges ont particulièrement porté sur les axes prioritaires de coopération, parmi lesquels l’investissement, le commerce, la défense et la sécurité. Ces thématiques seront approfondies lors du prochain séminaire intergouvernemental prévu en septembre.

Au-delà des questions économiques et sécuritaires, le volet mémoriel a également occupé une place centrale dans les discussions. Le Président Bassirou Diomaye Faye a salué l’engagement de son homologue français concernant la reconnaissance des pages sombres de l’histoire coloniale, en particulier le massacre des tirailleurs sénégalais à Thiaroye en 1944. Dans cette dynamique, il a officiellement invité Emmanuel Macron à prendre part à la deuxième édition de la commémoration de cet événement, prévue le 1er décembre 2025 à Dakar.

Cette rencontre s’inscrit dans la volonté des deux dirigeants de donner un nouveau souffle à la coopération franco-sénégalaise, en l’adaptant aux enjeux contemporains et en l’ancrant dans une relation de confiance, de respect mutuel et de mémoire partagée.

Omar Buur Touray, la nouvelle étoile de la politique gambienne

La scène politique gambienne, souvent jugée monotone depuis l’accession d’Adama Barrow au pouvoir, est en train de prendre un nouveau tournant. Omar Buur Touray, figure respectée de l’administration publique et désormais chef du mouvement Anda Jubbanti Rewmi (AJR), s’impose comme un acteur incontournable du jeu politique.

Né dans la région d’Upper Saloum, Touray n’est pas un inconnu. Fils d’un homme d’affaires influent ayant accompagné députés et ministres, il avait lui-même tenté sa chance aux législatives de 2001 face à Hamath Bah, alors redoutable opposant à Yaya Jammeh. Sans succès à l’époque, il s’est depuis forgé une solide réputation dans l’appareil d’État, notamment grâce à une carrière de 35 ans au service public dans des secteurs aussi stratégiques que le port de Banjul et la gestion du ferry de la capitale.

Le 30 juin 2025, Omar Touray a surpris tout le pays en annonçant sa démission du poste de directeur du ferry de Banjul, une fonction hautement convoitée. Ce geste rare, motivé par des pressions liées à sa candidature contre le président Barrow, a renforcé son image d’homme de principe prêt à renoncer à ses privilèges pour défendre ses convictions.

Âgé de 58 ans, Touray incarne une personnalité contrastée : humble mais déterminé, calme mais intransigeant. Surnommé « Buur » — « roi » en wolof —, il est perçu comme celui qui veut « être roi à la place du roi ». Populaire auprès des usagers du ferry qu’il a modernisé, estimé pour sa rigueur et son sens de la justice sociale, il bénéficie aussi d’une forte sympathie dans les milieux culturels et du divertissement.

À travers le slogan « unité pour la relance du pays », résumé dans l’acronyme AJR, Omar Buur Touray promet de réconcilier les Gambiens et de redonner confiance dans la gestion des affaires publiques. Dans un contexte de critiques croissantes contre le régime de Barrow, il apparaît déjà comme l’opposant le plus sérieux à l’actuel président.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°545 – 27/08/2025

🔴 INONDATIONS, RECUL DE PRÈS DE 6% DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE INTERNE : LE PEUPLE SOUFFRE, LES POLITIQUES HORS-SOL
🔴 VISITE DU FMI AU SÉNÉGAL : LA CROISSANCE HORS HYDROCARBURES À 3,1%

🔴 CHAN 2025 : LE SÉNÉGAL ÉLIMINÉ PAR LE MAROC AUX TIRS AU BUT
🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : SÉNÉGAL VS SOUDAN REPORTÉ

GFM : brassards rouges et préavis de grève annoncés par le SYNPICS

Un vent de contestation souffle au sein du Groupe Futurs Médias (GFM). Réunis en assemblée générale ce mardi 26 août 2025, dans la salle de rédaction de L’Observateur, les travailleurs affiliés au Syndicat des professionnels de l’information et de la communication sociale (SYNPICS) ont adopté deux décisions majeures : le port de brassards rouges prévu ce vendredi 29 août et le dépôt imminent d’un préavis de grève.

Dans un communiqué rendu public, le bureau syndical a précisé que le port de brassards rouges constituait une première étape de protestation collective. « Conformément à la volonté exprimée lors de l’assemblée, tous les membres du personnel sont invités à porter un brassard rouge en signe de contestation », peut-on lire dans la note. Cette action symbolique vise à rendre visible le malaise grandissant au sein de l’entreprise de presse fondée par Youssou Ndour.

Mais au-delà de ce geste, c’est surtout l’annonce du dépôt d’un préavis de grève qui marque un tournant dans la mobilisation. Le syndicat, qui entend se conformer strictement aux dispositions légales, rappelle que les motifs ayant conduit à cette décision ont été longuement détaillés en assemblée générale et restent disponibles auprès des délégués syndicaux.

Selon plusieurs sources syndicales, les griefs soulevés sont nombreux et persistants : conditions de travail jugées difficiles, inquiétudes sur la politique salariale, faiblesse du dialogue social et incertitudes sur l’avenir économique de l’entreprise. « Autant de raisons qui justifient une mobilisation collective », martèlent les représentants du personnel, qui insistent sur la nécessité d’une unité forte pour peser dans les futures négociations.

Le bureau du SYNPICS-GFM a également promis d’assurer une communication régulière sur l’évolution du mouvement et l’état des discussions avec la direction. L’objectif affiché est de maintenir une transparence totale afin d’impliquer l’ensemble du personnel dans la dynamique revendicative.

Cette contestation s’inscrit dans un climat social tendu qui traverse le secteur de la presse sénégalaise. Confrontées à la baisse drastique des recettes publicitaires, aux mutations liées à la transition numérique et à la précarisation croissante des journalistes, plusieurs entreprises médiatiques font face à des mouvements similaires. Le cas de GFM apparaît ainsi comme le révélateur d’une crise structurelle qui interroge le modèle économique des médias dans le pays.

Cybersécurité : Mamadou Sy Tounkara rentre chez lui après son audition

Le chroniqueur politique Mamadou Sy Tounkara a finalement regagné son domicile après avoir été entendu ce mardi par la Division spéciale de la cybersécurité (DSC). L’information a été confirmée par son avocat, Me El Hadji Diouf, qui s’est félicité de la libération de son client à l’issue de plusieurs heures d’audition.

Selon Me Diouf, cette convocation s’inscrivait dans le cadre d’une enquête ouverte sur la diffusion présumée d’une fausse nouvelle concernant la proposition de loi criminalisant l’homosexualité. Le chroniqueur, connu pour ses prises de position tranchées et ses analyses souvent polémiques sur la vie politique nationale, avait récemment commenté ce sujet sensible dans une publication qui a suscité de vifs débats sur les réseaux sociaux.

L’affaire intervient dans un contexte où la régulation de l’espace numérique reste au cœur des préoccupations des autorités sénégalaises. La Division spéciale de la cybersécurité, placée sous l’autorité de la Police nationale, est régulièrement saisie pour enquêter sur des affaires de cybercriminalité, allant des arnaques en ligne aux publications jugées attentatoires à l’ordre public. Le dossier concernant Tounkara relance ainsi le débat sur la frontière entre liberté d’expression, responsabilité des chroniqueurs publics et lutte contre la désinformation.

Pour l’heure, aucune suite judiciaire n’a été annoncée. Mais selon son avocat, Mamadou Sy Tounkara « reste disponible pour répondre à toute convocation des enquêteurs » et entend continuer son travail d’analyste politique. De leur côté, ses soutiens dénoncent une tentative d’intimidation et rappellent que la liberté d’expression est protégée par la Constitution.

Assemblée nationale : le projet de loi sur l’accès à l’information adopté à l’unanimité

L’Assemblée nationale a franchi une nouvelle étape dans la consolidation de la transparence et de la bonne gouvernance. Réunis ce mardi, les députés ont examiné et adopté à l’unanimité le projet de loi relatif à l’accès à l’information, présenté par le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ousmane Diagne. Ce texte vient compléter un ensemble de réformes récentes visant à renforcer la probité et la rigueur dans la gestion des affaires publiques.

La séance a été précédée d’une réunion conjointe de la Commission des Lois, de la Décentralisation, du Travail et des Droits humains et de la Commission de la Culture et de la Communication, présidée par Abdoulaye Tall. Le ministre de la Justice, accompagné de ses collaborateurs, a souligné d’emblée que ce projet de loi s’inscrit dans le prolongement des grands instruments internationaux et régionaux consacrant le droit à l’information, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples ou encore le protocole de la CEDEAO sur la lutte contre la corruption. Selon lui, l’adoption d’une législation spécifique était devenue indispensable, le Sénégal ne disposant jusqu’ici que de dispositions éparses dans divers textes comme la loi sur les archives, celle sur la protection des données personnelles ou encore le Code de la presse.

Le projet de loi instaure un cadre clair définissant les modalités d’exercice de ce droit fondamental. Il prévoit la création d’une Commission nationale d’accès à l’information, chargée de veiller à la disponibilité, à la diffusion et à la protection des données publiques. Cette Commission aura également pour mission de sensibiliser les citoyens et de former les assujettis. Le texte introduit par ailleurs un régime de sanctions contre les organismes qui manqueraient à leurs obligations de transparence, tout en abrogeant certaines dispositions de la loi de 2006 sur les archives jugées désormais obsolètes.

Lors des débats, plusieurs députés ont salué une réforme jugée essentielle pour renforcer la démocratie et l’État de droit. Ils ont insisté sur la nécessité de faciliter l’accès des citoyens aux informations publiques afin d’encourager un débat serein et constructif, mais aussi sur l’importance d’accompagner les collectivités locales et les administrations dans la mise en œuvre de ces nouvelles obligations. Certains ont exprimé des préoccupations relatives à la lutte contre la désinformation, aux délais de transmission des informations et à la protection du secret industriel et commercial.

En réponse, Ousmane Diagne a précisé que les assujettis disposeront désormais d’un délai maximum de cinq jours pour orienter un demandeur vers l’autorité compétente. Il a insisté sur la responsabilité de l’État dans la mise à disposition d’informations fiables et a rappelé que ce droit devait s’exercer dans le respect de l’ordre public. Il a également salué la proposition d’intégrer le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) dans la future Commission, soulignant que cette suggestion pourrait être prise en compte lors de l’adoption des décrets d’application.

À l’issue des échanges, les amendements proposés par le gouvernement ont été adoptés, consolidant le texte. Le projet de loi, approuvé à l’unanimité, est désormais appelé à constituer un pilier de la transparence et de la reddition des comptes au Sénégal. Son application effective marquera, selon le ministre de la Justice, une avancée décisive contre la rétention d’information et en faveur de la participation citoyenne.

Matam : le fleuve Sénégal franchit le seuil d’alerte

Le fleuve Sénégal connaît une montée préoccupante de ses eaux. Ce mardi matin, la station hydrologique de Matam, dans le nord du pays, a enregistré un niveau de 8,1 mètres, dépassant ainsi la côte d’alerte fixée à 8 mètres. Ce franchissement marque une étape critique dans l’évolution de la crue et fait craindre des débordements plus importants dans les jours à venir.

Les premières conséquences se font déjà sentir. Dans la zone du Dandé Mayo, plusieurs habitations situées le long du fleuve sont directement menacées par les eaux. Les populations riveraines, en particulier les producteurs agricoles dont les champs jouxtent le cours d’eau, se retrouvent en situation de grande vulnérabilité. Les risques de pertes matérielles et de déplacements forcés sont réels si la tendance haussière se poursuit.

Face à la gravité de la situation, les autorités locales appellent à la vigilance. Moussa Mbodji, cadre de la direction régionale de Matam, a rappelé que les services compétents avaient déjà anticipé une telle évolution. « De toute façon, je pense qu’on a été averti à temps et que là, on avait vraiment des craintes. Ce qu’on va faire, c’est une bonne sensibilisation en tout cas des producteurs et de prendre les dispositions nécessaires », a-t-il expliqué, insistant sur l’importance de la prévention et de l’accompagnement des populations.

Le gouvernement suit de près l’évolution de la crue. Le ministre de l’Intérieur, le Général Jean Baptiste Tine, est attendu ce mardi à Matam pour évaluer de visu la situation et coordonner les réponses urgentes. Sa visite devrait permettre de renforcer la coordination entre services techniques, autorités locales et comités de lutte contre les inondations.

Alors que la saison des pluies se poursuit et que de nouveaux épisodes pluvieux sont attendus, les habitants de la vallée du fleuve Sénégal redoutent une aggravation des inondations. L’attention reste focalisée sur Matam et ses environs, où chaque nouvelle variation du niveau d’eau peut avoir des conséquences immédiates sur les populations riveraines.

Justice : Ousmane Diagne annonce la création prochaine d’un Centre national du casier judiciaire

Le Sénégal s’engage résolument dans une nouvelle ère de modernisation de son système judiciaire. Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Ousmane Diagne, a annoncé ce mardi la mise en place prochaine d’un Centre national du casier judiciaire, une structure centrale qui aura pour mission de dématérialiser et de centraliser toutes les demandes de casiers judiciaires, quel que soit le lieu de naissance des requérants.

Jusqu’ici, l’obtention d’un extrait de casier judiciaire relevait souvent d’un véritable parcours du combattant pour les citoyens nés loin de leur localité actuelle. Avec ce nouveau centre, l’objectif est clair : mettre fin aux lourdeurs administratives et aux déplacements contraignants. « La dématérialisation permettra à terme de délivrer ce document en un clic, au bénéfice du citoyen », a assuré le ministre, insistant sur le caractère inclusif et simplificateur de la réforme.

Cette innovation s’inscrit dans un projet de loi actuellement examiné à l’Assemblée nationale. Elle a été évoquée par Ousmane Diagne lors du vote, à l’unanimité, de la loi sur l’accès à l’information publique. Ce texte, considéré comme un jalon important dans la construction d’une gouvernance plus transparente, fait partie d’un paquet législatif comprenant quatre projets de loi. Parmi eux figurent la réforme de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC) et le renforcement de l’obligation de déclaration de patrimoine pour les responsables publics.

Lors des débats parlementaires, plusieurs députés ont rappelé les difficultés persistantes auxquelles font face de nombreux citoyens, notamment dans les zones éloignées ou rurales, lorsqu’il s’agit d’obtenir leur casier judiciaire. La création de ce centre vient répondre directement à cette préoccupation récurrente, en offrant une solution digitale et uniformisée.

Au-delà du casier judiciaire, Ousmane Diagne a également révélé l’ambition du ministère de la Justice de mettre en place une bibliothèque numérique destinée à rassembler et à rendre accessible à tous les textes de loi ainsi que les décisions de justice. Une telle base documentaire contribuerait à démocratiser l’accès à l’information juridique et à renforcer l’État de droit.

Avec ces réformes, le gouvernement entend donner un signal fort en matière de transparence, de bonne gouvernance et de modernisation des services publics. Si elles aboutissent, les innovations annoncées devraient transformer durablement la relation entre l’administration judiciaire et les citoyens, en réduisant les lenteurs, en favorisant l’équité territoriale et en consolidant la confiance dans l’institution judiciaire.

Crue du fleuve Sénégal : vigilance orange à Matam et Toufoundé Civé

Les eaux du fleuve Sénégal continuent de monter et inquiètent les autorités. Ce mardi 26 août 2025, la vigilance orange a été déclenchée dans les zones de Matam et Toufoundé Civé, où les cotes hydrométriques franchissent désormais les seuils critiques. À Matam, la hauteur d’eau a atteint 8,01 mètres, dépassant le seuil d’alerte fixé à 8 mètres, avec une tendance toujours orientée à la hausse. La situation reste donc particulièrement préoccupante dans cette partie de la vallée.

À Bakel, les instruments de mesure indiquent une cote de 9,94 mètres, soit à seulement quelques centimètres du seuil critique de 10 mètres. La tendance est cette fois à la baisse, ce qui constitue un signe encourageant, mais qui n’écarte pas totalement le risque de débordement en cas de nouveaux épisodes pluvieux. Plus en amont, à Kayes, le niveau reste contenu à 6,04 mètres, bien en deçà du seuil d’alerte fixé à 8 mètres. Les autorités rappellent cependant que les précipitations annoncées dans les prochains jours pourraient changer rapidement la donne.

Face à cette situation, l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) maintient son plan d’alerte actif. Celui-ci repose sur une cartographie précise des zones inondables, des seuils fixés pour chaque localité et un système d’alerte impliquant les autorités administratives, les comités locaux de lutte et les médias. L’objectif est d’assurer une diffusion rapide et efficace de l’information, afin que les populations puissent prendre les dispositions nécessaires avant toute crue brutale.

En amont du fleuve, le barrage de Manantali joue un rôle déterminant. En stockant une partie de l’eau et en écrêtant la crue du Bafing, il permet de limiter l’impact de la montée des eaux dans la vallée et le delta. « Nous appelons les populations de la vallée et du delta à rester vigilantes et à prendre toutes les dispositions nécessaires », ont insisté les autorités, soulignant que la prudence reste de mise malgré les mesures de régulation en place.

Pour l’instant, les zones de Bakel et Gouraye demeurent sous vigilance jaune. Mais l’évolution des précipitations et des débits en amont pourrait modifier la situation dans les jours à venir. Dans ce contexte incertain, les riverains sont invités à suivre de près les consignes de sécurité, tandis que les comités de veille locaux se préparent à intervenir en cas de montée soudaine des eaux.

Sénégal : plus de 15 000 détenus recensés, dont 547 en longue détention

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a livré des chiffres préoccupants sur la situation carcérale au Sénégal. Devant les députés, ce mardi, lors de la plénière consacrée au projet de loi sur le statut et la protection des lanceurs d’alerte, le Garde des Sceaux a indiqué que le pays comptait 15 267 détenus au 18 août 2025.

Interpellé par le député Saliou Dione sur la question des longues détentions provisoires, le ministre a reconnu l’ampleur du problème. Selon les données communiquées, 547 détenus sont incarcérés depuis trois ans ou plus en attente de jugement. Cela représente 3,58 % de la population carcérale totale, un chiffre qui met en lumière la lenteur et les dysfonctionnements de la machine judiciaire. Ousmane Diagne a précisé que la durée moyenne de détention au Sénégal s’élève actuellement à une année, un délai qui dépasse largement les standards internationaux.

Face à cette situation, le ministre a souligné les efforts engagés pour inverser la tendance. Il a notamment évoqué l’introduction de la limite de six mois pour les détentions en matière correctionnelle, une réforme destinée à limiter l’accumulation des dossiers en suspens et à éviter des privations de liberté indûment prolongées. « On est en train de trouver les moyens d’y remédier », a-t-il insisté, tout en réaffirmant l’engagement de son département à poursuivre les réformes structurelles de la justice.

La problématique des longues détentions n’est pas nouvelle. Elle avait déjà été dénoncée lors des Assises de la Justice en mai 2024, où magistrats, avocats et organisations de défense des droits de l’homme avaient mis en garde contre l’engorgement des prisons et la lenteur des procédures judiciaires. Le phénomène contribue non seulement à une surpopulation carcérale chronique, mais aussi à des conditions de détention souvent jugées indignes.

Dans ce contexte, les chiffres rendus publics par Ousmane Diagne confirment l’urgence d’une réforme profonde. Si la limitation des délais de détention provisoire constitue une avancée, les observateurs estiment que des mesures complémentaires seront nécessaires : renforcement des effectifs judiciaires, amélioration de la gestion des dossiers, recours accru aux alternatives à l’incarcération. Autant de pistes sur lesquelles le gouvernement dit travailler, mais dont la mise en œuvre reste attendue avec impatience par les acteurs de la justice et les organisations de défense des droits humains.

La question des longues détentions continue ainsi d’incarner l’un des défis majeurs du système judiciaire sénégalais. Les prochains mois permettront de mesurer si les réformes annoncées par le ministre de la Justice parviennent à alléger durablement le poids de cette problématique sur les détenus et sur l’ensemble de la société.

Rufisque/Projet RECFIM-ICC : Une formalisation autour des métiers de l’artisanat

Rufisque, 21 août 2025 – Le Ministère de la Formation Professionnelle et Technique, à travers la Direction de l’Apprentissage, en partenariat avec le CETUD, le 3FPT et l’USCP, a tenu ce jour une Assemblée générale d’information et de mobilisation, organisée par le Comité Départemental de l’Apprentissage (CDA) de Rufisque, dans le cadre du volet formation (C4.2) du projet RECFIM.

La rencontre a permis de :

Présenter les résultats des ateliers départementaux de cadrage et de planification ;

Partager les enjeux et opportunités du projet avec les acteurs locaux ;

Expliquer les critères et modalités de sélection des maîtres d’apprentissage et des apprentis ;

Distribuer et expliciter les questionnaires de présélection.

Le projet cible cinq métiers stratégiques de la mobilité : mécanicien auto, électricien auto, tôlier/carrossier, tapissier auto et technicien en froid & climatisation.

Avec une forte mobilisation des acteurs de Rufisque, cette Assemblée marque une étape décisive dans la mise en œuvre du dispositif qui vise à qualifier 750 apprentis et 150 maîtres d’apprentissage, en faveur d’un transport public plus sûr, moderne et inclusif.

Rufisque/Projet RECFIM-ICC : Une formalisation autour des métiers de l'artisanat

Éliminatoires Mondial 2026 : Sénégal–Soudan reporté au 5 septembre

La Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a annoncé un léger réaménagement du calendrier des éliminatoires de la Coupe du monde 2026. Le match entre le Sénégal et le Soudan, comptant pour la septième journée des qualifications, initialement programmé le jeudi 4 septembre 2025, se jouera finalement le vendredi 5 septembre à 19h00 au Stade Abdoulaye Wade de Diamniadio.

La décision intervient en raison de la célébration du Maouloud, également appelé Gamou, prévue le 4 septembre. Dans son communiqué officiel, la FSF a précisé que la Confédération Africaine de Football (CAF) et la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) ont toutes deux validé ce décalage, afin de permettre aux fidèles musulmans de marquer cette importante date religieuse. Ce report d’un jour, bien que minime, illustre la volonté des instances sportives d’accorder une place au contexte culturel et spirituel du pays hôte.

Pour les Lions de la Teranga, cette rencontre face au Soudan revêt une importance capitale. Avec un groupe B particulièrement disputé, chaque point comptera dans la course au Mondial. Le Sénégal, actuellement deuxième avec 12 points et une différence de buts de +7, se trouve à une courte longueur derrière la RD Congo, leader avec 13 points (+5). Le Soudan, adversaire du 5 septembre, affiche lui aussi 12 points mais une différence de buts légèrement inférieure (+6). Autant dire que ce duel direct pourrait rebattre les cartes du classement et déterminer l’équilibre des forces à l’approche de la dernière ligne droite des éliminatoires.

Après cette affiche à Diamniadio, l’équipe de Pape Thiaw enchaînera avec un déplacement périlleux à Kinshasa, le 9 septembre, pour défier la RD Congo. Cette double confrontation, à domicile puis à l’extérieur, sera déterminante pour clarifier les ambitions sénégalaises et conforter leur statut de favori du groupe.

Derrière le trio de tête, le Togo, avec seulement 4 points, semble déjà distancé, tout comme le Soudan du Sud (3 points) et la Mauritanie (2 points), qui ferment la marche. La lutte pour la première place, synonyme de qualification directe pour le Mondial, se jouera donc très probablement entre la RD Congo, le Sénégal et le Soudan. Dans cette bataille serrée, le moindre faux pas peut s’avérer décisif.

Le Stade Abdoulaye Wade s’apprête ainsi à accueillir une rencontre qui ne sera pas qu’un simple match de qualification, mais une véritable finale avant l’heure. Les supporters sénégalais, eux, espèrent voir leur équipe consolider sa dynamique et franchir un pas supplémentaire vers une nouvelle participation à la Coupe du monde.

Le changement climatique au cœur du conflit dans le sahel

Les conflits dans la région du Liptako Gourma sont liés à plusieurs causes. Nous constatons une

imbrication des dynamiques de conflits et d’insécurité dans cette région. La dynamique des conflits

trouve ses racines dans un éventail de causes structurelles et de moteurs interconnectés qui

s’expriment à travers des lignes de conflits, c’est à dire des positions ou objectifs antagoniques

adoptés par plusieurs acteurs. Il est rapporté dans plusieurs rapports internationaux de manière

convergente que les principales causes identifiées seraient liées au changement climatique, la

pression démographique, les fractures sociales et le déficit de gouvernance économique et sociale.

Ce sont ces mêmes facteurs d’ailleurs qui ont conduit à ces changements anticonstitutionnels de

régime politique commun à ces trois pays du Liptako. Il est important de préciser une seconde fois

que ces causes structurelles de conflits sont inters reliés. Force est de constater que le changement

climatique et la croissance démographique entraînent un effet d’amplification des conflits et des

antagonismes dont les racines sont à rechercher dans la stratification sociale et la marginalisation de

certaines composantes de la population. Parmi les causes structurelles aussi, il y a le changement

climatique qui se traduit par la sécheresse et les inondations. Ceci a pour conséquence la dégradation

des terres donc peu d’activité agricoles. La variabilité des précipitations, la désertification et

l’ensablement au fleuve Niger contribuent à une surexploitation des ressources naturelles donc

baisse des productions et des rendements, on constate également une fragilisation des systèmes de

culture pluviale mais encore et surtout la vulnérabilité accrue de l’élevage pastoral. Parmi toutes ces

causes, la problématique de la protection de l’environnement se pose avec comme fait majeur la

dégradation des ressources forestières. Les sécheresses répétées qui affectent le sahel depuis près

d’un demi-siècle ont fini de mettre en exergue la vulnérabilité des systèmes de production face aux

aléas climatiques. Tout ceci favorise à alimenter le moteur des conflits internes dans la zone. Ces

causes structurelles conduisent à la dégradation des conditions des populations qui conduisent à leur

tour à la paupérisation, aux migrations tant légales qu’illégales, elles conduisent également les

populations à élaborer des stratégies de survie provoquées d’autre part par l’insécurité alimentaire,

ce qui mène au triste constat que tout ceci a pour finalité la création de tensions inter familiales, de

conflits intercommunautaires et enfin une situation de conflit interne de manière générale. Tous ces

facteurs, additionnés à l’incapacité des gouvernants à trouver des solutions efficaces à ces conflits

internes, la porosité des frontières, la vétusté de l’armement, et des militaires sous équipés et mal

formés installe peu à peu des cellules terroristes un peu partout dans la zone des frontières créant

ainsi une situation de chaos total et de non Etat.

Mohamed Abdoulaye Diallo

Mba Diplomatie et Géostratégie

Spécialiste des questions de Défense et Sécurité

Consultant Climat et Environnement

Directeur du Département Climat et Environnement du think thank Millenium African Institute ,

Nations et Démocratie

NAELYA : La Révolution du Rap Sénégalais

Dans un paysage musical en pleine effervescence, une étoile se dresse et clame haut et fort la puissance d’un renouveau culturel. NAELYA, jeune rappeuse intrépide, n’est pas seulement une artiste, elle est le porte-voix d’une révolution qui transcende les frontières de la tradition et de la modernité. Son talent, indéniable et irrésistible, s’impose avec force dans un univers où chaque note est une arme et chaque parole un cri du cœur.

Un Talent Inébranlable et Une Voix Engagée

NARLYA ne se contente pas d’orner la scène musicale sénégalaise : elle la transforme. Par son flow incisif et ses textes percutants, elle dénonce les injustices et célèbre l’héritage d’un peuple fier. Sa musique, à la fois engagée et visionnaire, s’adresse à toutes celles et ceux qui refusent de se laisser asservir par les diktats du statu quo. Chaque morceau est un manifeste, chaque refrain une invitation à se lever pour défendre la dignité et la liberté. Dans un monde en quête de repères, elle apparaît comme la lumière guidant la jeunesse vers un avenir prometteur.

La Fusion des Traditions et de l’Audace Moderne

Dans un savant mélange de rythmes ancestraux et de sonorités urbaines, Queen Dollars incarne le parfait équilibre entre le respect des traditions et l’appel vibrant à l’innovation. Elle puise dans les richesses de la culture sénégalaise pour créer une musique qui résonne avec force et authenticité. Son art est un pont entre le passé et l’avenir, rappelant que les racines profondes peuvent nourrir une créativité sans limites. À travers ses morceaux, elle prouve qu’il est possible de rester fidèle à son héritage tout en se réinventant pour répondre aux enjeux contemporains.

Un Appel à l’Action et à l’Espoir

Loin de se contenter d’un succès éphémère, NAELYA déploie toute son énergie pour inspirer et mobiliser. Son parcours est un véritable appel à l’action pour toute une génération en quête de sens et de renouveau. Avec une détermination sans faille, elle s’impose comme une figure emblématique de la lutte pour l’émancipation et l’autonomie culturelle. Sa musique est une arme de propagande, un cri de ralliement qui invite chacun à participer à la construction d’un monde plus juste et plus humain.

Conclusion : Le Phare d’une Nouvelle Ère

NAELYA n’est pas simplement une rappeuse ; elle est le symbole d’un mouvement irrésistible qui révolutionne le rap sénégalais. Son talent, magnifié par une vision audacieuse et un engagement sans compromis, illumine la scène musicale et ouvre la voie à une ère nouvelle. Dans un monde qui a besoin de voix fortes et d’esprits libres, NAELYA se dresse avec fierté et détermination, démontrant que l’avenir appartient à ceux qui osent rêver et agir. Vive la révolution du rap, vive Queen Dollars !

Mame Thierno Birahim Mbacké, « Borom Darou », en visite à Lat Diop à Rebeuss

L’ancien ministre des Sports et ex-directeur général de la Lonase, Lat Diop, a reçu ce lundi à la prison de Rebeuss une visite de marque. Selon Les Échos, le marabout Mame Thierno Birahim Mbacké, plus connu sous le nom de « Borom Darou », s’est rendu auprès de lui dans sa cellule.

La rencontre a été accueillie avec beaucoup de chaleur, aussi bien par Lat Diop lui-même que par les autres détenus qui ont manifesté leur joie de voir la figure religieuse. La présence du guide mouride a été perçue comme un réconfort moral pour l’ancien responsable politique aujourd’hui en détention.

Pour rappel, Lat Diop est placé sous mandat de dépôt depuis le 26 septembre 2024. Il est poursuivi pour détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et extorsion de fonds. Le montant du préjudice est estimé à 8 milliards de francs CFA.

Touba – La polémique autour des images d’Absa Faye et Oumy Faye : entre vie privée, communication politique et lecture partisane

La récente visite du président Bassirou Diomaye Faye à Touba, en prélude au Grand Magal, a été marquée par une polémique inattendue. Des images montrant Absa Faye, seconde épouse du chef de l’État, aux côtés de sa sœur Oumy Faye — épouse de Me Oumar Youm, figure de l’APR et ancien ministre sous Macky Sall — ont suscité de vives réactions, notamment dans les rangs du Pastef, parti au pouvoir.

Pour beaucoup, cette proximité affichée brouille les lignes et réactive des débats sensibles sur la place de la famille présidentielle dans les affaires publiques.

Le sociologue Abdoulaye Cissé souligne que, dans l’imaginaire sénégalais, « la frontière entre vie privée et pouvoir est extrêmement fragile ». Selon lui, les épouses de présidents sont perçues comme des « actrices de l’ombre », influentes auprès de leur conjoint. En référence à l’expression wolof « wax taan ak sama njégenaay » (discuter avec mon oreiller), il rappelle que la Première dame est souvent considérée comme la première confidente du chef de l’État.

Dans le cas d’Absa et Oumy Faye, Cissé propose deux lectures : soit elles avaient déjà une relation étroite avant l’accession au pouvoir, rendant leur apparition naturelle, soit cette proximité est récente et devient alors source d’interrogations, surtout au regard du lien avec Me Oumar Youm. Pour le sociologue, cette controverse traduit les tensions persistantes entre exigences de justice et réalités familiales, dans un contexte encore marqué par les 86 morts enregistrés lors des troubles politiques de 2021 à 2024.

Pour le communicant Fernand Mendy, les critiques ne sont pas dénuées de sens. « Elles traduisent une vigilance populaire légitime, surtout envers un régime élu sur la promesse de rupture avec les pratiques familiales du passé », explique-t-il.

Selon lui, la photo a ravivé une mémoire collective douloureuse, marquée par les soupçons de népotisme et de gestion familiale du pouvoir sous les régimes précédents. D’où son appel à une communication présidentielle plus claire et transparente : « Chaque apparition officielle et chaque accompagnant symbolisent l’image de la République. L’anticipation est cruciale pour éviter les malentendus et renforcer la crédibilité du discours de rupture. »

Une polémique jugée « ridicule et dangereuse »

À l’inverse, le politologue Assane Samb relativise fortement l’affaire. Il estime que la controverse est « ridicule et dangereuse ». Pour lui, Absa Faye est libre de ses fréquentations, d’autant qu’aucun statut officiel de Première dame n’existe au Sénégal. « Seul le président est comptable de son entourage. Chercher à diaboliser ses proches est un moyen détourné de fragiliser le pouvoir », soutient-il.

Il avertit par ailleurs que cette obsession à guetter des signes de clanisme là où il n’y a que des liens familiaux normaux pourrait se retourner contre les détracteurs. « La diabolisation excessive de la famille présidentielle risque de renforcer, par effet de sympathie, l’image du couple présidentiel auprès de l’opinion », conclut-il.

L’affaire met en lumière une constante de la vie politique sénégalaise : la confusion récurrente entre sphère privée et sphère publique au sommet de l’État. Si certains y voient un simple épisode familial sans conséquence, d’autres y lisent une alerte sur les risques de reproduction des pratiques que la nouvelle gouvernance avait promis de bannir.

Gouvernance : L’Assemblée nationale adopte deux lois majeures sur la transparence et la lutte contre la corruption

L’Assemblée nationale a marqué un tournant important ce lundi 25 août 2025 en adoptant deux projets de loi emblématiques qui renforcent les mécanismes de transparence et de bonne gouvernance au Sénégal. Réunis en séance plénière, les députés de la 15e législature ont voté, à une large majorité, le projet de loi n°15/2025 relatif à la déclaration de patrimoine ainsi que le projet de loi n°12/2025 portant création de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC).

Le premier texte vise à encadrer la déclaration de patrimoine des autorités publiques et responsables institutionnels, dans l’optique de prévenir les enrichissements illicites et d’instaurer une plus grande confiance entre gouvernants et citoyens. Pour les parlementaires, ce mécanisme constitue un gage de transparence et participe à l’assainissement de la vie publique.

Le second projet, relatif à l’OFNAC, introduit une réforme de fond de cet organe chargé de lutter contre la corruption. Bien que placé sous la tutelle institutionnelle de la Présidence de la République, le nouvel OFNAC demeure un organe indépendant, doté de moyens et de prérogatives renforcés pour accomplir efficacement ses missions.

Le ministre de la Justice, qui défendait le texte, a souligné la nécessité d’un rattachement à la Présidence afin de conférer à l’organe une autorité « suffisamment forte » pour asseoir son action, tout en évitant qu’il ne devienne un « électron libre ».

À l’Assemblée, les réactions ont été globalement favorables. Plusieurs parlementaires ont salué des avancées notables en matière de gouvernance, estimant que ces deux lois traduisent la volonté des autorités de renforcer les garde-fous contre la corruption et d’ancrer davantage la culture de reddition des comptes.

Bassirou Diomaye Faye fait sa rentrée politique avec le premier Conseil des ministres de la saison

Après une pause estivale ponctuée de déplacements officiels et privés, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, reprend ce mercredi le fil de ses activités institutionnelles avec la tenue du premier Conseil des ministres de la rentrée. Une rencontre que beaucoup considèrent déjà comme un moment clé pour relancer l’action gouvernementale.

Durant cette trêve, le chef de l’État a alterné repos et engagements de terrain. Dans les îles du Saloum, il s’est accordé quelques jours en famille, sans pour autant perdre de vue les préoccupations des populations locales. Quelques jours plus tard, il s’est rendu aux Parcelles Assainies pour constater les dégâts des fortes pluies et exprimer sa solidarité aux habitants durement touchés par les inondations.

Sur le plan international, Bassirou Diomaye Faye a marqué un temps fort avec un voyage officiel au Japon. Accompagné de l’une des premières dames, il y a rencontré les autorités nippones pour renforcer la coopération bilatérale, notamment dans les domaines économique, technologique et diplomatique.

Soussoung : Aïda Sarr, sœur du président Diomaye Faye, dénonce un « forcing foncier » et interpelle directement le chef de l’État

Le climat est électrique à Soussoung. Ce dimanche 24 août, le Collectif pour la Défense des Intérêts Fonciers, accompagné de conseillers municipaux et de populations locales, a tenu une conférence de presse pour dénoncer avec vigueur ce qu’il qualifie de « forcing » et « d’injustice criarde » autour d’un litige foncier qui secoue la localité.

Parmi les prises de parole marquantes, celle d’Aïda Sarr, sœur du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et conseillère municipale. Très émue, elle a lancé un appel solennel à son frère :

« Je suis la sœur du président Bassirou Diomaye Faye. Sur cette affaire, je suis à la fois confuse et honteuse. Nous avons le sentiment que rien n’a changé au Sénégal. Nous continuons à vivre la pire des choses : les mêmes pratiques, les mêmes injustices. Je demande solennellement à mon frère, le président, de m’écouter et de m’entendre, moi, sa sœur. Cette affaire ne doit pas exister, surtout dans son propre fief. »

La conseillère municipale dit avoir été écartée des délibérations sur le dossier, affirmant que la décision avait été adoptée avant même la convocation officielle du conseil. Un procédé qui alimente, selon elle, la méfiance et les soupçons à l’égard des autorités locales.

De son côté, Ndiome Thiaw, coordonnateur du Collectif pour la Défense des Intérêts de Soussoung, a rejeté les informations selon lesquelles des indemnisations auraient été versées aux habitants :

« C’est totalement faux ! Personne ici n’a reçu un seul franc. Pendant que les terres sont bradées, les autorités restent muettes. C’est inadmissible. »

Il alerte sur une situation de plus en plus explosive : des jeunes auraient quitté le village par crainte de représailles, et l’économie locale, basée essentiellement sur l’agriculture et l’élevage, se retrouve paralysée.

Le dossier foncier ne se limite pas aux contestations. Le collectif dénonce également une répression judiciaire. Neuf personnes sont actuellement en détention, après de récentes arrestations qui, selon les habitants, aggravent la peur et la colère.

Face à cette crise, les populations de Soussoung appellent directement le chef de l’État à intervenir pour rétablir la justice et la paix sociale.

« Nous voulons juste vivre dignement sur nos terres. Nous n’accepterons pas de les perdre dans l’indifférence générale, » a martelé Ndiome Thiaw.

Mamadou Sy Tounkara devant les enquêteurs pour faits graves : ce qu’il risque vraiment

Le chroniqueur Mamadou Sy Tounkara est convoqué ce mardi à la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSI), à la suite d’une publication polémique sur la proposition de loi criminalisant l’homosexualité. Ses déclarations, jugées sensibles, ont suscité de vives réactions et pourraient lui valoir de lourdes sanctions judiciaires.

Dans son analyse, Mamadou Sy Tounkara a soutenu que la proposition de loi criminalisant l’homosexualité est devenue « caduque ». Il fonde son argument sur l’article 60, alinéa 5, du règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui impose que toute proposition de loi soit examinée au plus tard lors de la session ordinaire suivant son dépôt. Selon lui, l’absence d’examen équivaut à un « rejet implicite ».

Cette lecture du texte législatif contredit frontalement la position officielle de l’Assemblée nationale. Le député Amadou Ba (Pastef) a réagi en affirmant que la proposition est toujours en cours d’examen et qu’elle sera « adoptée sans faiblesse ».

La convocation de Mamadou Sy Tounkara repose sur deux dispositions du Code pénal sénégalais :

La diffusion de fausses nouvelles (article 255) La mise en danger de la paix publique

En présentant comme un fait établi le rejet du texte, il pourrait lui être reproché d’avoir semé la confusion dans l’opinion et alimenté un débat explosif autour d’un sujet hautement sensible.

Si les poursuites aboutissent, le chroniqueur pourrait être inculpé pour propagation de fausses nouvelles, une infraction passible de peines d’emprisonnement et d’amendes. La qualification pourrait être aggravée si le juge estime que ses propos portent atteinte à la sérénité des institutions ou menacent la cohésion sociale.

Actualité : la professeure Amsatou Sow Sidibé se prononce

C’est au cours de l’émission Yoon Wi, animée par Ndiogou Diène sur la RFM, que la présidente de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), la professeure Amsatou Sow Sidibé, s’est exprimée sur plusieurs sujets d’actualité : justice, cohésion sociale, nouvelles autorités, discours haineux, etc.

Les discours haineux

La situation sociale du Sénégal inquiète la présidente du CNDH, qui exhorte les populations à davantage de compassion et de solidarité. Elle estime que le climat de division actuel n’est favorable à personne et freine la bonne marche du pays.

« Il faut mettre un terme aux discours haineux, apprendre à positiver et à dire du bien des autres. Au niveau de la commission, nous travaillons beaucoup à lutter contre ce phénomène, notamment avec les journalistes, dont les plateaux sont souvent utilisés pour propager ce type de discours par leurs invités. Nous sommes très concernés par la question, car nous avons encore l’exemple du Rwanda qui a sombré dans le chaos à cause de ces discours haineux. »

Affaire Doudou Coulibaly et liberté d’expression

Sur le dossier du journaliste Doudou Coulibaly, la présidente du CNDH rappelle que la liberté d’expression est un droit fondamental inscrit dans les chartes qui régissent le pays.

« C’est un droit qui nous importe beaucoup au niveau des droits de l’homme. Cependant, en tant que juristes, nous savons qu’aucun droit ne peut être utilisé pour bafouer celui d’autrui. La liberté d’expression est encadrée, on ne peut pas en user et en abuser à sa guise. »

Tout en reconnaissant que le journaliste a commis une faute et doit répondre de ses actes, elle souligne que sa situation sanitaire doit être prise en considération : « Vu son état de santé, une incarcération pourrait entraîner le pire. Il devrait présenter des excuses pour son écart. »

La relation Diomaye – Sonko

À propos de la relation entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, Amsatou Sow Sidibé déclare :

« Pour moi, ces deux hommes ont une relation de thiéré ak mew : l’un ne va pas sans l’autre. C’est la force de ce duo qui permettra de relever le défi d’un Sénégal prospère. Ceux qui parient sur leur séparation doivent déchanter, car ce sont deux personnes intelligentes qui travaillent pour l’intérêt supérieur de la nation. »

Elle invite les Sénégalais à laisser les nouvelles autorités travailler et à leur accorder du temps : « Ils viennent de trouver un pays traversé par de nombreuses difficultés. Relever l’économie ne sera pas chose aisée, mais ils sont en train de nouer des partenariats importants. Accordons-leur le bénéfice du doute et soyons patients. »

Les évènements de 2021-2024 et l’indépendance de la justice

Revenant sur les violences et tensions de ces dernières années, la présidente du CNDH plaide pour un retour à la confiance dans la justice :

« C’est la justice qui nous rétablit dans nos droits, qui punit les coupables, qui règle les différends… Les citoyens doivent respecter les magistrats, qui connaissent leur métier et appliquent la loi sans parti pris. »

Tout en reconnaissant que les morts et emprisonnements restent encore dans les mémoires, elle estime qu’il faut « laisser les juges travailler et mener les investigations nécessaires afin de situer les responsabilités ». Elle rend hommage au ministre de la Justice, qu’elle qualifie de « magistrat pétri de valeurs et travailleur ».

Une journée nationale de la cohésion sociale

Face aux divisions qui ont marqué la société ces dernières années, la CNDH envisage l’instauration d’une Journée de la cohésion sociale.

« Nous travaillons à finaliser cette initiative et, d’ici la fin de l’année, nous allons appeler les Sénégalais autour de cette journée de réconciliation et d’union. Elle sera célébrée chaque année pour renforcer la fraternité et faire oublier les rancunes. »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°544 – 26/08/2025

🔴 ÉLECTION D’ABASS FALL À LA MAIRIE DE DAKAR : « QUI A TRAHI ? » S’INTERROGE BOUGANE
🔴 MAMADOU SY TOUNKARA CONVOQUÉ À LA DIVISION SPÉCIALE DE LA CYBERSÉCURITÉ : UNE CHASSE AUX VOIX DISCORDANTES ?

🔴 ÉLECTION D’ABDOULAYE FALL À LA TÊTE DE LA FSF : MADY TOURÉ DÉPOSE UN RECOURS
🔴 PHASES NATIONALES 2025 (8ES) : CAMPEMENT GUINGUINÉO SURCLASSE BOKK JOM

Urbanisme à Dakar : malgré la contestation, le ministère s’entête à installer un clerc notaire

Malgré la levée de boucliers des professionnels du secteur – Ordre des architectes, Association des urbanistes, ingénieurs et techniciens du bâtiment – l’administration poursuit son cours. Le cabinet du ministre Moussa Balla Fofana et la direction des ressources humaines ont fixé à mercredi prochain la cérémonie officielle de passation de service, afin d’installer un clerc notaire à la tête du Service régional de l’Urbanisme et de l’Habitat de Dakar.

Cette décision, jugée « incompréhensible et périlleuse » par de nombreux acteurs du domaine, fait craindre des conséquences graves sur la planification et la gestion urbaine de la capitale. Dakar, qui concentre près du quart de la population nationale, subit une pression foncière sans précédent et fait face à des défis majeurs : inondations récurrentes, spéculation immobilière, absence de plan d’aménagement cohérent, vétusté d’une partie du patrimoine bâti.

« Remettre entre les mains d’un clerc, sans formation en urbanisme, en aménagement ou en architecture, la responsabilité d’un service aussi stratégique revient à hypothéquer l’avenir de Dakar. C’est exposer nos populations à plus de désordre urbain, à des constructions anarchiques et à un affaiblissement des politiques publiques en matière de logement et de cadre de vie », avertit un ancien directeur de l’urbanisme.

Les professionnels redoutent également que cette nomination n’affaiblisse l’autorité technique du service face aux lobbies fonciers et aux spéculateurs. Selon eux, le clerc, n’ayant ni l’expertise ni l’expérience du secteur, risque de devenir une simple courroie de transmission de décisions politiques ou privées, au détriment de l’intérêt général.

Cette situation met aussi en lumière une autre inquiétude : la démotivation des cadres qualifiés laissés en marge, alors que de nombreux urbanistes, architectes et ingénieurs restent disponibles, parfois relégués dans des bureaux sans responsabilités réelles.

Pour les contestataires, cette insistance du ministère sonne comme un bras de fer contre les corps de métier. Ils appellent une nouvelle fois le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko à intervenir d’urgence, avant que la passation ne soit actée.

« Le secteur de l’urbanisme est transversal et conditionne le développement de toutes les autres politiques publiques. Si nous ratons Dakar, c’est tout le pays qui en paiera le prix », alerte un urbaniste membre de l’association.

À quelques jours de la cérémonie, les regards restent braqués sur le département ministériel. L’installation annoncée pourrait non seulement accentuer la contestation des professionnels, mais aussi ouvrir une crise de confiance entre le gouvernement et les acteurs du cadre de vie.

Sénégal – Justice : Bougar Diouf, président de l’UPS, placé sous mandat de dépôt pour diffusion de fausses nouvelles

Déféré ce lundi devant le parquet par la Division spéciale de cybersécurité (DSC), Bougar Diouf, président de l’Union des panafricanistes sénégalais (UPS) et membre de la coalition DiomayePrésident, a été placé sous mandat de dépôt par le procureur de la République, a appris Seneweb de sources judiciaires. Son procès en flagrant délit est prévu pour mercredi prochain.

L’arrestation de Bougar Diouf fait suite à des déclarations jugées controversées qu’il a récemment tenues au sujet du Premier ministre Ousmane Sonko et de la situation sécuritaire en Casamance. Selon les enquêteurs, ses propos, diffusés sur les réseaux sociaux, relèveraient de la « diffusion de fausses nouvelles » susceptible de porter atteinte à l’ordre public.

Militant panafricaniste connu pour ses prises de position radicales, Bougar Diouf est également un allié de la coalition au pouvoir. Son arrestation et son incarcération interviennent dans un contexte où la liberté d’expression sur internet et la régulation de la communication numérique suscitent un vif débat au Sénégal.

Bougar Diouf sera jugé en flagrant délit mercredi. Si la justice confirme les accusations, il pourrait encourir des sanctions pénales allant de lourdes amendes à une peine d’emprisonnement, conformément aux dispositions du code pénal et de la loi sur la cybersécurité.

Kaolack – Environnement : Les femmes offrent 1000 plantes au ministre de l’Environnement

La mobilisation citoyenne pour la protection de l’environnement s’est encore manifestée à Kaolack. Ce lundi 25 août 2025, les associations de promotion féminine regroupées au sein de la plateforme « Les Amazones du Saloum » ont procédé à la remise symbolique de 1000 plantes au ministre de l’Environnement et de la Transition écologique, Daouda Ngom, dans le cadre de la campagne nationale de reboisement.

L’événement s’est déroulé en marge de la caravane écologique nationale lancée par le ministère, et a réuni plusieurs acteurs institutionnels et communautaires.

Un engagement citoyen et patriotique

Prenant la parole, Marième Pouye Anne Kouyaté, Préfet du département de Guinguinéo, a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la continuité de la forte mobilisation enregistrée le 8 mars dernier, lors d’un grand rassemblement des organisations féminines des trois départements de la région.

« Dans une dynamique de continuité, d’engagement et de patriotisme, les femmes de la région ont jugé nécessaire d’apporter leur contribution à la campagne nationale de reboisement initiée par les plus hautes autorités. Elles ont réussi à mobiliser 1000 plantes avec des gabillons pour reboiser dans les 40 heures au niveau régional », a-t-elle déclaré.

Le reboisement, une stratégie de survie

Madame le Préfet a insisté sur la portée environnementale et sociale de ce geste :

« Le reboisement n’est pas seulement une action environnementale, c’est une véritable stratégie de survie et de développement pour nos sociétés. Dans un contexte marqué par la déforestation, l’avancée du désert et le changement climatique, planter un arbre devient un geste vital qui touche directement nos conditions de vie. »

Elle a également rappelé les dangers liés à la disparition annuelle de milliers d’hectares de forêts du fait de l’agriculture extensive, de l’exploitation du bois de chauffe et de l’urbanisation. Selon elle, cette perte de couverture végétale entraîne la dégradation des sols, la baisse de la fertilité et la raréfaction des ressources en eau.

« Le reboisement contribue à restaurer l’équilibre naturel, à offrir une barrière contre l’érosion et à régénérer les terres », a-t-elle conclu.

Une contribution féminine saluée

La remise de ces 1000 plantes constitue ainsi un geste fort de la part des femmes de Kaolack, déterminées à jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre la déforestation et la protection de l’environnement. Le ministre Daouda Ngom a salué cet engagement, soulignant que de telles initiatives renforcent la réussite de la campagne nationale de reboisement et participent à l’ancrage d’une conscience écologique durable au sein des communautés.

Saint-Louis : une course-poursuite spectaculaire après le vol d’une ambulance du SAMU

La ville de Saint-Louis a été le théâtre, le 24 août 2025, d’une scène digne d’un film d’action. Un homme a été interpellé par la police après avoir volé une ambulance du SAMU et provoqué une course-poursuite qui a mis en danger la vie des agents intervenus.

Selon la version officielle fournie par la police, tout a commencé lorsqu’un citoyen a alerté les autorités sur la disparition d’une ambulance du Service d’Assistance Médicale d’Urgence (SAMU), aperçue en direction de l’Université Gaston Berger (UGB). Immédiatement, des équipes ont été déployées pour intercepter le véhicule.

Positionnés à un carrefour stratégique, des agents de police ont tenté de stopper l’ambulance. Le conducteur a d’abord ralenti, donnant l’impression de se rendre, avant de foncer brusquement sur les forces de l’ordre. L’un des policiers a essayé d’ouvrir la portière pour neutraliser le suspect, mais celui-ci a forcé le passage, obligeant l’agent à se retirer de justesse.

La poursuite s’est prolongée jusqu’à ce que l’ambulance percute un mur. Le choc a permis aux policiers de mettre enfin la main sur le conducteur, qui a été immédiatement arrêté.

Placée en garde à vue, la personne interpellée a reconnu les faits. Originaire de Kanel et en route pour Joal, il a affirmé avoir été abandonné par son chauffeur à la gare routière de Saint-Louis. Perdu, sans argent et sans solution de transport, il aurait trouvé l’ambulance laissée en marche et décidé de la voler pour regagner son domicile.

Les charges retenues

vol d’un véhicule de l’État, destruction de biens publics, refus d’obtempérer, mise en danger de la vie d’autrui.

L’enquête est toujours en cours afin d’éclaircir les circonstances exactes de cette affaire, qui a suscité l’émoi chez les habitants de Saint-Louis, peu habitués à un tel scénario.

Kaolack : La Caravane Écologique Nationale, le ministre de l’Environnement en tournée à travers le pays

La protection de l’environnement s’invite au cœur des régions du pays avec le lancement de la Caravane Écologique Nationale, une initiative portée par le ministère de l’Environnement. Cette campagne a pour ambition de sensibiliser les populations locales aux enjeux de la lutte contre le changement climatique et de promouvoir des pratiques respectueuses de la nature.

« Cette journée s’inscrit dans le cadre de la caravane écologique nationale, initiée et lancée par le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Faye, le 2 août 2025. Nous devons parcourir les huit pôles territoriaux. Ce matin, nous avons démarré avec le pôle Centre en visitant Kaolack, puis Nioro du Rip », a expliqué Daouda Ngom, ministre de l’Environnement.

Selon lui, l’objectif de cette caravane est de rapprocher l’action environnementale des populations en travaillant avec les collectivités territoriales, les associations communautaires de base, les groupements de femmes et de jeunes autour du reboisement et de la sensibilisation sur son importance.

La première étape de la visite a conduit la délégation dans la forêt classée de Koutal, qui joue un rôle important dans l’approvisionnement en fourrage pour le bétail. Ensuite, un passage a été effectué à Kahone pour des opérations de reboisement dans les lieux publics, notamment autour des mosquées.

La troisième étape a mené le ministre et sa délégation à Médina Baye, chez le khalife de la Fayda Tidianya, Cheikh Mahy Ibrahima Niasse, pour solliciter des prières et procéder à des plantations sur l’axe jouxtant le marché « Har Yallah », aujourd’hui transformé en place publique, où des cocotiers ont été mis en terre.

Enfin, la tournée s’est achevée dans la forêt classée de Paté Ablaye Diop, dans le département de Nioro du Rip, où 1 000 plants ont été mis en terre sur une superficie de 2 150 hectares. Cette forêt, qui sert de pâturage pour le bétail, est considérée comme stratégique pour la région.

« Toutes les actions que nous avons menées aujourd’hui répondent aux défis environnementaux auxquels la région de Kaolack est confrontée : déboisement, déforestation et perte de la biodiversité, entre autres. Le reboisement reste le remède le plus accessible et le plus pertinent pour lutter contre ces problèmes et atténuer les impacts du changement climatique », a souligné Daouda Ngom.

Concernant le suivi et l’évaluation, le ministre a rappelé que son département suit depuis l’année dernière l’évolution des campagnes de reboisement. « En 2024, nous avons planté 4 212 000 arbres avec un taux de survie de 68 %. Cette année, nous avons mis en place une plateforme pour le Challenge national du 2 août, qui sera utilisée pour enregistrer toutes les plantations effectuées au niveau national, afin de disposer d’une évaluation précise des arbres mis en terre », a conclu le ministre de l’Environnement.

Élection du nouveau maire de Dakar : Madiambal Diagne tacle Khalifa Sall

L’élection d’Abass Fall à la tête de la mairie de Dakar continue de faire réagir le landerneau politique et médiatique. Le journaliste et directeur du groupe Avenir Communication, Madiambal Diagne, a livré un commentaire pour le moins piquant sur son compte X, ce lundi 25 août. « Abass Fall du Pastef élu maire de Dakar. Bravo à Khalifa Sall », a-t-il écrit, dans une formule où l’ironie ne laisse aucune place au doute.

Le message, en apparence paradoxal, trouve tout son sens dans la lecture politique des résultats. L’accession d’Abass Fall au fauteuil de maire n’est pas seulement la victoire d’un candidat du Pastef, mais aussi l’échec d’une stratégie interne à Taxawu Sénégal. Les divisions et rivalités autour de la candidature de Ngoné Mbengue, adoubée par Khalifa Sall, ont favorisé la percée du ministre du Travail, qui a su capitaliser sur ces fractures pour l’emporter.

Abass Fall a obtenu 49 voix, contre 30 pour Ngoné Mbengue. Un score net qui sonne comme un revers sévère pour le mouvement de Khalifa Sall, jusque-là maître incontesté de la capitale depuis plus d’une décennie. Cette défaite prive Taxawu Sénégal d’une institution stratégique, dirigée sans discontinuer depuis 2009.

L’histoire a, par ailleurs, des allures de revanche politique. Khalifa Sall, élu maire en 2009, avait été destitué en 2018 par le président Macky Sall, à la suite de sa condamnation dans l’affaire des caisses d’avance. Son héritage avait ensuite été porté par Barthélémy Dias, élu en 2022 sous la bannière de Yewwi Askan Wi. Mais trois ans plus tard, le fauteuil municipal échappe une nouvelle fois à l’ancien édile et à son camp, pour revenir au Pastef, un parti qui fut un temps allié de Taxawu avant de s’ériger en son principal adversaire.

Avec ce basculement, la capitale ouvre un nouveau cycle politique où se croisent ironie de l’histoire, calculs partisans et luttes d’influence, confirmant Dakar comme un terrain hautement symbolique dans la bataille nationale pour le pouvoir.

Mairie de Dakar : Abass Fall élu maire et promet d’être « au service de tous »

La capitale sénégalaise a un nouveau maire. Ce lundi 25 août, Abass Fall, membre du parti Pastef, a été élu à la tête de la Ville de Dakar avec 49 voix, contre 30 pour sa concurrente, Ngoné Mbengue, qui assurait jusque-là l’intérim. L’élection, très suivie, marque un tournant politique pour l’institution municipale, au cœur des rivalités partisanes depuis plusieurs années.

Dès son installation, Abass Fall a tenu à rassurer ses concitoyens en prenant ses distances avec toute logique partisane. « Je ne serai pas le maire d’une chapelle politique. Je serai le maire de toutes les Dakaroises et de tous les Dakarois », a-t-il affirmé dans son premier discours officiel. Celui qui occupe également le poste de ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions a insisté sur son ambition de tourner la page des clivages. « La Ville de Dakar ne sera plus politisée. Elle sera là pour tout le monde, avec l’appui des conseillers ici présents », a-t-il souligné.

Face à lui, Ngoné Mbengue, candidate malheureuse et membre de Taxawu Sénégal de Khalifa Sall, a réagi avec un esprit de fair-play. « C’est Dakar qui a gagné, non une personne », a-t-elle déclaré, tout en réaffirmant son engagement à continuer de servir les habitants de la capitale en tant que conseillère municipale. Dans son allocution, elle a exhorté la nouvelle équipe à adopter une gouvernance inclusive et participative, en mettant l’intérêt général au-dessus des logiques partisanes. Elle a conclu son intervention en adressant ses « vœux de plein succès » à son successeur.

Avec cette élection, la mairie de Dakar change de main, mais le défi reste entier : concilier les attentes pressantes des habitants avec la nécessité de dépasser les clivages politiques qui, depuis des années, rythment la gestion municipale de la capitale.

Manifestations pré-électorales : le ministre de la Justice annonce la saisine du procureur général

Le débat sur les violences qui avaient secoué le Sénégal à la veille de l’élection présidentielle de 2024 refait surface. En séance plénière ce lundi à l’Assemblée nationale, consacrée à la création de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC), le ministre de la Justice, Me Ousmane Diagne, a confirmé que le procureur général près la Cour d’appel de Dakar a été saisi par correspondance en vue de l’ouverture d’une enquête. L’annonce, faite devant les députés, a marqué l’un des temps forts de la session parlementaire, en raison de la sensibilité politique et judiciaire du sujet.

C’est à la suite d’une interpellation du député Guy Marius Sagna que le Garde des Sceaux s’est longuement exprimé sur ce dossier. Me Diagne a rappelé que les événements de 2024 avaient entraîné des pertes en vies humaines et des destructions, des faits qui, selon lui, pourraient être juridiquement assimilés à des crimes d’une gravité exceptionnelle. « Ces événements sont susceptibles de revêtir des contours de crime contre l’humanité », a-t-il lancé, en précisant que cette qualification n’avait pas été choisie au hasard, mais pour garantir la solidité des procédures futures et prévenir toute annulation éventuelle pour vice de forme.

Le ministre a par ailleurs reconnu que l’État avait pris du temps avant de s’engager sur la voie judiciaire. Cette attente, a-t-il expliqué, était due à la complexité du cadre législatif. Une loi d’amnistie avait d’abord été votée, avant d’être corrigée par un texte rectificatif. Par la suite, le Conseil constitutionnel avait introduit ses propres amendements, créant une situation confuse pour les magistrats appelés à se prononcer. « La justice se devait d’attendre avant d’y voir clair », a insisté Me Diagne, évoquant un « terrain mouvant » sur le plan juridique.

La perspective d’une enquête formelle ouvre désormais une nouvelle phase. Elle pourrait relancer les débats sur la responsabilité des différents acteurs impliqués dans ces violences, alors que l’amnistie votée avait initialement été perçue comme un moyen de clore le dossier. L’annonce du ministre, en donnant un souffle nouveau à la judiciarisation de ces faits, laisse planer l’idée d’un processus long et potentiellement conflictuel, mêlant droit, politique et mémoire collective.

Khalou Dioula : Les propriétaires de champs et coopératives d’habitat dénoncent une spoliation foncière

Khalou Dioula : Les propriétaires de champs et coopératives d’habitat dénoncent une spoliation...

Le Collectif des Propriétaires de Champs et Coopératives d’Habitat de Khalou Dioula a tenu un point de presse ce week-end pour alerter l’opinion publique sur ce qu’il qualifie de « manœuvres illégales » autour du lotissement de la localité.

Selon le collectif, le plan de lotissement de Khalou Dioula a été modifié sans concertation et de manière « totalement irrégulière », au profit exclusif de la coopérative de la Gendarmerie, avec l’intégration du Titre Foncier n°6890.

Des familles menacées de spoliation

« Des centaines de familles et de coopératives, qui ont acquis leurs parcelles en toute légalité avec des documents validés par les services compétents, se retrouvent aujourd’hui menacées. C’est une spoliation foncière déguisée », dénonce le collectif.

Les propriétaires soulignent que le Titre Foncier n°6890 fait déjà l’objet de litiges non résolus, ce qui rend son intégration dans le lotissement « suspecte et illégale ».

Les principales revendications du collectif

Le collectif exige :

  1. L’annulation immédiate de toute décision administrative ou technique modifiant le lotissement de Khalou Dioula.
  2. La suspension de l’intégration du TF 6890, tant que la légalité n’est pas établie.
  3. L’ouverture d’une enquête indépendante sur les conditions de cette opération foncière.
  4. La garantie du respect des droits fonciers des membres du collectif et des coopératives légalement constituées.

Un appel à l’État et à la société civile

« Nous ne sommes pas contre une quelconque entité, y compris la gendarmerie nationale. Mais nous refusons toute tentative d’appropriation illégitime et unilatérale de nos terres », a déclaré Aboubacar Cissé, président du collectif et par ailleurs secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’IRD.

Le collectif appelle l’administration, la justice, la presse, les organisations de la société civile et les citoyens « épris de justice » à se mobiliser pour défendre leurs droits.

Réforme de l’OFNAC et modernisation de la justice : Ousmane Diagne défend la nouvelle loi à l’Assemblée nationale

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a pris la parole ce lundi à l’Assemblée nationale pour défendre le projet de loi portant réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Il a salué l’adoption de ce texte, présenté comme une réponse aux incohérences de l’ancienne institution, accusée d’empiéter sur les compétences judiciaires.

Selon le garde des Sceaux, la nouvelle loi consacre l’indépendance de l’OFNAC en garantissant que ses membres « ne recevront aucune instruction ». Le rattachement de l’institution à la présidence de la République, a-t-il précisé, se limitera à un lien administratif visant à lui conférer une autorité supérieure, sans interférer dans son fonctionnement.

Le ministre a insisté sur le processus rigoureux de désignation des futurs membres : magistrats, hauts fonctionnaires, enseignants-chercheurs, représentants de la société civile et du secteur privé. « Cette diversité vise à assurer compétence, intégrité et impartialité dans la mission de l’OFNAC », a-t-il déclaré.

Outre la réforme de l’OFNAC, Ousmane Diagne a répondu aux autres préoccupations soulevées par les parlementaires. Il a notamment évoqué :

La modernisation de l’état civil, essentielle pour sécuriser les documents des Sénégalais, y compris ceux de la diaspora ; La protection des enfants impliqués dans des manifestations, afin de préserver leurs droits et leur avenir ; La situation des bénévoles du tribunal de Dakar, qui appelle une prise en charge plus adaptée.

Le ministre de la Justice a par ailleurs insisté sur la nécessité de conduire les enquêtes judiciaires avec rigueur et célérité, en particulier sur les affaires sensibles relatives aux crimes contre l’humanité et à la responsabilité publique. « Éviter toute erreur de procédure est une exigence pour garantir la crédibilité de notre justice », a-t-il affirmé.

En conclusion, Ousmane Diagne a souligné que la réforme de l’OFNAC et la modernisation du système judiciaire sont « cruciales pour restaurer la confiance des citoyens, assurer l’efficacité de l’État de droit et garantir la transparence ainsi que l’indépendance des institutions sénégalaises ».

Le journaliste Doudou Coulibaly jugé en flagrant délit : le procureur requiert six mois de prison dont trois avec sursis

Le procès du journaliste Doudou Coulibaly s’est ouvert ce lundi 25 août 2025 devant le tribunal de grande instance de Dakar statuant en flagrant délit. L’affaire, très suivie par le monde des médias et des acteurs de la société civile, a retenu l’attention en raison de la nature des délits reprochés au mis en cause.

Le parquet a requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement, dont trois mois avec sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 F CFA.

Les chefs d’accusation

Offense à un chef d’État étranger, Offense à une personne exerçant tout ou une partie des prérogatives du président de la République, Injures.

Selon l’accusation, certains propos tenus récemment par le journaliste, lors d’une intervention publique relayée sur les réseaux sociaux, constituent des atteintes graves à l’honneur et à la dignité des autorités visées.

La défense a plaidé la relaxe pure et simple, arguant que les déclarations de Doudou Coulibaly relevaient de la liberté d’expression et s’inscrivaient dans un cadre critique, mais non injurieux. L’avocat du journaliste a également dénoncé une volonté de museler la presse et de créer un précédent dangereux pour la démocratie sénégalaise.

De son côté, le procureur a insisté sur le fait que la liberté de presse ne saurait justifier les excès de langage portant atteinte aux institutions nationales et étrangères.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et le verdict est attendu dans les prochains jours.

Crise au Parti socialiste : Aminata Mbengue Ndiaye assignée à comparaître devant le tribunal

La crise institutionnelle qui secoue le Parti socialiste (PS) depuis plusieurs années prend désormais une tournure judiciaire. Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale intérimaire du plus vieux parti politique sénégalais depuis 2019, est assignée à comparaître devant le Tribunal de grande instance de Dakar, le lundi 1er septembre à 8 h 30, à la requête d’un collectif de cadres et militants regroupés au sein de l’Initiative pour la réforme du Parti socialiste.

Représentée par Me El Hadj Diouf, la partie demanderesse a saisi le tribunal en matière de référés pour statuer sur plusieurs points relatifs à la gestion actuelle du PS. Selon l’assignation, Mme Mbengue Ndiaye serait en infraction avec les statuts du parti, notamment en ce qui concerne la prolongation illégale de son intérim, la non-convocation du Comité central depuis plusieurs années et l’occupation prolongée du Secrétariat exécutif national. Les mandats des structures locales, départementales et régionales auraient également expiré sans renouvellement régulier, ce qui, selon les requérants, constitue un excès de pouvoir et un trouble manifestement illicite.

L’assignation souligne que, conformément à l’article 33 du Code de procédure civile, Mme Mbengue Ndiaye s’expose à ce qu’une décision soit rendue contre elle si elle ne comparaît pas. La partie demanderesse appelle ainsi à un rétablissement urgent de la légalité statutaire et à la restitution des pouvoirs aux instances régulières du parti, pour éviter tout risque de troubles à l’ordre public.

Première réaction de Abass Fall après son élection : « Je tends la main à tous les conseillers municipaux pour travailler ensemble »

À peine élu maire de Dakar ce lundi, Abass Fall a livré ses premiers mots devant les conseillers municipaux et les populations de la capitale. Dans un discours empreint de solennité et d’unité, le nouveau maire a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages politiques pour placer l’intérêt des Dakaroises et des Dakarois au centre de l’action municipale.

« Pour moi, il n’y a pas de gagnants, il n’y a pas de perdants. C’est la ville de Dakar qui a gagné. Les Dakarois veulent voir ce visage où, même dans la différence en termes d’appartenance politique, nous avons joué le jeu et élu un maire », a-t-il déclaré sous les applaudissements.

S’affichant en rassembleur, Abass Fall a tenu à rassurer toutes les sensibilités politiques représentées au conseil municipal. « Je ne serai pas le maire d’une chapelle politique. Je serai le maire de toutes les Dakaroises et de tous les Dakarois. J’invite l’ensemble du conseil municipal à s’unir autour d’un seul objectif : l’intérêt des Dakaroises et Dakarois », a-t-il poursuivi.

Dans une posture d’ouverture, le nouveau maire a adressé un message fort, annonçant sa volonté de tourner la page des querelles partisanes : « Aujourd’hui, inchallah, la ville de Dakar ne sera plus politisée. Elle sera là pour tout le monde, avec l’appui de tous les conseillers municipaux. Félicitations à nous tous. C’est la ville de Dakar qui a gagné ! »

Abdou Karim Sall à l’Assemblée : compassion pour les sinistrés et engagement pour la bonne gouvernance

Lors de la séance plénière tenue à l’Assemblée nationale, le député Abdou Karim Sall a livré une intervention marquée à la fois par l’émotion et par un appel au renforcement de la gouvernance publique.

En ouverture, l’honorable député a tenu à rendre hommage à feue Fanta Sall, ainsi qu’à la famille du commandant de l’Assemblée récemment disparu, saluant leur mémoire et présentant ses condoléances attristées.

Abdou Karim Sall s’est ensuite attardé sur les conséquences des récentes inondations, qui ont durement touché plusieurs localités du pays. Il a exprimé sa solidarité avec le Khalif général des Mourides à Touba, mais également avec les 27 familles sinistrées de Mbao et les populations de Thiaroye, rappelant que de nombreux foyers à travers le pays continuent de souffrir des pluies diluviennes. « Je pense également à tous les sinistrés frappés par les pluies », a-t-il ajouté.

Enfin, le parlementaire a abordé la dimension institutionnelle de son intervention, affirmant que toutes les lois relatives à la bonne gouvernance présentées à l’Assemblée seront examinées et votées avec la plus grande rigueur. Selon lui, l’objectif reste de renforcer la transparence et l’efficacité des institutions, gage d’un État moderne et au service des citoyens.

Réforme de l’OFNAC : Thierno Alassane Sall dénonce une « mascarade législative »

Le débat autour de la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a pris une tournure houleuse ce lundi 25 août à l’Assemblée nationale. Le président du parti République des valeurs, Thierno Alassane Sall, s’est illustré par une critique acerbe contre la méthode et la finalité du projet de loi présenté par le gouvernement.

Selon l’ancien ministre, le texte est « soumis dans l’urgence », ce qui remet en cause le sérieux d’une réforme annoncée comme « révolutionnaire » pour renforcer la lutte contre la corruption et la concussion. « Voilà un autre projet de loi qui va renforcer notre arsenal juridique sans rien changer aux cancers qui gangrènent le Sénégal », a-t-il asséné.

Député et se réclamant « lanceur d’alerte par nature », Thierno Alassane Sall a exprimé son amertume de ne pas être écouté. « Je ne suis pas entendu, parfois même on me chahute », a-t-il déploré, avant de pointer une contradiction criante : le gouvernement dit vouloir protéger les lanceurs d’alerte, mais dans les faits, ceux-ci sont ignorés.

Il révèle qu’« un groupe de lanceurs d’alerte a saisi le Premier ministre sur une question de gouvernance, sans aucune suite ». Pour lui, cette inertie illustre « un grave dysfonctionnement du système » censé donner corps à la transparence et à la bonne gouvernance.

Pour Thierno Alassane Sall, l’OFNAC version 2025 ne s’attaque pas aux vrais problèmes. « Renforcer l’arsenal juridique est une chose, mais sans volonté politique réelle, c’est une coquille vide », a-t-il martelé, rappelant que les institutions de contrôle existantes sont déjà paralysées par le manque d’indépendance et l’indifférence des autorités face aux révélations sensibles.

En se posant une nouvelle fois en vigie, Thierno Alassane Sall entend rappeler que la corruption ne sera jamais vaincue par « des textes votés dans la précipitation », mais par « une justice forte, indépendante et un traitement sérieux des alertes citoyennes ».

Guy Marius Sagna plaide pour une réforme vigoureuse de l’OFNAC et fustige l’héritage du régime sortant

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une intervention musclée de l’honorable Guy Marius Sagna, venu défendre ce week-end quatre projets de loi majeurs, dont la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Le député a salué une refonte « plus efficace et avantageuse », capable de renforcer les déclarations de patrimoine et de réduire les coûts de fonctionnement, tout en corrigeant les insuffisances du pôle judiciaire financier dans la lutte contre l’enrichissement illicite.

« Nous votons pour faire renaître un OFNAC capable de répondre aux attentes du peuple », a lancé le parlementaire, convaincu que cette nouvelle version de l’institution offrira des garanties accrues de transparence et de redevabilité.

L’orateur n’a pas manqué d’adresser de sévères critiques au régime précédent, citant en particulier le plan national de lutte contre les inondations, chiffré à 766 milliards de francs CFA. Selon lui, une gestion rigoureuse de ces fonds aurait permis d’éviter les drames auxquels sont encore confrontées les populations. « Si cet argent avait été injecté correctement, nous n’aurions pas ces catastrophes », a-t-il martelé, dénonçant une dilapidation des ressources publiques.

Dans la même veine, il a mis en garde contre certaines « déclarations approximatives » de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), craignant que des accusations fabriquées de toutes pièces ne finissent par se retourner contre leurs auteurs.

Guy Marius Sagna a également pointé la lenteur de l’appareil judiciaire dans le suivi des rapports de l’Inspection générale des affaires juridiques et économiques (IGAGE) ainsi que dans le traitement des dossiers impliquant des bénévoles depuis mars dernier. « Monsieur le ministre, faut-il 17 mois pour régler le cas de celui qui a utilisé un jeune homme comme bouclier ? », a-t-il interpellé, appelant à une justice plus rapide et protectrice des citoyens.

Abass Fall élu maire de Dakar : une victoire qui fait réagir

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi. Avec 49 voix contre 30 obtenues par sa principale rivale, la mairesse intérimaire Ngoné Mbengue, Abass Fall, ministre et cadre du Pastef, a été élu nouveau maire de la capitale.

Ce résultat est loin d’être anodin, compte tenu des forces en présence au sein du Conseil : Benno Bokk Yakaar (BBY) dispose de 33 conseillers, Taxawu Dakar en compte 32, et le Pastef n’en totalise que 12. La victoire du candidat du parti d’Ousmane Sonko témoigne donc d’alliances et de repositionnements stratégiques opérés en coulisses.

Une pique de Madiambal Diagne

Peu après l’annonce des résultats, le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne a réagi sur X (ex-Twitter) avec une note d’ironie :

« Abass Fall de Pastef élu maire de Dakar. Bravo à Khalifa Sall »,

a-t-il écrit, laissant entendre que l’ancien maire de Dakar aurait joué un rôle décisif dans l’élection du nouveau premier magistrat de la capitale.

Dakar a un nouveau maire : Abass Fall élu, Barthélémy Dias définitivement écarté

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi 25 août. À l’issue d’un scrutin serré mais décisif, le ministre Abass Fall a été élu nouveau maire de la capitale sénégalaise. Porté par le bulletin jaune, il a obtenu plus de 45 voix, devançant nettement la mairesse par intérim Ngoné Mbengue, créditée de 30 voix. Les deux autres candidats en lice, Daouda Guèye et Mohamet Massamba Seye, se sont partagé le reste des suffrages.

Cette victoire confirme l’ancrage politique d’Abass Fall, cadre du Pastef, qui avait mené depuis plusieurs semaines un intense travail de terrain auprès des conseillers municipaux. Elle marque aussi la fin d’une période de flottement à la tête de la ville, après la révocation de Barthélémy Dias.

Quelques minutes seulement après ce vote, un autre épisode est venu sceller définitivement l’avenir politique de l’ancien édile. Selon la RFM, la Cour suprême a rejeté son recours introduit pour contester sa révocation. Ce verdict coupe court à ses dernières tentatives judiciaires de retrouver son fauteuil perdu.

Thiadiaye : un sexagénaire, père de 31 enfants, arrêté pour trafic de chanvre indien

Le quartier Cité Nguère, à Thiadiaye, est sous le choc après l’arrestation de Birima F., alias « Ndongo », un homme d’une soixantaine d’années, marié à trois femmes et père de 31 enfants. Pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille, il s’était reconverti dans le trafic de chanvre indien, avant d’être pris dans les filets de la gendarmerie.

Tout est parti d’un appel anonyme adressé à la Brigade de gendarmerie de Thiadiaye. L’informateur signalait l’existence d’un vaste réseau de trafic de « yamba » dirigé par Ndongo, réputé dans la zone pour son implication dans le commerce illicite. Les enquêteurs en ont aussitôt fait une priorité.

Le jeudi 21 août, après plusieurs heures de surveillance, les gendarmes lancent une opération de filature. Birima F. est alors surpris en pleine tentative de livraison de trois kilos de chanvre indien à un client venu spécialement de Dakar. Il est arrêté sur le champ, sans avoir pu conclure la transaction.

Placée en garde à vue, la figure locale du trafic ne tarde pas à passer aux aveux. Il reconnaît être le propriétaire de la marchandise saisie et confesse mener cette activité illégale depuis un certain temps. Face aux enquêteurs, il justifie son choix par la difficulté d’entretenir « une famille trop nombreuse avec des moyens légaux limités ».

À l’issue de son interrogatoire, Ndongo a été déféré au parquet de Mbour, où un mandat de dépôt a été décerné contre lui. Son procès est prévu le 26 août prochain.

Municipales à Dakar : Abass Fall consolide son avance en coulisses

Alors que des fissures apparaissent dans la coalition Taxawu originelle, le camp présidentiel avance avec assurance. Le candidat désigné par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, Abass Fall, affiche une confiance intacte à la veille du scrutin. Selon le quotidien Les Échos, le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions a mené un travail de fond, méthodique et discret, auprès des conseillers municipaux pour s’assurer une victoire dès le premier tour.

Si Abass Fall a d’abord sécurisé les voix de son camp et de ses alliés, il aurait également entrepris des démarches ciblées auprès de conseillers issus de l’opposition. Toujours selon Les Échos, plusieurs élus de camps adverses auraient été convaincus de rallier sa candidature, renforçant ainsi son socle électoral.

L’un des arguments majeurs qui aurait séduit une partie des conseillers de l’opposition est son engagement à démissionner du gouvernement en cas de victoire. Abass Fall aurait rassuré ses interlocuteurs sur sa disponibilité totale pour se consacrer à la mairie de Dakar, un geste perçu comme un gage de sérieux et de sincérité politique. D’autres concessions, plus discrètes, auraient également contribué à faire pencher la balance en sa faveur.

Mais le véritable atout du candidat de Pastef résiderait dans les rangs des conseillers de l’ex-Benno Bokk Yakaar. Ébranlée par les départs de figures de premier plan comme Abdoulaye Diouf Sarr et Dr Malick Diop, la coalition sortante peine à afficher une cohésion. Une situation qui profite à Abass Fall : plusieurs conseillers issus de l’ex-majorité, sans l’affirmer publiquement, se prépareraient à voter pour lui.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°543 – 25/08/2025

🔴 REVENUS DU PÉTROLE ET DU GAZ EN DESSOUS DES 700 MILLIARDS F CFA ATTENDUS SOUS MACKY SALL : DE L’EUPHORIE À LA DÉCEPTION
🔴 « TOUS CEUX QUI METTRONT LES PIEDS DEMAIN À LA VILLE DE DAKAR POUR L’ÉLECTION SONT DANS L’ILLÉGALITÉ » : BARTH’ AVERTIT !

🔴 AFROBASKET / TROISIÈME BRONZE CONSÉCUTIF POUR LES « LIONS » : LA SOIF DE L’OR S’INTENSIFIE
🔴 ZIGUINCHOR / PHASES NATIONALES : ENTENTE DEGGO-TALLY PASSE EN QUARTS FACE À JALOORE

Ville de Dakar : Barthélémy Dias dénonce une « élection illégale » et met en garde Ngoné Mbengue et l’opposition

À la veille de l’élection prévue pour installer un nouveau maire à la tête de la Ville de Dakar, l’ancien édile Barthélémy Dias est sorti de sa réserve. Lors d’un point de presse organisé ce dimanche, il a qualifié la procédure engagée par la maire intérimaire, Ngoné Mbengue, de « mascarade illégale » et mis en garde les conseillers municipaux de l’opposition. Pour lui, cette convocation est une violation manifeste des textes qui régissent les collectivités locales.

Selon l’ancien maire, le préfet de Dakar a commis une faute en demandant à la maire intérimaire d’organiser une élection dans ce contexte. Barthélémy Dias s’appuie sur l’article 137, alinéa 2, du Code général des collectivités territoriales, qui stipule que l’installation d’un maire doit se faire exclusivement dans le cadre d’une session ordinaire du conseil municipal. Or, la réunion convoquée pour ce lundi s’inscrit dans une session extraordinaire, ce qui rend l’élection irrégulière et donc sans valeur juridique.

Au-delà des aspects légaux, l’ancien édile accuse Ngoné Mbengue de « piétiner elle-même la loi » en convoquant un conseil municipal qu’elle n’avait pas, selon lui, le droit de tenir. Il estime que cette initiative, loin de répondre à un besoin institutionnel, s’inscrit dans une manœuvre politique visant à priver les Dakarois de leur droit de choisir un maire dans les règles prévues par la loi.

Très ferme dans ses propos, Barthélémy Dias a lancé un avertissement direct aux conseillers municipaux de l’opposition, les mettant en garde contre toute participation à ce qu’il considère comme une « élection illégitime ». « Tous ceux qui mettront les pieds demain à la Ville de Dakar pour l’élection sont dans l’illégalité », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que toute décision issue de cette rencontre serait frappée de nullité.

Malgré ce ton offensif, Barthélémy Dias a affirmé son attachement à l’État de droit et dit attendre avec sérénité la décision de la justice. La Cour suprême, saisie de ce dossier, doit en effet se prononcer le 18 septembre prochain. « Je me plierai à ce que décidera la haute juridiction », a-t-il conclu, rappelant que seule cette instance est habilitée à trancher le contentieux.

Cette sortie intervient dans un climat déjà tendu depuis la démission de Barthélémy Dias de son poste de maire de Dakar. Depuis, la gestion intérimaire assurée par Ngoné Mbengue alimente des controverses, et l’élection annoncée risque de cristalliser encore davantage les tensions politiques. La capitale sénégalaise, enjeu stratégique majeur, se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer où se mêlent droit, politique et légitimité.

Conflit Israël-Palestine : Guy Marius Sagna appelle le Sénégal à rompre ses relations avec Israël

À l’occasion d’une manifestation organisée ce dimanche à Dakar contre ce qu’il qualifie de « génocide perpétré par Israël en Palestine », le député Guy Marius Sagna a lancé un appel ferme à l’État du Sénégal pour qu’il rompe toute coopération et relation diplomatique avec Israël. Selon lui, la gravité des actes commis dans la bande de Gaza et en Cisjordanie exige une réponse radicale de la communauté internationale.

Face à la presse, le parlementaire a dénoncé sans détour « le sionisme israélien » qu’il considère comme un « crime contre l’humanité ». À ses yeux, la situation actuelle en Palestine ne saurait être décrite comme une guerre entre deux camps, mais plutôt comme un génocide orchestré contre un peuple sans défense. « Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide. C’est l’utilisation de la faim comme arme de guerre », a martelé Guy Marius Sagna.

S’il reconnaît les prises de position de l’État du Sénégal en faveur de la Palestine, le député estime néanmoins que la posture actuelle demeure insuffisante. Il juge dépassée l’ère des simples déclarations et dénonce l’inefficacité des condamnations verbales répétées. « Plus on dénonce, plus le génocide prend de l’ampleur. Les dénonciations n’ont donc plus d’effet, les critiques non plus, les conférences de presse également », a-t-il insisté.

Pour Guy Marius Sagna, la seule issue cohérente est la rupture totale avec Israël. Selon lui, l’État sénégalais doit aller au-delà des symboles et poser un acte diplomatique fort en mettant un terme aux relations bilatérales. « Quand un individu commet un crime, on l’envoie en prison ; quand un pays commet un crime, il doit être sanctionné. Et la sanction, c’est de rompre toute diplomatie avec lui », a-t-il affirmé, tout en appelant d’autres nations à rappeler leurs ambassadeurs en signe de protestation.

Cet appel s’inscrit dans un contexte international marqué par une polarisation croissante autour du conflit israélo-palestinien. Si plusieurs pays ont choisi de renforcer leur soutien politique ou humanitaire à la Palestine, rares sont ceux qui ont opté pour une rupture diplomatique totale avec Israël. Au Sénégal, la position officielle a toujours été celle d’un appui ferme aux droits du peuple palestinien, dans le cadre des résolutions internationales, sans pour autant remettre en cause ses relations diplomatiques avec l’État hébreu.

La sortie de Guy Marius Sagna, connue pour son ton radical et son engagement panafricaniste, relance ainsi le débat sur la posture que doit adopter le Sénégal face à ce conflit persistant. Elle pose surtout la question de l’équilibre entre diplomatie traditionnelle et engagement politique fort au nom des valeurs de justice et de solidarité internationale.

Société civile : Matar Sall élu nouveau Coordonnateur du Forum Civil

Le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International, a tourné une nouvelle page de son histoire ce dimanche 24 août, à l’issue d’une assemblée générale élective marquée par l’élection de Matar Sall au poste de coordonnateur national. Juriste de formation et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il succède à Birahim Seck, qui a dirigé l’organisation durant deux mandats avant de céder la place.

Spécialiste du droit des médias, Matar Sall n’est pas un novice au sein du Forum Civil. Il y milite depuis une quinzaine d’années, contribuant activement à plusieurs initiatives de plaidoyer et de veille citoyenne. Sa longue expérience au cœur de la structure, conjuguée à sa rigueur académique, devrait lui permettre de consolider l’héritage laissé par son prédécesseur tout en impulsant une nouvelle dynamique.

Son élection intervient dans un contexte où la société civile sénégalaise est appelée à jouer un rôle crucial face aux grands défis démocratiques, économiques et sociaux du pays. La transition à la tête du Forum Civil symbolise donc une continuité mais aussi une volonté de renouvellement, avec la nécessité de renforcer les actions de lutte contre la corruption, de promouvoir la transparence dans la gestion publique et d’élargir la participation citoyenne.

En quittant ses fonctions, Birahim Seck laisse derrière lui une organisation qui a marqué le débat public au Sénégal par son indépendance et ses prises de position souvent tranchées sur la gouvernance, les finances publiques et la reddition des comptes. Le nouveau coordonnateur devra maintenir ce cap tout en adaptant les stratégies de l’organisation aux enjeux actuels, notamment le suivi des politiques publiques, la transparence budgétaire et la gouvernance locale.

Cette élection ouvre ainsi un nouveau chapitre pour le Forum Civil, qui reste l’une des voix les plus influentes de la société civile sénégalaise. Les attentes sont grandes envers Matar Sall, dont la mission consistera à consolider les acquis tout en inscrivant l’action de l’organisation dans une perspective de modernisation et d’efficacité accrue.

Soutien à la Palestine : le député Amadou Ba exhorte l’État du Sénégal à prendre des mesures fortes contre Israël

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a exprimé ce dimanche à Dakar un soutien ferme au peuple palestinien lors d’une marche organisée en solidarité avec Gaza. Dans un discours empreint d’émotion et de fermeté, il a appelé l’État du Sénégal à adopter des mesures radicales contre Israël, qu’il accuse d’orchestrer un génocide en Palestine.

« Nous exhortons le gouvernement sénégalais à prendre les mesures les plus fortes contre l’établissement d’Israël au Sénégal. Tous les pays, comme le recommande la Cour internationale de justice, doivent exiger le boycott de tous les produits issus des colonies », a déclaré le parlementaire devant la foule mobilisée pour la cause palestinienne.

Amadou Ba n’a pas mâché ses mots en qualifiant la situation à Gaza de crime contre l’humanité planifié et exécuté par les autorités israéliennes. Selon lui, le Premier ministre israélien « est un criminel de guerre » qui œuvre à « tuer des milliers d’enfants, de bébés et de femmes » dans le seul but de transformer Gaza en « lieu de villégiature, avec des hôtels et des boîtes de nuit ».

Le député a mis en garde contre l’inaction de la communauté internationale face à ce drame. Il a décrit ce qu’il appelle « un plan de génocide savamment orchestré », reposant sur le blocus, la privation de nourriture et les attaques ciblées contre des civils regroupés dans des points de distribution. « Si nous laissons ce qui se passe en Palestine prospérer, si nous laissons l’extermination des Gazaouis continuer, la barbarie qui se joue à Gaza se produira ailleurs. L’histoire est toujours tragique quand elle se répète », a-t-il martelé.

Rappelant les avis consultatifs de la Cour internationale de justice en 2003 et en juillet 2024, ainsi que les recommandations de la Cour pénale internationale, Amadou Ba a dénoncé l’absence de sanctions concrètes contre Israël. Ces instances avaient demandé l’arrêt immédiat de la colonisation, de la déportation des civils et de toute politique empêchant la création d’un État palestinien viable. « Aucune sanction n’a été prise », a-t-il regretté, estimant que ce silence complice fragilise le droit international.

Dans une conclusion solennelle, le député a insisté sur la portée universelle du drame palestinien. « Si en 2024 un génocide se produit sous nos yeux, ne nous étonnons pas demain que d’autres conflits surgissent. Ce qui se joue à Gaza, c’est l’avenir de notre humanité, c’est la paix entre les nations et le respect des règles minimales qui garantissent notre dignité humaine », a-t-il affirmé.

Ismaïla Diallo décrypte les relations avec les institutions de Bretton Woods, l’affaire ASER et la situation à la mairie de Dakar

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, s’est exprimé ce dimanche 24 août sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité nationale, notamment les rapports entre le Sénégal et les institutions de Bretton Woods, l’affaire ASER ainsi que la situation politique à la mairie de Dakar. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV, le député a livré une analyse sans détour, défendant la posture du gouvernement tout en appelant à des réformes structurelles.

Concernant la suspension des prêts au Sénégal par les institutions de Bretton Woods, Ismaïla Diallo a expliqué que ce refus est paradoxalement lié à la transparence prônée par les nouvelles autorités. Selon lui, dès leur installation, le gouvernement a choisi de communiquer ouvertement sur l’état réel des finances publiques, un exercice pourtant recommandé par ces bailleurs de fonds. Toutefois, cette volonté de transparence aurait eu pour conséquence une série de notations dégradantes, qui ont poussé ces institutions financières internationales à se montrer réticentes à accorder de nouveaux financements. « Nous sommes victimes de notre transparence », a-t-il martelé, estimant que cette décision est plus politique qu’économique. Face à cette impasse, le député a rappelé que l’État a lancé un Plan national de redressement visant à démontrer la capacité du pays à se développer avec ou sans l’appui de ces partenaires traditionnels.

Interrogé sur l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), le parlementaire a précisé que le processus de nomination du prochain président sera strictement encadré afin d’éviter qu’une personne « peu orthodoxe » ne prenne la tête de cette institution clé dans la gouvernance publique.

Sur le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Ismaïla Diallo a confirmé que des enquêtes sont bel et bien en cours, conformément aux déclarations du ministre de la Justice à l’Assemblée nationale. Toutefois, il a pris ses distances avec les accusations portées par le député Thierno Alassane Sall, estimant que les preuves avancées ne suffisent pas à justifier un soutien de son camp politique. Pour lui, il faut laisser la justice aller au bout des investigations avant de tirer des conclusions.

La situation politique à la mairie de Dakar a également été abordée. Le premier vice-président de l’Assemblée a réfuté toute tentative de son parti de s’accaparer la municipalité. Selon lui, la perte du mandat de Barthélémy Dias relève d’une stricte application de la loi. « C’est une décision de justice qui a conduit à cette situation. Il a été visé par l’article 29 du Code électoral, ce que le préfet a acté », a-t-il expliqué, balayant ainsi les accusations d’ingérence politique.

Enfin, Ismaïla Diallo s’est prononcé sur la crise que traverse actuellement le secteur de la presse sénégalaise. Reconnaissant les difficultés que rencontrent les entreprises médiatiques, il a invité les acteurs du secteur à se réinventer et à s’adapter aux nouveaux défis technologiques et économiques. Néanmoins, il a salué le rôle essentiel des médias dans la consolidation de la démocratie au Sénégal, soulignant qu’ils constituent un pilier incontournable de la vie républicaine.

Marche de solidarité à Dakar : Seydi Gassama dénonce un « génocide » en Palestine et appelle à l’application de la résolution 181 de 1947

La ville de Dakar a été le théâtre, ce dimanche, d’une vaste marche de solidarité en faveur du peuple palestinien. Des centaines de citoyens, militants des droits humains, personnalités politiques et membres de la société civile se sont rassemblés pour exprimer leur soutien aux Palestiniens face à la situation dramatique qui prévaut à Gaza depuis octobre 2023. L’événement a connu la participation de figures politiques notoires, parmi lesquelles les députés Amadou Ba, Ayib Daffé, Guy Marius Sagna et M. Diop de la Croix, ainsi que le ministre Birame Souleye Diop, marquant ainsi l’ampleur nationale de cette mobilisation.

Lors de ce rassemblement, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a pris la parole pour dénoncer avec vigueur ce qu’il considère comme un « génocide » perpétré par Israël à Gaza. Il a rappelé que depuis le 7 octobre 2023, les populations civiles palestiniennes vivent sous des bombardements incessants, privées d’accès aux soins et désormais confrontées à une famine imposée. Selon lui, cette situation dramatique ne résulte pas d’une pénurie mondiale de nourriture, mais de la volonté délibérée d’Israël d’empêcher l’acheminement de vivres vers Gaza, ou de conditionner leur distribution par des canaux piégés qui mettent en danger médecins, journalistes et simples citoyens venus chercher de quoi survivre.

Dans son intervention, M. Gassama a également mis en cause la responsabilité de la communauté internationale et particulièrement celle des États-Unis. Il a souligné que le génocide constitue le crime le plus grave en droit international et que, selon les textes des Nations Unies, les États ont l’obligation d’intervenir pour y mettre fin, y compris par une action militaire si nécessaire. Pourtant, a-t-il regretté, le Conseil de sécurité demeure paralysé par le veto américain, empêchant toute décision contraignante contre Israël. Cette complicité, selon lui, ne se limite pas aux États-Unis, mais s’étend à plusieurs pays occidentaux qui continuent de fournir un soutien diplomatique, militaire ou économique à l’État hébreu.

Seydi Gassama a appelé à l’application immédiate et inconditionnelle de la résolution 181 de 1947 des Nations Unies, qui avait prévu le partage de la Palestine entre Palestiniens et Juifs, et qui constitue, selon lui, la base pour la création d’un État palestinien viable. Il a exhorté les pays du monde entier à reconnaître officiellement cet État, estimant que seule cette reconnaissance pourra permettre une coexistence pacifique dans des frontières internationalement reconnues au Moyen-Orient.

En revenant sur le sens de cette mobilisation, le responsable d’Amnesty International Sénégal a rappelé que cette marche s’inscrivait dans la continuité de celle organisée en avril dernier à Dakar. Il a affirmé que les participants souhaitaient non seulement dénoncer le silence complice de certaines puissances, mais aussi réaffirmer le soutien constant du Sénégal à la cause palestinienne, une position historique et ferme dans la diplomatie sénégalaise.

Dans une conclusion empreinte de gravité, Seydi Gassama a averti que le monde ne peut pas rester spectateur de ce qu’il considère comme une tentative d’élimination d’un peuple entier. « Nous ne devons pas attendre qu’un peuple soit rayé de la carte pour que ses terres soient occupées et que d’autres s’y installent. Nous devons l’arrêter », a-t-il martelé, appelant dirigeants, citoyens et organisations internationales à s’élever contre ce qu’il qualifie de tragédie humaine.

Session extraordinaire à l’Assemblée nationale : Ismaïla Diallo clarifie le processus d’amendement et défend la vision de la majorité

Les travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale se poursuivent autour de quatre projets de loi majeurs, qui font actuellement l’objet d’amendements. Ces modifications, proposées soit par les députés, soit par des organisations de la société civile, témoignent de la vitalité du débat parlementaire, a déclaré ce dimanche 24 août le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV.

Le député, membre du parti Pastef, a toutefois précisé qu’il ne pouvait entrer dans le détail de ces amendements, les textes étant toujours en phase d’examen au niveau des commissions. Il a néanmoins assuré que les réformes présentées s’inscrivent dans la logique du projet politique de la majorité présidentielle. « Ces réformes, qui traduisent notre volonté de promouvoir la bonne gouvernance et la transparence, ont été soumises aux Sénégalais lors de l’élection présidentielle et des législatives », a-t-il affirmé, soulignant leur caractère programmatique et légitime.

Interrogé sur la question sensible de la déclaration de patrimoine, notamment celle du président de la République à la fin de son mandat, Ismaïla Diallo a rappelé que la Constitution sénégalaise exempte le chef de l’État de cette obligation. Toutefois, il a ajouté que l’actuel président n’a aucun problème à s’y soumettre par souci de transparence. Il a également tenu à préciser que toutes les personnes gérant un budget public, y compris les membres du bureau de l’Assemblée nationale, sont tenues de respecter cette exigence légale.

Concernant le projet de loi relatif à l’accès à l’information, le Premier vice-président de l’Assemblée a reconnu certains manquements relevés par l’ONG Article 19. Il a néanmoins assuré que ces remarques seraient intégrées afin d’améliorer le texte avant son passage en séance plénière. Cette ouverture traduit, selon lui, la volonté de la majorité de construire des réformes inclusives et adaptées aux attentes citoyennes.

Sur le débat autour de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et des soupçons d’une réforme visant à écarter son président, Serigne Bassirou Guèye, Ismaïla Diallo a été catégorique : « Une loi est impersonnelle, elle n’est jamais dirigée contre une personne ». Pour lui, il s’agit avant tout d’adapter les institutions aux besoins de transparence et de bonne gouvernance, sans ciblage particulier.

Enfin, le député est revenu sur les changements opérés à l’Assemblée depuis l’installation de la nouvelle législature. Il a insisté sur la rupture opérée avec certaines pratiques jugées nuisibles à l’image du Parlement. « Les comportements qui ternissaient l’image de l’institution sont désormais révolus », a-t-il affirmé, mettant en avant un processus de modernisation et de moralisation de la vie parlementaire.

Partenariat sino-sénégalais : Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang accélèrent la concrétisation du projet d’aciérie

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce samedi 23 août 2025 l’ambassadeur de la République populaire de Chine, S.E. Li Zhigang, accompagné de hauts responsables de China Harbour Engineering Company (CHEC) et de BAOWU International, géant mondial de la sidérurgie. La rencontre, tenue à la Primature et rapportée par la cellule de communication officielle, s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la récente visite d’Ousmane Sonko en Chine.

Au cœur des discussions figurait le projet d’implantation d’une aciérie au Sénégal, considéré comme un levier stratégique pour l’industrialisation du pays et un pilier du partenariat économique sino-sénégalais. La présence conjointe de CHEC, spécialisée dans les grandes infrastructures, et de BAOWU International, leader incontesté de la production d’acier, traduit la volonté des deux parties de donner une dimension concrète et opérationnelle à ce projet industriel d’envergure.

Selon la Primature, cette rencontre visait non seulement à réaffirmer l’engagement politique des deux pays, mais aussi à accélérer le processus de mise en œuvre des projets stratégiques discutés à Pékin. L’aciérie, en particulier, apparaît comme un investissement structurant qui pourrait transformer durablement le tissu économique sénégalais. Elle permettra de réduire la dépendance aux importations d’acier, d’approvisionner le marché local et régional, et de créer des milliers d’emplois directs et indirects.

Au-delà de l’impact économique, le projet est perçu comme un catalyseur de transfert de technologies et de renforcement des capacités locales. Le Sénégal, qui ambitionne de faire de l’industrialisation un moteur de sa croissance, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer ses infrastructures, de moderniser son appareil productif et d’accroître sa compétitivité sur la scène internationale.

La rencontre entre Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang illustre également la solidité des relations diplomatiques entre Dakar et Pékin. Depuis plusieurs années, la Chine s’impose comme un partenaire économique de premier plan pour le Sénégal, en finançant et réalisant des projets majeurs dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture. L’aciérie, dont la mise en œuvre entre dans une phase décisive, s’inscrit dans cette dynamique de coopération renforcée, tournée vers le développement durable et la création de valeur ajoutée locale.

En concrétisant ce projet, le Sénégal franchirait une étape importante dans sa quête d’industrialisation et d’autonomie économique, tout en consolidant un partenariat stratégique avec la Chine, acteur incontournable de l’économie mondiale.

Mairie de Dakar : Barthélémy Dias au cœur d’une bataille politique

La mairie de Dakar reste le théâtre d’un bras de fer politique intense. Alors que le dossier de révocation du maire Barthélémy Dias est examiné par la Cour suprême, le gouvernement semble vouloir accélérer son remplacement.

Invité sur Jury du dimanche d’iRadio, Modou Diagne Fada, ancien ministre des Collectivités territoriales, a dénoncé une « manœuvre précipitée » du ministre Moussa Balla Fofana et du préfet de Dakar. « Dès qu’ils ont appris que la Cour suprême allait se prononcer le 18 septembre, la lettre adressée au préfet aurait dû être retirée pour respecter l’élégance républicaine », a-t-il déclaré.

Si la légalité de la démarche n’est pas contestable, Fada estime que son opportunité laisse à désirer. Selon lui, le signal est clair : certaines autorités cherchent à écarter Barthélémy Dias avant que la Cour suprême ne tranche.

Médina Baye : Effondrement des bâtiments – le DG de l’ACBEP annonce des solutions

Les effondrements de bâtiments au Sénégal constituent un véritable problème de santé publique et de développement urbain. Derrière chaque pile de briques, il y a des vies brisées, des familles en deuil et des traumatismes durables. Les mesures entreprises offrent une lueur d’espoir, mais leur application rigoureuse, ainsi que la transparence et la responsabilité, doivent être renforcées pour que les villes sénégalaises ne reposent plus sur des fondations instables.

Face à cette situation, le directeur général de l’Agence de construction des Bâtiments et Édifices publics (ACBEP) a été reçu hier par le khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niass. Cette visite a été l’occasion pour Baye Niass d’aborder le phénomène de l’effondrement des bâtiments, qui prend de plus en plus d’ampleur et a coûté la vie à plusieurs personnes au Sénégal.

« Il y a eu récemment des effondrements de bâtiments. Et le constat que nous pouvons faire, c’est que l’autoconstruction domine et prédomine au Sénégal. Cela signifie que la construction est, comme tout autre métier, un savoir-faire spécialisé. On ne peut pas se réveiller un jour et se lancer dans des constructions », a déclaré le DG de l’ACBEP.

Selon lui, des mesures seront prises par les autorités pour prévenir de futurs accidents. « Heureusement, il est fort probable que dans les jours à venir, des décisions fortes seront transmises par le gouvernement afin d’encadrer la construction et de limiter au maximum l’autoconstruction », a ajouté Baye Niass.

Il a également lancé un appel aux citoyens : « En ce qui nous concerne, en tant que professionnels de la construction, nous demandons à tous les Sénégalais de se référer aux spécialistes du bâtiment. Comme on le dit souvent, c’est tout un métier qui comporte de nombreux risques. Il est donc essentiel de se munir de toutes les garanties et de consulter des spécialistes pour éviter les tragédies que nous constatons ces derniers temps. »

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