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Khalou Dioula : Les propriétaires de champs et coopératives d’habitat dénoncent une spoliation foncière

Khalou Dioula : Les propriétaires de champs et coopératives d’habitat dénoncent une spoliation...

Le Collectif des Propriétaires de Champs et Coopératives d’Habitat de Khalou Dioula a tenu un point de presse ce week-end pour alerter l’opinion publique sur ce qu’il qualifie de « manœuvres illégales » autour du lotissement de la localité.

Selon le collectif, le plan de lotissement de Khalou Dioula a été modifié sans concertation et de manière « totalement irrégulière », au profit exclusif de la coopérative de la Gendarmerie, avec l’intégration du Titre Foncier n°6890.

Des familles menacées de spoliation

« Des centaines de familles et de coopératives, qui ont acquis leurs parcelles en toute légalité avec des documents validés par les services compétents, se retrouvent aujourd’hui menacées. C’est une spoliation foncière déguisée », dénonce le collectif.

Les propriétaires soulignent que le Titre Foncier n°6890 fait déjà l’objet de litiges non résolus, ce qui rend son intégration dans le lotissement « suspecte et illégale ».

Les principales revendications du collectif

Le collectif exige :

  1. L’annulation immédiate de toute décision administrative ou technique modifiant le lotissement de Khalou Dioula.
  2. La suspension de l’intégration du TF 6890, tant que la légalité n’est pas établie.
  3. L’ouverture d’une enquête indépendante sur les conditions de cette opération foncière.
  4. La garantie du respect des droits fonciers des membres du collectif et des coopératives légalement constituées.

Un appel à l’État et à la société civile

« Nous ne sommes pas contre une quelconque entité, y compris la gendarmerie nationale. Mais nous refusons toute tentative d’appropriation illégitime et unilatérale de nos terres », a déclaré Aboubacar Cissé, président du collectif et par ailleurs secrétaire général du syndicat des travailleurs de l’IRD.

Le collectif appelle l’administration, la justice, la presse, les organisations de la société civile et les citoyens « épris de justice » à se mobiliser pour défendre leurs droits.

Réforme de l’OFNAC et modernisation de la justice : Ousmane Diagne défend la nouvelle loi à l’Assemblée nationale

Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a pris la parole ce lundi à l’Assemblée nationale pour défendre le projet de loi portant réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Il a salué l’adoption de ce texte, présenté comme une réponse aux incohérences de l’ancienne institution, accusée d’empiéter sur les compétences judiciaires.

Selon le garde des Sceaux, la nouvelle loi consacre l’indépendance de l’OFNAC en garantissant que ses membres « ne recevront aucune instruction ». Le rattachement de l’institution à la présidence de la République, a-t-il précisé, se limitera à un lien administratif visant à lui conférer une autorité supérieure, sans interférer dans son fonctionnement.

Le ministre a insisté sur le processus rigoureux de désignation des futurs membres : magistrats, hauts fonctionnaires, enseignants-chercheurs, représentants de la société civile et du secteur privé. « Cette diversité vise à assurer compétence, intégrité et impartialité dans la mission de l’OFNAC », a-t-il déclaré.

Outre la réforme de l’OFNAC, Ousmane Diagne a répondu aux autres préoccupations soulevées par les parlementaires. Il a notamment évoqué :

La modernisation de l’état civil, essentielle pour sécuriser les documents des Sénégalais, y compris ceux de la diaspora ; La protection des enfants impliqués dans des manifestations, afin de préserver leurs droits et leur avenir ; La situation des bénévoles du tribunal de Dakar, qui appelle une prise en charge plus adaptée.

Le ministre de la Justice a par ailleurs insisté sur la nécessité de conduire les enquêtes judiciaires avec rigueur et célérité, en particulier sur les affaires sensibles relatives aux crimes contre l’humanité et à la responsabilité publique. « Éviter toute erreur de procédure est une exigence pour garantir la crédibilité de notre justice », a-t-il affirmé.

En conclusion, Ousmane Diagne a souligné que la réforme de l’OFNAC et la modernisation du système judiciaire sont « cruciales pour restaurer la confiance des citoyens, assurer l’efficacité de l’État de droit et garantir la transparence ainsi que l’indépendance des institutions sénégalaises ».

Le journaliste Doudou Coulibaly jugé en flagrant délit : le procureur requiert six mois de prison dont trois avec sursis

Le procès du journaliste Doudou Coulibaly s’est ouvert ce lundi 25 août 2025 devant le tribunal de grande instance de Dakar statuant en flagrant délit. L’affaire, très suivie par le monde des médias et des acteurs de la société civile, a retenu l’attention en raison de la nature des délits reprochés au mis en cause.

Le parquet a requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement, dont trois mois avec sursis, ainsi qu’une amende de 500 000 F CFA.

Les chefs d’accusation

Offense à un chef d’État étranger, Offense à une personne exerçant tout ou une partie des prérogatives du président de la République, Injures.

Selon l’accusation, certains propos tenus récemment par le journaliste, lors d’une intervention publique relayée sur les réseaux sociaux, constituent des atteintes graves à l’honneur et à la dignité des autorités visées.

La défense a plaidé la relaxe pure et simple, arguant que les déclarations de Doudou Coulibaly relevaient de la liberté d’expression et s’inscrivaient dans un cadre critique, mais non injurieux. L’avocat du journaliste a également dénoncé une volonté de museler la presse et de créer un précédent dangereux pour la démocratie sénégalaise.

De son côté, le procureur a insisté sur le fait que la liberté de presse ne saurait justifier les excès de langage portant atteinte aux institutions nationales et étrangères.

Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et le verdict est attendu dans les prochains jours.

Crise au Parti socialiste : Aminata Mbengue Ndiaye assignée à comparaître devant le tribunal

La crise institutionnelle qui secoue le Parti socialiste (PS) depuis plusieurs années prend désormais une tournure judiciaire. Aminata Mbengue Ndiaye, secrétaire générale intérimaire du plus vieux parti politique sénégalais depuis 2019, est assignée à comparaître devant le Tribunal de grande instance de Dakar, le lundi 1er septembre à 8 h 30, à la requête d’un collectif de cadres et militants regroupés au sein de l’Initiative pour la réforme du Parti socialiste.

Représentée par Me El Hadj Diouf, la partie demanderesse a saisi le tribunal en matière de référés pour statuer sur plusieurs points relatifs à la gestion actuelle du PS. Selon l’assignation, Mme Mbengue Ndiaye serait en infraction avec les statuts du parti, notamment en ce qui concerne la prolongation illégale de son intérim, la non-convocation du Comité central depuis plusieurs années et l’occupation prolongée du Secrétariat exécutif national. Les mandats des structures locales, départementales et régionales auraient également expiré sans renouvellement régulier, ce qui, selon les requérants, constitue un excès de pouvoir et un trouble manifestement illicite.

L’assignation souligne que, conformément à l’article 33 du Code de procédure civile, Mme Mbengue Ndiaye s’expose à ce qu’une décision soit rendue contre elle si elle ne comparaît pas. La partie demanderesse appelle ainsi à un rétablissement urgent de la légalité statutaire et à la restitution des pouvoirs aux instances régulières du parti, pour éviter tout risque de troubles à l’ordre public.

Première réaction de Abass Fall après son élection : « Je tends la main à tous les conseillers municipaux pour travailler ensemble »

À peine élu maire de Dakar ce lundi, Abass Fall a livré ses premiers mots devant les conseillers municipaux et les populations de la capitale. Dans un discours empreint de solennité et d’unité, le nouveau maire a insisté sur la nécessité de dépasser les clivages politiques pour placer l’intérêt des Dakaroises et des Dakarois au centre de l’action municipale.

« Pour moi, il n’y a pas de gagnants, il n’y a pas de perdants. C’est la ville de Dakar qui a gagné. Les Dakarois veulent voir ce visage où, même dans la différence en termes d’appartenance politique, nous avons joué le jeu et élu un maire », a-t-il déclaré sous les applaudissements.

S’affichant en rassembleur, Abass Fall a tenu à rassurer toutes les sensibilités politiques représentées au conseil municipal. « Je ne serai pas le maire d’une chapelle politique. Je serai le maire de toutes les Dakaroises et de tous les Dakarois. J’invite l’ensemble du conseil municipal à s’unir autour d’un seul objectif : l’intérêt des Dakaroises et Dakarois », a-t-il poursuivi.

Dans une posture d’ouverture, le nouveau maire a adressé un message fort, annonçant sa volonté de tourner la page des querelles partisanes : « Aujourd’hui, inchallah, la ville de Dakar ne sera plus politisée. Elle sera là pour tout le monde, avec l’appui de tous les conseillers municipaux. Félicitations à nous tous. C’est la ville de Dakar qui a gagné ! »

Abdou Karim Sall à l’Assemblée : compassion pour les sinistrés et engagement pour la bonne gouvernance

Lors de la séance plénière tenue à l’Assemblée nationale, le député Abdou Karim Sall a livré une intervention marquée à la fois par l’émotion et par un appel au renforcement de la gouvernance publique.

En ouverture, l’honorable député a tenu à rendre hommage à feue Fanta Sall, ainsi qu’à la famille du commandant de l’Assemblée récemment disparu, saluant leur mémoire et présentant ses condoléances attristées.

Abdou Karim Sall s’est ensuite attardé sur les conséquences des récentes inondations, qui ont durement touché plusieurs localités du pays. Il a exprimé sa solidarité avec le Khalif général des Mourides à Touba, mais également avec les 27 familles sinistrées de Mbao et les populations de Thiaroye, rappelant que de nombreux foyers à travers le pays continuent de souffrir des pluies diluviennes. « Je pense également à tous les sinistrés frappés par les pluies », a-t-il ajouté.

Enfin, le parlementaire a abordé la dimension institutionnelle de son intervention, affirmant que toutes les lois relatives à la bonne gouvernance présentées à l’Assemblée seront examinées et votées avec la plus grande rigueur. Selon lui, l’objectif reste de renforcer la transparence et l’efficacité des institutions, gage d’un État moderne et au service des citoyens.

Réforme de l’OFNAC : Thierno Alassane Sall dénonce une « mascarade législative »

Le débat autour de la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) a pris une tournure houleuse ce lundi 25 août à l’Assemblée nationale. Le président du parti République des valeurs, Thierno Alassane Sall, s’est illustré par une critique acerbe contre la méthode et la finalité du projet de loi présenté par le gouvernement.

Selon l’ancien ministre, le texte est « soumis dans l’urgence », ce qui remet en cause le sérieux d’une réforme annoncée comme « révolutionnaire » pour renforcer la lutte contre la corruption et la concussion. « Voilà un autre projet de loi qui va renforcer notre arsenal juridique sans rien changer aux cancers qui gangrènent le Sénégal », a-t-il asséné.

Député et se réclamant « lanceur d’alerte par nature », Thierno Alassane Sall a exprimé son amertume de ne pas être écouté. « Je ne suis pas entendu, parfois même on me chahute », a-t-il déploré, avant de pointer une contradiction criante : le gouvernement dit vouloir protéger les lanceurs d’alerte, mais dans les faits, ceux-ci sont ignorés.

Il révèle qu’« un groupe de lanceurs d’alerte a saisi le Premier ministre sur une question de gouvernance, sans aucune suite ». Pour lui, cette inertie illustre « un grave dysfonctionnement du système » censé donner corps à la transparence et à la bonne gouvernance.

Pour Thierno Alassane Sall, l’OFNAC version 2025 ne s’attaque pas aux vrais problèmes. « Renforcer l’arsenal juridique est une chose, mais sans volonté politique réelle, c’est une coquille vide », a-t-il martelé, rappelant que les institutions de contrôle existantes sont déjà paralysées par le manque d’indépendance et l’indifférence des autorités face aux révélations sensibles.

En se posant une nouvelle fois en vigie, Thierno Alassane Sall entend rappeler que la corruption ne sera jamais vaincue par « des textes votés dans la précipitation », mais par « une justice forte, indépendante et un traitement sérieux des alertes citoyennes ».

Guy Marius Sagna plaide pour une réforme vigoureuse de l’OFNAC et fustige l’héritage du régime sortant

L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une intervention musclée de l’honorable Guy Marius Sagna, venu défendre ce week-end quatre projets de loi majeurs, dont la réforme de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC). Le député a salué une refonte « plus efficace et avantageuse », capable de renforcer les déclarations de patrimoine et de réduire les coûts de fonctionnement, tout en corrigeant les insuffisances du pôle judiciaire financier dans la lutte contre l’enrichissement illicite.

« Nous votons pour faire renaître un OFNAC capable de répondre aux attentes du peuple », a lancé le parlementaire, convaincu que cette nouvelle version de l’institution offrira des garanties accrues de transparence et de redevabilité.

L’orateur n’a pas manqué d’adresser de sévères critiques au régime précédent, citant en particulier le plan national de lutte contre les inondations, chiffré à 766 milliards de francs CFA. Selon lui, une gestion rigoureuse de ces fonds aurait permis d’éviter les drames auxquels sont encore confrontées les populations. « Si cet argent avait été injecté correctement, nous n’aurions pas ces catastrophes », a-t-il martelé, dénonçant une dilapidation des ressources publiques.

Dans la même veine, il a mis en garde contre certaines « déclarations approximatives » de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), craignant que des accusations fabriquées de toutes pièces ne finissent par se retourner contre leurs auteurs.

Guy Marius Sagna a également pointé la lenteur de l’appareil judiciaire dans le suivi des rapports de l’Inspection générale des affaires juridiques et économiques (IGAGE) ainsi que dans le traitement des dossiers impliquant des bénévoles depuis mars dernier. « Monsieur le ministre, faut-il 17 mois pour régler le cas de celui qui a utilisé un jeune homme comme bouclier ? », a-t-il interpellé, appelant à une justice plus rapide et protectrice des citoyens.

Abass Fall élu maire de Dakar : une victoire qui fait réagir

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi. Avec 49 voix contre 30 obtenues par sa principale rivale, la mairesse intérimaire Ngoné Mbengue, Abass Fall, ministre et cadre du Pastef, a été élu nouveau maire de la capitale.

Ce résultat est loin d’être anodin, compte tenu des forces en présence au sein du Conseil : Benno Bokk Yakaar (BBY) dispose de 33 conseillers, Taxawu Dakar en compte 32, et le Pastef n’en totalise que 12. La victoire du candidat du parti d’Ousmane Sonko témoigne donc d’alliances et de repositionnements stratégiques opérés en coulisses.

Une pique de Madiambal Diagne

Peu après l’annonce des résultats, le journaliste et patron de presse Madiambal Diagne a réagi sur X (ex-Twitter) avec une note d’ironie :

« Abass Fall de Pastef élu maire de Dakar. Bravo à Khalifa Sall »,

a-t-il écrit, laissant entendre que l’ancien maire de Dakar aurait joué un rôle décisif dans l’élection du nouveau premier magistrat de la capitale.

Dakar a un nouveau maire : Abass Fall élu, Barthélémy Dias définitivement écarté

Le Conseil municipal de Dakar a tranché ce lundi 25 août. À l’issue d’un scrutin serré mais décisif, le ministre Abass Fall a été élu nouveau maire de la capitale sénégalaise. Porté par le bulletin jaune, il a obtenu plus de 45 voix, devançant nettement la mairesse par intérim Ngoné Mbengue, créditée de 30 voix. Les deux autres candidats en lice, Daouda Guèye et Mohamet Massamba Seye, se sont partagé le reste des suffrages.

Cette victoire confirme l’ancrage politique d’Abass Fall, cadre du Pastef, qui avait mené depuis plusieurs semaines un intense travail de terrain auprès des conseillers municipaux. Elle marque aussi la fin d’une période de flottement à la tête de la ville, après la révocation de Barthélémy Dias.

Quelques minutes seulement après ce vote, un autre épisode est venu sceller définitivement l’avenir politique de l’ancien édile. Selon la RFM, la Cour suprême a rejeté son recours introduit pour contester sa révocation. Ce verdict coupe court à ses dernières tentatives judiciaires de retrouver son fauteuil perdu.

Thiadiaye : un sexagénaire, père de 31 enfants, arrêté pour trafic de chanvre indien

Le quartier Cité Nguère, à Thiadiaye, est sous le choc après l’arrestation de Birima F., alias « Ndongo », un homme d’une soixantaine d’années, marié à trois femmes et père de 31 enfants. Pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille, il s’était reconverti dans le trafic de chanvre indien, avant d’être pris dans les filets de la gendarmerie.

Tout est parti d’un appel anonyme adressé à la Brigade de gendarmerie de Thiadiaye. L’informateur signalait l’existence d’un vaste réseau de trafic de « yamba » dirigé par Ndongo, réputé dans la zone pour son implication dans le commerce illicite. Les enquêteurs en ont aussitôt fait une priorité.

Le jeudi 21 août, après plusieurs heures de surveillance, les gendarmes lancent une opération de filature. Birima F. est alors surpris en pleine tentative de livraison de trois kilos de chanvre indien à un client venu spécialement de Dakar. Il est arrêté sur le champ, sans avoir pu conclure la transaction.

Placée en garde à vue, la figure locale du trafic ne tarde pas à passer aux aveux. Il reconnaît être le propriétaire de la marchandise saisie et confesse mener cette activité illégale depuis un certain temps. Face aux enquêteurs, il justifie son choix par la difficulté d’entretenir « une famille trop nombreuse avec des moyens légaux limités ».

À l’issue de son interrogatoire, Ndongo a été déféré au parquet de Mbour, où un mandat de dépôt a été décerné contre lui. Son procès est prévu le 26 août prochain.

Municipales à Dakar : Abass Fall consolide son avance en coulisses

Alors que des fissures apparaissent dans la coalition Taxawu originelle, le camp présidentiel avance avec assurance. Le candidat désigné par Ousmane Sonko et Bassirou Diomaye Faye, Abass Fall, affiche une confiance intacte à la veille du scrutin. Selon le quotidien Les Échos, le ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions a mené un travail de fond, méthodique et discret, auprès des conseillers municipaux pour s’assurer une victoire dès le premier tour.

Si Abass Fall a d’abord sécurisé les voix de son camp et de ses alliés, il aurait également entrepris des démarches ciblées auprès de conseillers issus de l’opposition. Toujours selon Les Échos, plusieurs élus de camps adverses auraient été convaincus de rallier sa candidature, renforçant ainsi son socle électoral.

L’un des arguments majeurs qui aurait séduit une partie des conseillers de l’opposition est son engagement à démissionner du gouvernement en cas de victoire. Abass Fall aurait rassuré ses interlocuteurs sur sa disponibilité totale pour se consacrer à la mairie de Dakar, un geste perçu comme un gage de sérieux et de sincérité politique. D’autres concessions, plus discrètes, auraient également contribué à faire pencher la balance en sa faveur.

Mais le véritable atout du candidat de Pastef résiderait dans les rangs des conseillers de l’ex-Benno Bokk Yakaar. Ébranlée par les départs de figures de premier plan comme Abdoulaye Diouf Sarr et Dr Malick Diop, la coalition sortante peine à afficher une cohésion. Une situation qui profite à Abass Fall : plusieurs conseillers issus de l’ex-majorité, sans l’affirmer publiquement, se prépareraient à voter pour lui.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°543 – 25/08/2025

🔴 REVENUS DU PÉTROLE ET DU GAZ EN DESSOUS DES 700 MILLIARDS F CFA ATTENDUS SOUS MACKY SALL : DE L’EUPHORIE À LA DÉCEPTION
🔴 « TOUS CEUX QUI METTRONT LES PIEDS DEMAIN À LA VILLE DE DAKAR POUR L’ÉLECTION SONT DANS L’ILLÉGALITÉ » : BARTH’ AVERTIT !

🔴 AFROBASKET / TROISIÈME BRONZE CONSÉCUTIF POUR LES « LIONS » : LA SOIF DE L’OR S’INTENSIFIE
🔴 ZIGUINCHOR / PHASES NATIONALES : ENTENTE DEGGO-TALLY PASSE EN QUARTS FACE À JALOORE

Ville de Dakar : Barthélémy Dias dénonce une « élection illégale » et met en garde Ngoné Mbengue et l’opposition

À la veille de l’élection prévue pour installer un nouveau maire à la tête de la Ville de Dakar, l’ancien édile Barthélémy Dias est sorti de sa réserve. Lors d’un point de presse organisé ce dimanche, il a qualifié la procédure engagée par la maire intérimaire, Ngoné Mbengue, de « mascarade illégale » et mis en garde les conseillers municipaux de l’opposition. Pour lui, cette convocation est une violation manifeste des textes qui régissent les collectivités locales.

Selon l’ancien maire, le préfet de Dakar a commis une faute en demandant à la maire intérimaire d’organiser une élection dans ce contexte. Barthélémy Dias s’appuie sur l’article 137, alinéa 2, du Code général des collectivités territoriales, qui stipule que l’installation d’un maire doit se faire exclusivement dans le cadre d’une session ordinaire du conseil municipal. Or, la réunion convoquée pour ce lundi s’inscrit dans une session extraordinaire, ce qui rend l’élection irrégulière et donc sans valeur juridique.

Au-delà des aspects légaux, l’ancien édile accuse Ngoné Mbengue de « piétiner elle-même la loi » en convoquant un conseil municipal qu’elle n’avait pas, selon lui, le droit de tenir. Il estime que cette initiative, loin de répondre à un besoin institutionnel, s’inscrit dans une manœuvre politique visant à priver les Dakarois de leur droit de choisir un maire dans les règles prévues par la loi.

Très ferme dans ses propos, Barthélémy Dias a lancé un avertissement direct aux conseillers municipaux de l’opposition, les mettant en garde contre toute participation à ce qu’il considère comme une « élection illégitime ». « Tous ceux qui mettront les pieds demain à la Ville de Dakar pour l’élection sont dans l’illégalité », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que toute décision issue de cette rencontre serait frappée de nullité.

Malgré ce ton offensif, Barthélémy Dias a affirmé son attachement à l’État de droit et dit attendre avec sérénité la décision de la justice. La Cour suprême, saisie de ce dossier, doit en effet se prononcer le 18 septembre prochain. « Je me plierai à ce que décidera la haute juridiction », a-t-il conclu, rappelant que seule cette instance est habilitée à trancher le contentieux.

Cette sortie intervient dans un climat déjà tendu depuis la démission de Barthélémy Dias de son poste de maire de Dakar. Depuis, la gestion intérimaire assurée par Ngoné Mbengue alimente des controverses, et l’élection annoncée risque de cristalliser encore davantage les tensions politiques. La capitale sénégalaise, enjeu stratégique majeur, se retrouve ainsi au centre d’un bras de fer où se mêlent droit, politique et légitimité.

Conflit Israël-Palestine : Guy Marius Sagna appelle le Sénégal à rompre ses relations avec Israël

À l’occasion d’une manifestation organisée ce dimanche à Dakar contre ce qu’il qualifie de « génocide perpétré par Israël en Palestine », le député Guy Marius Sagna a lancé un appel ferme à l’État du Sénégal pour qu’il rompe toute coopération et relation diplomatique avec Israël. Selon lui, la gravité des actes commis dans la bande de Gaza et en Cisjordanie exige une réponse radicale de la communauté internationale.

Face à la presse, le parlementaire a dénoncé sans détour « le sionisme israélien » qu’il considère comme un « crime contre l’humanité ». À ses yeux, la situation actuelle en Palestine ne saurait être décrite comme une guerre entre deux camps, mais plutôt comme un génocide orchestré contre un peuple sans défense. « Ce n’est pas une guerre, c’est un génocide. C’est l’utilisation de la faim comme arme de guerre », a martelé Guy Marius Sagna.

S’il reconnaît les prises de position de l’État du Sénégal en faveur de la Palestine, le député estime néanmoins que la posture actuelle demeure insuffisante. Il juge dépassée l’ère des simples déclarations et dénonce l’inefficacité des condamnations verbales répétées. « Plus on dénonce, plus le génocide prend de l’ampleur. Les dénonciations n’ont donc plus d’effet, les critiques non plus, les conférences de presse également », a-t-il insisté.

Pour Guy Marius Sagna, la seule issue cohérente est la rupture totale avec Israël. Selon lui, l’État sénégalais doit aller au-delà des symboles et poser un acte diplomatique fort en mettant un terme aux relations bilatérales. « Quand un individu commet un crime, on l’envoie en prison ; quand un pays commet un crime, il doit être sanctionné. Et la sanction, c’est de rompre toute diplomatie avec lui », a-t-il affirmé, tout en appelant d’autres nations à rappeler leurs ambassadeurs en signe de protestation.

Cet appel s’inscrit dans un contexte international marqué par une polarisation croissante autour du conflit israélo-palestinien. Si plusieurs pays ont choisi de renforcer leur soutien politique ou humanitaire à la Palestine, rares sont ceux qui ont opté pour une rupture diplomatique totale avec Israël. Au Sénégal, la position officielle a toujours été celle d’un appui ferme aux droits du peuple palestinien, dans le cadre des résolutions internationales, sans pour autant remettre en cause ses relations diplomatiques avec l’État hébreu.

La sortie de Guy Marius Sagna, connue pour son ton radical et son engagement panafricaniste, relance ainsi le débat sur la posture que doit adopter le Sénégal face à ce conflit persistant. Elle pose surtout la question de l’équilibre entre diplomatie traditionnelle et engagement politique fort au nom des valeurs de justice et de solidarité internationale.

Société civile : Matar Sall élu nouveau Coordonnateur du Forum Civil

Le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International, a tourné une nouvelle page de son histoire ce dimanche 24 août, à l’issue d’une assemblée générale élective marquée par l’élection de Matar Sall au poste de coordonnateur national. Juriste de formation et enseignant-chercheur à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il succède à Birahim Seck, qui a dirigé l’organisation durant deux mandats avant de céder la place.

Spécialiste du droit des médias, Matar Sall n’est pas un novice au sein du Forum Civil. Il y milite depuis une quinzaine d’années, contribuant activement à plusieurs initiatives de plaidoyer et de veille citoyenne. Sa longue expérience au cœur de la structure, conjuguée à sa rigueur académique, devrait lui permettre de consolider l’héritage laissé par son prédécesseur tout en impulsant une nouvelle dynamique.

Son élection intervient dans un contexte où la société civile sénégalaise est appelée à jouer un rôle crucial face aux grands défis démocratiques, économiques et sociaux du pays. La transition à la tête du Forum Civil symbolise donc une continuité mais aussi une volonté de renouvellement, avec la nécessité de renforcer les actions de lutte contre la corruption, de promouvoir la transparence dans la gestion publique et d’élargir la participation citoyenne.

En quittant ses fonctions, Birahim Seck laisse derrière lui une organisation qui a marqué le débat public au Sénégal par son indépendance et ses prises de position souvent tranchées sur la gouvernance, les finances publiques et la reddition des comptes. Le nouveau coordonnateur devra maintenir ce cap tout en adaptant les stratégies de l’organisation aux enjeux actuels, notamment le suivi des politiques publiques, la transparence budgétaire et la gouvernance locale.

Cette élection ouvre ainsi un nouveau chapitre pour le Forum Civil, qui reste l’une des voix les plus influentes de la société civile sénégalaise. Les attentes sont grandes envers Matar Sall, dont la mission consistera à consolider les acquis tout en inscrivant l’action de l’organisation dans une perspective de modernisation et d’efficacité accrue.

Soutien à la Palestine : le député Amadou Ba exhorte l’État du Sénégal à prendre des mesures fortes contre Israël

Le député Amadou Ba, membre du parti Pastef, a exprimé ce dimanche à Dakar un soutien ferme au peuple palestinien lors d’une marche organisée en solidarité avec Gaza. Dans un discours empreint d’émotion et de fermeté, il a appelé l’État du Sénégal à adopter des mesures radicales contre Israël, qu’il accuse d’orchestrer un génocide en Palestine.

« Nous exhortons le gouvernement sénégalais à prendre les mesures les plus fortes contre l’établissement d’Israël au Sénégal. Tous les pays, comme le recommande la Cour internationale de justice, doivent exiger le boycott de tous les produits issus des colonies », a déclaré le parlementaire devant la foule mobilisée pour la cause palestinienne.

Amadou Ba n’a pas mâché ses mots en qualifiant la situation à Gaza de crime contre l’humanité planifié et exécuté par les autorités israéliennes. Selon lui, le Premier ministre israélien « est un criminel de guerre » qui œuvre à « tuer des milliers d’enfants, de bébés et de femmes » dans le seul but de transformer Gaza en « lieu de villégiature, avec des hôtels et des boîtes de nuit ».

Le député a mis en garde contre l’inaction de la communauté internationale face à ce drame. Il a décrit ce qu’il appelle « un plan de génocide savamment orchestré », reposant sur le blocus, la privation de nourriture et les attaques ciblées contre des civils regroupés dans des points de distribution. « Si nous laissons ce qui se passe en Palestine prospérer, si nous laissons l’extermination des Gazaouis continuer, la barbarie qui se joue à Gaza se produira ailleurs. L’histoire est toujours tragique quand elle se répète », a-t-il martelé.

Rappelant les avis consultatifs de la Cour internationale de justice en 2003 et en juillet 2024, ainsi que les recommandations de la Cour pénale internationale, Amadou Ba a dénoncé l’absence de sanctions concrètes contre Israël. Ces instances avaient demandé l’arrêt immédiat de la colonisation, de la déportation des civils et de toute politique empêchant la création d’un État palestinien viable. « Aucune sanction n’a été prise », a-t-il regretté, estimant que ce silence complice fragilise le droit international.

Dans une conclusion solennelle, le député a insisté sur la portée universelle du drame palestinien. « Si en 2024 un génocide se produit sous nos yeux, ne nous étonnons pas demain que d’autres conflits surgissent. Ce qui se joue à Gaza, c’est l’avenir de notre humanité, c’est la paix entre les nations et le respect des règles minimales qui garantissent notre dignité humaine », a-t-il affirmé.

Ismaïla Diallo décrypte les relations avec les institutions de Bretton Woods, l’affaire ASER et la situation à la mairie de Dakar

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, s’est exprimé ce dimanche 24 août sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité nationale, notamment les rapports entre le Sénégal et les institutions de Bretton Woods, l’affaire ASER ainsi que la situation politique à la mairie de Dakar. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV, le député a livré une analyse sans détour, défendant la posture du gouvernement tout en appelant à des réformes structurelles.

Concernant la suspension des prêts au Sénégal par les institutions de Bretton Woods, Ismaïla Diallo a expliqué que ce refus est paradoxalement lié à la transparence prônée par les nouvelles autorités. Selon lui, dès leur installation, le gouvernement a choisi de communiquer ouvertement sur l’état réel des finances publiques, un exercice pourtant recommandé par ces bailleurs de fonds. Toutefois, cette volonté de transparence aurait eu pour conséquence une série de notations dégradantes, qui ont poussé ces institutions financières internationales à se montrer réticentes à accorder de nouveaux financements. « Nous sommes victimes de notre transparence », a-t-il martelé, estimant que cette décision est plus politique qu’économique. Face à cette impasse, le député a rappelé que l’État a lancé un Plan national de redressement visant à démontrer la capacité du pays à se développer avec ou sans l’appui de ces partenaires traditionnels.

Interrogé sur l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC), le parlementaire a précisé que le processus de nomination du prochain président sera strictement encadré afin d’éviter qu’une personne « peu orthodoxe » ne prenne la tête de cette institution clé dans la gouvernance publique.

Sur le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Ismaïla Diallo a confirmé que des enquêtes sont bel et bien en cours, conformément aux déclarations du ministre de la Justice à l’Assemblée nationale. Toutefois, il a pris ses distances avec les accusations portées par le député Thierno Alassane Sall, estimant que les preuves avancées ne suffisent pas à justifier un soutien de son camp politique. Pour lui, il faut laisser la justice aller au bout des investigations avant de tirer des conclusions.

La situation politique à la mairie de Dakar a également été abordée. Le premier vice-président de l’Assemblée a réfuté toute tentative de son parti de s’accaparer la municipalité. Selon lui, la perte du mandat de Barthélémy Dias relève d’une stricte application de la loi. « C’est une décision de justice qui a conduit à cette situation. Il a été visé par l’article 29 du Code électoral, ce que le préfet a acté », a-t-il expliqué, balayant ainsi les accusations d’ingérence politique.

Enfin, Ismaïla Diallo s’est prononcé sur la crise que traverse actuellement le secteur de la presse sénégalaise. Reconnaissant les difficultés que rencontrent les entreprises médiatiques, il a invité les acteurs du secteur à se réinventer et à s’adapter aux nouveaux défis technologiques et économiques. Néanmoins, il a salué le rôle essentiel des médias dans la consolidation de la démocratie au Sénégal, soulignant qu’ils constituent un pilier incontournable de la vie républicaine.

Marche de solidarité à Dakar : Seydi Gassama dénonce un « génocide » en Palestine et appelle à l’application de la résolution 181 de 1947

La ville de Dakar a été le théâtre, ce dimanche, d’une vaste marche de solidarité en faveur du peuple palestinien. Des centaines de citoyens, militants des droits humains, personnalités politiques et membres de la société civile se sont rassemblés pour exprimer leur soutien aux Palestiniens face à la situation dramatique qui prévaut à Gaza depuis octobre 2023. L’événement a connu la participation de figures politiques notoires, parmi lesquelles les députés Amadou Ba, Ayib Daffé, Guy Marius Sagna et M. Diop de la Croix, ainsi que le ministre Birame Souleye Diop, marquant ainsi l’ampleur nationale de cette mobilisation.

Lors de ce rassemblement, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a pris la parole pour dénoncer avec vigueur ce qu’il considère comme un « génocide » perpétré par Israël à Gaza. Il a rappelé que depuis le 7 octobre 2023, les populations civiles palestiniennes vivent sous des bombardements incessants, privées d’accès aux soins et désormais confrontées à une famine imposée. Selon lui, cette situation dramatique ne résulte pas d’une pénurie mondiale de nourriture, mais de la volonté délibérée d’Israël d’empêcher l’acheminement de vivres vers Gaza, ou de conditionner leur distribution par des canaux piégés qui mettent en danger médecins, journalistes et simples citoyens venus chercher de quoi survivre.

Dans son intervention, M. Gassama a également mis en cause la responsabilité de la communauté internationale et particulièrement celle des États-Unis. Il a souligné que le génocide constitue le crime le plus grave en droit international et que, selon les textes des Nations Unies, les États ont l’obligation d’intervenir pour y mettre fin, y compris par une action militaire si nécessaire. Pourtant, a-t-il regretté, le Conseil de sécurité demeure paralysé par le veto américain, empêchant toute décision contraignante contre Israël. Cette complicité, selon lui, ne se limite pas aux États-Unis, mais s’étend à plusieurs pays occidentaux qui continuent de fournir un soutien diplomatique, militaire ou économique à l’État hébreu.

Seydi Gassama a appelé à l’application immédiate et inconditionnelle de la résolution 181 de 1947 des Nations Unies, qui avait prévu le partage de la Palestine entre Palestiniens et Juifs, et qui constitue, selon lui, la base pour la création d’un État palestinien viable. Il a exhorté les pays du monde entier à reconnaître officiellement cet État, estimant que seule cette reconnaissance pourra permettre une coexistence pacifique dans des frontières internationalement reconnues au Moyen-Orient.

En revenant sur le sens de cette mobilisation, le responsable d’Amnesty International Sénégal a rappelé que cette marche s’inscrivait dans la continuité de celle organisée en avril dernier à Dakar. Il a affirmé que les participants souhaitaient non seulement dénoncer le silence complice de certaines puissances, mais aussi réaffirmer le soutien constant du Sénégal à la cause palestinienne, une position historique et ferme dans la diplomatie sénégalaise.

Dans une conclusion empreinte de gravité, Seydi Gassama a averti que le monde ne peut pas rester spectateur de ce qu’il considère comme une tentative d’élimination d’un peuple entier. « Nous ne devons pas attendre qu’un peuple soit rayé de la carte pour que ses terres soient occupées et que d’autres s’y installent. Nous devons l’arrêter », a-t-il martelé, appelant dirigeants, citoyens et organisations internationales à s’élever contre ce qu’il qualifie de tragédie humaine.

Session extraordinaire à l’Assemblée nationale : Ismaïla Diallo clarifie le processus d’amendement et défend la vision de la majorité

Les travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée nationale se poursuivent autour de quatre projets de loi majeurs, qui font actuellement l’objet d’amendements. Ces modifications, proposées soit par les députés, soit par des organisations de la société civile, témoignent de la vitalité du débat parlementaire, a déclaré ce dimanche 24 août le Premier vice-président de l’Assemblée nationale, Ismaïla Diallo, invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik TV.

Le député, membre du parti Pastef, a toutefois précisé qu’il ne pouvait entrer dans le détail de ces amendements, les textes étant toujours en phase d’examen au niveau des commissions. Il a néanmoins assuré que les réformes présentées s’inscrivent dans la logique du projet politique de la majorité présidentielle. « Ces réformes, qui traduisent notre volonté de promouvoir la bonne gouvernance et la transparence, ont été soumises aux Sénégalais lors de l’élection présidentielle et des législatives », a-t-il affirmé, soulignant leur caractère programmatique et légitime.

Interrogé sur la question sensible de la déclaration de patrimoine, notamment celle du président de la République à la fin de son mandat, Ismaïla Diallo a rappelé que la Constitution sénégalaise exempte le chef de l’État de cette obligation. Toutefois, il a ajouté que l’actuel président n’a aucun problème à s’y soumettre par souci de transparence. Il a également tenu à préciser que toutes les personnes gérant un budget public, y compris les membres du bureau de l’Assemblée nationale, sont tenues de respecter cette exigence légale.

Concernant le projet de loi relatif à l’accès à l’information, le Premier vice-président de l’Assemblée a reconnu certains manquements relevés par l’ONG Article 19. Il a néanmoins assuré que ces remarques seraient intégrées afin d’améliorer le texte avant son passage en séance plénière. Cette ouverture traduit, selon lui, la volonté de la majorité de construire des réformes inclusives et adaptées aux attentes citoyennes.

Sur le débat autour de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (OFNAC) et des soupçons d’une réforme visant à écarter son président, Serigne Bassirou Guèye, Ismaïla Diallo a été catégorique : « Une loi est impersonnelle, elle n’est jamais dirigée contre une personne ». Pour lui, il s’agit avant tout d’adapter les institutions aux besoins de transparence et de bonne gouvernance, sans ciblage particulier.

Enfin, le député est revenu sur les changements opérés à l’Assemblée depuis l’installation de la nouvelle législature. Il a insisté sur la rupture opérée avec certaines pratiques jugées nuisibles à l’image du Parlement. « Les comportements qui ternissaient l’image de l’institution sont désormais révolus », a-t-il affirmé, mettant en avant un processus de modernisation et de moralisation de la vie parlementaire.

Partenariat sino-sénégalais : Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang accélèrent la concrétisation du projet d’aciérie

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu ce samedi 23 août 2025 l’ambassadeur de la République populaire de Chine, S.E. Li Zhigang, accompagné de hauts responsables de China Harbour Engineering Company (CHEC) et de BAOWU International, géant mondial de la sidérurgie. La rencontre, tenue à la Primature et rapportée par la cellule de communication officielle, s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la récente visite d’Ousmane Sonko en Chine.

Au cœur des discussions figurait le projet d’implantation d’une aciérie au Sénégal, considéré comme un levier stratégique pour l’industrialisation du pays et un pilier du partenariat économique sino-sénégalais. La présence conjointe de CHEC, spécialisée dans les grandes infrastructures, et de BAOWU International, leader incontesté de la production d’acier, traduit la volonté des deux parties de donner une dimension concrète et opérationnelle à ce projet industriel d’envergure.

Selon la Primature, cette rencontre visait non seulement à réaffirmer l’engagement politique des deux pays, mais aussi à accélérer le processus de mise en œuvre des projets stratégiques discutés à Pékin. L’aciérie, en particulier, apparaît comme un investissement structurant qui pourrait transformer durablement le tissu économique sénégalais. Elle permettra de réduire la dépendance aux importations d’acier, d’approvisionner le marché local et régional, et de créer des milliers d’emplois directs et indirects.

Au-delà de l’impact économique, le projet est perçu comme un catalyseur de transfert de technologies et de renforcement des capacités locales. Le Sénégal, qui ambitionne de faire de l’industrialisation un moteur de sa croissance, voit dans ce partenariat une opportunité de renforcer ses infrastructures, de moderniser son appareil productif et d’accroître sa compétitivité sur la scène internationale.

La rencontre entre Ousmane Sonko et l’ambassadeur Li Zhigang illustre également la solidité des relations diplomatiques entre Dakar et Pékin. Depuis plusieurs années, la Chine s’impose comme un partenaire économique de premier plan pour le Sénégal, en finançant et réalisant des projets majeurs dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et de l’agriculture. L’aciérie, dont la mise en œuvre entre dans une phase décisive, s’inscrit dans cette dynamique de coopération renforcée, tournée vers le développement durable et la création de valeur ajoutée locale.

En concrétisant ce projet, le Sénégal franchirait une étape importante dans sa quête d’industrialisation et d’autonomie économique, tout en consolidant un partenariat stratégique avec la Chine, acteur incontournable de l’économie mondiale.

Mairie de Dakar : Barthélémy Dias au cœur d’une bataille politique

La mairie de Dakar reste le théâtre d’un bras de fer politique intense. Alors que le dossier de révocation du maire Barthélémy Dias est examiné par la Cour suprême, le gouvernement semble vouloir accélérer son remplacement.

Invité sur Jury du dimanche d’iRadio, Modou Diagne Fada, ancien ministre des Collectivités territoriales, a dénoncé une « manœuvre précipitée » du ministre Moussa Balla Fofana et du préfet de Dakar. « Dès qu’ils ont appris que la Cour suprême allait se prononcer le 18 septembre, la lettre adressée au préfet aurait dû être retirée pour respecter l’élégance républicaine », a-t-il déclaré.

Si la légalité de la démarche n’est pas contestable, Fada estime que son opportunité laisse à désirer. Selon lui, le signal est clair : certaines autorités cherchent à écarter Barthélémy Dias avant que la Cour suprême ne tranche.

Médina Baye : Effondrement des bâtiments – le DG de l’ACBEP annonce des solutions

Les effondrements de bâtiments au Sénégal constituent un véritable problème de santé publique et de développement urbain. Derrière chaque pile de briques, il y a des vies brisées, des familles en deuil et des traumatismes durables. Les mesures entreprises offrent une lueur d’espoir, mais leur application rigoureuse, ainsi que la transparence et la responsabilité, doivent être renforcées pour que les villes sénégalaises ne reposent plus sur des fondations instables.

Face à cette situation, le directeur général de l’Agence de construction des Bâtiments et Édifices publics (ACBEP) a été reçu hier par le khalife général de Médina Baye, Cheikh Mahy Ibrahima Niass. Cette visite a été l’occasion pour Baye Niass d’aborder le phénomène de l’effondrement des bâtiments, qui prend de plus en plus d’ampleur et a coûté la vie à plusieurs personnes au Sénégal.

« Il y a eu récemment des effondrements de bâtiments. Et le constat que nous pouvons faire, c’est que l’autoconstruction domine et prédomine au Sénégal. Cela signifie que la construction est, comme tout autre métier, un savoir-faire spécialisé. On ne peut pas se réveiller un jour et se lancer dans des constructions », a déclaré le DG de l’ACBEP.

Selon lui, des mesures seront prises par les autorités pour prévenir de futurs accidents. « Heureusement, il est fort probable que dans les jours à venir, des décisions fortes seront transmises par le gouvernement afin d’encadrer la construction et de limiter au maximum l’autoconstruction », a ajouté Baye Niass.

Il a également lancé un appel aux citoyens : « En ce qui nous concerne, en tant que professionnels de la construction, nous demandons à tous les Sénégalais de se référer aux spécialistes du bâtiment. Comme on le dit souvent, c’est tout un métier qui comporte de nombreux risques. Il est donc essentiel de se munir de toutes les garanties et de consulter des spécialistes pour éviter les tragédies que nous constatons ces derniers temps. »

Révocation de Barthélémy Dias : Modou Diagne Fada critique la démarche du ministre Moussa Balla Fofana

L’affaire entourant la révocation du maire de Dakar, Barthélémy Dias, continue d’alimenter la scène politique nationale. Invité de l’émission Jury du dimanche sur iRadio, Modou Diagne Fada, ancien ministre des Collectivités territoriales et président du parti LDR/Yessal, est revenu sur la procédure engagée par le ministre de tutelle et le préfet de Dakar pour organiser l’élection d’un nouveau maire.

Pour M. Fada, la démarche du ministre Moussa Balla Fofana manque de « tact républicain ». Il considère que l’initiative d’aller vers une nouvelle élection municipale, alors que le dossier de Barthélémy Dias est toujours pendant devant la Cour suprême, pose problème.

« Dès qu’ils ont appris que la Cour suprême allait se prononcer le 18 septembre, la lettre adressée au préfet aurait dû être retirée pour l’élégance républicaine », a-t-il estimé.

Toutefois, l’ancien ministre reconnaît que sur le plan strictement légal, rien n’empêche le ministre d’agir de la sorte. Mais, selon lui, une approche plus mesurée et respectueuse du calendrier judiciaire aurait permis d’éviter des tensions supplémentaires dans ce dossier déjà sensible.

Afrobasket 2025 : Le Sénégal décroche le bronze après une victoire éclatante face au Cameroun

Après la désillusion de la demi-finale perdue face au Mali (87-80), les Lions du Sénégal ont trouvé les ressources nécessaires pour se remobiliser. Ce dimanche à Luanda, ils ont dominé le Cameroun lors de la petite finale de l’Afrobasket 2025, s’imposant largement sur le score de 98 à 72.

Dès l’entame de la rencontre, les Sénégalais ont affiché une intensité défensive redoutable et un jeu collectif parfaitement huilé. Sous l’impulsion d’un Brancou Badio décisif dans les moments clés, les Lions ont creusé l’écart, étouffant progressivement les Lions Indomptables. Ibrahima Faye et Moustapha Diop ont également brillé, apportant puissance et efficacité pour sceller le sort du match.

Avec cette victoire convaincante, le Sénégal monte sur la troisième marche du podium, une performance qui confirme une nouvelle fois son statut de grande nation du basketball africain. Cette médaille de bronze, au-delà de la symbolique, récompense un parcours exigeant et témoigne du potentiel de cette génération de Lions, déterminée à aller encore plus loin dans les prochaines compétitions continentales et mondiales.

Trump envisage de déployer la Garde nationale à Chicago dès septembre

L’administration Trump prépare un nouveau bras de fer avec certaines grandes métropoles américaines dirigées par des démocrates. Selon plusieurs médias dont The Washington Post et CNN, la Maison-Blanche envisage de mobiliser plusieurs milliers de soldats de la Garde nationale à Chicago dès septembre, dans le cadre d’une opération visant à lutter à la fois contre la criminalité et l’immigration clandestine.

Citant des responsables anonymes, The Washington Post indique que le Pentagone élabore actuellement des plans de déploiement. Interrogé, un porte-parole du département de la Défense n’a pas confirmé l’information, rappelant seulement que « le Département est une organisation de planification » travaillant en permanence avec d’autres agences pour « protéger les biens et le personnel fédéraux ».

Cette perspective intervient alors que Donald Trump a déjà ordonné, à Washington, le déploiement de plus de 1.900 réservistes de la Garde nationale, qui devraient prochainement être armés. Le président américain a laissé entendre que Chicago et New York pourraient suivre. « Nous allons rendre nos villes très, très sûres. Je pense que Chicago sera la prochaine, et ensuite nous aiderons New York », a-t-il déclaré depuis la Maison-Blanche vendredi.

Le plan envisagé pour Chicago serait calqué sur celui mis en œuvre à Los Angeles en juin 2024, où près de 4.000 membres de la Garde nationale de Californie et 700 Marines avaient été mobilisés, malgré l’opposition des autorités locales.

Chicago reste confrontée à un niveau élevé de criminalité, même si les chiffres officiels montrent une tendance à la baisse : la police y a recensé 573 homicides en 2024, soit 8 % de moins que l’année précédente. En parallèle, l’ICE (Immigration and Customs Enforcement) a intensifié ses opérations contre les migrants sans papiers, accentuant le climat de tension dans certaines communautés.

Gamou Médina Baye – Fass Cheikh Tidiane : une mobilisation citoyenne pour embellir le quartier

En prélude au grand Gamou de Médina Baye, le quartier de Fass Cheikh Tidiane à Kaolack a été le théâtre d’une vaste mobilisation citoyenne dédiée à l’assainissement et à l’embellissement. Cette initiative, portée par les habitants eux-mêmes, a bénéficié du soutien des services publics et du tissu associatif local.

Le département du Cadre de vie et de l’Hygiène publique de Kaolack, dirigé par Cheikh Diouf, s’est fortement impliqué dans l’opération. Selon M. Diouf, plus de cinquante agents, munis d’un important matériel, ont été déployés en renfort auprès des populations. Cet engagement se justifie par l’afflux massif de pèlerins attendu dans ce quartier, qui occupe une place centrale durant le Gamou, événement religieux d’envergure nationale et internationale.

Du côté des habitants, la mobilisation n’a pas été en reste. Djim Kébé, coordonnateur de la cellule numéro 3 de Pastef Fass Cheikh Tidiane, a détaillé les actions menées lors de cette semaine d’investissement humain. Le programme a consisté en un nettoyage approfondi des rues, un reboisement avec la plantation de deux cents plants, ainsi que divers travaux d’embellissement. Il a également salué la forte implication communautaire, marquée par la participation active de l’association And Defar Fass Cheikh Tidiane, du GIE des femmes Fonk Sa Jeukeur, et de nombreuses autres bonnes volontés.

Au-delà de l’événement ponctuel, cette opération a servi de tribune pour rappeler les préoccupations structurelles des résidents. Un plaidoyer a été lancé, notamment par M. Djim Kébé, en faveur de deux doléances majeures : le lotissement officiel du quartier de Fass Cheikh Tidiane et son raccordement au réseau d’eau potable de la Sénégalaise des Eaux (SDE).

Cette mobilisation d’envergure illustre une synergie réussie entre les autorités départementales et la société civile. Elle traduit une volonté collective d’offrir un cadre de vie sain et accueillant, aussi bien aux résidents qu’aux nombreux visiteurs, tout en constituant un levier pour faire avancer des revendications essentielles au développement du quartier.

Sénégal : Premier cas de Mpox confirmé, 25 personnes identifiées comme contacts

Le Sénégal a enregistré son premier cas confirmé de Mpox, également appelée variole du singe. L’annonce a été faite par les autorités sanitaires, qui ont aussitôt déclenché une enquête épidémiologique pour circonscrire la situation et éviter toute propagation.

« Nous avons évolué dans l’investigation en ayant pu recenser un ensemble de 25 contacts. C’est-à-dire des personnes qui ont eu un contact avec le cas confirmé », a déclaré Mamadou Ndiaye, Directeur de la prévention au ministère de la Santé.

Selon lui, ces personnes ne présentent pas de symptômes pour l’instant, mais elles feront l’objet d’un suivi médical rigoureux pendant une période de 21 jours. L’objectif est de détecter à temps toute éventuelle apparition de fièvre, d’éruptions cutanées ou d’autres signes caractéristiques de la maladie.

Pétrole et gaz : les nouvelles projections de recettes de l’État sénégalais loin des promesses initiales

L’euphorie autour de l’or noir et du gaz sénégalais semble avoir laissé place à une réalité plus nuancée. Alors que les précédentes autorités avaient promis des recettes annuelles dépassant les 700 milliards de francs Cfa, les nouvelles projections budgétaires du gouvernement se révèlent beaucoup plus modestes.

Dans son Document de Programmation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEP) 2026-2028, le ministère des Finances annonce que l’État ne compte percevoir que 227,2 milliards de francs Cfa au total sur la période triennale. Ces recettes attendues représentent moins de 15 % du service de la dette extérieure, évalué à 1 538 milliards de francs Cfa en 2025.

Dans le détail, le gouvernement table sur 61,5 milliards de francs Cfa en 2026, 91,9 milliards en 2027 et 73,7 milliards en 2028. Des chiffres issus de la mise à jour des prévisions par le Comité d’évaluation et de prévisions des recettes d’hydrocarbures.

En 2021, le discours officiel était tout autre. Mamadou Faye, alors directeur général de Petrosen, annonçait des perspectives de 700 milliards de francs Cfa par an. Selon ses estimations, le Sénégal devait engranger 20 790 milliards de francs Cfa sur 30 ans, dont 9 350 milliards pour le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, 8 195 milliards pour le projet pétrolier Sangomar et 3 245 milliards pour Yakaar-Teranga.

Mais à la lumière des nouvelles prévisions, ces chiffres apparaissent désormais comme des projections optimistes, difficilement réalisables dans le contexte actuel du marché international des hydrocarbures et des contraintes techniques liées à l’exploitation.

Kédougou : Arrestation pour traite de personnes et proxénétisme

L’antenne régionale de la Division nationale de lutte contre le trafic de migrants et pratiques assimilées (DNLT) à Kédougou a procédé à l’interpellation d’une femme impliquée dans un réseau de traite de personnes et de proxénétisme.

Selon les autorités, l’opération fait suite à un renseignement indiquant qu’une jeune fille, convoyée depuis le Nigeria, était exploitée dans le village de Mamakhono. La victime aurait été contrainte de verser une partie de ses revenus quotidiens à sa proxénète pour rembourser des « frais de voyage » évalués à 2 millions de francs CFA.

Alertée, une équipe de la DNLT s’est immédiatement rendue sur place et a arrêté la mise en cause ainsi que la victime à leur domicile.

Lors de son audition, la suspecte a partiellement reconnu les faits. Elle a déclaré que c’est sa sœur, à l’origine du convoyage de la jeune fille, qui lui avait confié la victime. Elle a reconnu avoir collecté l’argent issu de la prostitution de la jeune fille, qu’elle transmettait périodiquement à sa sœur, tout en niant avoir tiré un bénéfice personnel de cette exploitation. Elle a par ailleurs contesté le montant avancé, affirmant n’avoir collecté qu’un million de francs CFA.

À l’issue de l’enquête, la mise en cause a été présentée au Procureur de la République le 21 août 2025. La jeune victime, quant à elle, a été confiée à une organisation non gouvernementale pour bénéficier d’un accompagnement et d’une prise en charge adaptée.

Matar Sall élu nouveau coordonnateur national du Forum Civil

Le Forum Civil, section sénégalaise de Transparency International, a porté à sa tête Matar Sall à l’issue de son assemblée générale élective tenue ce dimanche.

Actuellement directeur de cabinet du président du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), Matar Sall est également engagé dans le mouvement de défense des droits de l’homme. Il succède à une direction qui a marqué la vie de l’organisation par son implication dans la promotion de la transparence, la bonne gouvernance et la participation citoyenne.

Doctorant en droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), Matar Sall s’est spécialisé dans le droit des médias et s’est distingué par ses recherches sur la liberté d’expression, un domaine dans lequel il jouit d’une reconnaissance dans le milieu académique comme auprès des professionnels de la presse.

Son élection à la tête du Forum Civil marque une nouvelle étape pour cette organisation citoyenne, souvent en première ligne dans les débats sur la gouvernance démocratique, la reddition des comptes et la lutte contre la corruption au Sénégal.

Kaolack – 15 cas positifs d’hépatite identifiés sur 132 personnes dépistées en juillet 2025

Dans la lutte contre l’hépatite, une maladie silencieuse qui affecte des millions de personnes à travers le monde, les associations et les organisations non gouvernementales (ONG) jouent un rôle déterminant.

À Kaolack, l’association And Xeek Hépatite, en partenariat avec l’ONG VIHeillir 2, multiplie les campagnes de sensibilisation et de dépistage pour freiner la propagation de la maladie et sauver des vies.

Selon Médoune Koné, président de l’association And Xeek Hépatite, une journée de dépistage a été organisée le 22 juillet 2025, en collaboration avec le Dr Bamba Cissé, médecin chargé de la prise en charge de l’hépatite à l’hôpital régional El Hadji Ibrahima Niasse, ainsi que le laboratoire de la même structure.

« Au cours de cette journée, 132 personnes ont été dépistées et 15 cas positifs ont été identifiés. Tous ont été référés vers le site de prise en charge », a-t-il expliqué.

Toutefois, M. Koné a souligné que la principale difficulté reste le coût élevé du traitement, qui demeure inaccessible pour de nombreux patients. « Les gens n’ont pas les moyens pour accéder aux soins », a-t-il regretté.

Concernant la journée d’hier, il a précisé que l’association avait organisé une session de dépistage de la tension artérielle au profit de ses membres.

Les associations appellent à un soutien renforcé des autorités afin de rendre les traitements accessibles et de consolider les efforts de prévention. Car si le dépistage constitue une avancée majeure, la lutte contre l’hépatite ne pourra être gagnée qu’à travers une synergie entre l’État, les ONG, les professionnels de santé et les communautés.

Kaolack : Le comité de développement sanitaire de Médina Baye salue l’initiative Taaral Sougnouy Poste de Santé

Ce samedi, les acteurs de la santé, les mouvements associatifs, les services étatiques et les collectivités territoriales de la ville de Kaolack ont vécu un moment fort avec le lancement officiel de l’initiative “Taaral Sougnouy Poste de Santé”, un projet citoyen et communautaire visant à améliorer l’accès aux soins de santé de base. À Médina Baye, cette initiative a été chaleureusement saluée par le comité de développement sanitaire du centre de santé secondaire Cheikh Ahmad Dame Ibrahima Niasse.

Un projet communautaire

« Le projet Taaral Sougnouy Poste de Santé est né d’un constat partagé : le besoin urgent de renforcer les infrastructures sanitaires et de rapprocher les soins des populations, notamment les femmes enceintes, les enfants et les personnes âgées. Grâce à la mobilisation des fils de la localité, appuyés par des partenaires techniques et financiers, des actions concrètes sont mises en œuvre pour équiper et réhabiliter les postes de santé, tout en misant sur le reboisement et l’assainissement », a expliqué Alpha Aliou Niasse, trésorier général du centre de santé secondaire Cheikh Ahmad Dame Ibrahima Niasse de Médina Baye.

Les défis quotidiens dans les postes de santé

Malgré leur rôle crucial comme première porte d’entrée dans le système sanitaire, les postes de santé de Kaolack font face à de nombreux défis.

Les inondations : les fortes pluies qui se sont abattues récemment ont paralysé plusieurs structures. Le poste de santé de Tabangoye, par exemple, a vu ses salles d’attente envahies par les eaux et du matériel médical endommagé. Le manque de personnel qualifié : la plupart des postes de santé ne disposent que d’un infirmier chef de poste (ICP) et parfois d’une sage-femme. En cas d’urgence, l’absence de médecins complique la prise en charge et oblige souvent les patients à être référés vers des hôpitaux plus éloignés. L’insuffisance d’infrastructures et de matériel : les salles de soins sont souvent exigües, mal équipées et inadaptées à la demande croissante des populations.

Un espoir pour les communautés

Pour Aliou Niasse, la santé reste le socle du bien-être :

« Avec Taaral Sougnouy Poste de Santé, nous voulons donner à notre communauté les moyens de se soigner dignement et de prévenir les maladies. »

Cette initiative marque ainsi un pas important vers un système de santé de proximité plus résilient et adapté aux besoins des populations de Kaolack.

Kaolack : Lancement de l’initiative Taaral Sougnouy Poste de Santé à travers le reboisement et l’assainissement

Dans de nombreuses localités, les postes de santé constituent le premier recours des populations en matière de soins. Cependant, ces infrastructures souffrent souvent d’un environnement dégradé, marqué par la chaleur, le manque d’ombre et l’absence d’espaces verts.

C’est dans ce contexte qu’est née l’initiative « Taaral Sougnouy Poste de Santé », axée sur le reboisement, l’assainissement et l’embellissement. Une action citoyenne et communautaire visant à verdir et à améliorer le cadre de vie des structures sanitaires. Le lancement officiel a eu lieu ce samedi 23 août 2025 au poste de santé de Tabangoye, dans la commune de Kaolack.

« Suite à un constat, nous avons noté que les postes de santé sont parfois plus malades que les patients. C’est pourquoi l’ensemble des structures sanitaires de Kaolack – au total 31 – ont décidé d’organiser ces 48 heures d’activités. Elles ont démarré vendredi avec une campagne de vaccination contre le virus du papillome humain (HPV), afin de prévenir les cancers du col de l’utérus chez les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans. Aujourd’hui, nous avons consacré la journée au nettoiement, au reboisement, à l’embellissement et à la sensibilisation des populations pour qu’elles s’impliquent davantage dans cette initiative », a déclaré Cheikh Tidiane Sarr, président du comité de développement sanitaire de Sam, porte-parole du jour des CDS de Kaolack.

Selon lui, cette initiative vient à son heure, car les structures sanitaires produisent quotidiennement beaucoup de déchets dont l’évacuation pose problème. « Notre objectif principal est de promouvoir la santé. Mais vous n’êtes pas sans savoir que les postes de santé font face à de nombreux défis qui freinent leur fonctionnement. Nous demandons à l’État d’être à notre écoute, de soutenir les comités de développement sanitaire et d’accompagner les collectivités territoriales dans la mise en œuvre de leurs décisions. Il faut également recruter les agents de santé qui, pour le moment, travaillent dans le bénévolat, afin que la pyramide sanitaire soit respectée », a-t-il plaidé.

Au nom de la commune de Kaolack, la représentante du maire, Mme Yaye Astou Sarr, chargée de la formation professionnelle, a réaffirmé l’engagement de la municipalité :

« La santé est une compétence transférée aux collectivités territoriales. C’est pourquoi le maire, Serigne Mboup, a très tôt compris qu’il devait accompagner les postes de santé de sa commune. Nous avons mis en place des moyens pour soutenir les populations dans leurs actions quotidiennes, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du sport et de l’éclairage des 19 postes de santé. Bientôt, la sécurité sera renforcée grâce à notre partenariat avec la direction des Agents de Sécurité de Proximité (ASP). Concernant la réhabilitation, dix postes de santé, dont celui de Tabangoye, ont déjà été rénovés. »

Répondant aux doléances des habitants de Tabangoye, elle a assuré que la mairie travaillera à trouver des solutions concrètes aux problèmes soulevés, notamment le logement de la sage-femme et la sécurité du poste de santé.

Gambie : Y’en a Marre exige la libération de Killa Ace et de 19 militants arrêtés

Le mouvement citoyen sénégalais Y’en a Marre a réagi, ce vendredi 22 août 2025, à l’arrestation en Gambie de son camarade Killa Ace, leader du collectif Gom Sa Boppa, ainsi que de 19 autres militants. Ces derniers ont été interpellés alors qu’ils manifestaient contre ce qu’ils estiment être un « coût excessif » de l’internet dans le pays.

Dans un communiqué, Y’en a Marre a dénoncé ces arrestations et réclamé leur libération immédiate, rappelant que la manifestation pacifique est un droit fondamental garanti par les textes nationaux et internationaux.

« Nous exigeons la libération sans condition de Killa Ace et des 19 autres manifestants, et appelons les autorités gambiennes à garantir le droit fondamental de manifester », indique le mouvement.

Cette interpellation intervient dans un contexte où la question du coût et de l’accessibilité d’internet suscite de vives discussions en Gambie comme dans plusieurs pays de la sous-région, où les populations dénoncent régulièrement des tarifs jugés prohibitifs au regard du niveau de vie.

De fortes pluies provoquent des inondations à Thiès-Nord : Thierno Alassane Sall critique les maires YEWWI

Une forte pluie s’est abattue dans la nuit du jeudi au vendredi 22 août 2025 sur la ville de Thiès, particulièrement dans plusieurs quartiers de la commune de Thiès-Nord, dont Médina Fall. Les eaux pluviales ont envahi les habitations et les rues, accentuant la vulnérabilité des populations face aux inondations récurrentes durant l’hivernage.

Face à cette situation, le député Thierno Alassane Sall a réagi sur le réseau social X. Dans sa publication, l’ancien ministre a vivement critiqué la gestion municipale des communes dirigées par la coalition Yewwi Askan Wi (YEWWI). Selon lui, « voilà le vrai bilan de deux ans de rupture des maires YEWWI », pointant un manque d’anticipation et d’investissements dans des infrastructures de drainage des eaux.

Il a également déploré que, « au lieu de s’employer à préparer l’hivernage », certains élus aient préféré, selon ses termes, « briller par des déclarations polémiques lors de rencontres politiques ». Pour Thierno Alassane Sall, le contraste est « saisissant entre les inondations qui submergent les grandes villes et l’absence de plans d’urgence sérieux ».

Sénégal : un cas de Mpox confirmé à Dakar

Le ministère de la Santé a annoncé, ce vendredi 22 août 2025, la confirmation d’un cas de Mpox, encore appelée variole du singe, sur le territoire national.

Selon les précisions fournies, il s’agit d’un ressortissant étranger entré au Sénégal le 19 août 2025. Présentant des signes évocateurs de la maladie, il a été admis le 21 août au Service des Maladies Infectieuses de l’Hôpital de Fann, où un prélèvement a été effectué. Les résultats, revenus le lendemain, se sont révélés positifs.

L’état clinique du patient est jugé stable. Il est actuellement placé en isolement et bénéficie d’une prise en charge conforme aux protocoles sanitaires établis.

CHAN 2025: le Sénégal dompte l’Ouganda et file en demi-finale

Le Sénégal a validé son ticket pour les demi-finales de la compétition continentale en s’imposant face à l’Ouganda, co-organisateur du tournoi, au terme d’un quart de finale intense disputé dans une ambiance électrique.

Tenants du titre, les Lions de Souleymane Diallo ont abordé la rencontre avec prudence, conscients de l’hostilité du contexte et du soutien indéfectible du public ougandais à son équipe. Dès l’entame, ils ont volontairement cédé la possession, préférant resserrer leurs lignes et miser sur une organisation défensive rigoureuse. Bien regroupés derrière, les Sénégalais ont fait bloc, annihilant avec sérénité les assauts adverses durant une première période marquée par l’intensité mais vierge de buts.

Au retour des vestiaires, le sélectionneur sénégalais a fait preuve d’audace en renouvelant quasiment toute sa ligne offensive. Un choix payant. Les entrants ont immédiatement insufflé vitesse et percussion, obligeant la défense ougandaise à reculer et à multiplier les approximations.

La récompense est arrivée à l’heure de jeu. Libasse Gueye, intenable sur son couloir gauche, a pris de vitesse son vis-à-vis avant de délivrer un centre millimétré au second poteau. Oumar Ba, parfaitement placé, a contrôlé puis décoché une frappe imparable qui a trompé le gardien adverse. Le Sénégal ouvrait le score (1-0), scellant du même coup sa qualification.

Point E : arrestation d’un suspect après un vol avec violence

Le Commissariat d’arrondissement du Point E a procédé, dans la nuit du 21 au 22 août 2025, à l’interpellation d’un individu soupçonné d’avoir participé à un vol avec violence commis en réunion, avec l’usage d’une moto et d’une arme blanche.

Les faits se sont produits le 22 août aux environs de 3h40 du matin. La victime, qui sortait de la boutique « Bonjour », située entre Soumbédioune et Magic Land, a été attaquée par deux individus. Les agresseurs, armés d’un couteau, l’ont blessée à la jambe avant de s’emparer de son téléphone portable, de 1 200 euros et de quelques billets en francs CFA.

Alertés, les enquêteurs du Commissariat du Point E ont recueilli la description du suspect, connu pour d’autres agressions commises sur la corniche. Une opération conjointe avec la brigade de recherches de la Médina a permis de localiser et d’arrêter l’un des présumés auteurs dans son quartier de la Gueule Tapée. L’homme a été trouvé porteur d’un couteau au moment de son interpellation.

Ziguinchor : arrestation discrète d’un porte-parole du MFDC

Une opération discrète de la gendarmerie nationale a conduit, il y a quelques jours à Ziguinchor, à l’interpellation de Hamidou Djiba, présenté comme le porte-parole de la section Mangoucourou du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC).

Selon les informations rapportées par L’Observateur, l’arrestation a été réalisée sans tapage, loin des sirènes et des démonstrations de force. Connu dans la région et actif sur les réseaux sociaux, Hamidou Djiba s’était fait remarquer ces dernières années par ses prises de parole sur YouTube et d’autres plateformes, où il diffusait régulièrement des messages critiques à l’endroit des autorités.

Ses sorties médiatiques, jugées « provocatrices » par des sources sécuritaires citées par le journal, auraient motivé une surveillance rapprochée. « Il a commis des actes délictuels, usant d’un ton provocateur, tout en prétendant représenter les intérêts du mouvement séparatiste », a confié une source proche du dossier.

Toujours selon L’Observateur, des dispositions ont été prises pour transférer Hamidou Djiba à la Section de recherches de Colobane, à Dakar. Cette étape vise à approfondir les investigations afin d’éclairer les motivations et les éventuels réseaux de l’homme, présenté comme un relais du MFDC.

Si les motifs officiels de son arrestation n’ont pas encore été rendus publics, certaines hypothèses avancées évoquent une possible « atteinte à la sécurité nationale ».

Sénégal : débat autour d’une réforme annoncée de la justice

Le climat politique sénégalais reste marqué par des tensions entre le pouvoir et plusieurs acteurs sociaux. Les récentes déclarations du président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, relancent le débat sur l’avenir du système judiciaire.

Invité sur la RTS 1, El Malick Ndiaye a reconnu que le gouvernement avait connu plusieurs revers devant la justice. « Ils sont dans leurs droits, ils utilisent des textes. Seulement, nous allons revoir ces textes pour mener à bien notre politique pour le bien du Sénégal. Quand tu écris et qu’on efface, à deux reprises, il faut effacer avant de réécrire », a-t-il déclaré. Ces propos laissent entrevoir une réforme prochaine du cadre législatif et judiciaire.

Cette annonce a suscité des réactions, notamment de la part du journaliste Madiambal Diagne. Selon lui, il existe un risque d’atteinte à l’indépendance de la justice. « Après les journalistes, les chroniqueurs, la Société civile et les opposants politiques, « effacés » par le Premier ministre Sonko, le régime de PASTEF, par la voix du Président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, compte « effacer » les juges. À qui sera-t-il le tour ? », a-t-il déclaré.

JOJ Dakar-2026 : La Chine offre un milliard F CFA de matériel au comité d’organisation

Le Comité d’organisation des Jeux olympiques de la jeunesse (COJOJ) Dakar-2026 a reçu, ce mardi à Dakar, un important lot de matériel et d’équipement offert par la Chine. La valeur de ce don est estimée à un milliard de francs CFA. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs autorités sénégalaises et chinoises.

Ce soutien, composé de 13 000 articles de matériel bureautique et logistique, provient du Comité national olympique chinois. Il s’inscrit dans le cadre du partenariat de coopération et de solidarité entre la Chine et le Sénégal, en vue de garantir le succès des premiers Jeux olympiques de la jeunesse organisés en Afrique.

L’ambassadeur de Chine au Sénégal, Li Zhigang, a souligné le caractère symbolique de ce geste :

« Grâce aux efforts conjoints, ce matériel a pu être livré. Dans 438 jours, le Sénégal accueillera un moment passionnant sur la scène internationale. Les JOJ donneront une nouvelle impulsion à la Vision 2050 du Sénégal. L’Afrique a l’opportunité de briller et la jeunesse est au cœur de cette dynamique », a déclaré le diplomate, tout en rappelant que l’amitié sino-sénégalaise « ne cesse de se renforcer et de porter des fruits remarquables ».

De son côté, Ibrahima Wade, coordonnateur général du COJOJ, a exprimé sa profonde gratitude :

« Ce n’est pas qu’un simple soutien logistique. C’est un acte d’engagement pour l’excellence et l’amitié, des valeurs fondamentales de l’idéal olympique. »

Il a également rappelé que ce don vient s’ajouter à d’autres appuis déjà fournis par la Chine, tels que l’accueil de 98 athlètes sénégalais dans des centres sportifs de haut niveau en Chine et la mise à disposition d’experts chinois à Dakar pour accompagner le comité.

« Nous nous engageons à faire bon usage de ce matériel. C’est un acte d’héritage que nous posons pour les générations futures », a conclu M. Wade.

Point E : Trois hommes arrêtés pour actes sexuels présumés sur une plage

Une affaire pour le moins troublante secoue le quartier du Point E. Trois individus ont été interpellés par les agents du commissariat d’arrondissement après avoir été accusés de s’adonner à des actes sexuels sur une plage du secteur.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les suspects auraient été surpris par des témoins en train d’échanger des attouchements dans l’eau. La scène aurait attiré l’attention de plusieurs personnes présentes sur les lieux, ce qui a conduit à l’intervention des forces de l’ordre. Avant leur arrivée, l’un des mis en cause a été pris à partie par des badauds et violemment agressé. Blessé au bras, il a dû être évacué à l’hôpital où une fracture a été diagnostiquée. Il a ensuite reçu les soins nécessaires.

Conduits au commissariat, les trois hommes ont été entendus en présence de deux témoins oculaires. Ces derniers affirment que les suspects fréquentaient régulièrement la plage et étaient surveillés depuis quelque temps. Ils soutiennent également avoir assisté directement à des actes sexuels ce jour-là.

Lors de son audition, l’un des interpellés a reconnu les faits, tout en précisant qu’il se trouvait uniquement avec un ami et qu’il n’avait aucun lien avec le troisième individu arrêté. Les témoins, de leur côté, maintiennent que les trois hommes étaient impliqués.

Kaolack – Médina Baye / Montée des actes délictueux à quelques jours du Gamou

À l’approche du Gamou, la cité religieuse de Médina Baye, réputée pour son attractivité spirituelle, est confrontée à une inquiétante recrudescence d’activités illicites. Plusieurs habitants dénoncent la présence de bandes organisées et de consommateurs de chanvre indien, semant l’insécurité et troublant l’ordre public, notamment par des vols au niveau des arrêts de vélo-taxi.

« La nuit, il est devenu difficile de circuler librement. On assiste à des attroupements de jeunes garçons et filles qui consomment du chanvre indien au vu et au su de tout le monde », témoigne Ahmadou Fall, commerçant installé au rond-point Cheikh Al Islam.

D’autres habitants relèvent la prolifération de petits groupes assimilés à des associations de malfaiteurs. Ces derniers profiteraient de l’affluence liée aux préparatifs du Gamou pour commettre des agressions et des vols.

À Médina Baye, haut lieu religieux et culturel de Kaolack, les habitudes vestimentaires des jeunes filles suscitent aujourd’hui débats et controverses. Dans les rues animées, de plus en plus d’adolescentes âgées de 12 à 14 ans arborent des tenues jugées « indécentes » par certains habitants : pantalons moulants, tops courts ou encore vêtements occidentalisés, en rupture avec la sobriété traditionnelle longtemps associée à la cité.

« Nous sommes dans une ville religieuse. Ici, l’habit est un signe de respect. Quand on voit ces nouvelles générations s’habiller ainsi, cela nous choque », confie Astou Cissé, élève dans une école franco-arabe, rencontrée lors de notre promenade.

Ce phénomène reflète un choc entre valeurs culturelles, foi religieuse et modernité, qui transforme progressivement l’image de cette cité spirituelle, souligne Cheikh Ousmane Ndiaye, habitant de Médina Baye croisé aux abords de la route menant à Thioffack.

Le Gamou, célébration de la naissance du Prophète Mouhammad (PSL), attire chaque année des dizaines de milliers de fidèles venus du Sénégal et de l’étranger. Médina Baye, foyer majeur de la tidjaniya, est censée incarner paix, spiritualité et hospitalité. Mais pour de nombreux fidèles, la présence d’individus malintentionnés ternit l’image de la cité.

Face à cette situation, les populations appellent les autorités à intensifier les patrouilles et à dissuader les malfaiteurs qui « salissent l’image de la ville de Mame Baye Niasse ». Elles suggèrent également la mise en place de comités de vigilance locaux en collaboration avec les forces de l’ordre, afin de préserver la quiétude et la réputation de Médina Baye à l’occasion du Gamou.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°542 – 23 ET 24/08/2025

🔴 RECUL DE 31% DE LA CRÉATION D’ENTREPRISES AU T2 2025 : SIGNE D’UN CLIMAT D’INCERTITUDE ?
🔴 REQUÊTE DE BARTHÉLÉMY DIAS : LA COUR SUPRÊME TRANCHE LE 25 AOÛT

🔴 PUBLICATION DU PROCÈS VERBAL DES ÉLECTIONS DE LA FSF : ABDOULAYE FALL OFFICIELLEMENT PRÉSIDENT !
🔴 ÉLIMINATOIRES CDM 2026 / STADE LSS EN ATTENTE D’HOMOLOGATION : LE SÉNÉGAL JOUERA LE SOUDAN À DIAMNIADIO

Cybercriminalité : Bougar Diouf placé en garde à vue pour diffusion de “fausses nouvelles”

La Division spéciale de la Cybercriminalité (DSC) a procédé, ce vendredi 22 août, à la garde à vue de Bougar Diouf, membre de la coalition Diomaye Président, suite à sa convocation. L’activiste est poursuivi pour diffusion de “fausses nouvelles” à travers les réseaux sociaux, un délit de plus en plus scruté par les autorités judiciaires dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité.

À l’origine de cette affaire, une publication faite par Bougar Diouf sur sa page Facebook dans laquelle il s’adressait directement au Premier ministre Ousmane Sonko, l’interpellant sur la situation en Casamance. Dans son message, il exhortait le chef du gouvernement à demander aux rebelles de « cesser d’acheter des armes à Paris et en Turquie », insinuant que ces acquisitions pouvaient être destinées à un usage contre l’armée nationale.

Ces propos, jugés graves par les autorités, ont conduit à son audition par les enquêteurs spécialisés dans la surveillance des contenus numériques et à sa mise en garde à vue dans l’attente de nouvelles décisions judiciaires. L’affaire met une nouvelle fois en lumière les tensions persistantes autour de la question sécuritaire en Casamance, mais aussi la vigilance accrue de l’État face à la prolifération de messages jugés attentatoires à la stabilité et à l’ordre public sur les réseaux sociaux.

La garde à vue de Bougar Diouf relance également le débat sur la liberté d’expression en ligne et ses limites légales. Ses partisans dénoncent une tentative d’intimidation politique, tandis que ses détracteurs estiment que la gravité de ses propos justifie l’intervention de la justice. L’évolution du dossier dans les prochains jours permettra de déterminer si des poursuites judiciaires formelles seront engagées contre lui.

Bonne gouvernance : la société civile outille ses membres sur les principes de la transparence de l’action publique

Dans un contexte marqué par l’examen de quatre projets de loi relatifs à la transparence, à la redevabilité et à la lutte contre la corruption à l’Assemblée nationale, la société civile sénégalaise intensifie ses efforts pour renforcer les capacités de ses membres. Le Consortium des organisations de la société civile (OSC), regroupées au sein du Comité national du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), a ainsi tenu ce vendredi 22 août, à Dakar, un atelier consacré à la formation sur les valeurs et mécanismes du PGO, mais également sur le système de suivi-évaluation et de notation des critères d’éligibilité.

Alfred Bulakali, directeur régional d’Article 19 Sénégal et Afrique de l’Ouest, a expliqué l’importance de cette rencontre. Selon lui, l’objectif est non seulement de partager les principes et valeurs du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert, mais aussi de permettre aux acteurs de mieux comprendre les outils de suivi et d’évaluation qui conditionnent l’éligibilité du Sénégal dans cette initiative. « Nous sommes réunis ici en tant que communauté de la société civile PGO pour discuter et renforcer nos capacités sur les valeurs et principes du PGO, mais également pour comprendre comment fonctionnent les mécanismes de suivi, d’évaluation et de notation des critères d’éligibilité », a-t-il déclaré.

Lancé en 2011, le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO), ou Open Government Partnership (OGP), est une initiative multilatérale visant à promouvoir la transparence, la participation citoyenne, l’intégrité et l’usage des outils numériques dans l’action publique. Le Sénégal y a adhéré en 2018 et en est à son deuxième plan d’action nationale, qui prendra fin en décembre prochain. Ce processus engage l’État et ses partenaires à travailler ensemble pour favoriser une gouvernance plus ouverte et inclusive.

La tenue de l’atelier coïncide avec une période particulièrement cruciale pour le pays, alors que l’Assemblée nationale est en session extraordinaire pour examiner plusieurs projets de loi stratégiques liés à la gouvernance. Pour Alfred Bulakali, cette conjoncture est un signe encourageant. « Tous ces signaux me font dire que nous tenons cet atelier dans un contexte très particulier d’espoir et de satisfaction, car notre plaidoyer en tant que société civile est en train de se concrétiser », s’est-il réjoui, rappelant que la mission de la société civile ne se limite pas à la critique, mais consiste également à formuler des propositions concrètes.

Il a par ailleurs insisté sur le rôle essentiel que devront jouer les organisations citoyennes une fois les réformes adoptées. Leur mission sera de vulgariser ces lois, de veiller à leur mise en œuvre effective et d’accompagner les institutions dans l’appropriation des nouvelles règles par les citoyens. « Demain, lorsque ces lois seront votées, nous devrons jouer un rôle central pour que les institutions étatiques, les citoyens et toutes les parties prenantes puissent se les approprier, afin que l’objectif ultime de transparence, de bonne gouvernance et de participation citoyenne soit atteint », a-t-il conclu.

Sénégal : le NFFA engage une démarche auprès des missions diplomatiques pour dénoncer les “dérives du régime”

Le Nouveau Front Force Alternative (NFFA) a intensifié son action politique en se rendant, ce vendredi 22 août, au domicile de Badara Gadiaga, arrêté récemment dans des conditions que le mouvement juge « arbitraires et contraires aux normes fondamentales de l’État de droit ». À travers ce geste, ses membres ont tenu à exprimer leur solidarité et leur soutien indéfectible à la famille de l’activiste.

Dans une déclaration rendue publique à cette occasion, le NFFA a fermement dénoncé l’arrestation et la détention de Badara Gadiaga, ainsi que celles « d’autres citoyens dont le seul tort est d’exprimer librement leurs opinions politiques ». Selon le mouvement, de tels actes constituent une « violation grave et répétée des instruments juridiques contraignants », aussi bien au plan national qu’international.

Le NFFA a réaffirmé son engagement à demeurer aux côtés de toutes les forces démocratiques du pays, en militant pour la « libération immédiate et sans condition de M. Badara Gadiaga et de tous les détenus politiques ». Le mouvement entend transformer cette affaire en levier de mobilisation, estimant qu’il est de son devoir de défendre les libertés fondamentales menacées.

Dans cette dynamique, le NFFA a annoncé qu’à partir de ce lundi, il entamera une « démarche officielle auprès de l’ensemble des représentations diplomatiques présentes à Dakar ». Cette initiative consistera à adresser des lettres de dénonciation documentées, visant à attirer l’attention de la communauté internationale sur ce que le mouvement qualifie de « dérives autoritaires du régime actuel », jugées préoccupantes pour l’avenir démocratique du Sénégal.

Le NFFA met en garde contre les atteintes croissantes aux libertés fondamentales, en particulier la liberté d’expression et la liberté de la presse. Ces restrictions, selon lui, menacent non seulement la stabilité démocratique du pays mais également la paix sociale et la cohésion nationale, dans une sous-région déjà fragilisée par des crises multiples.

Réaffirmant sa détermination à rester vigilant et mobilisé, le Nouveau Front Force Alternative se positionne comme un acteur central dans la défense des droits humains et de l’État de droit. Pour ses responsables, il est impératif de préserver le modèle démocratique sénégalais, longtemps cité en exemple sur le continent africain et au-delà.

Sénégal : la RADDHO condamne les sanctions américaines contre des magistrats de la CPI

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO) a vivement dénoncé la décision des États-Unis d’imposer des sanctions contre quatre magistrats de la Cour pénale internationale (CPI), parmi lesquels figure la Sénégalaise Mame Mandjiaye Niang, procureur adjoint. Washington accuse ces juges et procureurs d’avoir mené des enquêtes ciblant des ressortissants américains et israéliens, considérant que la CPI « politise la justice » et menace la souveraineté et la sécurité nationale des États-Unis.

Les mesures annoncées par l’administration américaine incluent le gel des avoirs des magistrats visés, l’interdiction d’entrée sur le territoire américain et le blocage de toute transaction financière en leur nom. Une décision jugée « arbitraire et injustifiée » par de nombreuses organisations de défense des droits humains.

Dans un communiqué publié le 22 août 2025 à Dakar, la RADDHO a condamné « avec fermeté » cette décision, estimant qu’elle viole l’article 40 du Statut de Rome, qui garantit l’indépendance et l’impartialité des magistrats de la CPI. L’organisation affirme que ces sanctions portent atteinte non seulement à la crédibilité de la justice pénale internationale, mais aussi aux droits des victimes qui attendent vérité et réparation.

La RADDHO a salué la réaction du gouvernement sénégalais, qui a rejeté ces sanctions en solidarité avec sa ressortissante et avec l’ensemble des magistrats concernés. Elle a également rappelé que plusieurs pays signataires du Statut de Rome ont exprimé leur désaccord avec la position américaine, réaffirmant leur soutien à la Cour.

Selon l’organisation, cette tentative de soustraire des responsables américains et israéliens à la justice internationale représente « une attaque frontale contre l’État de droit » et risque de fragiliser les fondements mêmes de la coopération judiciaire internationale.

La RADDHO a réaffirmé son « soutien indéfectible » à la CPI, saluant « le travail important » qu’elle mène dans la lutte contre l’impunité des crimes les plus graves. Elle a exhorté les organisations internationales et les défenseurs des droits humains à hausser le ton pour dénoncer ces sanctions, qu’elle juge « injustes et dangereuses ».

Enfin, l’organisation a demandé aux États-Unis de « retirer immédiatement ces mesures » et de laisser la CPI accomplir sa mission « en toute indépendance, neutralité et objectivité », conformément aux principes de justice universelle.

Inondations à Podor : lourdes pertes de bétail et dégâts matériels à Ouro Alseyni et Tatki

De violentes pluies se sont abattues dans la nuit de mercredi à jeudi sur le département de Podor, provoquant des inondations dévastatrices dans plusieurs villages, notamment à Ouro Alseyni et à Tatki. Ces intempéries ont causé de lourdes pertes, avec au moins 70 têtes de bétail emportées par les eaux, selon des habitants interrogés par l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Les populations touchées décrivent une situation dramatique. Le bétail, principale richesse des ménages, a été décimé en quelques heures, plongeant plusieurs familles dans une grande détresse. Les villageois affirment qu’une évaluation globale des pertes est toujours en cours, mais les premiers constats révèlent déjà une ampleur exceptionnelle des dégâts.

Au-delà des pertes animales, les infrastructures sociales n’ont pas été épargnées. À Tatki, plusieurs salles de classe ont vu leur toiture gravement endommagée, compromettant la reprise des cours à l’approche de la rentrée scolaire. Le mur de clôture d’une école s’est également effondré sous la pression des eaux, rendant l’établissement encore plus vulnérable.

Amadou Thiam, habitant de Fanaye – la commune dont relèvent Ouro Alseyni et Tatki – a confirmé l’ampleur des dégâts matériels et exprimé l’inquiétude des populations face aux conséquences à long terme. Ces villages, déjà fragiles sur le plan économique, voient ainsi leurs maigres ressources anéanties par les intempéries.

Les habitants lancent un appel pressant aux autorités et aux organisations humanitaires pour venir en aide aux sinistrés. Entre pertes de bétail, effondrement d’infrastructures scolaires et destruction de biens, les villages d’Ouro Alseyni et de Tatki font aujourd’hui face à une urgence humanitaire qui exige une intervention rapide et coordonnée.

Renforcement des relations bilatérales avec le Sénégal : le Japon approuve un programme agricole en Casamance

En visite officielle au Japon dans le cadre du renforcement du partenariat stratégique entre Dakar et Tokyo, le président de la République Bassirou Diomaye Faye a multiplié les rencontres avec des responsables de haut niveau. Ce vendredi matin, il a reçu en audience le Professeur Tanaka Akihiko, président de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), un échange qui a permis de réaffirmer la solidité des relations bilatérales et de mettre en avant de nouveaux axes de coopération.

Au cœur des discussions, le chef de l’État sénégalais et son interlocuteur ont évoqué l’élargissement des domaines d’intervention de la JICA, notamment à travers la construction de l’annexe du Centre de Formation Sénégal–Japon à Diamniadio, un projet emblématique destiné à renforcer le développement des compétences et la formation professionnelle.

La présidence a par ailleurs annoncé, via sa page X (ex-Twitter), que le gouvernement japonais a donné son feu vert à un ambitieux programme agricole en Casamance. Cette région, qui bénéficie déjà de l’appui nippon à travers la mise à disposition de deux machines de déminage, est désormais au cœur d’une nouvelle dynamique d’investissement. L’intérêt croissant du secteur privé japonais pour le Sénégal s’étend aussi à d’autres secteurs stratégiques tels que l’énergie, l’hydraulique, le numérique, la santé et l’agriculture.

Lors de cette rencontre, Bassirou Diomaye Faye a mis en avant les atouts majeurs du Sénégal : sa stabilité politique, l’attractivité de son environnement des affaires et sa position géographique stratégique, faisant du pays une porte d’entrée privilégiée vers l’Afrique de l’Ouest et l’ensemble du continent. Ces arguments visent à séduire davantage d’investisseurs japonais et à consolider un partenariat gagnant-gagnant.

En marge de son agenda diplomatique, le président sénégalais a également reçu le maire de Yokohama, l’une des plus grandes métropoles japonaises avec plus de quatre millions d’habitants et hôte de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD). Les échanges ont porté sur la coopération entre Yokohama et plusieurs villes sénégalaises, avec un accent particulier sur la gestion de l’eau, le traitement des déchets et l’aménagement urbain, autant de défis partagés entre les deux pays.

Cette visite officielle illustre la volonté des deux nations de consolider un partenariat dynamique et durable, fondé sur la formation, l’innovation et le développement inclusif, afin de répondre aux aspirations de leurs populations. Elle marque une étape importante dans l’approfondissement des relations sénégalo-japonaises, avec des retombées attendues aussi bien sur le plan économique que social.

Almadies : l’immeuble d’Amadou Loum Diagne mis en vente judiciaire à 1,4 milliard FCFA

Un immeuble de standing situé aux Almadies 4, sur le prestigieux boulevard de la Corniche à Dakar, sera vendu aux enchères publiques le 9 septembre 2025. Ce bien immobilier, saisi sur l’homme d’affaires Amadou Loum Diagne et Fatimata Daga Cissé, est évalué à 1,4 milliard de francs CFA.

Selon les informations rapportées par Les Échos, la procédure a été initiée par AFRIKA Banque Sénégal (anciennement BDK), représentée par l’huissier Me Babacar Ndiaye. L’immeuble, inscrit au titre foncier n° 2.098/NGA (ex 22.922/DG), constitue un actif important appartenant à l’homme d’affaires et à son associée, désormais au centre de cette action judiciaire.

La mise à prix a été fixée à 1,4 milliard de francs CFA, soit environ 2,13 millions d’euros, avec un pas d’enchère établi à 1 million de francs CFA. Les potentiels acquéreurs devront déposer une caution équivalente, un montant particulièrement élevé qui devrait limiter la participation aux investisseurs disposant d’une solide assise financière.

Situé dans un secteur résidentiel huppé de la capitale, l’immeuble bénéficie d’un emplacement exceptionnel. Le quartier des Almadies 4 est connu pour abriter des ambassades, des hôtels de luxe et des villas d’exception, faisant de cette zone l’une des plus convoitées et les plus chères du marché immobilier dakarois. Dans ce contexte, la mise en vente judiciaire de ce bien attire déjà l’attention des acteurs du secteur, d’autant que les prix de l’immobilier dans cette partie de la ville atteignent régulièrement des sommets.

L’audience d’adjudication prévue pour le 9 septembre 2025 devrait se tenir sans incident, sauf rebondissement procédural de dernière minute. Les observateurs du marché s’interrogent toutefois sur l’issue de cette vente : le bien trouvera-t-il preneur au prix plancher ou suscitera-t-il une surenchère alimentée par l’emplacement stratégique et la rareté des offres disponibles dans ce quartier prisé de Dakar ?

Dakar : La Cour suprême suspend le processus électoral pour le remplacement de Barthélemy Dias

La Cour suprême a tranché en faveur du maire de Dakar, Barthélemy Dias, qui avait introduit un recours pour contester la décision du Préfet de Dakar visant à organiser une nouvelle élection municipale. Dans sa requête, l’édile demandait un sursis à exécution, en attendant l’examen définitif de son dossier.

La haute juridiction a accédé à cette demande, suspendant ainsi le processus électoral enclenché pour son remplacement. De fait, toute initiative liée à l’organisation d’un scrutin municipal est gelée jusqu’au prononcé de l’arrêt final de la Cour suprême, prévu pour ce lundi.

Cette décision constitue un nouveau rebondissement dans le feuilleton politique et judiciaire autour de la mairie de Dakar. Les partisans de Barthélemy Dias voient dans ce sursis une victoire provisoire, tandis que ses adversaires attendent avec impatience le jugement au fond, qui dira définitivement s’il conserve ou non son fauteuil de maire.

Cour suprême : une audience fixée pour examiner la suspension de la décision du préfet de Dakar

La Cour suprême du Sénégal vient de rendre une ordonnance importante dans le cadre du contentieux opposant un conseiller municipal de la Ville de Dakar au préfet du département de Dakar.

Dans une ordonnance n°001/2025, signée par Madame Aïssatou Diallo Ba, Conseiller déléguée par le Premier Président de la Cour suprême, il est fait droit à une requête reçue le 21 août 2025 au greffe central. La demande vise la suspension de l’exécution de la décision n°3925/P/D/DK/AP du 11 décembre 2024, par laquelle le préfet du département de Dakar avait déclaré la démission du mandat d’un conseiller municipal de la Ville de Dakar.

La haute juridiction, après avoir examiné les pièces du dossier et conformément aux dispositions de la loi organique n°2017-09 du 17 janvier 2017 modifiée par la loi organique n°2022-16 du 23 mai 2022, a autorisé la signification à bref délai de la requête.

L’affaire sera débattue devant la Cour suprême le lundi 25 août 2025 à 9 heures précises. La Conseillère a également précisé qu’il lui en sera référé en cas de difficulté dans l’exécution de l’ordonnance.

Sanctions contre des juges de la CPI : La CNDH du Sénégal exprime son soutien à Mame Mandiaye Niang

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) du Sénégal a réagi aux récentes sanctions prises à l’encontre de magistrats de la Cour Pénale Internationale (CPI), parmi lesquels figure le Sénégalais Mame Mandiaye Niang, éminent magistrat reconnu pour son engagement au service de la justice internationale.

Dans un communiqué rendu public, la CNDH indique suivre « avec une attention particulière » ces développements, tout en réaffirmant son attachement indéfectible aux principes de l’État de droit, de la justice indépendante et du respect du droit international.

L’institution nationale des droits humains rappelle que l’indépendance et l’impartialité des juridictions internationales constituent des piliers essentiels pour garantir l’accès universel à la justice, lutter contre l’impunité et protéger les droits fondamentaux.

Elle souligne que toute mesure de pression ou de sanction visant à entraver l’exercice libre des fonctions judiciaires s’oppose aux valeurs universelles de justice, telles que consacrées par la Charte des Nations Unies, le Statut de Rome et l’ensemble des instruments internationaux auxquels le Sénégal a souscrit.

La CNDH exprime par ailleurs son soutien ferme à Mame Mandiaye Niang, ainsi qu’à tous les magistrats et acteurs engagés pour une justice équitable, indépendante et respectueuse des droits humains.

« La protection de l’intégrité et de l’indépendance des juges internationaux est une condition indispensable au bon fonctionnement de la justice pénale internationale », insiste la Commission.

Golf : un escroc de la location fictive arrêté après plusieurs plaintes

Le commissariat d’arrondissement de Golf a mis la main sur un individu soupçonné d’avoir orchestré une vaste escroquerie à la location de chambres. Quatre victimes ont déjà porté plainte contre lui, pour un préjudice estimé à 660 000 FCFA.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le mis en cause opérait selon un mode opératoire bien rôdé. Il proposait à ses cibles la location d’une chambre dans son domicile, exigeait le paiement d’un loyer mensuel fixé à 60 000 FCFA, assorti de deux à trois mois de caution, avant de disparaître aussitôt après avoir encaissé l’argent. Les victimes, une fois dupées, se voyaient refuser l’accès aux lieux qu’elles pensaient avoir loués.

Alertées, les forces de l’ordre ont procédé à son interpellation. Le suspect a été placé en garde à vue et une enquête est en cours afin de déterminer l’étendue de ses agissements et d’identifier d’éventuelles autres victimes.

Affaire des armements : la DIC fait tomber trois figures clés dans un scandale de 45 milliards

Un nouveau tournant majeur vient d’être franchi dans l’affaire du marché d’armement estimé à 45 milliards de Fcfa. La Division des investigations criminelles (DIC) a interpellé trois personnalités de premier plan : A. Loum, M. Seck et M. W. Sy. Ces arrestations, menées dans la plus grande discrétion, ont été suivies de leur présentation ce jeudi au Pool judiciaire, après une garde à vue de 48 heures.

Cette procédure découle directement d’un rapport explosif de la Centif, qui met en lumière un vaste système de rétrocommissions et de mouvements financiers suspects. Le principal protagoniste, Boubacar Hima dit “Petit Boubé”, est présenté comme l’architecte de ce montage financier à travers sa société Technologie Service International (TSI), installée à Fann Résidence, dans l’immeuble « Océan ».

Selon les investigations, “Petit Boubé” avait quitté précipitamment le pays dès le lendemain de l’élection présidentielle de mars 2024, laissant derrière lui un réseau complexe de sociétés-écrans et de comptes bancaires actifs.

3,09 milliards de Fcfa transférés des sociétés Lavie Commercial Brokers Suarl et Eurocockpit vers TSI. Des mises à disposition en liquide : 85 millions, 150 millions, puis 185 millions de Fcfa retirés par Alassane Loum et d’autres intermédiaires. Un encaissement direct de 565,5 millions de Fcfa par “Petit Boubé” après un contrat signé avec le ministère de l’Environnement.

Une partie substantielle de ces fonds a ensuite été dispersée à l’étranger via virements et transferts en devises, sous couvert de l’exécution d’un contrat classé “Secret défense”. Mais les justifications apportées par “Petit Boubé” sur le dédouanement de conteneurs se sont révélées fausses.

Pour la Centif, ces flux financiers atypiques — retraits massifs en espèces, virements hors du pays, utilisation de sociétés-écrans — ne laissent guère de place au doute : il s’agirait de paiements de pots-de-vin en marge de l’attribution du marché.

L’enquête pointe également un mystérieux intermédiaire basé à Dubaï, présenté comme l’employeur de M. Seck. Selon les enquêteurs, certains retraits effectués au Sénégal auraient été remis en liquide à Dubaï via le système informel de transfert « Hawala », renforçant les soupçons d’un vaste réseau de blanchiment.

Face à la gravité des faits, deux informations judiciaires distinctes ont été confiées aux juges des premier et troisième cabinets financiers. Le parquet financier, qui suit ce dossier de près, entend remonter toute la chaîne de responsabilité, depuis les bénéficiaires directs des retraits jusqu’aux éventuels commanditaires logés à l’étranger.

Avec l’arrestation des trois suspects et la traque toujours en cours de “Petit Boubé”, l’affaire des 45 milliards de Fcfa prend une tournure explosive. Elle met en lumière non seulement les dérives liées aux marchés d’armement et aux contrats publics sensibles, mais aussi l’ampleur des circuits parallèles de financement mêlant réseaux locaux et relais internationaux.

Treize mois sans salaire : les contractuels de la SONAGED à bout de souffle

La colère monte chez une trentaine d’ingénieurs et techniciens recrutés dans le cadre du programme gouvernemental « Xëyu Ndaw Ñi ». Affectés à la Direction générale de l’urbanisme et de l’architecture (DGUA), ces agents contractuels de la Société nationale de gestion intégrée des déchets (SONAGED) disent vivre un véritable calvaire : treize mois d’arriérés de salaire.

Engagés en mars 2022, les 31 contractuels affirment avoir perçu régulièrement leurs rémunérations pendant deux ans. Mais depuis juillet 2024, plus aucun salaire ne leur a été versé. Une situation qui plonge ces jeunes diplômés, dont plusieurs ingénieurs et techniciens supérieurs, dans une précarité extrême.

« Nous ne savons plus comment tenir »

Le collectif des agents, dirigé par Omar Dramé, pointe directement la SONAGED, responsable de leur prise en charge. Selon lui, les conséquences sont désastreuses :

loyers et factures impayés, dettes contractées auprès de proches et banques, enfants déscolarisés faute de moyens, détresse psychologique grandissante.

« Nous avons servi avec sérieux et engagement. Aujourd’hui, nous ne savons plus comment tenir sans salaire depuis plus d’un an », confie un membre du collectif.

Malgré des courriers, relances et rencontres avec des responsables administratifs, aucune solution concrète n’a été apportée. « Nous avons frappé à toutes les portes, mais rien ne bouge », regrette le coordonnateur du collectif.

Face au silence des autorités, les contractuels envisagent désormais des actions plus dures. Ils annoncent un calendrier de mobilisations, qui pourrait inclure :

des marches pacifiques, voire une grève de la faim pour attirer l’attention de l’opinion et des décideurs.

Mort de François Mancabou : l’enquête s’accélère avec de nouvelles auditions

Le dossier sensible de la mort de François Mancabou, ex-membre supposé de la « Force spéciale », continue de livrer ses secrets au compte-gouttes. Plus de deux ans après les faits survenus en juillet 2022, le juge du 2ᵉ cabinet judiciaire poursuit méthodiquement ses investigations, déterminé à faire toute la lumière sur une affaire qui défraie toujours la chronique.

Après les auditions de trois policiers de la Sûreté urbaine (SU) déjà entendus dans le cadre de cette instruction, le magistrat instructeur a convoqué un quatrième agent, également en poste à la SU au moment des événements. Cette nouvelle audition élargit le cercle des enquêteurs placés face à la justice et ramène au premier plan la question des conditions de détention de François Mancabou, décédé après son interpellation lors de la vague d’arrestations visant le groupe dit de la « Force spéciale ».

La véritable surprise est toutefois venue de l’audition d’un témoin jugé « extérieur » au dossier. Contrairement aux précédents témoins, il ne faisait pas partie du cercle proche de Mancabou ni du groupe placé sous surveillance policière. Il avait été convoqué à la Sûreté urbaine, le jour des faits, pour une affaire privée. Sa présence fortuite dans les locaux du commissariat, au moment crucial, pourrait apporter un regard indépendant et inédit sur ce qui s’est déroulé à l’intérieur.

Dakar : l’élection d’un nouveau maire menacée de report

Le processus visant à élire un nouveau maire de Dakar, prévu pour le lundi 25 août 2025, pourrait connaître un coup d’arrêt. Selon le journal Les Échos, Barthélémy Dias, qui se considère toujours comme l’édile légitime de la capitale, a saisi la Cour suprême afin d’obtenir l’annulation de cette élection.

L’ancien maire, déchu par décision du préfet de Dakar en décembre 2024, a introduit une requête en sursis à exécution. Objectif : bloquer la procédure électorale jusqu’au jugement de son recours, fixé au 18 septembre, contre la mesure préfectorale ayant acté sa destitution du conseil municipal.

Pour formaliser cette démarche, Barthélémy Dias a fait notifier sa requête par voie d’huissier au maire intérimaire, Ngoné Mbengue, au préfet de Dakar et à l’Agent judiciaire de l’État (AJE). Ses avocats rappellent que leur client avait été élu à la tête de la Ville de Dakar lors des élections locales de janvier 2022, et qu’il demeure, selon eux, titulaire du mandat confié par les Dakarois.

La décision du préfet s’appuie sur une condamnation judiciaire prononcée en 2017, confirmée en appel et dont le pourvoi a été rejeté par la Cour suprême en décembre 2023. Estimant que cette condamnation entraîne son inéligibilité, l’autorité administrative avait prononcé en décembre dernier la démission d’office de Dias de son mandat de conseiller municipal, ouvrant ainsi la voie à l’organisation d’une nouvelle élection.

Ce nouvel épisode ajoute une couche d’incertitude au climat politique déjà tendu à Dakar. Si la Cour suprême accède à la demande de sursis, le scrutin prévu le 25 août pourrait être suspendu jusqu’à ce que la juridiction se prononce, le 18 septembre, sur le fond du dossier. Dans le cas contraire, le conseil municipal devrait procéder, lundi, à l’élection d’un successeur à Barthélémy Dias.

TICAD 9 à Yokohama : Bassirou Diomaye Faye scelle de nouveaux partenariats stratégiques pour le Sénégal

Le séjour du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au Japon, dans le cadre de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9), a été marqué par une série d’accords et de rencontres de haut niveau. La journée du jeudi 21 août 2025 a été particulièrement dense, avec la signature de partenariats majeurs dans les domaines de la formation professionnelle, de l’agriculture, de l’investissement et de la coopération internationale.

Au nom du Sénégal, le chef de l’État a signé un mémorandum de coopération avec l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). L’accord prévoit la construction d’une annexe du Centre de formation professionnelle et technique Sénégal-Japon à Diamniadio. De grandes entreprises japonaises – Toyota Tsusho, Daikin, Yamaha, Toda et NEC – accompagneront ce projet en soutenant le transfert de compétences et la formation des jeunes.

L’objectif affiché est de renforcer l’employabilité de la jeunesse sénégalaise et de soutenir la compétitivité de l’économie nationale.

Le président Faye a également reçu en audience le président de Kubota Corporation, leader mondial du machinisme agricole et industriel. Les discussions ont porté sur le développement de partenariats dans l’agriculture, l’innovation technologique et les investissements. Cette démarche traduit une volonté commune de moderniser le secteur agricole sénégalais et d’ouvrir de nouvelles perspectives économiques.

Le chef de l’État s’est entretenu avec Kaiza Doyukai, une association économique japonaise regroupant plus de 1 700 PDG et 1 000 entreprises. L’organisation dispose déjà d’un fonds d’investissement de 5 millions de dollars (environ 2,8 milliards FCFA) en Afrique, qu’elle envisage de porter à 100 millions de dollars (près de 56,2 milliards FCFA) en partenariat avec la Banque africaine de développement (BAD).

Lors des échanges, le président sénégalais a souligné : « Lorsqu’on noue un partenariat avec le Sénégal, c’est toute l’Afrique que l’on bâtit dans une relation d’avenir. »

Bassirou Diomaye Faye a également eu une audience avec les dirigeants de la Japan Bank for International Cooperation (JBIC). Les discussions ont porté sur de nouvelles pistes de coopération, notamment pour faciliter les investissements japonais au Sénégal dans des secteurs stratégiques tels que l’économie verte, les infrastructures et les nouvelles technologies.

En fin de journée, le président a rencontré Mme Cindy McCain, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM). Les deux parties ont salué la solidité du partenariat existant et exprimé leur volonté de le renforcer. Les priorités identifiées concernent le développement du programme de cantines scolaires, l’autonomisation des femmes et l’accès à l’eau, considérés comme des leviers essentiels pour une sécurité alimentaire durable.

Cybercriminalité : Un plombier de 34 ans déféré pour diffamation contre un guide religieux et une dahira

Âgé de 34 ans et se présentant comme plombier, Seydina Laye Diène a été déféré au parquet par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Selon les informations rapportées par Libération, il est poursuivi pour diffamation, propos contraires aux bonnes mœurs et insultes publiques visant un groupe religieux.

Les enquêteurs reprochent au mis en cause d’avoir utilisé plusieurs comptes anonymes sur les réseaux sociaux pour cibler Serigne Idrissa Thiaw ainsi que la dahira « Akh-lou Lahi » de Cambérène. D’après la même source, les publications incriminées contenaient des accusations graves et sans fondement, alimentant une campagne de dénigrement orchestrée sur la toile.

Dans ses messages, Seydina Laye Diène aurait insinué que la dahira bénéficiait de financements occultes provenant de lobbies LGBT. Poussant plus loin la provocation, il a accusé Serigne Idrissa Thiaw d’être indirectement responsable du décès du défunt Chérif Ousseynou Lahi, à travers des supposées pratiques mystiques.

Ces propos, jugés particulièrement offensants et attentatoires à l’honneur des personnes visées, ont suscité une forte indignation au sein de la communauté religieuse. Une plainte a alors été déposée, conduisant à l’interpellation du mis en cause et à son déferrement devant la justice.

Le journaliste Doudou Coulibaly placé sous mandat de dépôt

Le chroniqueur de la chaîne Public.sn, Doudou Coulibaly, a été placé jeudi sous mandat de dépôt par le procureur de la République, après son défèrement par la Division spéciale de cybersécurité (DSC). Il est poursuivi pour outrage à un chef d’État étranger, injures et outrage à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État.

L’affaire trouve son origine dans une publication en ligne où le journaliste aurait tenu des propos polémiques – « bandit, bandit mo koy dalal » – à la suite de la diffusion d’une photo montrant le président turc Recep Tayyip Erdogan aux côtés du Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko.

Devant les enquêteurs, Doudou Coulibaly a rejeté toute intention de viser une personnalité précise. Selon des informations rapportées par Libération, il a affirmé que ses propos ne s’adressaient « à personne en particulier » et a refusé de les retirer. Toutefois, il a tenu à souligner qu’il ne qualifierait « jamais Erdogan ni Sonko de bandits, par respect pour les institutions ».

Le journaliste a par ailleurs fait état de son état de santé fragile, évoquant un diabète ainsi que des problèmes cardiaques et rénaux.

Doudou Coulibaly devrait comparaître lundi prochain en flagrant délit.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°541 – 22/08/2025

🔴 RÉTENTION DES PASSEPORTS, RENDEZ-VOUS GELÉS LORS DES PROCÉDURES D’OBTENTION DE VISA POUR LA FRANCE : À QUOI JOUE LE CONSUL GÉNÉRAL ?
🔴 SANCTIONS DE L’ADMINISTRATION TRUMP CONTRE LA CPI : MAME MANDIAYE NIANG STOÏQUE !

🔴 SIGNATURE CHEZ SLAVIA PRAGUE : YOUSSOUPHA MBODJI DANS LA COUR DES GRANDS
🔴 PRIMES CHAN 2025 : 290 MILLIONS F CFA GARANTIS AUX « LIONS »

Dakar : la succession de Barthélémy Dias suspendue à une requête en justice

Une nouvelle étape s’ouvre dans le processus de désignation du futur maire de Dakar. Une requête aux fins de sursis à exécution a été déposée et transmise à la mairesse intérimaire, Ngoné Mbengue, ainsi qu’au préfet du département.

Cette démarche vise à suspendre la tenue de la réunion du conseil municipal prévue le lundi 25 août 2025, réunion convoquée sur injonction du préfet de Dakar. Le scrutin doit permettre l’élection du successeur de Barthélémy Dias, révoqué en décembre 2024 à la suite de sa condamnation dans l’affaire Ndiaga Diouf.

Pour l’heure, aucune décision judiciaire n’a encore été rendue concernant la demande de suspension. Le conseil municipal reste ainsi dans l’expectative, tandis que les autorités administratives ont fixé comme date butoir le 27 août 2025 pour l’organisation du vote.

Kaolack – Le CISEI plaide pour une réforme ‘’inclusive et persévérante’’ du Code du travail

Le Cadre intersyndical sectoriel de l’économie informelle (CISEI) a tenu, ce jeudi 21 août 2025, un point de presse à Kaolack pour se prononcer sur la situation des travailleurs de l’économie informelle. Sa coordonnatrice, Mariama Mbodji Diallo, a plaidé pour une réforme ‘’ambitieuse et inclusive’’ du Code du travail, afin de mieux prendre en compte les spécificités de ce secteur.

« Nous plaidons pour une réforme ambitieuse et inclusive du Code du travail, qui doit reconnaître les spécificités des relations de travail dans l’informel. Le Code actuel, conçu pour le secteur formel, ne répond pas à la réalité de l’économie informelle », a-t-elle déclaré lors de la rencontre organisée sur le thème : « Réforme du Code du travail : intégrer les travailleuses et travailleurs de l’économie informelle ».

Mme Diallo a souligné que cette ‘’exclusion juridique’’ du secteur informel empêche ‘’des millions de personnes’’ d’accéder à leurs droits fondamentaux et freine leur intégration dans le tissu socio-économique national.

« Cette conférence de presse se tient à un moment crucial pour l’avenir du travail au Sénégal. Aujourd’hui, nous, membres du CISEI, voulons faire entendre la voix des millions de Sénégalaises et Sénégalais qui œuvrent chaque jour dans l’économie informelle », a-t-elle lancé.

Selon elle, près de 90 % des emplois se trouvent dans ce secteur ‘’vital’’ pour le Sénégal, puisqu’il contribue à plus de 40 % du produit intérieur brut (PIB). L’économie informelle représente une source de revenus essentielle pour les jeunes, les femmes et les familles, mais reste ‘’largement absente’’ du cadre juridique national.

Mme Diallo a rappelé qu’aujourd’hui, la majorité des travailleuses et travailleurs informels évolue sans contrat, sans droits et sans protection sociale, dans une précarité quotidienne. Plus de 80 % d’entre eux ne bénéficient d’aucune couverture sociale, ce qui les expose à des risques économiques, professionnels et sanitaires considérables.

garantisse l’accès à une protection sociale adaptée, avec des mécanismes de cotisation proportionnés à la capacité des travailleurs et des unités de production informelles ; assure des conditions de travail décentes, incluant la sécurité, l’encadrement des horaires et une rémunération juste.

La coordonnatrice du CISEI a également insisté sur la nécessité de promouvoir l’égalité de genre, en luttant contre la précarité et les inégalités qui frappent particulièrement les femmes, et de renforcer la confiance entre les travailleurs informels et les institutions.

simplifier les procédures administratives et fiscales ; créer des zones économiques dédiées avec des infrastructures adaptées ; instaurer un cadre de dialogue social spécifique et permanent avec les acteurs de l’informel ; mieux coordonner les actions des ministères, syndicats et partenaires techniques et financiers.

Selon Mme Diallo, ces mesures s’inscrivent dans la Vision Sénégal 2050, la Stratégie nationale de protection sociale, les Objectifs de développement durable (ODD) ainsi que la recommandation de l’Organisation internationale du travail (OIT), qui propose une feuille de route claire pour la transition vers l’économie formelle.

Sénégal – PAM : Un partenariat renforcé pour la sécurité alimentaire et le développement inclusif

En marge de sa visite à Yokohama, le Président de la République du Sénégal a reçu en audience Mme Cindy McCain, Directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), venue avec une importante délégation.

Cette rencontre a été l’occasion de saluer la qualité de la coopération entre le Sénégal et le PAM, un partenariat qui ne cesse de se consolider au fil des années. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de le renforcer davantage autour de trois axes prioritaires :

le développement du programme de cantines scolaires, afin d’assurer une meilleure nutrition et de favoriser la rétention des élèves à l’école ; l’autonomisation des femmes, considérée comme un levier essentiel pour le progrès social et économique ; l’accès durable à l’eau, condition indispensable pour garantir une sécurité alimentaire effective.

Dans les coulisses d’un entraîneur : Sérigne Bassirou Biaye, l’artisan de l’ombre

Sur la pelouse, les joueurs de l’ASC Decko de Ndorong sont les visages visibles du succès. Mais dans l’ombre, un homme orchestre chaque geste, chaque placement, chaque stratégie : l’entraîneur Sérigne Bassirou Biaye. Sa mission va bien au-delà du simple choix des onze titulaires. Il est à la fois stratège, pédagogue et psychologue.

Natif de Kaolack, Sérigne Bassirou Biaye obtient son BFEM franco-arabe à l’école Alazhar, puis son baccalauréat en 2015 à l’Institut islamique El Hadji Abdoulaye Niasse de Kaolack. Passionné de football, son talent est vite repéré : il est admis en 2008 au test d’entrée de l’Institut Diambars en catégorie U17 à Thiès, lors de l’UASSU.

Il nourrissait alors le rêve de devenir joueur professionnel. Mais son père, qui croyait davantage aux études qu’au football, s’y oppose.

« J’étais joueur en 2015 à YES. Trois mois après, je suis parti à Dakar dans un centre de formation où j’ai fait la connaissance de feu Joseph Koto, l’ex-sélectionneur des Lions. C’est par la suite que je suis devenu entraîneur de l’équipe féminine du Kaolack FC, de 2019 à 2020 », raconte-t-il.

Son parcours se poursuit à YES, où il occupe le poste de préparateur physique entre 2021 et 2023, avant de devenir entraîneur adjoint des U13, U15 et U17 en 2024. « Et Dieu merci, c’est durant la période où je suis devenu entraîneur titulaire que le club a remporté la Coupe du Sénégal U17, une première dans l’histoire footballistique de Kaolack », souligne-t-il avec fierté.

Le coach Biaye est l’architecte du plan de jeu. Il analyse méticuleusement les forces de ses joueurs et les faiblesses de l’adversaire pour choisir la formation la plus adaptée : un 4-3-3 offensif pour étouffer l’équipe rivale, ou un 5-4-1 défensif pour résister et contre-attaquer.

Ses séances d’entraînement sont préparées avec rigueur, ponctuées d’exercices sur le placement, la circulation du ballon et la coordination entre les lignes. Rien n’est laissé au hasard.

Pour l’entraîneur de l’ASC Decko, un bon technicien doit allier plusieurs qualités essentielles :

une vision tactique aiguisée pour lire le jeu, anticiper les actions adverses et ajuster rapidement la stratégie ; un leadership affirmé pour motiver ses troupes, créer une cohésion de groupe et maintenir une discipline collective ; un sens pédagogique pour expliquer clairement ses idées et corriger les erreurs sans briser la confiance des joueurs.

Sur le plan humain, il insiste sur le rôle d’écoute de l’entraîneur : apaiser les tensions dans le vestiaire, comprendre les besoins de ses joueurs et tirer le meilleur de chacun.

Lors d’un match, l’entraîneur se transforme en chef d’orchestre. Par ses gestes et ses consignes criées depuis la touche, il module le rythme de son équipe : pressing haut pour déstabiliser, ralentissement du jeu pour garder le contrôle, ou accélération soudaine pour surprendre.

Ses changements de joueurs sont autant de messages tactiques. L’entrée d’un attaquant frais peut faire craquer une défense fatiguée, tandis que celle d’un milieu récupérateur permet de verrouiller la rencontre dans les dernières minutes.

UCAD : Sortie d’une promotion historique de 25 spécialistes ORL, un pas vers la souveraineté sanitaire

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a célébré un événement inédit avec la sortie de 25 nouveaux médecins spécialistes en oto-rhino-laryngologie (ORL), issus de cinq nationalités. Une première qui vient renforcer un domaine médical encore largement sous-doté au Sénégal.

Le parrain de la cérémonie, le Dr Fallou Niang, Directeur du Centre hospitalier régional de Kolda, a salué “l’aboutissement de douze années d’efforts acharnés” et rendu hommage aux enseignants, encadreurs et autorités de tutelle. Pour lui, cette promotion est “porteuse d’espoir” et constitue une réponse concrète au déficit criant de spécialistes dans plusieurs régions du pays.

Le Sénégal ne compte actuellement qu’une centaine de médecins ORL, dont près de 80% exercent à Dakar et Thiès. Cette concentration prive de vastes zones de toute prise en charge spécialisée. Le Dr Niang a dénoncé cette iniquité et plaidé pour une répartition équitable des nouveaux diplômés :

“Il n’est pas concevable que des patients quittent les régions pour venir à la capitale. C’est le moment de bâtir une véritable souveraineté sanitaire.”

Au-delà de la démographie médicale, le message du parrain a porté sur la nécessité d’une politique nationale de lutte contre la surdité. Avec une prévalence estimée entre 6 et 8% de la population, la perte auditive constitue un problème majeur de santé publique.

“Chaque enfant doit bénéficier d’un dépistage avant trois ans, afin de recevoir une aide auditive, une chirurgie ou une rééducation adaptée.”

Il a ainsi appelé à la mise en place d’un programme national impliquant ORL, pédiatres, gynécologues et autorités sanitaires, pour coordonner la prévention, le diagnostic et la prise en charge de la surdité.

Une mission pour les jeunes spécialistes

En parrain de cette promotion, le Dr Niang a exhorté les 25 nouveaux ORL à s’engager résolument dans cette mission de santé publique.

“Ces 25 ORL représentent plus qu’une promotion académique : ils incarnent l’avenir d’un Sénégal qui refuse que la surdité condamne ses enfants au silence et qui veut une santé de proximité, équitable et souveraine.”

Bougar Diouf convoqué à la Division de la Cybercriminalité : « Je ne reculerai pas d’un iota »

Le président de l’UP Diomayeprécident affirme rester ferme dans son combat pour l’État de droit, l’unité nationale et la défense des institutions, appelant citoyens et patriotes à le soutenir.

Bonjour,

J’ai reçu une convocation du Commissaire de Police de la Division de la Cybercriminalité et je dois y répondre demain à 09h.

J’informe l’opinion publique nationale et internationale que le combat que je mène pour :
• la défense de l’État de droit,
• la protection des fondements de l’État,
• la sauvegarde des intérêts supérieurs de la Nation,
• la préservation des institutions de la République,
• le respect et la légitimité de la fonction présidentielle,
• l’intégrité territoriale du Sénégal,
. La sacralité de la fonction Présidentielle,
. La séparation des pouvoirs,
est non négociable.

Le Sénégal est un et indivisible. Jamais nous ne reconnaîtrons une quelconque partie du territoire national comme appartenant à des tiers. Qu’il s’agisse du MFDC ou de toute autre revendication séparatiste, cela importe peu : notre devoir est de défendre l’unité nationale et la souveraineté de notre pays.

Je mène ce combat contre l’injustice sous toutes ses formes et je suis prêt à tous les sacrifices pour que ce pays continue d’exister.

Lorsqu’un Premier ministre s’empresse de gouverner à la place du Président, en contradiction avec l’ordre établi, il est du devoir de tout citoyen de défendre la République. À plus forte raison, un chef de parti politique doit en être pleinement conscient.

Il n’y aura ni recul, ni compromission devant la vérité : l’unité nationale et la stabilité du Sénégal sont non négociables. J’invite donc tous les défenseurs de la république, la société civile, toute la presse nationale et internationale, le mouvement y’en à marre et tous les vrais patriotes de venir me soutenir dans ce combat auquel je ne reculerai pas d’un iota. Je maintiens tous mes propos. Nemo censetur ignorare legem !

Vive l’État de droit 🇸🇳
Vive la République 🇸🇳
Vive la Nation 🇸🇳

M. Bougar DIOUF
PRESIDENT DE L’UP
DIOMAYEPRESIDENT

Sanctionné par les États-Unis, le magistrat sénégalais Mame Mandiaye Niang brise le silence

Le magistrat sénégalais Mame Mandiaye Niang, procureur adjoint à la Cour pénale internationale (CPI), s’est exprimé pour la première fois depuis l’annonce des sanctions américaines à son encontre. Dans un entretien exclusif accordé à Emedia, il a tenu à réaffirmer sa détermination et son attachement à sa mission de magistrat international.

« Je reste serein avec le sentiment que je ne fais que mon travail », a déclaré M. Niang depuis La Haye, soulignant qu’il ressent « le soutien fort » aussi bien des autorités sénégalaises que de ses compatriotes.

Conscient des enjeux de son rôle au sein de la CPI, le procureur adjoint a rappelé la nature contraignante de sa fonction : « En tant que magistrat, je sais qu’il est dans l’essence de ma fonction de contrarier des gens, surtout des puissants. J’ai appris à faire face à cela. »

Si le magistrat relativise l’aspect politique de cette décision, il n’a pas manqué de pointer les impacts concrets des mesures américaines. Parmi elles : le gel de ses avoirs aux États-Unis, l’annulation de ses visas et la suspension de ses cartes bancaires internationales (Visa, Mastercard, American Express).

« Toute institution qui effectue des transactions en dollars ou avec les États-Unis est sommée d’arrêter de vous offrir des services sous peine de sanctions. Ceci peut être terrible », a-t-il expliqué. Le magistrat a également évoqué des menaces émanant de certains services secrets, illustrant la pression qui pèse désormais sur lui.

Malgré ces obstacles, Mame Mandiaye Niang affirme rester droit dans ses convictions. « Nous resterons debout et servirons la justice pénale internationale comme nous l’avons fait pour la justice de notre pays. »

Et de conclure par un message fort : « Si on ne fait pas face malgré les difficultés, ce sera le règne absolu de la tyrannie. Et ça, ce n’est pas acceptable. »

Arabie saoudite : À 11 ans, le Sénégalais Alioune Badara Diagne décroche la 3ᵉ place au concours international de mémorisation du Coran

Un jeune Sénégalais vient d’honorer son pays au plus haut niveau. Alioune Badara Diagne, âgé de seulement 11 ans, a décroché la 3ᵉ place lors du prestigieux concours international de mémorisation du Saint Coran, tenu à La Mecque, en Arabie saoudite.

Ce concours, qui a réuni 128 participants venus des quatre coins du monde, est l’une des compétitions les plus réputées dans le domaine de la mémorisation et de la récitation du Coran. Dans cet arène d’excellence religieuse et spirituelle, le jeune Alioune a su tirer son épingle du jeu grâce à sa maîtrise impressionnante du Livre saint.

À seulement 11 ans, Alioune Badara Diagne fait preuve d’une maturité et d’un engagement remarquables dans l’apprentissage du Coran. Sa performance témoigne de la rigueur de son éducation religieuse, mais aussi de la discipline et du soutien de ses enseignants et de sa famille.

Pour de nombreux observateurs, cette distinction dépasse l’exploit individuel et constitue une grande fierté nationale. Elle illustre la qualité des écoles coraniques sénégalaises et la place du pays dans la promotion de l’islam à l’échelle internationale.

Le parcours d’Alioune Badara Diagne vient rappeler aux jeunes Sénégalais l’importance de l’effort, de la persévérance et de la quête de l’excellence dans tous les domaines, religieux comme profane. Son succès est appelé à inspirer une nouvelle génération d’élèves et d’étudiants engagés dans la voie du savoir et de la spiritualité.

Le Sénégal, souvent distingué pour la qualité de ses érudits et la ferveur de sa tradition religieuse, peut s’enorgueillir d’avoir vu l’un de ses fils briller dans une compétition internationale aussi exigeante.

Le journaliste Doudou Coulibaly placé sous mandat de dépôt, son procès prévu lundi

Le journaliste et chroniqueur de la chaîne Public.sn, Doudou Coulibaly, vient d’être placé sous mandat de dépôt ce jeudi matin par le procureur de la République, à la suite de sa déferrement par la Division spéciale de cybersécurité. Il passera ainsi sa première nuit en prison en attendant son procès.

Selon des informations obtenues par Seneweb, son jugement aura lieu le lundi prochain en flagrant délit.

Doudou Coulibaly avait été interpellé hier et placé en garde à vue. Il est poursuivi pour offense à un chef d’État étranger et à une personne disposant des prérogatives du chef de l’État du Sénégal, ainsi que pour injures. Les propos tenus par le journaliste dans le cadre de ses chroniques médiatiques seraient à l’origine de ces poursuites judiciaires.

Cybercriminalité Bougar Diouf convoqué

J’ai reçu une convocation du Commissaire de Police de la Division de la Cybercriminalité et je dois y répondre demain à 09h.

J’informe l’opinion publique nationale et internationale que le combat que je mène pour :

  • la défense de l’État de droit,
  • la protection des fondements de l’État,
  • la sauvegarde des intérêts supérieurs de la Nation,
  • la préservation des institutions de la République,
  • le respect et la légitimité de la fonction présidentielle,
  • l’intégrité territoriale du Sénégal,
    . La sacralité de la fonction Présidentielle,
    . La séparation des pouvoirs,
    est non négociable.

Le Sénégal est un et indivisible. Jamais nous ne reconnaîtrons une quelconque partie du territoire national comme appartenant à des tiers. Qu’il s’agisse du MFDC ou de toute autre revendication séparatiste, cela importe peu : notre devoir est de défendre l’unité nationale et la souveraineté de notre pays.

Je mène ce combat contre l’injustice sous toutes ses formes et je suis prêt à tous les sacrifices pour que ce pays continue d’exister.

Lorsqu’un Premier ministre s’empresse de gouverner à la place du Président, en contradiction avec l’ordre établi, il est du devoir de tout citoyen de défendre la République. À plus forte raison, un chef de parti politique doit en être pleinement conscient.

Il n’y aura ni recul, ni compromission devant la vérité : l’unité nationale et la stabilité du Sénégal sont non négociables. J’invite donc tous les défenseurs de la république, la société civile, toute la presse nationale et internationale, le mouvement y’en à marre et tous les vrais patriotes de venir me soutenir dans ce combat auquel je ne reculerai pas d’un iota. Je maintiens tous mes propos. Nemo censetur ignorare legem !

Vive l’État de droit 🇸🇳
Vive la République 🇸🇳
Vive la Nation 🇸🇳

M. Bougar DIOUF
PRESIDENT DE L’UP
DIOMAYEPRESIDENT

Sénégal – Ousmane Sonko apporte son soutien au juge Mame Mandiaye Niang face aux sanctions américaines

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a exprimé, ce jeudi, sa solidarité au magistrat sénégalais Mame Mandiaye Niang, procureur à la Cour pénale internationale (CPI), récemment visé par des sanctions américaines.

Dans une déclaration publiée sur sa page X, le chef du gouvernement a salué la position ferme du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui avait déjà réaffirmé le soutien du Sénégal à l’institution judiciaire internationale et à son ressortissant.

« Je tiens à féliciter chaleureusement Son Excellence Monsieur le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour son leadership éclairé et sa position ferme en soutien à la Cour pénale internationale, et tout particulièrement à notre compatriote Mame Mandiaye Niang », a écrit Ousmane Sonko.

Le Premier ministre a ajouté qu’il souhaitait, à titre personnel, exprimer un appui « total et indéfectible » au juge sénégalais, qu’il avait reçu à Dakar lors de son dernier séjour. « J’ai pu apprécier son engagement profond envers les principes fondamentaux et sacrés de la justice », a-t-il souligné.

Affaire Arcelor Mittal–État du Sénégal : l’accord secret qui refait surface

Derrière le vernis des signatures officielles et le langage feutré des clauses juridiques, l’affaire Arcelor Mittal–État du Sénégal continue de révéler ses zones d’ombre. Selon des révélations exclusives de L’Observateur, l’accord transactionnel conclu en 2014, censé mettre un terme définitif au litige autour du fer de la Falémé, défie aujourd’hui les règles de transparence et interpelle la justice sénégalaise.

Tout remonte à 2007. Cette année-là, l’État du Sénégal et le géant mondial de la sidérurgie signent plusieurs accords pour l’exploitation du gisement de fer de la Falémé, dans le Sud-Est du pays. Mais rapidement, le projet s’essouffle. Arcelor Mittal se retire, évoquant des coûts prohibitifs et des réserves jugées insuffisantes. Dakar engage alors une bataille judiciaire devant un tribunal arbitral international.

En 2013, les arbitres constatent le manquement du groupe, sans pour autant fixer immédiatement le montant des compensations. C’est dans ce climat de bras de fer juridique qu’émerge, le 30 mai 2014, un « Accord transactionnel », signé par Aly Ngouille Ndiaye, alors ministre de l’Industrie et des Mines, et validé par Amadou Bâ, ministre de l’Économie et des Finances. Mais loin de solder le contentieux, ce document soulève aujourd’hui de lourdes interrogations.

150 millions de dollars… logés à Paris

140 millions au titre de dommages et intérêts ; 10 millions pour couvrir les frais d’arbitrage.

Mais au lieu d’être versés dans les caisses du Trésor public sénégalais, ces fonds ont été logés dans un compte ouvert à la Carpa (Caisse des règlements pécuniaires des avocats) du barreau de Paris, hébergé chez BNP Paribas et géré par l’avocat français François Meyer. Tout paiement n’était jugé effectif qu’après confirmation par ce compte unique, établi hors du territoire national.

Un schéma qui surprend plus d’un analyste : comment expliquer qu’un litige impliquant un État souverain se règle par un virement bancaire en France, échappant totalement aux circuits financiers nationaux ?

Une confidentialité verrouillée pendant dix ans

Autre élément troublant : la clause de confidentialité qui liait les deux parties. Pendant dix ans, il était interdit de révéler le contenu de l’accord, sauf contrainte légale. Autrement dit, un document signé à Dakar mais soumis au droit français est resté hors d’atteinte de l’opinion publique et même d’une grande partie de l’appareil d’État.

Pire, en cas de différend ultérieur, le Sénégal avait accepté que la Chambre de commerce internationale de Paris soit seule compétente pour trancher, écartant de fait sa propre justice nationale.

Des signatures qui posent question

Les doutes s’accentuent lorsqu’on apprend que l’Agent judiciaire de l’État, Aïssé Gassama Tall, avait refusé de signer l’accord, le jugeant défavorable aux intérêts du Sénégal. Malgré cette opposition, le protocole a bien été finalisé. Reste alors une question centrale : qui a donné l’ordre de passer outre ce refus et de valider l’accord ?

C’est précisément ce que cherche aujourd’hui à éclairer la justice sénégalaise. Plusieurs personnalités de premier plan ont été convoquées, dont Aly Ngouille Ndiaye, Amadou Bâ et Birima Mangara, ministre du Budget à l’époque.

Sénégal – Japon : Un nouveau partenariat pour renforcer la formation professionnelle

Le Gouvernement du Sénégal et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) ont signé, ce jeudi 21 août 2025, un mémorandum de coopération axé sur le développement des ressources humaines. Cette initiative s’inscrit dans la volonté commune des deux pays de consolider les liens de partenariat et de soutenir la montée en compétences de la jeunesse sénégalaise.

Au cœur de ce projet, figure la construction d’une annexe du Centre de Formation Professionnelle et Technique Sénégal–Japon à Diamniadio. Cette infrastructure moderne viendra renforcer l’offre de formation technique et professionnelle, répondant aux besoins croissants du marché de l’emploi et aux exigences d’une économie en pleine transformation.

Plusieurs grandes entreprises japonaises, parmi lesquelles Toyota Tsusho, Daikin, Yamaha, Toda et NEC, ont exprimé leur engagement à accompagner ce programme. Leur participation se traduira par un transfert de savoir-faire, un appui à la formation technique et des opportunités concrètes pour les jeunes Sénégalais de se préparer aux métiers d’avenir.

Pour les autorités sénégalaises, cet accord représente un pas décisif vers l’amélioration de l’employabilité et la valorisation du capital humain, levier essentiel de compétitivité et de développement économique. Quant à la JICA et aux entreprises partenaires, il témoigne de la confiance accordée au Sénégal comme pôle régional d’innovation et de compétences.

Washington frappe la CPI : quatre magistrats dans le viseur des sanctions américaines

Les États-Unis ont annoncé, ce mercredi, par la voix de leur secrétaire d’État, Marco Rubio, une nouvelle série de sanctions contre la Cour pénale internationale (CPI). Cette décision marque un nouvel épisode dans la confrontation entre Washington et l’institution judiciaire basée à La Haye.

Selon les autorités américaines, les sanctions visent directement quatre hauts responsables de la CPI : le procureur sénégalais Mame Mandiaye Niang, la procureure fidjienne Nazhat Shameem Khan, ainsi que les juges Kimberly Prost du Canada et Nicolas Guillou de la France.

L’administration Trump reproche à ces magistrats leur rôle central dans la conduite d’enquêtes jugées « politiquement motivées » et portant sur des faits impliquant les forces américaines et israéliennes. Washington considère que la CPI outrepasse ses prérogatives et tente de s’immiscer dans la souveraineté judiciaire des États qui, comme les États-Unis ou Israël, n’ont pas ratifié le Statut de Rome.

Ces sanctions incluent notamment le gel des avoirs éventuels des personnes ciblées aux États-Unis, ainsi que des restrictions de voyage. Elles visent, selon les propos de Marco Rubio, à « protéger les militaires et les alliés américains contre des poursuites injustes ».

La mesure suscite déjà de vives réactions dans les milieux diplomatiques et juridiques. Des ONG de défense des droits humains dénoncent une atteinte grave à l’indépendance de la justice internationale, tandis que plusieurs capitales européennes appellent Washington à revenir sur sa décision.

La CPI, de son côté, a réaffirmé qu’elle poursuivra ses enquêtes « en toute indépendance et impartialité », malgré les pressions politiques et financières.

Diamaguène Sicap Mbao : une jeune fille piège son petit ami et le livre à des agresseurs armés

Le poste de police de Diamaguène Sicap Mbao a mis la main sur deux individus dans une affaire rocambolesque mêlant association de malfaiteurs, vol avec violence, usage de machettes et complicité. Selon le journal Libération, il s’agit d’Aissatou Ndour, âgée de 20 ans, et d’Abdou Sow, 19 ans.

Les faits se sont déroulés dans la nuit du 19 au 20 août 2025. D’après l’enquête, Aissatou Ndour, domiciliée à Niague, entretenait une relation amoureuse avec Djiby Ndiaye, habitant de Sicap Mbao et victime de l’agression. Sachant que ce dernier disposait d’une importante somme d’argent liquide, la jeune fille aurait monté un véritable guet-apens.

Aux environs d’une heure du matin, elle a prétexté vouloir sortir « acheter une cigarette » malgré les réticences de son compagnon. Sitôt dehors, une bande de cinq malfaiteurs armés de machettes a fait irruption dans la chambre de Djiby Ndiaye. Sur indication d’Aissatou Ndour, les agresseurs ont découvert la cachette de l’argent, frappé leur victime et l’ont dépouillée de 350.000 francs CFA ainsi que de trois téléphones portables d’une valeur estimée à 400.000 francs CFA.

Alertés par les cris, des voisins sont intervenus. Ils ont réussi à maîtriser Aissatou Ndour et Abdou Sow, l’un des présumés complices, avant d’alerter la police. La Brigade de recherches, dépêchée sur place, a récupéré deux machettes utilisées lors de l’attaque.

L’ONU mise sur Nairobi : plus de 220 milliards FCFA pour un nouveau hub régional

Le Système des Nations unies s’apprête à renforcer considérablement sa présence à Nairobi, au Kenya, avec un investissement estimé à plus de 220 milliards de francs CFA destiné à l’extension de ses installations. Selon Le Quotidien, l’ambition affichée est claire : hisser la capitale kényane au rang de centre névralgique de l’ONU, aux côtés de New York, Genève et Vienne.

Plusieurs agences onusiennes, dont l’Unicef, ONU-Femmes et l’UNFPA, devraient y installer leurs sièges régionaux, confirmant la montée en puissance de Nairobi comme plateforme stratégique des Nations unies en Afrique et au-delà.

Cette décision intervient dans un contexte particulier marqué par des tensions persistantes entre l’ONU et le gouvernement sénégalais autour de la Maison des Nations unies de Diamniadio. Ce complexe ultramoderne, construit sous la présidence de Macky Sall et inauguré en grande pompe, était censé accueillir l’ensemble des représentations onusiennes au Sénégal.

Mais le projet est désormais au cœur d’un bras de fer entre Dakar et l’ONU. Le Premier ministre Ousmane Sonko conteste les accords d’occupation, jugés déséquilibrés, notamment sur le montant du loyer fixé par l’État. L’organisation internationale, qui bénéficie à Nairobi d’un bail symbolique, considère les conditions imposées au Sénégal comme excessives.

Face à ce différend, les Nations unies avaient un temps envisagé un transfert vers Abidjan. Mais c’est finalement Nairobi qui s’impose comme la solution privilégiée, grâce à un environnement perçu comme plus stable et mieux maîtrisé, selon des sources citées par Le Quotidien.

Affaire Lat Diop : un nouveau tournant judiciaire avec l’arrestation attendue du DG d’Afritech

L’enquête autour de la gestion de la Loterie nationale sénégalaise (Lonase) sous la direction de Lat Diop connaît une nouvelle accélération. Selon des informations révélées par le quotidien Libération, le parquet financier a adressé un supplétif au président du Collège des juges d’instruction, ordonnant l’arrestation du directeur général de la société Afritech, ainsi que d’autres personnes citées dans le dossier.

Un rapport d’expertise comptable, versé récemment à la procédure, a mis au jour de graves anomalies dans le contrat liant la Lonase à Afritech. La société, choisie sans appel d’offres pour superviser les opérations des plateformes de paris en ligne, aurait reçu de la Lonase une avance de 100 millions de FCFA avant même le démarrage effectif de sa mission.

Mais l’élément le plus troublant demeure le conflit d’intérêts manifeste : Afritech, censée auditer le secteur du jeu, exploiterait elle-même une plateforme de jeux en ligne. Une situation jugée incompatible avec son rôle de régulateur externe.

En application du supplétif, le président du Collège des juges d’instruction a saisi la Division des investigations criminelles (Dic), chargée d’exécuter les interpellations. Ces arrestations, si elles se confirment, marqueront une étape clé dans la manifestation de la vérité autour de la gestion des marchés publics et de la régulation du secteur des jeux en ligne.

L’affaire Lat Diop dépasse désormais le seul cadre de la Lonase pour mettre en lumière les dérives potentielles dans l’attribution de marchés publics sensibles. Elle pose également la question de la transparence et de la gouvernance dans un secteur aussi stratégique que celui des jeux et paris en ligne, où les enjeux financiers sont colossaux.

Badara Gadiaga : Derrière les barreaux, l’ascension d’une voix qui dérange

Dans un pays où la parole libre se heurte souvent aux lignes rouges du pouvoir, l’affaire Badara Gadiaga est devenue un symbole. Incarcéré depuis le 9 juillet 2025 à Reubeuss sous de lourdes accusations, le chroniqueur n’a paradoxalement jamais été aussi présent dans le débat public. Plus les barreaux se referment sur lui, plus son influence s’étend hors des murs de la prison, portée par un nombre croissant de soutiens politiques, religieux et citoyens.

Certes, Reubeuss retient son corps, mais son esprit reste libre. Connu pour son verbe tranchant et ses prises de position sans concession, Gadiaga a finalement été muselé par la justice. Le doyen des juges a retenu contre lui quatre chefs d’accusation : diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs, atteinte à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État, et soupçons de financement pour troubler l’ordre public. Il a depuis été transféré à la chambre 18 de la prison de Reubeuss.

Pourtant, derrière ces murs, son aura ne cesse de croître. Chaque semaine, des responsables politiques, des leaders religieux et des figures économiques se succèdent pour lui témoigner leur solidarité. Parmi les visiteurs récents figurent les anciens maires de Dakar, Khalifa Sall et Barthélémy Dias, la députée Aïssata Sall, l’homme d’affaires Thione Niang, ainsi que le député Tahirou Sarr, Thierno Bocoum et Amidou Hanne. La liste s’allonge si rapidement qu’une question s’impose : qui n’est pas encore allé voir Badara ?

La force de Gadiaga réside dans sa parole. Révélé par ses chroniques incisives, il s’est imposé avec un ton direct, parfois irrévérencieux, n’épargnant ni le pouvoir ni l’opposition. Puisant dans la tradition oratoire wolof, il a su séduire un public avide d’authenticité. Ancien cadre du Parti Rewmi, il a claqué la porte après seize ans aux côtés d’Idrissa Seck pour tracer sa propre voie.

Aujourd’hui, son incarcération met en lumière un paradoxe : en cherchant à l’étouffer, le pouvoir semble avoir amplifié sa voix. Loin d’affaiblir son aura, la prison l’a propulsé au centre du jeu politique. Pour beaucoup, Gadiaga n’est plus seulement un chroniqueur critique : il est devenu un acteur politique en devenir, que le régime actuel ne peut plus ignorer.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°540 – 21/08/2025

🔴 REBEUSS / BAL DES VISITES À BADARA GADIAGA : LA PRISON DEVENUE LIEU DE PÈLERINAGE
🔴 SANCTIONS AMÉRICAINES CONTRE DES MAGISTRATS : LA CPI DÉNONCE UNE ATTEINTE À SON INDÉPENDANCE

🔴 QUARTS DE FINALE AFROBASKET 2025 : LE SÉNÉGAL DOMINE LE NIGERIA ET FILE CONTRE LE MALI
🔴 PHASES NATIONALES CASAMANCE 2025 : L’ONCAV SALUE LE BILAN À MI-PARCOURS

Le droit douanier à l’assaut de l’économie numérique :  l’envers du dédouanement des services en gestation

Les problèmes de la fiscalité sont étroitement liés à ceux du budget, de l’emprunt et de la monnaie : l’ensemble de ces questions constituent la science financière.

La fiscalité procure à l’Etat une partie de ses ressources financières. Elle traduit aussi la politique économique et sociale de l’Etat à travers les subventions et les mesures incitatives[1].

S’appuyant sur le renouveau de la fiscalité, le Plan de relance économique pour le Sénégal (PRES) promeut un développement endogène et durable, porté par des territoires responsabilisés, viables et compétitifs.

Parmi les leviers identifiés pour générer ces ressources internes figure la taxation de niches de financement ‘’sous fiscalisées’’ comme les jeux de hasard en ligne, les réseaux sociaux, le « mobile money », la connexion internet, la monnaie virtuelle et, plus généralement, l’économie numérique.

Dans ce contexte, il est plus que nécessaire pour les douanes de changer de paradigme et de mener les réflexions idoines pour mettre en place un système performant de contrôle douanier du numérique surtout lorsque le numérique en question traverse les frontières.

Le principal problème fiscal posé par l’imposition de l’économie numérique réside dans le fait que des activités peuvent être exercées par des entreprises dans un pays sans avoir besoin d’avoir une présence physique dans ledit pays. Or, dans les principes d’imposition du bénéfice d’une entreprise en droit fiscal, la notion d’établissement stable est au centre de l’analyse. Les difficultés soulevées sont alors liées à l’exigence d’un établissement stable et d’un domicile fiscal[2].

En tout état de cause, il est toujours intéressant de discuter de la pertinence de l’assujettissement des services commerciaux au dédouanement, surtout par rapport à la nécessité d’aboutir à combler le fossé numérique entre les pays du Nord et ceux du Sud et de voir quelle est la meilleure stratégie pour arriver à cette fin[3] .

La tendance de l’Entreprise à produire des biens immatériels n’est pas nouvelle, mais elle connait dans la période contemporaine une sensible accélération. C’est l’intensité inédite du mouvement qui le rend plus perceptible que jamais. La société industrielle a profondément transformé les fortunes en les désincarnant[4]

Malgré ce dynamisme, le droit fiscal a dû mal à bien profiter de ce bouillonnement commercial autour de l’immatériel, puisque de nos jours, seule la marchandise, en tant qu’objet, remplissant les fonctions d’usage et d’échange, est prise en charge, contrôlée et taxée au cordon douanier.

Compte tenu de la place prépondérante que les services commerciaux sont en train de prendre dans le système économique mondial, il nous semble opportun d’envisager, sérieusement, une double mutation structurelle et fonctionnelle du droit fiscal et du droit douanier en vue de tirer profit de l’économie numérique.

C’est la raison pour laquelle, j’approuve fortement le plan visant à instituer un régime fiscal efficace et intelligent de l’économie numérique qui est en adéquation avec l’objectif stratégique 1.3 de la Stratégie nationale de développement 2025-2029 du plan Sénégal 2050.

Pour répondre aux problématiques fiscales introduites par cette nouvelle ère de l’immatériel qui a considérablement modifié les habitudes du consommateur, les règles fiscales doivent être repensées. Concrètement, il s’agit de concevoir une nouvelle fiscalité notamment, celle du numérique[5].

Malheureusement, le droit douanier à l’assaut de l’économie du numérique bute devant les principes qui gouvernent le fonctionnement de l’Etat de Droit qui interdisent, à l’Etat, de lever l’impôt en l’absence de texte explicite autorisant sa perception.

Il s’y ajoute que la politique des engagements visés par les cycles d’Uruguay (1986-1994) qui ont consacré l’adoption de l’Accord général sur le Commerce des services (AGCS) ne milite guère en faveur de la mise en place d’un dispositif douanier de contrôle des services commerciaux.

C’est ainsi que jusqu’à présent, les législations douanières sont restées muettes sur la possibilité de dédouaner les services commerciaux ou produits immatériels, même s’il est important de préciser qu’il en est fait allusion, subrepticement, dans le cadre du contrôle du commerce extérieur et des changes[6].

Les dispositions du Code des douanes étant d’interprétation stricte, le droit pour les douanes de contrôler les changes dans le cadre du Règlement n°06/2024/CM/UEMOA du 20 décembre 2024 relatif aux relations financières extérieures des Etats membres de l’UEMOA ne leur donne pas, pour autant le droit de les taxer lorsqu’ils franchissent les frontières immatérielles.

A l’assaut du numérique, le droit douanier évolue en vue d’inclure les services commerciaux dans les produits, objet de dédouanement. La démarche va s’inscrire dans l’analyse objective des procédures de dédouanement en vigueur, en vue de leur adaptation pour la prise en compte de l’activité numérique.

Il s’agira, donc, de lever les barrières légales, ainsi que les contraintes juridico-économiques pour assurer une régulation douanière de la circulation transfrontalière des biens immatériels en général et du numérique en particulier.

L’objectif étant d’assurer la pérennité des principes de justice et d’équité dans les relations commerciales internationales par l’application des mêmes mesures tarifaires aussi bien aux marchandises qu’aux services.

La taxation par l’Administration des douanes des services dans le cadre de la fiscalisation numérique présente des enjeux fiscaux à travers l’élargissement de l’assiette fiscale imposable, un intérêt économique par la protection des créations et innovations immatérielles, et relève d’une nécessité sécuritaire impliquant la présence du fisc aux frontières de l’immatériel[7].

Docteur Ndiaga SOUMARE,

Inspecteur principal des douanes de Classe exceptionnelle.


[1] El Hadji Dialigué BA, Droit fiscal, L’Harmattan, 2015, 200 pages

[2] Eric DEWEDI, la taxation du commerce électronique dans l’espace UEMOA : cas du Bénin et du Burkina Faso, in Le droit africain à la quéte de son identité, mélanges offerts au Professeur Isaac Yankhoba NDIAYE 

[3] Alioune DIONE, le droit douanier, le commerce électronique et la dématérialisation, Paris, L’Harmattant, 297 pages 

[4] Frédéric ZENATI, « l’immatériel et les choses », Arch. Phil. Droit ; n° 43 ; 1999, p/ 81

[5] Projet de note conceptuelle du projet de mise en place du système de taxation des transactions numériques

[6] Article 26 Code des Douanes du Sénégal (CDS) : « Indépendamment des obligations prévues par le présent code, les importateurs, les exportateurs et les voyageurs doivent se conformer à la réglementation du contrôle du commerce extérieur ainsi qu’à la législation communautaire relative aux relations financières extérieures des Etats membres. »

[7] Ndiaga SOUMARE, Le dédouanement des services, Revue des douanes sénégalaises, n° 44.

Le Premier ministre Ousmane Sonko appelle le secteur privé à une mobilisation patriotique autour du Plan « Jubbanti Koom »

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, ce mercredi 20 août 2025, une rencontre stratégique avec les acteurs du secteur privé national, tenue à la Primature à 10 heures. Cette réunion avait pour objectif de partager et d’échanger autour du Plan de redressement économique et social « Jubbanti Koom », présenté officiellement à la Nation et aux partenaires au développement le 1er août dernier.

Dans son discours, le Chef du Gouvernement est revenu sur les principales étapes franchies depuis l’élection du Président Bassirou Diomaye Faye en mars 2024. Il a notamment rappelé l’audit des finances publiques, l’élaboration de la Vision Sénégal 2050 et la conception du plan « Jubbanti Koom » qui doit constituer la boussole du redressement économique et social du pays.

M. Sonko a insisté sur la place centrale du secteur privé national dans la mise en œuvre de ce programme, affirmant que la réussite des réformes économiques et sociales dépend largement de la synergie entre l’État et les opérateurs économiques.

Les représentants des organisations patronales, pour leur part, ont salué cette démarche de concertation et ont réaffirmé leur engagement à accompagner le Gouvernement dans l’exécution du plan ainsi que dans la mise en œuvre de l’Agenda national de Transformation.

Dakar – Le journaliste Doudou Coulibaly placé en garde à vue par la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité

Le journaliste Doudou Coulibaly, directeur des programmes de la Radio Municipale de Dakar (RMD), a été placé en garde à vue ce mercredi 20 août 2025, à la suite de sa convocation par la Division spéciale de lutte contre la cybercriminalité (DSC).

L’annonce de sa convocation avait été faite par le principal intéressé lui-même sur ses réseaux sociaux, suscitant déjà de vives réactions dans les milieux médiatiques et politiques.

Selon des sources proches du dossier, le parquet a saisi la DSC après avoir relevé certains propos du journaliste jugés attentatoires aux autorités nationales et étrangères. Trois chefs d’accusation ont ainsi été retenus contre lui :

Offense à un chef d’État étranger, Offense à une personne exerçant les prérogatives du chef de l’État du Sénégal, Injures.

C’est à l’issue de son audition par les enquêteurs que la décision de le placer en garde à vue a été prise.

Pour l’heure, aucune communication officielle n’a encore été faite par la DSC ni par le parquet sur la durée de cette mesure. Toutefois, cette affaire relance le débat sur la liberté d’expression, la responsabilité des journalistes et l’usage des réseaux sociaux par les acteurs des médias.

Kaolack – Éducation : Le COCEK dresse le bilan de l’année scolaire 2024-2025

Le Collectif des Chefs d’Établissement de Kaolack (COCEK) se veut un outil de veille et d’alerte, mais aussi un cadre d’accompagnement, de propositions, de partage de bonnes pratiques ainsi que de gestion du social et des conflits.

Structure partenaire de l’Inspection d’Académie (IA) et des Inspections de l’Éducation et de la Formation (IEF), le COCEK occupe une place clé dans le dispositif de pilotage de l’académie de Kaolack.

Le collectif regroupe l’ensemble des chefs d’établissement du moyen secondaire de la région (proviseurs, principaux, directeurs de BST et de CFP). Il est dirigé par un bureau élu en assemblée générale, avec à sa tête un président régional. Sur le plan organisationnel, il est structuré en secteurs correspondant aux IEF : Kaolack commune, Kaolack département, Guinguinéo et Nioro du Rip, chacun coordonné par un responsable.

Missions et rôles du COCEK

Conformément à ses objectifs généraux, le COCEK intervient notamment pour :

appuyer l’académie dans la formation initiale et continue des chefs d’établissement ; accompagner la mise en œuvre des cellules mixtes d’animation pédagogiques ; contribuer à la réalisation des PHARES (Programmes d’Amélioration des Rendements Scolaires) ; accompagner la formation des présidents de jury au BFEM ; soutenir la promotion du sport et du théâtre scolaire ; contribuer à la gestion du social dans les établissements ; appuyer la gestion du courrier et de la communication de l’IA ; représenter les chefs d’établissement dans différentes instances (CRFPE, CAOSP, comité de santé de l’IME, réunions de coordination de l’IA, etc.).

Bilan des performances scolaires

Pour l’année scolaire 2024-2025, plusieurs initiatives de l’IA de Kaolack et des IEF ont permis de maintenir, voire d’améliorer, les performances scolaires.

Brevet de Fin d’Études Moyennes (BFEM) : 2024 : 74,54 % d’admis dans la région contre 73,94 % au niveau national. 2025 : 81,53 % pour Kaolack, dépassant largement la moyenne nationale de 76,69 %. Baccalauréat : 2024 : 45,60 % pour Kaolack contre 50,50 % au niveau national. 2025 : 40,83 % pour Kaolack contre 47,62 % au niveau national. Cependant, les lycées publics de Kaolack ont réalisé une performance notable avec 51,57 % de réussite au Bac 2025, soit quatre points au-dessus du niveau national.

Perspectives pour 2025-2026

Le COCEK entend poursuivre son engagement aux côtés de l’Inspection d’Académie afin d’accompagner les réformes majeures initiées depuis l’arrivée du nouvel IA, en octobre 2024.

Jacque Diouf

Président du Collectif des Chefs d’Établissement de Kaolack (COCEK)

Sénégal – Vers un Budget 2026 axé sur la transparence et la consolidation économique

Le ministère des Finances et du Budget a lancé, ce mercredi matin, un atelier de partage de la lettre circulaire portant préparation du budget 2026. Présidée par Cheikh Diba, ministre des Finances et du Budget, cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de transparence et de bonne gouvernance budgétaire prônée par le gouvernement dans un contexte de redressement économique et social.

Selon le ministre, cet atelier de dialogue de gestion constitue un levier important de concertation et de transparence. Il intervient après les conférences de performance et de cadrage budgétaire 2026-2028, étapes essentielles dans l’élaboration du projet de budget de l’État.

La lettre circulaire, prise conformément à l’article 11 du décret 2019-120 du 16 janvier 2019, fixe les orientations générales de la politique budgétaire. Elle définit également les modalités de préparation des Documents de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD) 2026-2028 et des Projets Annuels de Performance (PAP) des ministères et institutions.

Dans son allocution, Cheikh Diba a rappelé que le plan de redressement économique et social servira de boussole au référentiel national Sénégal 2050. Ce plan vise, entre autres, à réduire le déficit budgétaire, contenir la dette publique, améliorer l’efficacité de l’investissement public et stimuler la croissance économique, notamment grâce aux retombées attendues de l’exploitation des hydrocarbures.

Face aux constats de la Cour des comptes sur la situation budgétaire critique, le gouvernement a engagé une stratégie de rationalisation des dépenses. L’objectif est clair : tendre vers la norme communautaire de 3 % du PIB à l’horizon 2027. Pour y parvenir, l’État mise sur la digitalisation et l’optimisation de la commande publique, la réforme des procédures d’exécution budgétaire, la réduction de la taille du gouvernement ainsi que la mobilisation accrue de ressources domestiques et endogènes.

« L’État a aussi engagé un combat contre la corruption et le renforcement des institutions en vue de favoriser la bonne gouvernance et la transparence », a insisté le ministre, rappelant que la restauration des équilibres budgétaires doit se faire sans compromettre les missions essentielles de l’État.

Le ministre a exhorté ses services, dont la Direction générale du Budget (DGB), la Direction générale de la Planification et des Politiques économiques (DGPPE) et le Bureau opérationnel de coordination et de suivi (BOCS), à passer en revue les points de la lettre circulaire pour en partager les innovations et faciliter une meilleure appropriation.

Il a également invité à identifier les difficultés opérationnelles rencontrées dans la préparation budgétaire afin d’y apporter des solutions collectives.

À terme, les résultats de cet atelier devraient contribuer à améliorer la qualité des documents budgétaires, renforcer la fiabilité des données et préparer efficacement les conférences budgétaires à venir.

« Il s’agira de s’assurer que les propositions et choix retenus seront à la hauteur des attentes des populations », a conclu Cheikh Diba, soulignant que l’ambition du gouvernement reste de bâtir une économie stable, inclusive et souveraine.

Affaire Arcelor Mittal : Aly Ngouille Ndiaye convoqué par le doyen des juges

Le contentieux entre l’État du Sénégal et le géant mondial de la sidérurgie Arcelor Mittal refait surface devant la justice. Selon le quotidien L’Observateur, le doyen des juges a ouvert ce mercredi le bal des auditions dans ce dossier sensible, en convoquant l’ancien ministre des Mines, Aly Ngouille Ndiaye.

L’ancien membre du gouvernement devra s’expliquer sur le protocole ayant conduit au paiement de 140 millions de dollars – soit plus de 78 milliards de francs CFA – dans le cadre du règlement à l’amiable du différend opposant Dakar à Arcelor Mittal. Ce montant, perçu à l’époque comme un succès diplomatique et économique pour l’État sénégalais, suscite aujourd’hui des interrogations sur la gestion et la destination finale des fonds.

Toujours selon la même source, deux autres figures de l’ancien régime de Macky Sall sont également dans le viseur de la justice :

Birima Mangara, ex-ministre du Budget, Amadou Bâ, ex-ministre de l’Économie et des Finances, devenu plus tard Premier ministre.

Leurs auditions devraient permettre d’éclaircir la traçabilité des fonds, notamment en ce qui concerne les signatures apposées et les circuits financiers empruntés.

L’affaire Arcelor Mittal, qui remonte à plus d’une décennie, avait marqué les débuts de Macky Sall à la tête du pays. Présenté comme un dossier « soldé » grâce à l’accord trouvé avec le groupe sidérurgique, il revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec un parfum de scandale financier.

AfroBasket 2025 – Quart de finale : Sénégal vs Nigeria, un classique ouest-africain sous haute tension

Ce mercredi 20 août, la Kilamba Arena de Luanda sera le théâtre d’un duel explosif : le Sénégal et le Nigeria s’affrontent en quart de finale de l’AfroBasket 2025. Plus qu’un simple match pour une place en demi-finale, cette confrontation cristallise une rivalité historique entre deux géants de l’Afrique de l’Ouest.

Depuis 2001, les deux nations se sont croisées à huit reprises dans les compétitions officielles. Le Nigeria mène au bilan global avec cinq victoires contre trois pour le Sénégal. Mais la dynamique récente sourit aux Lions de la Téranga, qui restent sur deux succès consécutifs face aux D’Tigers, dont une victoire mémorable (93-87) lors des Pré-Olympiques d’août 2023.

Ce quart de finale oppose deux philosophies de jeu.

Le Nigeria, fort de ses individualités évoluant dans les championnats les plus relevés, se distingue par une attaque redoutable. Avec 64,8 % de réussite à deux points, les D’Tigers s’appuient notamment sur la créativité et l’explosivité de joueurs comme Josh Okogie. Le Sénégal, en pleine montée en puissance dans ce tournoi, impose sa loi dans la raquette. Avec une moyenne impressionnante de 56 rebonds par match, les Lions misent sur leur densité physique. Brancou Badio, en état de grâce (31 points face au Soudan du Sud en barrages), incarne la force offensive des siens.

Malgré leur potentiel, les deux équipes ne sont pas sans faiblesses :

La défense nigériane, souvent fragile au rebond (42,7 par match contre 56 pour le Sénégal), pourrait souffrir face à l’impact sénégalais sous les panneaux. À l’inverse, le Sénégal peine encore derrière l’arc, avec une adresse extérieure limitée (22,5 % à trois points) contre 32 % pour les D’Tigers.

Électrification rurale : Jean Michel Sène balaie les accusations de détournement et annonce la mise en service de 40 localités

La première phase du partenariat entre l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) et la société AEE Power EPC a officiellement été lancée ce mardi 19 août 2025, avec la mise en service de 40 localités. La cérémonie s’est tenue dans la commune de Mangaroungou, département de Goudomp, en présence de Jean Michel Sène, directeur général de l’ASER.

À cette occasion, le patron de l’ASER n’a pas échappé aux questions relatives aux récentes accusations de l’opposant Thierno Alassane Sall, qui a évoqué un détournement présumé de 37 milliards de FCFA dans la gestion de l’agence. Jean Michel Sène a vigoureusement rejeté ces propos, qu’il qualifie de « contre-vérités » dénuées de tout fondement.

« Thierno Alassane Sall n’a qu’à préciser qui a détourné les 37 milliards. Qu’il dise clairement que Jean Michel Sène a détourné 37 milliards. Laissez-le raconter des contre-vérités. Nous, nous restons concentrés sur l’action », a-t-il martelé devant la presse.

Le directeur général a tenu à recentrer le débat sur les réalisations concrètes de l’ASER. Il a annoncé que, d’ici la fin de l’année 2025, 360 autres localités devraient être électrifiées, portant ainsi le total à 400 sur un objectif global de 1 700.

Ce projet, fruit du partenariat entre l’ASER et AEE Power EPC, s’inscrit dans la stratégie nationale d’accès universel à l’électricité. L’ambition est de réduire la fracture énergétique entre zones urbaines et rurales, et d’améliorer les conditions de vie des populations à travers l’accès à une énergie fiable et durable.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°539 – 20/08/2025

🔴 « ASER-GATE » / « OBSTINATION D’UN GOUVERNEMENT À MAINTENIR LE VOILE SUR UN DÉTOURNEMENT POTENTIEL DE 37 MILLIARDS F CFA » : TAS DÉCIDÉ À FAIRE ÉCLATER LA VÉRITÉ
🔴 « CROISSANCE DE FAÇADE, FINANCES FRAGILISÉES » : GUEUM SA BOPP MET À NU LES TARES DU GOUVERNEMENT

🔴 COURONNEMENT DE SITEU POUR LE TITRE D’EMPEREUR APRÈS SA VICTOIRE CONTRE BALLA GAYE : AL BOURAKH DÉFIE-T-ELLE L’AUTORITÉ DU CNG ?
🔴 CHAN 2025 / NUL FRUSTRANT CONTRE LE SOUDAN : LE SÉNÉGAL TERMINE DEUXIÈME

Litige foncier à Tivaouane Peul : El Hadji Dia Ousso contre-attaque et nie toute spoliation

Le contentieux foncier qui secoue Tivaouane Peul prend une nouvelle tournure. Accusé par la coopérative des enseignants d’être au cœur d’une vaste opération de spoliation, El Hadji Dia Ousso a tenu à apporter sa version des faits. Joint par PressAfrik, il a rejeté en bloc les accusations portées contre lui, allant jusqu’à accuser ses détracteurs d’être les véritables responsables de la vente irrégulière des terrains en question.

Face aux accusations de “grand voleur” de terres, El Hadji Dia Ousso se défend fermement. Selon lui, il n’a “aucun problème avec la coopérative” dans son ensemble, mais estime que certains de ses responsables, notamment M. Ba et M. Thiam, ont joué un rôle central dans la cession illégale de ses parcelles. Il affirme avoir saisi la justice, laquelle lui aurait donné raison, avec à la clé une décision lui accordant plus d’un milliard de francs CFA de dommages et intérêts.

El Hadji Dia Ousso assure par ailleurs que la préfecture de Sangalkam a confirmé la validité de ses documents fonciers, contrairement à ceux produits par la coopérative. Malgré cette reconnaissance, il soutient que les enseignants ont poursuivi leurs constructions, poussant la DESCOS à intervenir pour mettre fin aux travaux jugés illégaux. Il accuse également ses adversaires de détenir de “faux papiers” et de procéder à la vente de parcelles initialement destinées à des espaces verts, des marchés ou encore des lieux de culte.

Au-delà du volet administratif et judiciaire, El Hadji Dia Ousso évoque aussi une escalade de violence. Il déclare que sa famille a été victime d’agressions physiques et que son véhicule a été détruit dans le cadre de ce conflit foncier. Il affirme toutefois rester confiant et se dit prêt à fournir toutes les preuves nécessaires pour démontrer sa qualité de propriétaire légitime des terrains contestés. “Je laisse le soin à la justice de trancher”, a-t-il insisté.

De leur côté, les enseignants regroupés au sein de la coopérative maintiennent leur position et promettent de poursuivre le combat pour la reconnaissance de ce qu’ils considèrent comme leurs droits fonciers légitimes. La tension reste donc vive à Tivaouane Peul, où l’issue de ce litige dépend désormais de l’intervention des autorités judiciaires et administratives pour départager les deux camps.

Blocus sur l’axe Carrefour Ndiaye–Kolda : les habitants de Sakar sonnent l’alerte sur leur pont délabré

La circulation a été fortement perturbée ce mardi matin sur l’axe Carrefour Ndiaye–Kolda, dans la région de Sédhiou, suite à un mouvement de protestation des habitants du village de Sakar. Les populations locales ont décidé de bloquer la route afin d’attirer l’attention des autorités sur la situation critique du pont qui dessert leur localité.

Selon les manifestants, l’ouvrage, situé à l’entrée du village, présente un état de dégradation avancée qui fait peser un risque majeur sur les usagers. “Ce pont constitue un danger permanent. Il peut céder à tout moment”, a alerté Ansoumana Danso, porte-parole du collectif des riverains.

Craignant un drame si rien n’est entrepris, les habitants exigent des mesures urgentes de la part des pouvoirs publics. Ils réclament la réhabilitation immédiate du pont afin de sécuriser la circulation et de protéger les vies humaines. “Nous demandons que ce pont soit réhabilité au plus vite pour éviter les accidents”, a insisté M. Danso, appelant les autorités administratives et locales à assumer leurs responsabilités.

Le blocus de ce mardi illustre l’exaspération d’une population qui dit avoir multiplié les alertes depuis plusieurs années, sans qu’aucune réponse concrète n’ait été apportée. À Sakar, la colère gronde et la patience s’épuise, alors que les habitants redoutent qu’une catastrophe ne survienne si rien n’est fait rapidement pour sécuriser cette infrastructure vitale.

Nomination au ministère de l’Urbanisme : polémique autour des choix du ministre Moussa Balla Fofana

Les récentes nominations opérées par le ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, Moussa Balla Fofana, suscitent une vive polémique au sein du secteur. Selon plusieurs professionnels et observateurs, ces décisions s’écartent des pratiques de compétence et d’expérience qui devraient guider un ministère stratégique pour le développement urbain et l’aménagement du territoire.

Dans ce contexte, le ministre est accusé de procéder à un « sabotage silencieux » du projet de rupture tant attendu par le peuple. Plusieurs voix dénoncent des nominations qui ne suivent aucun critère technique, soulignant que ni le Secrétaire d’État en charge de l’Urbanisme, ni le Secrétaire général du ministère n’ont été consultés. Les décisions du ministre semblent refléter ses seuls désidératas et viser à entretenir des logiques de clientèle, à l’exclusion des professionnels les plus compétents. L’exemple le plus frappant est celui du Service régional de l’Urbanisme de Dakar, où un clerc notaire a été promu à la tête de la division la plus importante, au détriment d’ingénieurs, architectes et urbanistes expérimentés.

L’analyse de l’arrêté ministériel met en lumière l’impertinence de ces choix. Dakar, capitale économique et politique du pays, concentre près d’un quart de la population nationale et fait face à une urbanisation rapide, à la dégradation d’immeubles anciens et à des défis majeurs en matière d’aménagement et de gestion foncière. Nommer un clerc notaire à la tête d’un service aussi stratégique apparaît non seulement comme une erreur technique, mais également comme une menace pour la gestion efficace de l’espace urbain et le développement territorial. Les professionnels soulignent que l’urbanisme est un domaine transversal, porteur de développement et nécessitant des compétences pointues pour prévenir les désordres urbains et les catastrophes environnementales.

Les changements opérés dans d’autres régions, comme l’affectation du chef du service départemental de l’Urbanisme de Mbour à Koungheul, soulèvent également des interrogations. Ces mouvements, jugés impertinents par les observateurs, posent la question de leur finalité, notamment dans les zones où le foncier revêt une valeur importante. Dans ce contexte, certains estiment que ces nominations peuvent favoriser des intérêts particuliers et perpétuer l’injustice et l’arbitraire.

Face à ces décisions, de nombreux professionnels et citoyens appellent le Président Bassirou Diomaye Faye et le Premier ministre à renforcer leur contrôle sur les nominations dans certains départements ministériels. Ils soulignent la nécessité de bannir le népotisme, le clientélisme et le clanisme afin d’assurer une gestion transparente et efficace des ressources publiques. Selon eux, seule une gouvernance axée sur la compétence et la responsabilité pourra garantir l’aménagement harmonieux des territoires et le développement durable du pays.

Sénégal Biñu Bokk dénonce un « scrutin illégal » pour le remplacement du maire de Dakar

Le mouvement citoyen « Sénégal Biñu Bokk », dirigé par l’ex-maire de Dakar Barthélémy Dias, a vivement réagi ce mardi contre la décision du ministre des Collectivités territoriales, Moussa Balla Fofana, d’organiser des élections pour pourvoir la mairie de la capitale. Dans un communiqué, le mouvement qualifie cette initiative de « précipitée, illégale et attentatoire aux principes de droit ».

Selon « Sénégal Biñu Bokk », le scrutin envisagé viole plusieurs dispositions légales et constitutionnelles. Le mouvement rappelle en effet que le recours introduit par Barthélémy Dias devant la Cour suprême est toujours pendant et qu’aucune décision définitive n’a encore été rendue.

Pour appuyer sa position, le collectif cite l’article 102 de la Constitution, qui consacre la libre administration des collectivités territoriales « par des conseils élus dans les conditions fixées par la loi », ainsi que l’article L.270 du Code général des collectivités territoriales, lequel stipule qu’une vacance de siège doit être constatée de manière définitive avant toute mesure de remplacement.

Le mouvement insiste également sur le principe du recours suspensif, qui interdit à l’autorité administrative de prendre une décision irréversible tant que le juge ne s’est pas prononcé.

Au-delà du cadre légal, « Sénégal Biñu Bokk » met en garde contre les conséquences politiques et institutionnelles d’un tel processus. « Cette décision du ministre et du préfet menace la stabilité institutionnelle et compromet le respect de l’État de droit au Sénégal », prévient le mouvement.

Barthélémy Dias, destitué à la suite de sa condamnation judiciaire, continue de contester la décision devant les juridictions compétentes. Ses partisans considèrent donc qu’aucune élection ne saurait être convoquée tant que le contentieux n’a pas été définitivement vidé.

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